Carcassonne11
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

31/12/2011

Les voeux de M. Jean Esparbié, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, membre de la commission littéraire.

Le fichier au format Pdf est consultable en cliquant sur le lien ci-dessous :

Les voeux de M. Jean Esparbié

29/12/2011

L'Académie des arts et des sciences de Carcassonne présente ses voeux à l'occasion de la nouvelle année.

L'académie des arts et des sciences de Carcassonne,
son conseil d'administration,
l'ensemble des sociétaires,
leur président,
vous présentent leurs voeux sincères de bonheur, de joie et de prospérité
pour l'année 2012.
2012.01.01 - Voeux 2012.jpg

A toutes et à tous, bonne et heureuse année ! Avec beaucoup de santé, pas mal d'esprit, un peu d'argent et de grands espoirs !

 académie des arts et des sciences de carcassonne,gérard jean,président,voeux année 2012

18/12/2011

Info Culture - Le Centre Joë Bousquet et son Temps a rendu hommage au compositeur Jacques Charpentier.

Dimanche, à l'Auditorium, François-Michel Rignol et ses élèves du Conservatoire à rayonnement régional de Perpignan, ont interprèté un choix de pièces extraites des Etudes karnatiques pour piano de Jacques Charpentier. A l'issue du concert, le compositeur a reçu la médaille d'honneur de la Ville de Carcassonne des mains du député-maire Jean-Claude Pérez, en présence de M. Alain Tarlier, président de la Communauté d'agglomération du Carcassonnais.

P1090831-2.jpgP1090839-1.jpgP1090849-1.jpg

Jacques Charpentier et Carcassonne

Jacques Charpentier découvre Carcassonne vers 1960, lors d’une tournée des Jeunesses musicales de France, au cours de laquelle il accompagne Cora Vaucaire et son groupe. Il compose plus tard, à la demande de Jean Deschamps, fondateur et directeur du Festival de Carcassonne, des musiques de scène pour : Les mouches, de Jean-Paul Sartre ; Meurtre dans la cathédrale, de T.-S. Eliot ; Danton, de Romain Roland ; Britannicus, de Racine. Avec sa famille, il s’installe dans la Cité et s’éprend de la beauté naturelle de la région, de sa population, de son histoire, de sa culture, riches et mouvementées. Il découvre le grand orgue de la basilique Saint-Nazaire et Saint-Celse qu’il contribue à faire classer et restaurer. Avec René Nelli, il travaille à la composition du premier opéra en langue d’oc : Béatris de Planissolas, qui sera créé en 1971 au festival d’Aix-en-Provence. À l’occasion de la commémoration du 900e anniversaire de la pose de la première pierre de la basilique, il compose l’œuvre Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon église, à la demande de l’association des Amis de l’orgue (1996). Le 18 décembre 2011, il reçoit la médaille d’honneur de la ville des mains de Jean-Claude Pérez, député-maire, et le 11 janvier 2011, il est admis comme sociétaire de l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Gérard Jean.

16/12/2011

Martial Andrieu, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, fait citoyen d'honneur de la Ville.

Fait extrêmement rarissime, l'Académie des arts et des sciences a été élevée il y a quelques années, en tant que personne morale, au rang de société d'honneur de la Ville de Carcassonne. Puis les qualités éminentes de ses membres ont été mises succéssivement en exergue : Luce et Francis Teisseire, Claude Seyte, Claude Marquié et Jean Guilaine. Le 15 décembre 2011, ce fut Martial Andrieu, auteur de l'ouvrage Carcassonne, tome III, qui reçut en présence du conseill municipal, la médaille de la Ville de Carcassonne décernée par le député-maire.
Claude Marti et Patrice Cartier, auteurs de l'ouvrage : Je t'écris de Carcas-sonne, ont été également honorés des titres de citoyens d'honneur. La cérémonie s'est terminée avant le débat des élus sur un air de guitare ; Aquela Trivala.  

