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23/01/2012

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Le lieutenant-colonel Etienne Laborde, adjudant-major du bataillon de la Garde à l'Île d'Elbe, par Christophe Bourachot.

Alain Pignon signale la parution d'un nouvel ouvrage publié par Christophe Bourachot.
http://chroniquesdecarcassonne.midiblogs.com/

CouvLaborde2.jpg
Ouvrage disponible chez l'auteur :
lestafette@wanadoo.fr
Consultable à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Laborde [Etienne]. Carcassonne (Aude), 3 décembre 1782 - Paris, Palais du Luxembourg, numéro 21, 31 juillet 1865. Fils de Jean Laborde, greffier de l’hôtel de ville de Carcassonne, et de Jeanne Marie Menot. Enrôlé volontaire dans le 85e régiment de ligne, il fit les campagnes d’Austerlitz, de Prusse, de Russie, d’Espagne, et il gagna successivement tous ses grades sur les champs de bataille. Sous-lieutenant en 1809, lieutenant en 1811, il se distingua au combat de Sottonanska en Russie. élevé au rang de chevalier de la Légion d’honneur le 10 août 1812, il sera capitaine le 8 avril 1813. Blessé à Viasma, il fut appelé comme lieutenant en premier au 2e régiment de chasseurs à pied de la garde impériale, le 17 juillet 1813. En 1814, pendant la campagne de France, il se fit remarquer à Langres. Le 8 mars, il devint capitaine-adjudant major. C’est avec ce grade qu’il passa, le 13 avril, après l’abdication de Fontainebleau, dans le bataillon Napoléon qui devait suivre l’empereur sur l’île d’Elbe. La nature de ses fonctions fit de lui l’intermédiaire obligé avec les troupes et l’un des premiers à connaître les projets futurs d’évasion. Il ne quitta plus l’empereur, qui lui donna, avec rang de lieutenant-colonel, le 13 avril 1815, le grade de chef de bataillon aux chasseurs à pied de la garde. Il était à Waterloo, auprès du maréchal Ney. Sous la seconde restauration, étienne Laborde redevint capitaine et passa de la légion de l’Aude dans plusieurs compagnies de fusiliers sédentaires. La révolution de Juillet 1830 le ramena dans un corps actif, comme lieutenant-colonel du 45e régiment de ligne, à la tête duquel il se distingua lors du siège d’Anvers. Devenu commandant de place de la ville de Cambrai, il prit définitivement la retraite en 1838. Retiré aux environs de Paris, il fit, au mois de mai 1840, un voyage à Londres où il rencontra le prince Louis-Napoléon Bonaparte. Celui-ci l’entraîna dans l’attentat de Boulogne du 6 août 1840. Arrêté et traduit devant la cour des Pairs, étienne Laborde condamné à deux années d’emprisonnement, sera interné à Chaillot. Le 13 mai 1849, il fut élu à l’Assemblée législative par le département de la Charente-Inférieure et prit place dans les rangs de la majorité hostile aux institutions républicaines. Après le coup d’État du 2 décembre 1851, il sera nommé gouverneur du palais du Luxembourg où il mourut avec le grade de colonel. Il a écrit : Napoléon et sa garde, ou relation du voyage de Fontainebleau à l’île d’Elbe en 1814, du séjour de l’empereur dans cette île, et de son retour en France à la tête du petit nombre de troupes qui l’y avaient accompagné (1840). étienne Laborde avait été marié à Charlotte Bussoni, vraisemblablement sur l’Île d’Elbe. Il avait été fait officier de la Légion d’honneur le 21 février 1814, et promu à la dignité de commandeur le 15 août 1849.

Dictionnaire encyclopédique de l'Aude, Gérard Jean, 2010.

22/01/2012

Le sénateur Roland Courteau, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, élu vice-président de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques.

Le sénateur Roland Courteau, par ailleurs sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, a été élu, mardi 17 janvier 2012 au sénat, vice-président de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques. Cet organisme, qui regroupe trente-six sénateurs et députés, a pour mission d'informer le parlement et d'évaluer les lois et les politiques publiques de son ressort. Organe parlementaire indépendant, fort d'une centaine de rapports, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques est devenu l'interface privilégiée entre le parlement et la communauté scientifique. Roland Courteau est l'auteur de quatre rapports, portant sur les pollutions en Méditerranée, l'avenir de l'aviation civile et le risque de tsunami sur les côtes françaises. A noter que les préconisations du sénateur de l'Aude, dans ce dernier rapport, ont été retenues par les ministères de l'Intérieur et de l'Ecologie, avec la prochaine mise en place d'un centre d'alerte aux tsunamis.

