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04/02/2017

NOUVELLE ADRESSE POSTALE DE L'ACADEMIE DES ARTS ET DES SCIENCES DE CARCASSONNE.

académie des arts et des sciences de carcassonne,nouvelle adresse postale

Info Culture : Aragon au Centre Joë Bousquet et son Temps.

Centre Joë Bousquet et son Temps
Maison des Mémoires
Maison Joë Bousquet
53, rue de Verdun à Carcassonne
centrejoebousquet@wanadoo.fr

"Aragon"
Piano-Lecture
La Compagnie Magritt' et la Compagnie Pech-Mary
Les 8, 9 et 10 février 2017, à 18 heures
Le 11 février 2017, à 17 heures.

2017.02.08 - Centre Joë Bousquet1.jpg2017.02.08 - Centre Joë Bousquet2.jpg

Le logo de notre nouvelle grande région : l'Occitanie.

Logo nouveau Région.jpg
Léa Filipowicz, la Gersoise âgée de 22 ans, conceptrice du nouveau logo  et Carole Delga, présidente de la région Occitanie.

Logo nouvelle région.jpgOccitanie - 13 départements.jpg

La région Occitanie est constituée de 13 départements, certains sont sur le littoral méditerranéen, d’autres dans les terres. Chacun d’entres eux à des atouts en matière d’activité économique et touristique.

Le département de l’Ariège (09), sa préfecture est Foix.
Le département de l’Aude (11), sa préfecture est Carcassonne.
Le département de l’Aveyron (12), sa préfecture est Rodez.
Le département du Gard (30), sa préfecture est Nîmes.
Le département de la Haute-Garonne (31), sa préfecture est Toulouse, chef lieu de la région Occitanie.
Le département du Gers (32), sa préfecture est Auch.
Le département de l’Hérault (34), sa préfecture est Montpellier.
Le département du Lot (46), sa préfecture est Cahors.
Le département de la Lozère (48), sa préfecture est Mende.
Le département des Hautes-Pyrénées (65), sa préfecture est Tarbes.
Le département des Pyrénées-Orientales (66), sa préfecture est Perpignan.
Le département du Tarn (81), sa préfecture est Albi.
Le département du Tarn-et-Garonne (82) sa préfecture est Montauban.

Sur le territoire d’Occitanie, nous avons deux métropoles qui sont Toulouse et Montpellier.

03/02/2017

Info Culture : Le psautier des Capucins de Carcassonne, aux Archives départementales de l'Aude.

Un ouvrage très rare :
Le psautier des Capucins de Carcassonne
 


Dans le courant de l’année 2016, les Archives départementales de l’Aude ont eu la chance de pouvoir faire l’acquisition, par l’intermédiaire d’un marchand avignonnais, d’un ouvrage imprimé très rare : le psautier des Capucins de Carcassonne.

Conservé auparavant dans une collection italienne, ce livre de 408 pages est un très gros volume aux dimensions impressionnantes (61 centimètres de haut, 45 centimètres de large et 13 centimètres d’épaisseur) pour un poids total de 15 kgs. Comme d’autres ouvrages liturgiques de l’Ancien Régime et du XIXème siècle, il est recouvert d’une épaisse reliure de cuir sur ais de bois, renforcée par des coins, des cabochons et une fermeture métalliques, et devait évidemment être placé sur un grand lutrin pour pouvoir être utilisé. Il fournit le texte des différents psaumes, psalmodiés par les clercs lors des différents offices, organisés en deux parties : vêpres et complies et commun des saints. Il est désormais conservé en bibliothèque sous la cote A° 57. 

