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27/11/2016

NOUVELLE ADRESSE POSTALE DE L'ACADEMIE DES ARTS ET DES SCIENCES DE CARCASSONNE

Important et Urgent

Les sociétaires, sympathisants, échangeurs et correspondants habituels de l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne sont informés que le courrier doit parvenir désormais à :

Académie des arts et des sciences de Carcassonne
Maison des Associations
Place des anciens Combattants d’Algérie et d’Afrique du Nord
11000   Carcassonne

L’adresse physique du siège social reste inchangée : 89, rue de Verdun - 11000 Carcassonne.

Les personnes qui auraient eu à subir les conséquences des retours abusifs de courriers imposés par LA POSTE, sans préavis ni concertation, sont invitées à renouveler aimablement leurs envois ou à nous aviser.

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Chroniques du Mystère, du spiritisme au Masque de Fer, par Yves Lignon

Yves Lignon
Chroniques du Mystère
Du spiritisme au Masque de Fer
Préface de Philippe Martin
Editions La Vallée Heureuse
Format : 13 x 21, 184 pages, 12 €
http://lavalléeheureuse.com
L'intégralité des droits d'auteur sera versée à l'association "Les Amis de Teddy"
http://lesamisdeteddy.frLignon Yves - Chroniques du Mystère1.jpgLignon Yves - Chroniques du Mystère2.jpg
Ouvrage consultable à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Nous sommes entourés de mystères auxquels nous ne prêtons pas toujours attention. Parfois sans véritables conséquences : on peut vivre centenaire sans connaître l'identité du Masque de Fer et sans savoir comment le curé Saunière, de Rennes-le-Château, a financé ses bizarres constructions.
Parfois à tort : les témoignages dits d'expériences de mort imminente sont à l'origine de programmes de recherches parce qu'ils posent des problèmes à la fois scientifiques et philosophiques.
Mineures ou pas, c'est en réfléchissant à ces questions et à quelques autres du même genre (maisons hantées, voyance et services secrets, guérisseurs) qu'ont été écrites les Chroniques du Mystère.

Table des matières

Science et paranormal
Spiritisme et parapsychologie
Des savants face aux médiums
A propos des guérisseurs
La dame qui dessinait à Paris un objet se trouvant à Bordeaux
Services secrets et parapsychologie
Les feux diaboliques de Seron
La prophétie de l'étudiant
Voyance, science et société
Les trucs des faux voyants
La maison hantée de Foix
Le secret du Masque de Fer
La lumière noire de Rennes-le-Château
Les fées de Cottingley
La mystérieuse disparition de Benjamin Bathurst
Le moine fantôme
Les maisons hantées de Toulouse
La Sainte Tombe d'Arles-sur-Tech
Quatre témoignages
Un dernier mot... pour le moment.

 

Dédicace d'ouvrages : Les Carnavals de Limoux, Tome I et Tome II, par Gérard JEAN, le samedi 17 décembre 2016.

Carnavals - Invitation dédicace - 2016.12.17.jpgCarnavals - Couverture - Tome2.jpgCarnavals - Couverture - Tome1.jpg

Les Sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Airs, Chansons et Musiques du Carnaval de Limoux, tome II, par Gérard JEAN.

Gérard JEAN
Georges Sylvestre

Conseil musical
LES CARNAVALS DE LIMOUX
TOME II
Airs, Chansons et Musiques du Carnaval de Limoux
Préface de Guy Robert, Chef de Musique
Format 14 x 17, 380 pages, couleur, 35 €
Edition de luxe, cartonnée, dos rond, cousu
Papier couché brillant, 150 gr.
Disponible le 17 décembre 2016 :

Gerard.Jean@wanadoo.fr
Carnavals - Couverture - Tome2.jpg
Ouvrage consultable prochainement à la bibliothèque
de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.
Carnavals - Couverture - Tome2-1.jpgCarnavals - Déroulant - Tome2.jpg
Préface de Guy Robert
Chef de Musique

Bravo Messieurs… et Merci !

Nous devions déjà à Gérard Jean, le premier tome des « Carnavals de Limoux », fruit d’une très longue recherche, présenté par l’ethnologue Jean-Pierre Piniès. Le grand succès de son ouvrage fut compréhensible. Il avait approché en effet de façon rigoureuse les origines de notre Carnaval, qui daterait sans aucun doute de la fin du Moyen Âge, mais dont les premières traces écrites ne figurent dans les archives - et c’est dommage - qu’en l’an 1528.