Andrieu - Dépêche.jpg
Journal La Dépêche du Midi - Photographie : Jean-Luc Bibal.Andrieu Martial - Médaille.jpg
Journal L'Indépendant - Photographie : C. B.

15/12/2011

Deux nouveaux sociétaires, admis au sein de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Au cours de la séance mensuelle du 14 décembre 2011, le Docteur Cécile Sales, médecin gynécologue, domiciliée à Carcassonne, et Monsieur Henri Canal, professeur honoraire d'Université, docteur en psychologie, philosophie, sociologie, docteur d'Etat ès lettres et sciences humaines, vice-président de la Société d'histoire du Garnaguès, Belpech et son canton, chevalier des Palmes académiques, domicilié à Toulouse ; ont été reçus comme sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

11/12/2011

Communication de Mme Marie Chantal Ferriol, du mercredi 14 décembre 2011.

Madame Marie Chantal Ferriol, conservatrice déléguée pour l'art sacré dans le département de l'Aude, donnera une communication publique, libre et gratuite, dans la salle habituelle des séances : Auditorium, chapelle de l'ancien collège des Jésuites, rue des Etudes à Carcassonne, le mercredi 14 décembre 2011, à 17 heures, sur : " Le Grand séminaire de Carcassonne, sa fondation et son développement".

2011. 12.14 - Invitation communication M. C. Ferriol.jpgacadémie des arts et des sciences de carcassonne,marie chantal ferriol,grand séminaire de carcassonne,14 décembre 2011
La conférencière : Marie-Chantal Ferriol, historienne de l'art, conservatrice délégué de l'art sacré pour le département de l'Aude, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Communication de M. Claude Seyte, du mercredi 14 décembre 2011.

Monsieur Claude Seyte, secrétaire perpétuel de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, campanié de l'église Saint-Vincent, donnera une communication publique, libre et gratuite avec vidéoprojection, dans la salle habituelle des séances : Auditorium, chapelle de l'ancien collège des Jésuites, rue des Etudes à Carcassonne, le mercredi 14 décembre 2011, après l'intervention de Mme Marie Chantal Ferriol, sur : "Les cloches célèbres de l'Aude, d'après l'ouvrage Campanes en Pays d'Aude".

2011. 12.14 - Invitation communication C. Seyte.jpgacadémie des arts et des sciences de carcassonne,claude seyte,cloches célèbres de l'aude,ouvrage campanes en pays d'aude,14 décembre 2011
Le conférencier : Claude Seyte, campanié de l'église Saint-Vincent, secrétaire perpétuel de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Jean-Pierre Cros-Mayrevieille, témoin et acteur de son temps, de Claude Marquié.

Claude Marquié : Jean-Pierre Cros-Mayrevieille, témoin et acteur de son temps.

"Sauveur de la Cité", J.-P. Cros-Mayrevieille (1810-1876), s'est vivement intéressé à son époque, marquée par la révolution industrielle et le déve-loppement de divers courants de pensée, parmi lesquels le saint-simonisme est le plus connu.
Il fait revivre dans ses écrits la vie audoise du XIXe siècle sous ses aspects à la fois politiques, économiques et sociaux, en étudiant aussi bien l'industrie textile que l'arrivée du chemin de fer, le projet d'un port à La Franqui, les transformations de l'agriculture et la condition ouvrière.

Ce sont ces divers aspects que l'historien Claude Marquié évoquera samedi 10 décembre, à 18 heures, à l'Hôtel de la Cité, salle San Michele, en présentant l'ouvrage qui résulte de ses travaux.

Marquié-Imaginaires.jpg
Cet ouvrage sera présenté et dédicacé par Claude Marquié
le samedi 10 décembre 2011, à 18 heures
à l'Hôtel de la Cité, salle San Michele.