Journal L'Indépendant, édition du jeudi 19 janvier 2012.

Rappelons que le sénateur Roland Courteau donnera une communication publique attendue, le mercredi 12 septembre 2012, à l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, dont il est sociétaire, sur : "Le risque de tsunamis sur les côtes françaises et en Méditerranée. Système d'alerte et gestion du risque". 

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Espéraza, essai historique, par Jean Fourié.

Cet essai historique rassemble un certain nombre d'écrits se rapportant au passé de la commune d'Espéraza, l'histoire contemporaine étant bien évidemment la plus fournie et la plus riche. Une première édition avait paru en 1973 et une seconde, mieux agencée, en 1983. L'une et l'autre étaient épuisées depuis plusieurs années. Une demande s'étant manifestée, l'Association des amis du musée de la chapellerie et du vieil Espéraza a accepté de rééditer cet ouvrage, le seul qui existe sur la commune. Il devrait répondre à l'attente et à la curiosité de ceux qui n'ont pu se procurer les éditions précédentes ainsi qu'aux nombreux habitants installés depuis peu dans la cité et qui souhaitent connaître les grandes lignes de son histoire.

Espéraza - Fourié.jpg
Ouvrage consultable à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Issu d'une famille d'artisans boulangers implantés dans la commune depuis la fin du Second Empire, né à Espéraza en 1944, Jean Fourié est revenu passer sa retraite au pays natal après une carrière professionnelle qui s'est déroulée à Paris dans une grande administration financière. Auteur de plusieurs études et ouvrages intéressant l'histoire locale et la littérature occitane, poète à ses heures, lauréat de l'Académie des jeux floraux de Toulouse, Jean Fourié est Majoral du Félibrige, président de l'Ecole Occitane et de la section audoise de l'Institut d'études occitanes. Il a présidé aussi pendant dix ans l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne et est membre depuis 1973 de la Société d'études scientifiques de l'Aude. Dès son retour à Espéraza, Jean Fourié s'est impliqué dans la vie associative locale, il anime depuis l'automne 2001 un cercle occitan, fait partie du conseil municipal où il préside la commission des finances et participe à plusieurs commissions au sein de la communauté de communes Aude en Pyrénées.

20/01/2012

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Le Dictionnaire de l'Amateur d'Art, de Jean Claude Huyghe.

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Photographie : Journal L'Indépendant - Didier Rumeau.

ARTS ET... MOTS PASSANTS
par Jean-Claude HUYGHE
Le dictionnaire de l’Amateur d’art
praticien ou non.
NOUVEAU !
Après un recueil de 110 dessins à la plume, deux essais sur l’Art

voici mon dernier ouvrage.
Un Dictionnaire regroupant 5570 citations

Sur l’Art, le dessin, la Peinture
émises par 1359 auteurs depuis Aristote jusqu’à nos jours.
Ouvrage préfacé par M. Daniel Maurage

Directeur de l’Institut d’Arts graphiques Saint-Luc de Tournai (Belgique).
          « Voici un recueil constitué de milliers de citations de personnalités rassemblées par un passionné pour qui l’Art a toujours été un moteur de vie. Il a fallu du temps et de la patience à l’artisan du silence qu’est Jean Claude Huyghe pour rassembler ces perles qui, chacune dans un registre particulier, ne peuvent que nous inciter à la méditation ».
Intéressés… pour recevoir cet ouvrage !

Ecrire à :
jeanclaude.huyghe@wanadoo.fr
http://dessinecrits.net/blog/
Jean Claude Huyghe : 127, rue Grimaude - 11400 - Castelnaudary
29 € + 4 € de frais de port.

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19/01/2012

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Les vrais amis réunis : une loge maçonnique carcassonnaise à l'aube de ses 150 ans, par Paul Tirand.