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Sa page de titre, ornée d’une belle gravure représentant la Vierge entourée d’anges et des saints tutélaires de l’Ordre Franciscain (François d’Assise et Antoine de Padoue), fournit son intitulé exact : « Psalterium romanum iuxta breviarium ex decreto sacrocancti concilii tridentini restitutum in duos tomos distributum » (Psautier romain d’après le bréviaire, restitué d’après le décret du saint concile de Trente et distribué en deux tomes) et indique qu’il a été imprimé dans le couvent des Capucins de Carcassonne en 1686. Si la rareté des exemplaires conservés explique que l’ouvrage soit absent de certaines bibliographies (Bibliographie de l’Aude de Sabarthès, 1914) et ait été fort peu décrit, l’histoire de sa fabrication est en revanche bien connue, grâce à la chronique du couvent carcassonnais, publiée partiellement par Alphonse Mahul (Cartulaire…, tome 6, p. 425). En 1682, le frère Augustin, originaire d’Igualada en Catalogne espagnole, proposa au père prieur de procurer des psautiers à la province de Toulouse qui en manquait cruellement. Passé maître dans l’art de l’imprimerie, il réussit à convaincre son supérieur et, surtout, les différents mécènes et bienfaiteurs du couvent qui acceptèrent de financer l’entreprise à hauteur de 30 000 livres environ. Malheureusement, la vente des 400 exemplaires, imprimés au bout de quatre années d’efforts, s’avéra par la suite fort compliquée et très décevante. Les acheteurs potentiels déclinèrent l’offre, seuls quelques volumes trouvèrent preneurs et le couvent fut souvent obligé de rembourser ses créanciers. L’aventure du psautier fit aussi courir de grands risques à la petite communauté conventuelle, qui s’endetta lourdement et frisa la dislocation, et à ses bâtiments, ébranlés par d’incessants travaux, qui manquèrent de peu de disparaître dans un incendie. Ces multiples mésaventures, sanctionnant au final un retentissant échec commercial, inspirèrent d’ailleurs ces lignes, pleines d’amertume, au chroniqueur capucin : « Dieu, par sa miséricorde infinie, veuille nous préserver à ladvenir de chose semblable et nous maintenir dans nostre simplicité et esprit de retraite ». 

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Info-Culture : Exposition aux Archives départementales de l'Aude : Occitan... Occitanie.

Archives départementales de l'Aude
41, avenue Claude-Bernard à Carcassonne
Exposition
réalisée avec le concours de l'Institut d'Etudes Occitanes
Occitan
Occitanie
14 février 2017 - 30 juin 2017
Prestation musicale de Mans de Breish

2017.02.14 - Archives départementales1.jpg2017.02.14 - Archives départementales2.jpg

Philippe Mariou dédicacera son roman : Hyacinthe, le samedi 11 février 2017 à Limoux.

Mariou - Dédicace.jpgMariou - Notice.jpgMariou - Hyacinthe1.jpgMariou Philippe - 2014.12.08 - Phil. Taka.jpg

Communication publique, libre et gratuite, du mercredi 8 février 2017 : Achille Laugé et le pointillisme, par Mario Ferrisi.

Communication du Mercredi 8 février 2017
Mario Ferrisi
Auteur - Poète - Artiste peintre
Sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne
"Achille Laugé et le pointillisme"

2017.02.08 - Invitation communication Ferrisi.jpgFerrisi-Lauge - 2017.02.08.jpg
Le pointillisme est une technique picturale utilisée par le peintre audois Achille Laugé.
La communication sera suivie d'un film de 35 mn, concernant la vie et l'oeuvre d'Achille Laugé.

Ferrisi - Communication Laugé.jpg

Ouvrage recommandé : Fêtes païennes, les grandes heures du calendrier, de Jean-Dominique Lajoux.

Fêtes païennes
Les grandes heures du calendrier
Jean-Dominique Lajoux
Editions Delachaux et Niestlé
La Martinière
Format 19,5 X 23, 336 pages, cartonné, 40 €
www.delachauxetniestle.com

Lajoux - Fêtes païennes1.jpg
Lajoux - Fêtes païennes2.jpg

Loin de correspondre à quelque besoin de transgression d'un ordre établi pour mieux s'y plier ensuite pour un cycle annuel, les fêtes célébrées dans les campagnes sont, au contraire de celles des villes, des survivances de rituels animistes dont les raisons sont à rechercher dans un besoin profond d'intégration de l'homme dans son environnement et dans l'univers.
Les fêtes calendaires sont les vestiges de rites antiques donnant accès aux royaumes des Dieux. La construction du calendrier et sa diffusion dans les pays méditerranéens, permettent de comprendre comment, à partir du IVe siècle, le calendrier chrétien s'est peu à peu substitué au calendrier julien de César pour devenir au XVIe siècle l'instrument universel de mesure du temps sur lequel chaque civilisation indique les occurrences de ses jours importants.
Que représentent la saint Antoine, la saint Eloi, les saint Jean, Catherine ou Nicolas, et toutes les autres fêtes de saints ? Quelles sont leur origine, leur relation avec les Eglises chrétienne et orthodoxe, les manifestations et les rituels qui en marquent leur jour de commémoration ? Sont-ils vraiment des intercesseurs auprès du Dieu chrétien ou bien les successeurs ou substituts des divinités du panthéon pré-chrétien de la Rome antique ? A moins qu'ils ne soient que la personnification de moments de l'année, c'est-à-dire une date célébrant un lever ou un coucher stellaire ou simplement un équinoxe ou un solstice sous les auspices de la Lune.
En plus de 400 photographies, cet ouvrage présente de nombreuses fêtes d'origine païennes à travers 200 reportages exceptionnels et inédits pour comprendre le sens et l'origine des fêtes populaires tout autour de l'Europe. Des rites surprenants et pourtant toujours vivants à notre époque.