Les cahiers des Amis de Jean-Pierre Cros-Mayrevieille s'efforcent de mettre en relief l'oeuvre d'action et de réflexion de Jean-Pierre Cros-Mayrevieille, érudit et honnête homme du XIXe siècle auquel on doit notamment le sauvetage de la Cité de Carcassonne. Intervention remarquable illustrée dans le Cahier n° 1 paru en 2010.
Cette deuxième livraison illustre sous la plume de l'historien Claude Marquié d'autres aspects de son action dans un siècle confronté à la révolution industrielle et à l'évolution de la pensée sociale. Ce sont de nouvelles facettes de la personnalité de Jean-Pierre Cros-Mayrevieille qui sont mises en exergue : l'homme politique et de presse, créateur et directeur de journaux, le "lobbyiste" visionnaire qui met en perspective les atouts et les projets nécessaires au développement de l'agriculture et de l'industrie, des communications ferroviaires et portuaires, ainsi que les préoccupations sociales propres à une époque fortement marquée par les courants de pensée humanistes tels que le Saint-Simonisme.

 

jean-pierre cros-mayrevieille,claude marquié,10 décembre 2011,hôtel de la cité,témoin et acteur de son temps
Ouvrage disponible, en vente chez l'auteur,
auprès de l'association Les Amis de Jean-Pierre Cros-Mayrevieille.
Consultable à la bibliothèque de l'Académie.

jean-pierre cros-mayrevieille,claude marquié,10 décembre 2011,hôtel de la cité,témoin et acteur de son temps
Claude Marquié dédicace le deuxième cahier consacré à Jean-Pierre Cros-Mayrevielle, à Christiane Clergue, en charge du multimédia au sein de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.jean-pierre cros-mayrevieille,claude marquié,10 décembre 2011,hôtel de la cité,témoin et acteur de son temps
Jean-Pierre Piniès et Claude Marquié, auteurs des cahiers 1 et 2 consacrés à Jean-Pierre Cros-Mayrevieille.jean-pierre cros-mayrevieille,claude marquié,10 décembre 2011,hôtel de la cité,témoin et acteur de son temps
Claude Marquié, Alain Cros-Mayrevieille, Henri Laleman, sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.jean-pierre cros-mayrevieille,claude marquié,10 décembre 2011,hôtel de la cité,témoin et acteur de son temps

08/12/2011

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Carcassonne, tome III, de Martial Andrieu.

Les trésors du passé sont souvent oubliés dans une vieille malle poussiéreuse rangée au fond d'un grenier. Cette malle, Martial Andrieu l'a délicatement ouverte et a choisi de rassembler dans cet ouvrage les plus belles photographies illustrant la vie d'autrefois : un album de souvenirs carcassonnais qui met en lumière les fêtes de quartier, les tournages de films, les bals populaires, les vieux commerces, les clubs sportifs. Autant de moments, d'endroits qui font Carcassonne et enrichissent son histoire et celle de ses habitants. Nul doute que plus d'un se reconnaîtra sur ces clichés, retrouvera des lieux du passé et prendra plaisir à évoquer avec son entourage ces moments parfois oubliés.

Andrieu-Carcassonne.jpg
Ouvrage disponible, en vente chez l'auteur et dans toutes les bonnes librairies.

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Baron Guillaume Peyrusse, en suivant Napoléon - Mémoires, 1809-1815, de Christophe Bourachot.

Il arrive parfois, qu'au détour des pages de l'épopée napoléonnienne, apparaisse une figure oubliée ou méconnue. Guillaume Joseph Roux-Peyrusse en fait partie. Rien ne laissait prévoir que ce carcassonnais, né le 14 juin 1776, serait un jour l'auteur d'un précieux témoignage sur Napoléon et ses campagnes.
Engagé dès l'âge de dix-sept ans dans la "Compagnie de chasseurs du bataillon de la masse de Carcassonne", on le retrouve durant plusieurs années au sein de l'Armée des Pyrénées-Orientales. Entre l'automne 1793 et l'année 1800, le jeune Peyrusse y occupe les fonctions de soldat ou, alternativement, celles de secrétaire dans les bureaux de l'état-major. Plus tard, son frère André, alors Receveur général du département d'Indre-et-Loire, le fait entrer dans les bureaux du Trésor de la Couronne. L'année 1809, celle de la campagne d'Autriche, marque un tournant dans sa carrière. Il est nommé "inspecteur et seul inspecteur du Trésor de la Couronne". Puis il est désigné par son supérieur, le Trésorier général Estève, pour faire "le service de Payeur du Trésor général de la Couronne à la suite du quartier-général impérial". Dès le lendemain de sa nomination, Guillaume Peyrusse suit la Grande Armée qui part pour l'Autriche. C'est là que débute son récit. Le 5 juin 1809 marque sa première rencontre avec la cruelle réalité de la guerre. Peyrusse assiste à la bataille d'Ebersberg.