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Ouvrage disponible chez l'auteur, à la librairie Breithaupt et à la Maison de la Presse à Carcassonne.
Consultable à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

En 2012, la loge Les Vrais Amis Réunis à l'orient de Carcassonne, un des plus anciens ateliers maçonniques de France, célébrera son cent-cinquantième anniversaire. En prélude à cette commémoration, ses membres ont voulu retracer son histoire, intimement liée à la vie de la cité.
Rassemblement d'hommes de toutes conditions, illustres ou inconnus, cette loge a toujours épousé son époque, parfois devancé la marche du temps, mais jamais cédé aux abandons du confort intellectuel. Elle a vécu les joies et les souffrances de l'Histoire, tout particulièrement durant les années noires (1940-1944) : grâce à des documents d'archives, la répression dont l'atelier dans son ensemble et certains frères en particulier ont été victimes, est longuement décrite. N'est-il pas vrai que rien ne serait pire que l'oubli ?
Les maçons des Vrais Amis Réunis ont toujours su faire prévaloir les principes de la franc-maçonnerie : la fraternité, exigence du vivre ensemble, l'égalité, source d'harmonie, la liberté, condition essentielle de réalisation personnelle, sans oublier l'idéal de laïcité qui assure les fondements de notre société.
La fidélité à ces valeurs, tel est l'enseignement qu'on peut retirer de l'histoire de cette loge, des quelques planches individuelles et collectives représentatives du travail maçonnique, de la biographie de certains frères.
Il appartient aux successeurs des maçons qui, depuis 1862, ont frayé un tel chemin de ne pas s'en écarter afin que cette belle histoire se poursuive pendant de longues années. Sursum Corda ! Haut les Coeurs ! Telle est leur devise. 

18/01/2012

Retour sur la 175e Assemblée générale statutaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

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Claude Seyte, secrétaire perpétuel ; Gérard Chabaud, secrétaire général
Christian Clergue, trésorier général ; Gérard Jean, président.
Photographie : Christiane Clergue.
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Un très large public était présent le mercredi 11 janvier 2012 à 17 heures à l'Auditorium de la rue des Etudes pour  la 175e Assemblée générale statutaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.
Photographie : Christiane Clergue.

Le rapport moral, le rapport d'activité et le bilan financier ont été approuvés à l'unanimité, ainsi que la présentation du nouveau Bureau qui se compose désormais comme suit :

- Président : M. Gérard Jean
- Vice-Présidents :
   MM. Jean Fourié, Marcel Bories, Jean Oulanier, Serge Caulet, Jean Blanc
- Secrétaire Perpétuel : M. Claude Seyte
- Secrétaire Général : M. Gérard Chabaud
- Trésorier Général : M. Christian Clergue
- Chargé de communication et des relations publiques :
   Dr François M. Bluche
- Bibliothécaire : Mme Lucette Teisseire
- Archiviste : M. Francis Teisseire
- Archiviste, Bibiothécaire adjoint : M. Pierre Giacomel
- Responsable Multimédia : Mme Christiane Clergue
- Assesseur : M. Alain Pignon

Après lecture du procès-verbal de la réunion du 14 décembre 2011 par le secrétaire perpétuel, le président énonce la liste des nouveaux membres, portant à 130 le nombre d'adhérents.académie des arts et des sciences,communcation,assemblée générale,claude marquié,canal du midi,marie-elise gardel
Le conférencier Claude Marquié, docteur d'état en histoire et Gérard Jean, président de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.
Photographie : Christiane Clergue.

Monsieur Claude Marquié a présenté une communication sur le thème :

"Entre utopie et réalité : Canal du Midi et/ou Canal Maritime XIXe-XXe siècles.

Inutile de préciser qu'il a subjugué un auditoire attentif et passionné. Cette 175e Assemblée générale, s'est terminée en toute convivialité autour d'une excellente galette des rois. Rendez-vous le 8 février, pour une communication de Marie-Elise Gardel, archéologue, docteur en histoire, sur les dernières découvertes archéologiques à Carcassonne.

16/01/2012

Ces femmes et ces hommes qui ont aimé l'Aude : la chronique biographique de Gérard Jean.

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Ferdinand Auguste Lapasset
Général de division, colonisateur, homme politique.
Grand officier de la Légion d'honneur.