02/02/2017

Bonne et heureuse année 2017 !

Voeux 2017.jpg

02/01/2017

Marie-Noëlle Maynard, membre de droit de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, est élevée au rang de chevalier de la Légion d'honneur.

Journal Officiel de la République Française
1er janvier 2017
Décret du 30 décembre 2016
Ministère de la Culture

académie des arts et des sciences de carcassonne,maynard marie-noëlle colette,chevalier de la légion d'honneur,30 décembre 2016

Par décret du Président de la République en date du 30 décembre 2016, pris sur le rapport du Premier ministre et des ministres et visé pour son exécution par le grand chancelier de la Légion d'honneur, vu les déclarations du conseil de l'ordre portant que la présente promotion est faite en conformité des lois, décrets et règlements en vigueur, le conseil des ministres entendu,

 Marie-Noëlle Colette Maynard
Conservatrice en chef territoriale du patrimoine
Musée des Beaux-Arts de Carcassonne

académie des arts et des sciences de carcassonne,maynard marie-noëlle colette,chevalier de la légion d'honneur,30 décembre 2016

est promue, pour prendre rang à compter de la date de réception , au grade de chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur. 

académie des arts et des sciences de carcassonne,maynard marie-noëlle colette,chevalier de la légion d'honneur,30 décembre 2016

27/11/2016

NOUVELLE ADRESSE POSTALE DE L'ACADEMIE DES ARTS ET DES SCIENCES DE CARCASSONNE

Important et Urgent

Les sociétaires, sympathisants, échangeurs et correspondants habituels de l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne sont informés que le courrier doit parvenir désormais à :

Académie des arts et des sciences de Carcassonne
Maison des Associations
Place des anciens Combattants d’Algérie et d’Afrique du Nord
11000   Carcassonne

L’adresse physique du siège social reste inchangée :
89, rue de Verdun - 11000 Carcassonne.

Les personnes qui auraient eu à subir les conséquences de retours abusifs de courriers imposés par LA POSTE, sans préavis ni concertation, sont invitées à renouveler aimablement leurs envois ou à nous aviser.

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Chroniques du Mystère, du spiritisme au Masque de Fer, par Yves Lignon

Yves Lignon
Chroniques du Mystère
Du spiritisme au Masque de Fer
Préface de Philippe Martin
Editions La Vallée Heureuse
Format : 13 x 21, 184 pages, 12 €
http://lavalléeheureuse.com
L'intégralité des droits d'auteur sera versée à l'association "Les Amis de Teddy"
http://lesamisdeteddy.frLignon Yves - Chroniques du Mystère1.jpgLignon Yves - Chroniques du Mystère2.jpg
Ouvrage consultable à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Nous sommes entourés de mystères auxquels nous ne prêtons pas toujours attention. Parfois sans véritables conséquences : on peut vivre centenaire sans connaître l'identité du Masque de Fer et sans savoir comment le curé Saunière, de Rennes-le-Château, a financé ses bizarres constructions.
Parfois à tort : les témoignages dits d'expériences de mort imminente sont à l'origine de programmes de recherches parce qu'ils posent des problèmes à la fois scientifiques et philosophiques.
Mineures ou pas, c'est en réfléchissant à ces questions et à quelques autres du même genre (maisons hantées, voyance et services secrets, guérisseurs) qu'ont été écrites les Chroniques du Mystère.

Table des matières

Science et paranormal
Spiritisme et parapsychologie
Des savants face aux médiums
A propos des guérisseurs
La dame qui dessinait à Paris un objet se trouvant à Bordeaux
Services secrets et parapsychologie
Les feux diaboliques de Seron
La prophétie de l'étudiant
Voyance, science et société
Les trucs des faux voyants
La maison hantée de Foix
Le secret du Masque de Fer
La lumière noire de Rennes-le-Château
Les fées de Cottingley
La mystérieuse disparition de Benjamin Bathurst
Le moine fantôme
Les maisons hantées de Toulouse
La Sainte Tombe d'Arles-sur-Tech
Quatre témoignages
Un dernier mot... pour le moment.

 

Dédicace d'ouvrages : Les Carnavals de Limoux, Tome I et Tome II, par Gérard JEAN, le samedi 17 décembre 2016.

Carnavals - Invitation dédicace - 2016.12.17.jpgCarnavals - Couverture - Tome2.jpgCarnavals - Couverture - Tome1.jpg

Les Sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Airs, Chansons et Musiques du Carnaval de Limoux, tome II, par Gérard JEAN.