Dans son livre, Gérard Jean démontrait également de manière irréfutable, preuves à l’appui, que le Carnaval de Limoux, émanation de la fête du Vin et de la Saint-Martin, ne saurait en aucun cas être l’affaire des meuniers, mais en réalité celle des vignerons !

Georges Sylvestre, qui fut président de la Lyre municipale et de l’École de musique de Limoux quand j’en étais le directeur, m’a sollicité pour écrire la préface du deuxième tome des « Carnavals de Limoux ». J’ai accepté avec enthousiasme, de la curiosité et beaucoup de plaisir, car je connais le sérieux de ses engagements et l’amour qu’il porte à la musique.

À force de persévérance, Georges voit enfin l’aboutissement d’un rêve, celui de faire publier en collaboration avec Gérard Jean, un corpus aussi complet que possible des airs et des chansons de Carnaval. Grâce à son étude méthodique approfondie, le lecteur pourra marcher dans les empreintes de toutes les générations de compositeurs exceptionnels, suivis aujourd’hui des Jules Bouchou, des Jean Brunet, des Élodie Jeanson, et de tant d’autres jeunes gens aux qualités prometteuses qui apporteront demain le souffle de fraîcheur et de renouveau utile au Carnaval de Limoux.

Georges et Gérard Jean viennent d’ajouter le dernier élément qui manquait à l’édifice carnavalesque. Quand on connaît l’intérêt que portent les Limouxins à leur folklore multiséculaire, on ne peut que féliciter les auteurs pour le sérieux de leur tenace travail et leur dire : Bravo Messieurs… Merci pour cette belle édition des « Airs, Chansons et Musiques », du Carnaval de Limoux.    

Guy Robert
Ancien directeur de l’École de musique
Chef d’orchestre de la Lyre municipale de Limoux.

Les Sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Carnaval, Fête du Vin et de la Saint-Martin, tome I, par Gérard JEAN.

Gérard JEAN
LES CARNAVALS DE LIMOUX

TOME I
Carnaval, Fête du Vin et de la Saint-Martin
Préface de Jean-Pierre Piniès
Format 14 x 17, 320 pages, couleur, 35 €
Edition de luxe, cartonnée, dos rond, cousu
Papier couché brillant, 150 gr.
Disponible :

Gerard.Jean@wanadoo.frCarnavals - Couverture - Tome1.jpg
Ouvrage consultable à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.académie des arts et des sciences de carcassonne,les carnavals de limoux,tome 1,gérard jean,carnaval,fête du vin et de la saint-martin
Carnavals - Déroulant - Tome1.jpg
Carnaval de Limoux
Le discours infini
Préface de Jean-Pierre Piniès
 

Est-il un phénomène, autant ritualisé et en apparence aussi clairement cerné que compris, qui ait engendré autant de discours, que ce soit sur ses origines, sa forme, son sens et donc sa place dans le temps social, que le carnaval ? D’où vient-il ? De quel passé surgit-il ? Les meilleurs connaisseurs rappellent les phénomènes d’inversion du monde que connut Babylone, la fête de Sacée durant laquelle, pendant cinq jours, l’ordre du monde se trouvait renversé, un prisonnier devenant roi, usant des épouses du monarque, se gavant lors de festins fastueux avant d’être fouetté puis empalé. Tout le monde sait aussi le rôle que tinrent, quelques siècles plus tard, les saturnales dans l’Empire romain : outre le sacrifice d’un cochon selon une ordonnance très protocolaire, lors des banquets les esclaves devenaient un instant les maîtres et étaient servis par ceux qui hier les commandaient. On se souvient aussi des luperci, ces jeunes gens ainsi évoqués par Plutarque : « réunis dans la grotte du Lupercale sur le Palatin, après s’être entaillés le front et coupés en lanières des peaux de bouc, ils se mettent à courir avec une simple étoffe autour des reins et ils fouettent tous ceux qui se trouvent sur leur passage… ». Et combien d’autres fêtes, d’autres manifestations que le christianisme triomphant s’employa à supprimer ou à intégrer dans la nouvelle vision du monde qu’il entendait répandre, brouillant, ce faisant, un peu plus les pistes quant aux gestes et aux mots qu’il avait empruntés avant de les fondre dans son système.