Bourachot-Peyrusse.jpg
Christophe Bourachot.
Ouvrage disponible chez l'éditeur : éditions Cléa, 33, rue Sambin - 21000  Dijon.
cleamicroed@wanadoo.fr
Consultable à la bibliothèque de l'Académie.

Christophe Bourachot a souhaité faire connaître cette personnalité, qui pendant plusieurs années, a cotoyé l'Empereur. Il a compulsé les archives, ainsi il a pu commenter, annoter, ce document. De très nombreuses notes mettent en lumière ce témoignage. Cette édition est la première édition intégrale, complétée par le manuscrit de Guillaume Peyrusse se trouvant à la Bibliothèque municipale de Carcassonne.

03/12/2011

Ces femmes et ces hommes qui ont aimé l'Aude : la chronique biographique de Gérard Jean.

Chronique n° 23.jpgGuillaume Joseph Roux-Peyrusse, dit le baron Peyrusse
Président de la Société des arts et des sciences, maire de Carcassonne.Conseiller général de l’Aude. Trésorier général de la Couronne.Intendant de Napoléon sur l’île d’Elbe. Commandeur de la Légion d’honneur.

r.jean gérard,guillaume joseph roux-peyrusse,baron peyrusse,le magazine 11,michel sawas
Le 16 juin 2011, l'association des Amis de la Ville et de la Cité fit apposer une plaque commémorative sur la tombe de Guillaume Joseph Roux-Peyrusse qui repose au cimetière Saint-Vincent de Carcassonne.

jean gérard,guillaume joseph roux-peyrusse,baron peyrusse,le magazine 11,michel sawas