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Ferdinand Auguste Lapasset naît à Saint-Martin-de-Ré, ville de garnison qui se trouve alors dans le département de la Charente-Inférieure, le mardi 29 juillet 1817. C’est l’aîné d’une famille de cinq enfants. Sa mère, Elisabeth Félicité Rousseau, vient d’épouser dans cette ville, Bernard Jean-Pierre Lapasset, natif de Limoux (Aude), un jeune capitaine, déjà valeureux, qui sert depuis trois ans le 79e régiment de ligne, blessé une première fois sur la brèche de Tarragone en 1811, touché à nouveau devant Lons-le-Saunier en 1814, fait chevalier de la Légion d’honneur à l’âge de vingt-six ans.
De sa venue au monde jusqu’à son décès, survenu à Toulouse (Haute-Garonne), le 16 septembre 1875, Ferdinand Auguste ne cessera d’être entouré de militaires ; comme le baron Louis d’Ordonneau, maréchal de camp, commandant supérieur de l’Île-de-Ré, ou encore Louis Dubreton, colonel, ex-lieutenant du roi qui déclarent sa naissance. Ferdinand est un fils de l’Aude, qui aime bien Limoux, même s’il en est resté longtemps éloigné en raison de ses multiples campagnes et de ses lointaines missions, car sa famille y est établie depuis longue date. Son grand-père, Jean Lapasset, est un notable, procureur influent qui siège au sénéchal et présidial de la commune.
L’enfant vient prendre rang, par son éveil, dans cette extraordinaire lignée familiale d’officiers supérieurs, appelée à servir la France durant plusieurs siècles. Naturellement va-t-on dire, il entre au collège royal de La Flèche, d’où sortent traditionnellement les meilleurs soldats ; il se destine à l’infanterie et intègre l’École spéciale militaire. Sa promotion est celle de 1837 ; sa carrière et ses avancements seront fulgurants. Ferdinand Auguste Lapasset est nommé sous-lieutenant par ordonnance du roi dans le cours de sa vingtième année, puis il poursuit sa formation à l’École d’application d’état-major. C’est alors un garçon au caractère un peu ardent, dont la taille moyenne et la faible constitution ne dénotent, de prime abord, ni l’ambition ni le désir de bien faire. Ses notes excellentes, culminent en matière de stratégie, de manœuvres ou d’administration militaire.
Le 16 janvier 1841, Ferdinand Lapasset, lieutenant d'état-major, vient de servir pour la première fois en Afrique, lorsqu’il est signalé au ministre de la Guerre pour son intelligence et son activité. Cité par le général Parchappe sous les ordres duquel il vient de se distinguer, il se trouve en permission à Limoux le 9 septembre 1841 au moment où se déclare un sinistre d’une ampleur considérable susceptible d’embraser la ville. Pierre Tisseyre, dit Jordy, plâtrier de son état, chef des pompes à bras utilisables en cas d'incendie, bat le rappel et fait sonner le tocsin. Le feu s'est déclaré à la Gendarmerie nationale, alors située, rue Bourrerie, au numéro 9. Le corps de sapeurs-pompiers n'existe pas ; l'incendie fait rage, la maison Galy va bientôt brûler, les pâtés d'immeubles voisins sont très sérieusement menacés. Le maire, Louis Auguste Alexis Peyre fait tout son possible pour organiser les secours avec les conseils du fils Aulard, dit Biasso, ancien soldat du génie, de Louis Désarnaud, ancien gendarme, et le concours des soldats du 56e régiment de ligne en garnison dans les murs. Heureusement, le lieutenant Lapasset prévenu, fait preuve d'un esprit d'initiative hors mesure ; au mépris du danger et des risques importants d'asphyxie, il dégage les chevaux, coordonne l'action des hommes valides volontaires, donne l'exemple avec un exceptionnel sang-froid dont les anciens ont longtemps parlé et parvient finalement à sauver des flammes une partie de la ville.