D’origine incertaine donc, sans doute issu de multiples sources et ayant revêtu de multiples formes, c’est jusqu’en son nom même que le carnaval prolonge son mystère. Sémantiquement éparpillé dans les temps les plus anciens, tirant sa dénomination d’une fête ou des acteurs qui l’incarnaient, il semble que l’ère chrétienne ait imposé son dernier nom, lié aux pratiques qu’elle entendait mettre en place. Carne levare, enlever la chair, l’étymon dit bien le jeu qui se profile entre le gras et le maigre, la licence et l’interdit, la pénitence et l’exubérance. De là viendrait donc la forme toscane carnevale francisée à la suite du succès en Italie puis dans toute l’Europe des manifestations liées au mot. Ce qui n’empêche pas que d’autres aient vu dans le mot « carnaval » une dérive de caro vale, soit un adieu à la chair, quand certains choisissent de lui attribuer une racine germanique voire un substantif indo-européen kar, dans lequel ils voient, qui le mot « masque », qui le mot « chair ». Lui donnant son nom l’Eglise a aussi fixé son calendrier, le Carnaval commençant normalement avec l’Epiphanie, le 6 janvier, qui clôt les fêtes de Noël, et s’achevant le jour de mardi-gras, veille de la période de carême. Si ce carcan est valable en France pour le Moyen Age il y a belle lurette qu’en maints endroits cette tradition connaît des accrocs et que des manifestations liées au Carnaval, échappant au temps liturgique, se déroulent hors de la période hivernale.

Il en va de même des formes qu’il revêt, mouvantes à la fois dans le temps et dans l’espace. Qu’avons-nous vraiment conservé de la Fêtes des Fous et des rituels médiévaux ? Sommes-nous seulement capables de les lire et d’en deviner le sens ou les sens ? Sans nier les imbrications, les échanges et les emprunts, l’anthropologue Daniel Fabre, sans doute l’un des meilleurs connaisseurs du monde carnavalesque, a cru bon de distinguer trois formes principales, pertinentes au moins pour le modèle festif européen. La première, le « carnaval des champs », concerne la communauté villageoise et les rites que les jeunes gens mettent en œuvre depuis le temps de Noël jusqu’à celui de la pénitence ; s’y mêlent maraudes nocturnes, vols codifiés lors de la tuée du cochon, les acteurs se munissant en certaines occasions de masques de carton très sommaires ou se grimant simplement à l’aide de noir de fumée. Le « carnaval des villes » entend jouer aussi bien sur le monde à l’envers, telle la « fête des fous » au Moyen Age, que sur la parade burlesque voire sur le défilé un peu solennel comme celui des bœufs gras commun à de nombreuses cités. Enfin, avec le « carnaval des cours », le plus luxueux, le plus sophistiqué, nous entrons dans un monde où le spectacle, le défilé, le désir d’ostentation de la puissance et de la richesse deviennent le nerf des manifestations festives, n’entretenant parfois que des relations lointaines avec la violence, symbolique et réelle, présente dans les carnavals les plus anciens.

Il eut donc été étonnant que le Carnaval de Limoux échappât à cette grille de lecture. Tout en en confirmant la véracité, il met surtout en valeur trois traits spécifiques aux manifestations limouxines, l’incertitude, la plasticité et l’innovation qui s’opposent aux discours souvent mis en avant, localement, par les acteurs de la fête qui se nourrissent de tradition ou d’une immuabilité qui prend parfois, à leurs yeux, un parfum d’éternité. Ainsi, plusieurs hypothèses sur l’origine de la fête s’affrontent, se répondent, la dernière semblant l’emporter jusqu’à ce qu’une nouvelle la détrône. Par ailleurs les attestations les plus anciennes, voire plus proches de nous comme celles qu’offre la presse de la première moitié du 19ème siècle, font la preuve de transformations notables dans le déroulement des jeux, des danses et des musiques. Toutes montrent aussi la volonté d’échapper au carcan calendaire, ou du moins en le considérant comme essentiel, de revendiquer des échappées au long de l’année, assez loin du temps rituel. Autant de facteurs qui éclairent la variété des analyses et leur côté un peu provisoire auquel il faut ajouter un trait essentiel à Limoux qui est celui du « droit à l’énonciation ». Il est bon tout d’abord de rappeler que vivre le Carnaval à l’intérieur d’une des bandes chargées de son organisation est un droit profondément indigène et les intégrer est considéré comme un honneur insigne par les rares cooptés extérieurs à la petite communauté. Par ailleurs les approches analytiques n’ont de valeur que si elles émanent de ce même groupe qui admet qu’il y ait discussions, dissensions même, à conditions qu’elles restent autochtones, qu’elles soient le fait d’un acteur dont la force d’affirmation dépend avant tout de son origine locale. Aussi connaît-on plusieurs études, parfois approfondies, projetées par des « étrangers », qui, frappées de cette subtile fatalité menaçant les approches exogènes, n’ont pas été menées jusqu’à leur terme tant, en définitive, il semblait impossible de dépasser cette obligation identitaire. Au contraire la disputatio, la réflexion et les dialogues critiques, parfois virulents, propres aux clercs médiévaux, sont restés la règle dès lors qu’il s’agit d’évoquer le Carnaval de Limoux, et l’étude Gérard Jean, érudite et controversive, apparaît comme un très bon exemple de la richesse de ces singulières aventures savantes.