Gérard JEAN
Georges Sylvestre

Conseil musical
LES CARNAVALS DE LIMOUX
TOME II
Airs, Chansons et Musiques du Carnaval de Limoux
Préface de Guy Robert, Chef de Musique
Format 14 x 17, 380 pages, couleur, 35 €
Edition de luxe, cartonnée, dos rond, cousu
Papier couché brillant, 150 gr.
Disponible le 17 décembre 2016 :

Gerard.Jean@wanadoo.fr
Carnavals - Couverture - Tome2.jpg
Ouvrage consultable prochainement à la bibliothèque
de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.
Carnavals - Couverture - Tome2-1.jpgCarnavals - Déroulant - Tome2.jpg
Préface de Guy Robert
Chef de Musique

Bravo Messieurs… et Merci !

Nous devions déjà à Gérard Jean, le premier tome des « Carnavals de Limoux », fruit d’une très longue recherche, présenté par l’ethnologue Jean-Pierre Piniès. Le grand succès de son ouvrage fut compréhensible. Il avait approché en effet de façon rigoureuse les origines de notre Carnaval, qui daterait sans aucun doute de la fin du Moyen Âge, mais dont les premières traces écrites ne figurent dans les archives - et c’est dommage - qu’en l’an 1528.

Dans son livre, Gérard Jean démontrait également de manière irréfutable, preuves à l’appui, que le Carnaval de Limoux, émanation de la fête du Vin et de la Saint-Martin, ne saurait en aucun cas être l’affaire des meuniers, mais en réalité celle des vignerons !

Georges Sylvestre, qui fut président de la Lyre municipale et de l’École de musique de Limoux quand j’en étais le directeur, m’a sollicité pour écrire la préface du deuxième tome des « Carnavals de Limoux ». J’ai accepté avec enthousiasme, de la curiosité et beaucoup de plaisir, car je connais le sérieux de ses engagements et l’amour qu’il porte à la musique.

À force de persévérance, Georges voit enfin l’aboutissement d’un rêve, celui de faire publier en collaboration avec Gérard Jean, un corpus aussi complet que possible des airs et des chansons de Carnaval. Grâce à son étude méthodique approfondie, le lecteur pourra marcher dans les empreintes de toutes les générations de compositeurs exceptionnels, suivis aujourd’hui des Jules Bouchou, des Jean Brunet, des Élodie Jeanson, et de tant d’autres jeunes gens aux qualités prometteuses qui apporteront demain le souffle de fraîcheur et de renouveau utile au Carnaval de Limoux.

Georges et Gérard Jean viennent d’ajouter le dernier élément qui manquait à l’édifice carnavalesque. Quand on connaît l’intérêt que portent les Limouxins à leur folklore multiséculaire, on ne peut que féliciter les auteurs pour le sérieux de leur tenace travail et leur dire : Bravo Messieurs… Merci pour cette belle édition des « Airs, Chansons et Musiques », du Carnaval de Limoux.    

Guy Robert
Ancien directeur de l’École de musique
Chef d’orchestre de la Lyre municipale de Limoux.

Les Sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Carnaval, Fête du Vin et de la Saint-Martin, tome I, par Gérard JEAN.

Gérard JEAN
LES CARNAVALS DE LIMOUX

TOME I
Carnaval, Fête du Vin et de la Saint-Martin
Préface de Jean-Pierre Piniès
Format 14 x 17, 320 pages, couleur, 35 €
Edition de luxe, cartonnée, dos rond, cousu
Papier couché brillant, 150 gr.
Disponible :

Gerard.Jean@wanadoo.frCarnavals - Couverture - Tome1.jpg
Ouvrage consultable à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.académie des arts et des sciences de carcassonne,les carnavals de limoux,tome 1,gérard jean,carnaval,fête du vin et de la saint-martin
Carnavals - Déroulant - Tome1.jpg
Carnaval de Limoux
Le discours infini
Préface de Jean-Pierre Piniès
 