Lapasset est envoyé en Algérie, au 1er régiment de chasseurs d’Afrique, comme aide de camp du général Gentil, commandant en chef du territoire d’Oran. Voilà pour lui le début d’une carrière qui sera presque exclusivement coloniale. Dans ce pays, il franchira tous les grades jusqu’à celui de général de brigade. Promu capitaine le 5 juillet 1843 ; c’est dans les Bureaux arabes - créés par arrêté ministériel du 1er février 1844 - qu’il va donner sa pleine mesure.
Le 29 janvier 1846, le capitaine d’état-major Lapasset est chargé d’une reconnaissance. Il conduit une centaine d’hommes du 5e bataillon de chasseurs à pied, soutenus par huit cavaliers arabes. Lorsque tout à coup, ses éclaireurs aperçoivent au fond d’un ravin, près de six cents cavaliers et autant de fantassins en embuscade, qui chargent aussitôt. Le capitaine français forme le cercle, ordonne de se battre à coups de sabre, à la pointe des baïonnettes. Les chefs de l’infanterie et de la cavalerie sont tués. Les cadavres des Arabes entourent la petite troupe qui, de son côté, déplore trente-trois blessés et vient de perdre huit hommes. Les assaillants font diversion et paraissent vouloir abandonner le terrain. Le capitaine Lapasset en profite pour commander le repli et ramener comme il le peut, tous ses blessés, lorsqu’il est de nouveau chargé. Il tient tête à l’ennemi, parvient à rallier la colonne sans abandonner un seul des siens.
Le 15 février 1846, dans un fourrage contre les Arabes aux environs de Mazonna, deux compagnies du 64e d’arrière-garde n’ont plus de cartouches et se trouvent compromises. Le capitaine Lapasset charge pour les dégager ; il tue trois Kabyles et reçoit de l’un d’eux un coup de feu à la main droite.
Ferdinand Auguste Lapasset, chef d’escadron, revient dans son cher département de l’Aude, pour prendre en mariage, au château de Montauriol, une jeune Toulousaine fortunée de dix-huit ans.  Le 14 septembre 1852, il épouse Lise Thérèse Clémence Oternaud et de cette union naîtront six enfants, dont les deux garçons, aîné et cadet, seront officiers.
Lapasset est nommé le 21 janvier 1853, directeur divisionnaire des affaires arabes pour la province d’Oran, et le 5 août 1854 commandant supérieur du cercle de Philippeville. Officier de la Légion d’honneur le 29 décembre, il est placé en activité hors cadre le 6 janvier 1855 et promu lieutenant-colonel le 27 mars 1856, puis colonel le 5 août 1859. Ses supérieurs lui donnent le 1er février 1860, le commandement de la subdivision de Sidi-bel-Abbès ; le 6 septembre 1861, celui plus important de la subdivision de Mostaganem. Par décret du 7 juin 1865, Ferdinand Auguste Lapasset reçoit de l’Empereur, les épaulettes de général de brigade. À sa demande, justifiée par le triste état de santé de son épouse minée par les fièvres coloniales, mais qui lui survivra cependant, il retourne en France vers la fin du mois de juillet 1867, et quitte l’Algérie pour la première fois depuis sa sortie des écoles, c’est-à-dire depuis 1840. Affecté au commandement d’une brigade d’infanterie de l’armée de Lyon, il est élu membre du Conseil général de l’Aude. Fatigué par une intoxication paludéenne, préoccupé par l’éducation de ses enfants, que sa femme malade ne peut seule assumer, il cherche à se rapprocher de la ville où elle est née et demande sa mutation à Toulouse. Il ne l’obtiendra pas avant la guerre. 