Sans ambages c’est ce dernier mot qui conviendrait au mieux pour caractériser la perspective offerte par l’ouvrage, tant il en appelle à de multiples facettes du savoir, se nourrissant du meilleur de chaque discipline qu’il utilise, de l’histoire la plus classique à l’histoire de l’art en passant par les ressources de l’ethnologie ou les apports de la linguistique. Cette plasticité dans la posture aboutit à une vue syncrétique qui permet d’intégrer les données issues du temps long comme celles provenant des variations spatiales. Elle a aussi l’intérêt de dégager un principe qui nous semble capital pour une bonne compréhension du phénomène carnavalesque, soit les jeux de la création et de la nouveauté qui interrogent en permanence la tradition et, au cours d’échanges dialectiques, construisent ses éphémères apparences. Mais, dans le même temps, surgit aussi irrésistible que fondatrice, la volonté, classique tant elle appartient aux fondamentaux des études sur le carnaval, de discerner dans la polyphonie du trivial et la prolifération sémantique « la vérité de la fête ». La volonté de ne pas se laisser enfermer dans la doxa issue des discours qui entendent figer le Carnaval de Limoux et l’enfermer dans une imagerie conventionnelle qu’il s’agirait de reproduire sans esprit critique. Pour ce faire, après avoir souligné tout ce que la tradition orale peut véhiculer de mouvant et d’incertain, l’auteur se fait scrutateur minutieux des figures classiques qui prévalent, depuis quelques décennies seulement pour certaines alors qu’elles sont en même temps présentées comme immémoriales. Convoquer ainsi les témoignages considérés jusqu’ici comme irréfutables, ou jamais véritablement examinés, découverts au long des années qui ont précédé la réflexion, c’est aboutir, avec une attention de chartiste, à une lecture critique des mythologies, déceler la construction de leurs figures, mieux voir le rôle que les uns ou les autres entendent leur faire jouer. L’aventure est certes périlleuse, n’offrant pas le confort de digressions sur les thèmes ou les inscriptions considérés comme canoniques. Au risque d’être redondant nous ne reprendrons pas le détail de l’analyse que met en œuvre Gérard Jean, nous suffisant à dire que, sans pour autant porter de jugement, il s’efforce de dresser la carte de l’imaginaire de la fête, de faire la juste part entre réalité sociale et légendaire. Aussi est-il amené, avec beaucoup de finesse, à mettre à jour les ruses, plus ou moins conscientes, et les stratégies, mûrement pensées, utilisées dans la fabrique de la tradition. La lecture qu’il propose par exemple de « la partie des meuniers », de son histoire, des modalités de son intégration au monde du Carnaval de Limoux puis de son hégémonie herméneutique, est aussi fructueuse que passionnante. Il en va de même quant à différents rituels pour lesquels il montre bien le jeu des approximations, les phénomènes de capillarité et d’échanges qui se produisent, permettant ainsi d’en finir avec de nombreux à peu près ou de conventions. Pour autant il ne se suffit pas à tenir la place d’un contempteur bienveillant, mais, à son tour, il émet une hypothèse sur l’origine du Carnaval de Limoux aussi séduisante que novatrice puisqu’il fait de saint Martin, particulièrement honoré à Limoux, et des fêtes célébrées à son honneur, un point focal. Il étudie en détail la vie du personnage et surtout il s’attache au détail des rites festifs, souvent fort anciens, qui lui sont liés, les replaçant dans l’univers calendaire qu’ils ponctuent de façon spectaculaire. Il faut reconnaître que l’analyse ne manque pas d’attrait, surtout rapportée à la situation limouxine dont il montre comment chaque figure renvoie au généreux Martin, patron à la fois des meuniers et des vignerons. Cependant, l’anceps de la démonstration surgit à propos d’un tableau de Breughel l’Ancien, récemment découvert, et dont il fait une lecture minutieuse, scrutant chacune des scènes qui composent la peinture, observant l’attitude des personnages qui fourmillent dans la toile, comme souvent chez Breughel. Les rapports entre Saint-Martin et les débordements bachiques des fêtes carnavalesques, souvent attestés au demeurant, deviennent incontestables et bon nombre de gestes et d’attitudes ne vont pas sans rappeler, eux aussi ceux des temps carnavalesques.