Bien peu d’hommes, appelés par l’existence à un grand destin national, auront aimé le département de l’Aude - et plus encore la ville de Carcassonne - mieux que ne le fit Guillaume Joseph Peyrusse, qui accolera plus tard à son patronyme, le nom marital de sa bisaïeule Catherine Roux, comme l’avaient fait ses ancêtres, notamment pour être distingué de son gendre Augustin Cornet-Peyrusse.
Napoléon 1er avait pris en très haute estime Guillaume Joseph ; il en fit le trésorier de sa maison et mit en lui toute sa confiance, avant de le dévoyer par une accusation terriblement injuste, couchée sur son testament. Il l’appelait : Monsieur le baron Peyrusse, avec un accent corse et une curieuse intonation toute méridionale, dont s’amusait bien souvent le dernier carré des généraux de l’Empereur, sur l’île d’Elbe.
Guillaume Joseph naît à Carcassonne, le 14 juin 1776, dans le quartier de l’église Saint-Vincent où il est baptisé, dans la paroisse où il exercera vers la fin de sa vie les fonctions de marguillier. Son père, Dominique Peyrusse, est un riche bourgeois, l’un des plus imposés, qui fut consul de la ville en 1769 ; sa mère, Anne Pascal, n’est autre que la fille du propriétaire de la florissante manufacture royale de draps à Montolieu. C’est le plus jeune des huit enfants d’une famille nombreuse.
Soldat dans l'armée des Pyrénées-Orientales.
Sa jeunesse pouvait être dorée ; cependant, à dix-sept ans, il s’enrôle comme volontaire dans la compagnie des chasseurs du 4e bataillon de l’Aude, pour servir comme soldat ou comme secrétaire d’état-major, dans l’armée des Pyrénées-Orientales. Il n’est pas d’un tempérament guerrier ; son état de santé sera longtemps précaire, si bien qu’il tombe malade et se fait renvoyer dans son foyer, le 24 juillet 1800. Qui ce jour-là, pouvait croire dans son entourage, à l’exceptionnelle destinée de l’un des plus célèbres sujets de la Couronne, natifs de Carcassonne !
De retour au pays de son enfance, il va à Montolieu occuper pendant cinq ans, un emploi de commis au sein de l’importante et prospère usine familiale. Bénéficiaire des relations excellentes que ses grands frères André et Louis Vincent entretiennent dans l’administration des Finances, il deviendra rapidement le puissant homme lige indispensable au génie militaire de Napoléon 1er.
Trésorier payeur de la grande Armée, pendant les campagnes de Russie, de Saxe et de France.
Le 2 octobre 1805, Guillaume Joseph Peyrusse est employé du Trésor de la Couronne. Dès lors, d’une fonction subalterne, il accédera aux plus hautes responsabilités du quartier militaire. En 1809, il effectue la campagne d’Autriche, puis devient, insigne honneur, payeur de l’ambassade extraordinaire chargée d’aller recevoir la future impératrice Marie-Louise à Braunau, une petite ville située sur la frontière austro-allemande. Nommé chef de la comptabilité des recettes du Trésor le 20 février 1810, il est trésorier payeur de la grande Armée pendant les campagnes de Russie, de Saxe et de France.
Après le traité de Fontainebleau il suit Napoléon, souverain de l’île d’Elbe. En qualité d’intendant général et de trésorier personnel de l’Empereur, il possède la haute main sur les revenus et les recettes du petit royaume ; c’est en quelque sorte le ministre des Finances. De retour en France avec lui, il sera nommé trésorier général de la Couronne, puis fait baron de l’Empire, le 27 mars 1815, enfin officier de la Légion d’honneur.
Après Waterloo, à la fin des Cent-Jours, à l’heure même où Louis XVIII revenait aux Tuileries, Peyrusse abandonne l’homme qui avait subjugué le monde. Il rejoint sa ville natale où il vivra, soit dans la maison paternelle, soit dans son domaine de Lassac sur la commune de Limousis, jusqu’au dernier jour de sa longue existence. Il avait écrit ses souvenirs et noté ses impressions dans un journal qu’il actualisait après chaque campagne ; il entretenait apparemment une abondante correspondance avec son frère André. Depuis 1869, la Bibliothèque publique et le Musée des beaux-arts de Carcassonne conservent la donation de son gendre, faite d’archives et d’objets contemporains de l’empereur des Français qui les a tenu de ses mains. Une partie non négligeable de l’histoire du premier Empire appartient aux Audois.
