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23/01/2012

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Le lieutenant-colonel Etienne Laborde, adjudant-major du bataillon de la Garde à l'Île d'Elbe, par Christophe Bourachot.

Alain Pignon signale la parution d'un nouvel ouvrage publié par Christophe Bourachot.
http://chroniquesdecarcassonne.midiblogs.com/

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Ouvrage disponible chez l'auteur :
lestafette@wanadoo.fr
Consultable à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Laborde [Etienne]. Carcassonne (Aude), 3 décembre 1782 - Paris, Palais du Luxembourg, numéro 21, 31 juillet 1865. Fils de Jean Laborde, greffier de l’hôtel de ville de Carcassonne, et de Jeanne Marie Menot. Enrôlé volontaire dans le 85e régiment de ligne, il fit les campagnes d’Austerlitz, de Prusse, de Russie, d’Espagne, et il gagna successivement tous ses grades sur les champs de bataille. Sous-lieutenant en 1809, lieutenant en 1811, il se distingua au combat de Sottonanska en Russie. élevé au rang de chevalier de la Légion d’honneur le 10 août 1812, il sera capitaine le 8 avril 1813. Blessé à Viasma, il fut appelé comme lieutenant en premier au 2e régiment de chasseurs à pied de la garde impériale, le 17 juillet 1813. En 1814, pendant la campagne de France, il se fit remarquer à Langres. Le 8 mars, il devint capitaine-adjudant major. C’est avec ce grade qu’il passa, le 13 avril, après l’abdication de Fontainebleau, dans le bataillon Napoléon qui devait suivre l’empereur sur l’île d’Elbe. La nature de ses fonctions fit de lui l’intermédiaire obligé avec les troupes et l’un des premiers à connaître les projets futurs d’évasion. Il ne quitta plus l’empereur, qui lui donna, avec rang de lieutenant-colonel, le 13 avril 1815, le grade de chef de bataillon aux chasseurs à pied de la garde. Il était à Waterloo, auprès du maréchal Ney. Sous la seconde restauration, étienne Laborde redevint capitaine et passa de la légion de l’Aude dans plusieurs compagnies de fusiliers sédentaires. La révolution de Juillet 1830 le ramena dans un corps actif, comme lieutenant-colonel du 45e régiment de ligne, à la tête duquel il se distingua lors du siège d’Anvers. Devenu commandant de place de la ville de Cambrai, il prit définitivement la retraite en 1838. Retiré aux environs de Paris, il fit, au mois de mai 1840, un voyage à Londres où il rencontra le prince Louis-Napoléon Bonaparte. Celui-ci l’entraîna dans l’attentat de Boulogne du 6 août 1840. Arrêté et traduit devant la cour des Pairs, étienne Laborde condamné à deux années d’emprisonnement, sera interné à Chaillot. Le 13 mai 1849, il fut élu à l’Assemblée législative par le département de la Charente-Inférieure et prit place dans les rangs de la majorité hostile aux institutions républicaines. Après le coup d’État du 2 décembre 1851, il sera nommé gouverneur du palais du Luxembourg où il mourut avec le grade de colonel. Il a écrit : Napoléon et sa garde, ou relation du voyage de Fontainebleau à l’île d’Elbe en 1814, du séjour de l’empereur dans cette île, et de son retour en France à la tête du petit nombre de troupes qui l’y avaient accompagné (1840). étienne Laborde avait été marié à Charlotte Bussoni, vraisemblablement sur l’Île d’Elbe. Il avait été fait officier de la Légion d’honneur le 21 février 1814, et promu à la dignité de commandeur le 15 août 1849.

Dictionnaire encyclopédique de l'Aude, Gérard Jean, 2010.

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