La lecture que l’auteur nous propose de cette image est aussi l’occasion d’insister sur la richesse de l’iconographie qui accompagne la réflexion et qui la nourrit sans cesse, dans un mouvement de va-et-vient. À l’ordinaire, dès lors qu’il s’agit du Carnaval de Limoux, les photographies l’emportent largement sur le commentaire ou la recherche du sens. Elles ont à peu près toutes pour but de magnifier les gestes, de générer puis d’exalter une esthétique particulière dont, sans nier les réussites, il faut reconnaître qu’elle se trouve enfermée assez vite dans un certain académisme. Or, ici la photo n’est utilisée que pour nourrir la réflexion, pour mettre en valeur le propos, ou à des fins comparatives. Autrement dit la recherche du beau n’empiète pas sur la mise en avant du sens. En outre, et là encore il faut souligner l’importance de l’apport, une bonne place est faite aux dessins qui, à leur tour, permettent de corroborer des hypothèses ou d’ouvrir de nouvelles perspectives. Enfin, l’ouvrage s’achève par un glossaire qui est une véritable apothéose acribique. De façon générale ces lexiques ont pour fonction de rappeler ou de préciser certains points rapidement évoqués dans le texte. Ici il n’en est rien tant, dans une véritable polyphonie sémantique, chacune des entrées apporte de matériaux nouveaux, ouvre des champs jusqu’alors peu explorés et suscite de nouvelles interrogations.

Passionnante, passionnée, la démonstration s’inscrit donc dans cette volonté de dévoilement du sens qui semble inhérente à toutes les approches du carnaval et qui devient véritablement existentielle quand il s’agit de celui de Limoux. Mais, comme le veut une règle tacite mais bien vivante, aller aussi loin dans la recherche des origines et de l’essence même de la fête, à travers la variété des éléments de sa mise en scène, c’est s’exposer à son tour à la critique, entrer dans le vaste champ des débats qui ponctuent régulièrement l’histoire locale. Dans tous les cas, de première importance par le savoir qu’il met en œuvre et la fertilité de ses propositions, le travail de Gérard Jean est d’ores et déjà un jalon incontournable des études sur le Carnaval de Limoux, phénomène festif aussi complexe et mystérieux que fascinant.  

16/09/2016

Communication publique, libre et gratuite, du vendredi 30 septembre 2016 : L'histoire du rugby en haute-vallée de l'Aude, par Philippe Mariou.

Séance délocalisée de l'Académie
Vendredi 30 septembre 2016
18 heures 30
Foyer Culturel d'Espéraza (Aude)
Communication de
Philippe Mariou
Auteur - Romancier
Sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne
"L'histoire du rugby en haute-vallée de l'Aude"académie des arts et des sciences de carcassonne,philippe mariou,histoire du rugby,haute-vallée de l'aude,vendredi 30 septembre 2016académie des arts et des sciences de carcassonne,philippe mariou,histoire du rugby,haute-vallée de l'aude,vendredi 30 septembre 2016académie des arts et des sciences de carcassonne,philippe mariou,histoire du rugby,haute-vallée de l'aude,vendredi 30 septembre 2016

Info Culture : Exposition à la Maison du Chevalier du 16 septembre 2016 au 23 octobre 2016, Pepe Donate.