Est-il un phénomène, autant ritualisé et en apparence aussi clairement cerné que compris, qui ait engendré autant de discours, que ce soit sur ses origines, sa forme, son sens et donc sa place dans le temps social, que le carnaval ? D’où vient-il ? De quel passé surgit-il ? Les meilleurs connaisseurs rappellent les phénomènes d’inversion du monde que connut Babylone, la fête de Sacée durant laquelle, pendant cinq jours, l’ordre du monde se trouvait renversé, un prisonnier devenant roi, usant des épouses du monarque, se gavant lors de festins fastueux avant d’être fouetté puis empalé. Tout le monde sait aussi le rôle que tinrent, quelques siècles plus tard, les saturnales dans l’Empire romain : outre le sacrifice d’un cochon selon une ordonnance très protocolaire, lors des banquets les esclaves devenaient un instant les maîtres et étaient servis par ceux qui hier les commandaient. On se souvient aussi des luperci, ces jeunes gens ainsi évoqués par Plutarque : « réunis dans la grotte du Lupercale sur le Palatin, après s’être entaillés le front et coupés en lanières des peaux de bouc, ils se mettent à courir avec une simple étoffe autour des reins et ils fouettent tous ceux qui se trouvent sur leur passage… ». Et combien d’autres fêtes, d’autres manifestations que le christianisme triomphant s’employa à supprimer ou à intégrer dans la nouvelle vision du monde qu’il entendait répandre, brouillant, ce faisant, un peu plus les pistes quant aux gestes et aux mots qu’il avait empruntés avant de les fondre dans son système.

D’origine incertaine donc, sans doute issu de multiples sources et ayant revêtu de multiples formes, c’est jusqu’en son nom même que le carnaval prolonge son mystère. Sémantiquement éparpillé dans les temps les plus anciens, tirant sa dénomination d’une fête ou des acteurs qui l’incarnaient, il semble que l’ère chrétienne ait imposé son dernier nom, lié aux pratiques qu’elle entendait mettre en place. Carne levare, enlever la chair, l’étymon dit bien le jeu qui se profile entre le gras et le maigre, la licence et l’interdit, la pénitence et l’exubérance. De là viendrait donc la forme toscane carnevale francisée à la suite du succès en Italie puis dans toute l’Europe des manifestations liées au mot. Ce qui n’empêche pas que d’autres aient vu dans le mot « carnaval » une dérive de caro vale, soit un adieu à la chair, quand certains choisissent de lui attribuer une racine germanique voire un substantif indo-européen kar, dans lequel ils voient, qui le mot « masque », qui le mot « chair ». Lui donnant son nom l’Eglise a aussi fixé son calendrier, le Carnaval commençant normalement avec l’Epiphanie, le 6 janvier, qui clôt les fêtes de Noël, et s’achevant le jour de mardi-gras, veille de la période de carême. Si ce carcan est valable en France pour le Moyen Age il y a belle lurette qu’en maints endroits cette tradition connaît des accrocs et que des manifestations liées au Carnaval, échappant au temps liturgique, se déroulent hors de la période hivernale.

Il en va de même des formes qu’il revêt, mouvantes à la fois dans le temps et dans l’espace. Qu’avons-nous vraiment conservé de la Fêtes des Fous et des rituels médiévaux ? Sommes-nous seulement capables de les lire et d’en deviner le sens ou les sens ? Sans nier les imbrications, les échanges et les emprunts, l’anthropologue Daniel Fabre, sans doute l’un des meilleurs connaisseurs du monde carnavalesque, a cru bon de distinguer trois formes principales, pertinentes au moins pour le modèle festif européen. La première, le « carnaval des champs », concerne la communauté villageoise et les rites que les jeunes gens mettent en œuvre depuis le temps de Noël jusqu’à celui de la pénitence ; s’y mêlent maraudes nocturnes, vols codifiés lors de la tuée du cochon, les acteurs se munissant en certaines occasions de masques de carton très sommaires ou se grimant simplement à l’aide de noir de fumée. Le « carnaval des villes » entend jouer aussi bien sur le monde à l’envers, telle la « fête des fous » au Moyen Age, que sur la parade burlesque voire sur le défilé un peu solennel comme celui des bœufs gras commun à de nombreuses cités. Enfin, avec le « carnaval des cours », le plus luxueux, le plus sophistiqué, nous entrons dans un monde où le spectacle, le défilé, le désir d’ostentation de la puissance et de la richesse deviennent le nerf des manifestations festives, n’entretenant parfois que des relations lointaines avec la violence, symbolique et réelle, présente dans les carnavals les plus anciens.