Le 2 décembre 1818, Guillaume Joseph Peyrusse prend pour épouse Marie Ambroisine Eugénie Cabal, originaire du village de Roujan dans l’Hérault. De cette union naîtra Louise, sa fille unique, qui épousera un enfant adoptif de Carcassonne : l’ingénieur Augustin Cornet-Peyrusse.
Mis en cause par le testament de Napoléon daté du 24 avril 1821 ; puis accusé à tort d’avoir détourné à son profit des sommes considérables, il s’efforce de mettre de l’ordre dans ses papiers pour justifier ses comptes auprès des exécuteurs testamentaires. Pour sa défense, il rédige en 1829 un Mémoire, qui sera publié quarante ans plus tard à titre posthume par son beau-fils, sous le titre : Mémorial et Archives de M. le Baron Peyrusse, Trésorier général de la Couronne pendant les Cent-Jours - Vienne-Moscou-Île d’Elbe - 1809-1815.
Durant la Restauration, il participe à la vie mondaine de Carcassonne ; en 1827, il est du nombre des fondateurs du célèbre Cercle du Salon. La Monarchie de Juillet lui permet de reprendre des activités publiques. Le 21 juin 1831, le roi Louis-Philippe le nomme sous-intendant militaire.
Maire de Carcassonne.
Président de la Caisse d’Épargne ; il entame également une carrière politique. D’abord élu conseiller municipal, le 13 septembre 1831, il sera nommé maire de Carcassonne le 12 décembre 1832 par Louis-Philippe. Renouvelé dans ses fonctions par ordonnance royale du 12 septembre 1835, il est vivement attaqué par l’opposition qui le contraint à démissionner pour laisser son siège, le 5 novembre 1835, à Jean-Louis Sarrand.
Guillaume Peyrusse sera également conseiller général de l’Aude, de 1833 à 1842. Le 19 avril 1847, il marie sa fille Louise avec Augustin Cornet natif de la Haute-Marne, dont le père est directeur des contributions directes à Saint-Dizier, la ville où précisément il a été admis pour la première fois dans l’ordre royal de la Légion d’honneur, trente trois ans auparavant.
Peyrusse restera tourmenté jusqu’à la fin de sa vie par l’ignoble accusation posthume dont il eut à souffrir. Il n’aura de cesse de retrouver la considération publique que lui avait fait perdre Napoléon Bonaparte, qu’il avait pourtant servi fidèlement et loyalement, jusque dans l’adversité suivie d’exil. 
Commandeur de la Légion d'honneur et président de la Société des arts et des sciences de Carcassonne. 
Reçu et entendu par Napoléon III, qui était de passage à Carcassonne le 3 octobre 1852, il sera finalement lavé de toute suspicion, avant d’être élevé par décret à la dignité de commandeur de la Légion d’honneur, le 1er juillet 1853.
Le 3 janvier 1858, il est installé au fauteuil de la présidence, afin de veiller aux soins de la Société des arts et des sciences de Carcassonne. Heureuse curiosité de sa destinée ! C’est à cette fonction qu’il sera conduit à rencontrer le fils du baron de la Bouillerie, son prédécesseur qui fut comme lui, trésorier général de la Couronne. En effet, Monseigneur François Alexandre Rollet de la Bouillerie fut évêque du diocèse de Carcassonne, depuis 1855, jusqu’en 1873.
Le baron Guillaume Peyrusse s’éteint dans sa ville natale à l’âge très respectable de 84 ans, le 27 mai 1860, dans son hôtel particulier situé dans la Grand’Rue, au numéro 62. Son corps repose au cimetière de Saint-Vincent ; près du lieu où dorment aussi pour l’éternité, sa femme, sa fille et son beau-fils Augustin Cornet-Peyrusse ; mais trop loin de son autre cœur chéri, celui de l’empereur Napoléon 1er, qui lui avait pris son honneur d’homme souverainement intègre, après avoir accaparé sa vie d’enfant de l’Aude.
Le 16 juin 2011, à l’initiative d’Alain Pignon, de l’abbé Jean Cazaux, de l’Association des amis de la Ville et de la Cité, à laquelle s’était associée l’Académie des arts et des sciences, une plaque commémorative fut apposée sur la tombe de l’ancien maire de Carcassonne à côté de ses armoiries parlantes : « D’argent à l’île au naturel, baignée par une mer du même, au chef d’azur, à la clef d’or, au franc quartier d’officier de la maison de l’Empereur ». L’Île d’Elbe, et la clef du trésor impérial sont là pour rappeler aux Carcassonnais, à jamais gravées dans la pierre, la mémoire de Guillaume Joseph Roux-Peyrusse.  

Gérard JEAN 

 jean gérard,guillaume joseph roux-peyrusse,baron peyrusse,le magazine 11,michel sawas,numéro 25
Armes parlantes du baron Peyrusse gravées sur la pierre tombale. 

jean gérard,guillaume joseph roux-peyrusse,baron peyrusse,le magazine 11,michel sawas,numéro 25
Portrait de Guillaume Joseph Peyrusse.