Maison du Chevalier
56, rue Trivalle - 11000   Carcassonne
Exposition
16 septembre 2016 - 23 octobre 2016
PEPE DONATE
Grand-maître de l'Art Singulier
Contact : Jean-Marc Tilcké
Tél. 09.52.2175.13
tilcke@free.fr 

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Info Culture : Cinéma aux Archives départementales de l'Aude : En Pays de Sault, Images d'hier et d'aujourd'hui.

Archives départementales de l'Aude
En Pays de Sault
Images d'hier et d'aujourd'hui
Projection du documentaire conçu,
produit et réalisé par l'Association de coordination culturelle,
éducative et sportive du Pays de Sault

Mardi 27 septembre 2016, à 20 heures 30
Salle Gaston Defferre, Hôtel du Département
Entrée gratuite - Inscription obligatoire
Tél. 04.68.11.31.54
archives@aude.fr

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31/08/2016

Communication publique, libre et gratuite, du mercredi 7 septembre 2016 : Pierre de Voisins, par Jean-François Vassal.

Communication du Mercredi 7 septembre 2016
Jean-François Vassal
Formateur en Lettres et Sciences humaines
Sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne
"Pierre de Voisins, un baron du Nord pendant la croisade
contre les Albigeois".2016.09.07 - Invitation communication Vassal J. F..jpg

Jean-François Vassal présentera un travail sur Pierre de Voisins qui fit souche en Languedoc et dont la lignée a joué un rôle important dans l'histoire médiévale de cette région. Il parlera, plus particulièrement, de la place de ce personnage lieutenant de Simon de Montfort, au coeur de la croisade des Albigeois.

Vassal Jean-François.jpg
Jean-François Vassal
Animation, Cité de Carcassonne.

30/08/2016

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Reflets de l'âme, par Louis Ruiz.

Reflets de l'âme
Recueil
Louis Ruiz
Editions Acala
Préface de Jean Esparbié

Format 15 X 21, 424 pages, 2016, 16,50 €Ruiz Louis - Reflets de l'âme1.jpgRuiz Louis - Reflets de l'âme2.jpg
Ouvrage consultable à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.
Disponible à la vente chez l'auteur, aux éditions ACALA, chez Jean Esparbié.

Préface

La littérature de Louis Ruiz vient sans détour du plus profond de lui. Sa main sert seulement d’instrument à l’esprit qui reçoit l’eau pure de la source intarissable de l’âme. Là, on ne saura jamais comment, les paysans du cœur battent la moisson continuelle des regards de l’écrivain malgré lui afin de déposer dans un sac de velours la quintessence de la vraie vie - par les grains d’or d’une poésie simple, franche, courageuse.
Louis Ruiz aime évoquer plus généralement sa muse, cette fille de Dieu, estime-t-il, exigeante jusqu’à le rendre esclave. Elle le tient. Elle le veut pour elle seule, entièrement, et tant pis s’il en souffre. Rien ne préparait le gamin chassé de l’Espagne franquiste, le travailleur, le mari, le père à se forcer à l’entendre, à l’écouter, à la respecter, à obéir nuit et jour à cette maîtresse afin d’offrir notamment des poèmes à savourer par les lecteurs tels des fruits vermeils mûris près des vestiges du château de Saissac face à la plaine étendue du Carcassonnais au Lauragais, avec pour horizon sublime les Pyrénées grandioses.
De là, revêtu de la toge de la sagesse acquise au fil des ans, ne suit-il point aussi le vol rapide des hirondelles ? Elles filent survoler le monde fou avec le miracle de l’amour au bout des ailes. Les gazouillis des passereaux ne murmurent-ils pas à l’humanité en danger la nécessité de bâtir des nids de vertu pour se protéger des hardes haineuses qui soufflent sur toutes les braises ? Les monstres y traînent des légions de misérables victimes, au péril de la justice, de la liberté, de la paix.
Louis Ruiz sait la brûlante actualité du monde. Il fustige les assassins. Il alerte les gouvernants contre les risques d’explosions terribles dans lesquelles on pleurerait à nouveau les sacrifices de la jeunesse. Il dénonce les hypocrisies choyées au détriment des peuples dans le besoin. Il rejette la paresse. Il appelle à la vigilance. Il dresse des autels à la raison. Il s’interroge sur l’inutilité de la richesse sans partage. Il s’émeut de ces enfants - ses frères de guerre - poussés sur les chemins tortueux de l’exil vers l’inconnu d’une existence déjà affreuse. Il chante la tendresse de ses printemps. Il recommande même d’éviter les pièges des emportements des sens. Il déplore les rigueurs de son hiver, mais les supporte.
Louis Ruiz marche au-devant de nous et ses textes prennent la lumière des étoiles.