Il eut donc été étonnant que le Carnaval de Limoux échappât à cette grille de lecture. Tout en en confirmant la véracité, il met surtout en valeur trois traits spécifiques aux manifestations limouxines, l’incertitude, la plasticité et l’innovation qui s’opposent aux discours souvent mis en avant, localement, par les acteurs de la fête qui se nourrissent de tradition ou d’une immuabilité qui prend parfois, à leurs yeux, un parfum d’éternité. Ainsi, plusieurs hypothèses sur l’origine de la fête s’affrontent, se répondent, la dernière semblant l’emporter jusqu’à ce qu’une nouvelle la détrône. Par ailleurs les attestations les plus anciennes, voire plus proches de nous comme celles qu’offre la presse de la première moitié du 19ème siècle, font la preuve de transformations notables dans le déroulement des jeux, des danses et des musiques. Toutes montrent aussi la volonté d’échapper au carcan calendaire, ou du moins en le considérant comme essentiel, de revendiquer des échappées au long de l’année, assez loin du temps rituel. Autant de facteurs qui éclairent la variété des analyses et leur côté un peu provisoire auquel il faut ajouter un trait essentiel à Limoux qui est celui du « droit à l’énonciation ». Il est bon tout d’abord de rappeler que vivre le Carnaval à l’intérieur d’une des bandes chargées de son organisation est un droit profondément indigène et les intégrer est considéré comme un honneur insigne par les rares cooptés extérieurs à la petite communauté. Par ailleurs les approches analytiques n’ont de valeur que si elles émanent de ce même groupe qui admet qu’il y ait discussions, dissensions même, à conditions qu’elles restent autochtones, qu’elles soient le fait d’un acteur dont la force d’affirmation dépend avant tout de son origine locale. Aussi connaît-on plusieurs études, parfois approfondies, projetées par des « étrangers », qui, frappées de cette subtile fatalité menaçant les approches exogènes, n’ont pas été menées jusqu’à leur terme tant, en définitive, il semblait impossible de dépasser cette obligation identitaire. Au contraire la disputatio, la réflexion et les dialogues critiques, parfois virulents, propres aux clercs médiévaux, sont restés la règle dès lors qu’il s’agit d’évoquer le Carnaval de Limoux, et l’étude Gérard Jean, érudite et controversive, apparaît comme un très bon exemple de la richesse de ces singulières aventures savantes.

Sans ambages c’est ce dernier mot qui conviendrait au mieux pour caractériser la perspective offerte par l’ouvrage, tant il en appelle à de multiples facettes du savoir, se nourrissant du meilleur de chaque discipline qu’il utilise, de l’histoire la plus classique à l’histoire de l’art en passant par les ressources de l’ethnologie ou les apports de la linguistique. Cette plasticité dans la posture aboutit à une vue syncrétique qui permet d’intégrer les données issues du temps long comme celles provenant des variations spatiales. Elle a aussi l’intérêt de dégager un principe qui nous semble capital pour une bonne compréhension du phénomène carnavalesque, soit les jeux de la création et de la nouveauté qui interrogent en permanence la tradition et, au cours d’échanges dialectiques, construisent ses éphémères apparences. Mais, dans le même temps, surgit aussi irrésistible que fondatrice, la volonté, classique tant elle appartient aux fondamentaux des études sur le carnaval, de discerner dans la polyphonie du trivial et la prolifération sémantique « la vérité de la fête ». La volonté de ne pas se laisser enfermer dans la doxa issue des discours qui entendent figer le Carnaval de Limoux et l’enfermer dans une imagerie conventionnelle qu’il s’agirait de reproduire sans esprit critique. Pour ce faire, après avoir souligné tout ce que la tradition orale peut véhiculer de mouvant et d’incertain, l’auteur se fait scrutateur minutieux des figures classiques qui prévalent, depuis quelques décennies seulement pour certaines alors qu’elles sont en même temps présentées comme immémoriales. Convoquer ainsi les témoignages considérés jusqu’ici comme irréfutables, ou jamais véritablement examinés, découverts au long des années qui ont précédé la réflexion, c’est aboutir, avec une attention de chartiste, à une lecture critique des mythologies, déceler la construction de leurs figures, mieux voir le rôle que les uns ou les autres entendent leur faire jouer. L’aventure est certes périlleuse, n’offrant pas le confort de digressions sur les thèmes ou les inscriptions considérés comme canoniques. Au risque d’être redondant nous ne reprendrons pas le détail de l’analyse que met en œuvre Gérard Jean, nous suffisant à dire que, sans pour autant porter de jugement, il s’efforce de dresser la carte de l’imaginaire de la fête, de faire la juste part entre réalité sociale et légendaire. Aussi est-il amené, avec beaucoup de finesse, à mettre à jour les ruses, plus ou moins conscientes, et les stratégies, mûrement pensées, utilisées dans la fabrique de la tradition. La lecture qu’il propose par exemple de « la partie des meuniers », de son histoire, des modalités de son intégration au monde du Carnaval de Limoux puis de son hégémonie herméneutique, est aussi fructueuse que passionnante. Il en va de même quant à différents rituels pour lesquels il montre bien le jeu des approximations, les phénomènes de capillarité et d’échanges qui se produisent, permettant ainsi d’en finir avec de nombreux à peu près ou de conventions. Pour autant il ne se suffit pas à tenir la place d’un contempteur bienveillant, mais, à son tour, il émet une hypothèse sur l’origine du Carnaval de Limoux aussi séduisante que novatrice puisqu’il fait de saint Martin, particulièrement honoré à Limoux, et des fêtes célébrées à son honneur, un point focal. Il étudie en détail la vie du personnage et surtout il s’attache au détail des rites festifs, souvent fort anciens, qui lui sont liés, les replaçant dans l’univers calendaire qu’ils ponctuent de façon spectaculaire. Il faut reconnaître que l’analyse ne manque pas d’attrait, surtout rapportée à la situation limouxine dont il montre comment chaque figure renvoie au généreux Martin, patron à la fois des meuniers et des vignerons. Cependant, l’anceps de la démonstration surgit à propos d’un tableau de Breughel l’Ancien, récemment découvert, et dont il fait une lecture minutieuse, scrutant chacune des scènes qui composent la peinture, observant l’attitude des personnages qui fourmillent dans la toile, comme souvent chez Breughel. Les rapports entre Saint-Martin et les débordements bachiques des fêtes carnavalesques, souvent attestés au demeurant, deviennent incontestables et bon nombre de gestes et d’attitudes ne vont pas sans rappeler, eux aussi ceux des temps carnavalesques.