Le 16 août 1870, à la bataille de Gravelotte, Lapasset reste seul en ligne de tout un corps d'armée avec sa brigade mixte ; il maintient son extrême gauche contre des forces supérieures, de 9 heures du matin à minuit, malgré une perte de 45 officiers et de 859 hommes de troupe. À deux reprises, les Prussiens sont sur le point d'enlever les 84e et 97e régiments de ligne. Le général met l'épée à la main et, faisant battre la charge, il s'élance à la tête de ses soldats, contribuant puissamment à mettre en échec le général Steinmetz qui ne peut couper notre armée. Pour ce fait glorieux, Ferdinand Lapasset fut cité dans le bulletin de la bataille, mais il eut la douleur d'y perdre son frère, chef de bataillon au 32e régiment de ligne.
Le 27 octobre 1870, Lapasset reçoit l'ordre, ainsi que tous les officiers généraux, soit cinquante au total, de rassembler les drapeaux de sa brigade et de les remettre à l'arsenal de Metz où ils seront brûlés. Pensant à juste raison d'ailleurs, que le maréchal Bazaine livrera les étendards, Lapasset refuse d'obéir pour la première fois de sa vie militaire ; il rassemble les chefs de corps et les officiers d'état-major de sa brigade et fait procéder devant les troupes à leur destruction par le feu. Il écrit ensuite à son supérieur, le général en chef Frossard "La brigade mixte ne rend ses drapeaux à personne et ne se repose sur personne de la triste mission de les brûler ; elle l'a accomplie elle-même ce matin. J'ai entre mes mains les procès-verbaux constatant cette lugubre mission".
C'est épisode, est particulièrement connu des limouxins qui ont en permanence, sous les yeux, au Musée Petiet, l'œuvre magistrale du peintre étienne Dujardin-Beaumetz. Au milieu de ses troupes, devant les murs d'enceinte de la forteresse, face à la cathédrale de Metz, sur la lisière de la plaine immense, le général Ferdinand Auguste Lapasset se tient debout, triste et muet, en avant de ses officiers et face à la garde d'honneur qui baïonnette au canon, va saluer les drapeaux pour la dernière fois.
Tout le monde connaît les belles paroles du général, qui cherche à se faire jour, l’épée à la main, à travers les lignes ennemies : « Nous sommes la dernière armée française, monsieur le maréchal et, si nous devons succomber, il faut que la postérité se découvre devant nous ». Rentré de captivité le 2 février 1871, Lapasset reçoit le commandement de la 3e brigade d’infanterie de l’armée d’Afrique le 4 mars 1871 ; il fait à sa tête la campagne de Kabylie, ce qui lui vaut la promotion de Général divisionnaire du 20 avril 1871.
Grand officier de la Légion d'honneur le 20 août 1874, commandeur du Nichan de Tunis, commandant à Toulouse la 34e division d'infanterie, ce brave officier général, encore jeune puisqu’il n’a que 58 ans, se blesse à la jambe contre une pierre de taille. Les accès de fièvre paludéenne ont affaibli son organisme, mis à mal après les fatigues répétées et les stations longues et fréquentes qu’il vient de subir en raison de son service, au milieu des quartiers inondés de Toulouse pendant et après les journées des 22 et 24 juin 1875. Sa plaie s’infecte rapidement ; il meurt à son Quartier général de la rue Duranti, le 16 septembre 1875, ayant à son actif un grand nombre d’actions d’éclat et autant de campagnes que d’années de service. Un village portait son nom, près de Mostaganem en Oranie. Ferdinand Lapasset avait fondé en Algérie les centres de Montenotte et de Bouguirat ; on lui devait l’extension des villes de l’Illil et de Relizane ; mais il avait été aussi Conseiller général de l’Aude où il s’était fait remarquer par son esprit pratique et laborieux, ainsi que par ses rapports sur la vicinalité du département, à laquelle il avait coopéré de tous ses efforts.    