Jean Esparbié
Sociétaire de l’Académie des Arts et des Sciences de Carcassonne.
Juillet 2016

Un nouvel ouvrage consacré à Michel Maurette, ancien sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Michel Maurette
Présentation et anthologie
Joseph Ribas
Classiques Roussillonnais
Publications de l'Olivier

Format 13,5 X 21, 192 pages, bilingue.Ribas Joseph - Michel Maurette1.jpgRibas Joseph - Michel Maurette2.jpg
Ouvrage consultable à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

La bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences s'enrichit : Nostradamus et le mystère de Carcassonne, par José Martin.

Enigme du Midi
Nostradamus et le Mystère de Carcassonne
José Martin
Format 17 X 24, 328 pages, 2016, 23 €Martin - Nostradamus2.jpgMartin - Nostradamus1.jpg
Ouvrage consultable à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.
Disponible à la vente dans toutes les bonnes librairies, notamment à Carcassonne chez Breithaupt, Philippe Dagnac, ainsi qu'au centre Leclerc.

L'Académie des arts et des sciences est à nouveau endeuillée. Hommage à Louis Fraisse

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HOMMAGE DE L'ACADEMIE DES ARTS ET DES SCIENCES
DE CARCASSONNE

A
LOUIS FRAISSE

Coup sur coup, l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne est à nouveau endeuillée. Elle vient de perdre en la personne de Louis Fraisse, à la fois l’un de ses meilleurs spécialistes en matière d’environnement et son expert en affaires maritimes.
Capitaine au long cours, diplômé de l’École nationale de la marine marchande, capitaine de frégate de réserve, professeur associé à la faculté de droit et sciences politiques d’Aix-en-Provence, il était intransigeant sur les valeurs de droiture, d’honnêteté, de travail, de franchise et d’humanité.
Malgré ses activités professionnelles, il avait gardé un profond attachement pour son village natal de Conques et pour la belle vallée de l’Orbiel qu’il avait contribué à défendre après onze années de luttes juridiques, contre l’inique projet d’enfouissement de Lassac.
Il fut l’un des fondateurs historiques de l’association Terres d’Orbiel. Louis Fraisse avait été reçu à l’Académie il y a quatre ans seulement, mais sa présence aura été marquée par sa vive intelligence, son esprit d’à propos extrêmement aiguisé, son verbe facile et fédérateur qui rendait ses interventions passionnantes, teintées de savoureuses anecdotes et de savantes citations.
Notre capitaine s’en est allé pour un dernier voyage au long cours ! L’Académie aura été son dernier port d’attache où il ne laisse que des amis profondément attristés.

Gérard JEAN
30 août 2016

28/07/2016

Hommage à Francis Teisseire, archiviste de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Teisseire Francis3.jpg

HOMMAGE DE L’ACADÉMIE DES ARTS ET DES SCIENCES
DE CARCASSONNE
A
FRANCIS TEISSEIRE

Ô mort, vieux capitaine, l’heure est venue de lever l’ancre !
Le Canal nous attend, ô mort ! Appareillons !
Les écluses se ferment, l’étiage est au plus bas,
Les remous de la vie prennent couleur d’encre,
Mais les ports que tu connais, d’ici bas,
Comme l’eau de nos cœurs, sont remplis de rayons !

L’Académie des arts et des sciences vient de perdre en la personne de Francis Teisseire, l’un de ses plus éminents sociétaires. Il était né le 21 août 1935 à Carcassonne et avait été reçu comme membre correspondant le 12 janvier 1996, sous la présidence du chanoine Marcel Bories.

Artisan plombier, autodidacte éclairé et curieux de toutes choses, il s’était intéressé avec une rare compétence, surtout avec constance et assiduité, à l’histoire du Canal du Midi. Il avait obtenu un accès privilégié aux vieux papiers des Voies navigables de France, ce qui lui avait permis d’étudier l’évolution des travaux aux alentours de notre ville.

Avec Luce, son épouse, Francis Teisseire avait donné plusieurs communications savantes et il avait étroitement collaboré à une passionnante exposition organisée pour le bicentenaire du canal dit « de Carcassonne ».