La lecture que l’auteur nous propose de cette image est aussi l’occasion d’insister sur la richesse de l’iconographie qui accompagne la réflexion et qui la nourrit sans cesse, dans un mouvement de va-et-vient. À l’ordinaire, dès lors qu’il s’agit du Carnaval de Limoux, les photographies l’emportent largement sur le commentaire ou la recherche du sens. Elles ont à peu près toutes pour but de magnifier les gestes, de générer puis d’exalter une esthétique particulière dont, sans nier les réussites, il faut reconnaître qu’elle se trouve enfermée assez vite dans un certain académisme. Or, ici la photo n’est utilisée que pour nourrir la réflexion, pour mettre en valeur le propos, ou à des fins comparatives. Autrement dit la recherche du beau n’empiète pas sur la mise en avant du sens. En outre, et là encore il faut souligner l’importance de l’apport, une bonne place est faite aux dessins qui, à leur tour, permettent de corroborer des hypothèses ou d’ouvrir de nouvelles perspectives. Enfin, l’ouvrage s’achève par un glossaire qui est une véritable apothéose acribique. De façon générale ces lexiques ont pour fonction de rappeler ou de préciser certains points rapidement évoqués dans le texte. Ici il n’en est rien tant, dans une véritable polyphonie sémantique, chacune des entrées apporte de matériaux nouveaux, ouvre des champs jusqu’alors peu explorés et suscite de nouvelles interrogations.

Passionnante, passionnée, la démonstration s’inscrit donc dans cette volonté de dévoilement du sens qui semble inhérente à toutes les approches du carnaval et qui devient véritablement existentielle quand il s’agit de celui de Limoux. Mais, comme le veut une règle tacite mais bien vivante, aller aussi loin dans la recherche des origines et de l’essence même de la fête, à travers la variété des éléments de sa mise en scène, c’est s’exposer à son tour à la critique, entrer dans le vaste champ des débats qui ponctuent régulièrement l’histoire locale. Dans tous les cas, de première importance par le savoir qu’il met en œuvre et la fertilité de ses propositions, le travail de Gérard Jean est d’ores et déjà un jalon incontournable des études sur le Carnaval de Limoux, phénomène festif aussi complexe et mystérieux que fascinant.  

16/09/2016

Communication publique, libre et gratuite, du vendredi 30 septembre 2016 : L'histoire du rugby en haute-vallée de l'Aude, par Philippe Mariou.

Séance délocalisée de l'Académie
Vendredi 30 septembre 2016
18 heures 30
Foyer Culturel d'Espéraza (Aude)
Communication de
Philippe Mariou
Auteur - Romancier
Sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne
"L'histoire du rugby en haute-vallée de l'Aude"académie des arts et des sciences de carcassonne,philippe mariou,histoire du rugby,haute-vallée de l'aude,vendredi 30 septembre 2016académie des arts et des sciences de carcassonne,philippe mariou,histoire du rugby,haute-vallée de l'aude,vendredi 30 septembre 2016académie des arts et des sciences de carcassonne,philippe mariou,histoire du rugby,haute-vallée de l'aude,vendredi 30 septembre 2016

Info Culture : Exposition à la Maison du Chevalier du 16 septembre 2016 au 23 octobre 2016, Pepe Donate.

Maison du Chevalier
56, rue Trivalle - 11000   Carcassonne
Exposition
16 septembre 2016 - 23 octobre 2016
PEPE DONATE
Grand-maître de l'Art Singulier
Contact : Jean-Marc Tilcké
Tél. 09.52.2175.13
tilcke@free.fr 

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Info Culture : Cinéma aux Archives départementales de l'Aude : En Pays de Sault, Images d'hier et d'aujourd'hui.

Archives départementales de l'Aude
En Pays de Sault
Images d'hier et d'aujourd'hui
Projection du documentaire conçu,
produit et réalisé par l'Association de coordination culturelle,
éducative et sportive du Pays de Sault

Mardi 27 septembre 2016, à 20 heures 30
Salle Gaston Defferre, Hôtel du Département
Entrée gratuite - Inscription obligatoire
Tél. 04.68.11.31.54
archives@aude.fr

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31/08/2016

Communication publique, libre et gratuite, du mercredi 7 septembre 2016 : Pierre de Voisins, par Jean-François Vassal.

Communication du Mercredi 7 septembre 2016
Jean-François Vassal
Formateur en Lettres et Sciences humaines
Sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne
"Pierre de Voisins, un baron du Nord pendant la croisade
contre les Albigeois".2016.09.07 - Invitation communication Vassal J. F..jpg

Jean-François Vassal présentera un travail sur Pierre de Voisins qui fit souche en Languedoc et dont la lignée a joué un rôle important dans l'histoire médiévale de cette région. Il parlera, plus particulièrement, de la place de ce personnage lieutenant de Simon de Montfort, au coeur de la croisade des Albigeois.

Vassal Jean-François.jpg
Jean-François Vassal
Animation, Cité de Carcassonne.

30/08/2016

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Reflets de l'âme, par Louis Ruiz.

Reflets de l'âme
Recueil
Louis Ruiz
Editions Acala
Préface de Jean Esparbié

Format 15 X 21, 424 pages, 2016, 16,50 €Ruiz Louis - Reflets de l'âme1.jpgRuiz Louis - Reflets de l'âme2.jpg
Ouvrage consultable à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.
Disponible à la vente chez l'auteur, aux éditions ACALA, chez Jean Esparbié.

Préface

La littérature de Louis Ruiz vient sans détour du plus profond de lui. Sa main sert seulement d’instrument à l’esprit qui reçoit l’eau pure de la source intarissable de l’âme. Là, on ne saura jamais comment, les paysans du cœur battent la moisson continuelle des regards de l’écrivain malgré lui afin de déposer dans un sac de velours la quintessence de la vraie vie - par les grains d’or d’une poésie simple, franche, courageuse.
Louis Ruiz aime évoquer plus généralement sa muse, cette fille de Dieu, estime-t-il, exigeante jusqu’à le rendre esclave. Elle le tient. Elle le veut pour elle seule, entièrement, et tant pis s’il en souffre. Rien ne préparait le gamin chassé de l’Espagne franquiste, le travailleur, le mari, le père à se forcer à l’entendre, à l’écouter, à la respecter, à obéir nuit et jour à cette maîtresse afin d’offrir notamment des poèmes à savourer par les lecteurs tels des fruits vermeils mûris près des vestiges du château de Saissac face à la plaine étendue du Carcassonnais au Lauragais, avec pour horizon sublime les Pyrénées grandioses.
De là, revêtu de la toge de la sagesse acquise au fil des ans, ne suit-il point aussi le vol rapide des hirondelles ? Elles filent survoler le monde fou avec le miracle de l’amour au bout des ailes. Les gazouillis des passereaux ne murmurent-ils pas à l’humanité en danger la nécessité de bâtir des nids de vertu pour se protéger des hardes haineuses qui soufflent sur toutes les braises ? Les monstres y traînent des légions de misérables victimes, au péril de la justice, de la liberté, de la paix.
Louis Ruiz sait la brûlante actualité du monde. Il fustige les assassins. Il alerte les gouvernants contre les risques d’explosions terribles dans lesquelles on pleurerait à nouveau les sacrifices de la jeunesse. Il dénonce les hypocrisies choyées au détriment des peuples dans le besoin. Il rejette la paresse. Il appelle à la vigilance. Il dresse des autels à la raison. Il s’interroge sur l’inutilité de la richesse sans partage. Il s’émeut de ces enfants - ses frères de guerre - poussés sur les chemins tortueux de l’exil vers l’inconnu d’une existence déjà affreuse. Il chante la tendresse de ses printemps. Il recommande même d’éviter les pièges des emportements des sens. Il déplore les rigueurs de son hiver, mais les supporte.
Louis Ruiz marche au-devant de nous et ses textes prennent la lumière des étoiles.

Jean Esparbié
Sociétaire de l’Académie des Arts et des Sciences de Carcassonne.
Juillet 2016