Homme affable, serviable, ordonné et rationnel, Francis Teisseire s’était vu confier les archives de l’Académie le 11 janvier 2007, alors que Jean Fourié en était président. Avec une rare conscience, il avait entrepris alors une remise en ordre des dossiers biographiques. Ce travail à la fois éminemment utile et apaisant contribuait avec un maximum de repos à l’évasion de son esprit toujours en éveil, et lui permettait de lutter entre les phases de rémission suivies de périodes difficiles, contre une maladie qui l’étreignait de plus en plus fort, depuis de nombreuses années.

L’âme de Francis s’en est allée ! Nous ne serions pas étonnés de la rencontrer un jour souriante et sereine sur une péniche de poste ou bien sur une barque de marchands, dans le bief de Saint-Jean, à moins qu’elle ne se cache gentille et facétieuse sous le Pont de la Paix.

Depuis bientôt trente ans, Francis Teisseire faisait également partie de la Société d’études scientifiques de l’Aude et il était l’un des plus anciens membres de l’Association des Amis de la Ville et de la Cité.

Si la mort, comme l’a dit un académicien, est le commencement de l’immortalité, nous sommes certains de te conserver Francis, longtemps parmi nous ! Ton long voyage vers l’éternité ne fait que commencer, nous te disons adieu et merci !

 Gérard JEAN
29 juillet 2016

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13/06/2016

Info Culture : La Maison des Mémoires à Carcassonne expose, Les livres de Sables, en présence de Pierre Nouilhan.

MAISON DES MEMOIRES
53, rue de Verdun à Carcassonne
Exposition :
Les livres de Sables
du 24 juin au 29 octobre 2016
Vernissage le vendredi 24 juin 2016, à 18 heures
en présence de l'éditeur Pierre Nouilhan2016.06.24 - Livres de Sables1.jpg2016.06.24 - Livres de Sables2.jpg
Entrée libre. Ouvert du mardi au samedi, de 9 h. à 12 h. et de 14 h. à 18 h.
maisonmemoires@aude.fr

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Carcassonne, une histoire de photographies, par Martial Andrieu.

Martial Andrieu dédicace
Carcassonne, une histoire de photographies
(1969-1995)
Samedi 18 juin 20162016.06.18 - Andrieu Martial.jpg
andrieu-martial@wanadoo.fr

Info Culture : Le Musée des Beaux-Arts de Carcassonne expose, Mattia Bonetti.

MUSEE DES BEAUX-ARTS DE CARCASSONNE
15, boulevard Camille Pelletan
Exposition du 25 juin au 24 septembre 2016
MATTIA BONETTI 
Inauguration le vendredi 24 juin 2016, à 18 heures.2016.06.24 - Mattia Bonetti.jpg
Musée ouvert tous les jours de 10 h. à 18 h.
Fermé les jours fériés
musee@mairie-carcassonne.fr

06/06/2016

Communication publique, libre et gratuite, du mercredi 8 juin 2016 : L'affaire Rouyarenc à Montséret (Aude), par Jean-Louis Escudier.

Communication du Mercredi 8 juin 2016
Jean-Louis Escudier
Docteur en Histoire
Lauréat du Prix des Arts et Sciences Joseph Poux
Sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne
Territoire et conflits d'intérêt dans la première moitié du XIXe siècle
L'affaire Rouyarenc à Montséret (Aude)2016.06.08 - Invitation communication Escudier.jpg

Info Culture : Conférence de Laurent Macé aux Archives départementales de l'Aude : Bien sage et parée, la femme de cire.

Archives départementales de l'Aude
Bien sage et parée.
La femme de cire (XIIe - XIIIe siècles)
Conférence de Laurent Macé
Maître de conférences en histoire médiévale
Université de Toulouse-Jean Jaurès
Mardi 14 juin 2016, à 20 heures 302016.06.14 - Femme de cire.jpg
Entrée gratuite - Inscription obligatoire
Archives départementales de l'Aude
41, avenue Claude Bernard - Plateau de Grazailles - Carcassonne
Tél. 04.68.11.31.54
archives@aude.fr

Info Culture : Troisième Journée "Achille Laugé" à Cailhau, le samedi 18 juin 2016.

Troisième Journée "Achille Laugé"
Cailhau (Aude)
Samedi 18 juin 20162016.06.18 - Achille Laugé.jpg