Gérard JEAN

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Le général Lapasset brûle lui-même les drapeaux de sa brigade.
Huile sur toile. Musée Petiet, Limoux. Photographie : Gérard Jean.
 

"La brigade mixte ne rend ses drapeaux à personne et ne se repose sur personne de la triste mission de les brûler ; elle l'a accomplie elle-même ce matin. J'ai entre mes mains les procès-verbaux constatant cette lugubre mission".

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Françoise Sarret, conservateur du Musée Petiet à Limoux, présente l'oeuvre d'Etienne Dujardin-Beaumetz : Le général Lapasset brûlant les drapeaux de sa brigade.
Journal L'Indépendant - Photographie : Guillaume.

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Archéologie, science humaine, entretiens avec Anne Lehoërff, par Jean Guilaine.

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L’archéologie fascine, fait rêver. Les enfants à la recherche de trésors. Les grands que le mystère attire. Mais quelle est-elle ? Depuis le XIXe siècle, l’archéologie a connu de profonds changements, tour à tour collecte de beaux objets, support d’une histoire des “civilisations”, examen de traces plus modestes laissées par l’homme et que des méthodes de plus en plus performantes permettent de comprendre. Les découvertes qui se sont succédé depuis deux siècles, parfois extraordinaires, souvent moins spectaculaires, l’ont nourrie, construite, rendue omniprésente dans la société d’aujourd’hui. Les vestiges encore enfouis sous nos pieds sont si nombreux qu’il ne se passe pas un jour sans une découverte.L’archéologie est science humaine. Telle est la conviction profonde de l’un de ses acteurs, Jean Guilaine. Fort d’une longue expérience de chercheur, d’homme de terrain, de professeur, il s’en explique dans un entretien avec une autre archéologue, Anne Lehoërff. Les différentes facettes d’une archéologie qui permet d’écrire l’histoire de l’homme dans toutes ses dimensions sont ainsi abordées à travers un itinéraire personnel où la part du rêve n’est pas absente, et dans un dialogue qui met l’accent sur l’objet d’étude de l’archéologie, sa situation actuelle au terme d’une longue histoire et son avenir possible.

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Le retour du Cathare, par François M. Bluche.

LE RETOUR DU CATHARE

Gendarmerie Nationale - Brigade de Mouthoumet - P. V. n° 121/91. Nous soussigné, gendarme Sanchez Henri, A.P.J. en résidence à Mouthoumet, vu les articles 16, 17 à 19 et 75 du C.P.P., rapportons les opérations suivantes : A comparu devant nous Monsieur Teisseire Louis, domicilié 2, rue du Vent à Villerouge-Termenès. Le témoin nous a fait la déposition suivante : "J'étais hier soir chez moi. Il était environ minuit. Des cris et grondements résonnaient dans les rues étroites du village. Cela semblait venir de partout à la fois. Craignant un tremblement de terre, je sortis de chez moi en chemise de nuit, juste à temps pour apercevoir une forme lumineuse au-dessus du château. Cela ressemblait à un fantôme et disparut rapidement. Je ne peux donner aucune explication à ce que j'ai observé. Lecture faite et n'ayant rien à ajouter ni à retirer, je persiste et signe la présente déclaration".
C'est dans ce climat surréaliste, que le commissaire Guilhem et son fidèle adjoint le lieutenant Pujol, commencent une des plus mystérieuses enquêtes de leur longue carrière de policier.

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Ouvrage consultable à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

François M. Bluche
Héraultais de naissance et Audois d'adoption, ancien de l'Institut médico-légal, dirige actuellement un laboratoire scientifique à Carcassonne. Ses romans policiers régionaux sont basés sur des faits réels, souvent inexpliqués. Dans son souci de coller le plus possible à la réalité, il participe régulièrement à des missions avec la douane et les forces de l'ordre.

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Limoux et son Canton, par Gérard Jean.

Très attaché au patrimoine de Limoux et à son canton, Gérard Jean veut vous montrer comment sa région est entrée, sans grands bouleversements, dans le troisième millénaire. A l'aide de cartes postales et de photographies anciennes, l'auteur s'applique à exacerber la nostalgie du vieux Limouxin. Mais il souhaite avant tout conserver ces images d'un autre âge et les rendre aussi jaunies qu'émouvantes aux jeunes générations, curieuses de connaître les scènes de vie, parfois graves, parfois heureuses, qui ont ponctué la vie de leurs ancêtres.
Comme un historien, il avive les mémoires, retrace le chemin passé, fait resurgir du plus profond les personnages les plus attachants et montre, pour toujours, le dernier crieur public ou le patrimoine architectural à jamais disparu.

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Limoux et son Canton - Editions Alan Sutton
Ouvrage consultable à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

14/01/2012

Délibération du jury du Prix des Arts et Sciences Joseph Poux.

Le jury constitué pour délibérer sur l'attribution du Prix des Arts et Sciences Joseph Poux, doté par le Conseil général de l'Aude, s'est réuni le jeudi 12 janvier 2012 dans les locaux des Archives départementales. Dix postulants majoritairement étudiants présentaient des travaux d'une valeur élevée. La cérémonie de remise des prix et récompenses aura lieu le 9 février prochain.

* Jessica Lauroua
Gesta Karoli Magni ad Carcassonam et Narbonam. Traduction annotée. Université Michel de Montaigne - Bordeaux III - Master II, recherche, archéologie, sciences de l’Antiquité et du Moyen-Âge, juin 2011, sous la direction d’Olivier Devillers. 229 p., dact. 
Texte de la première moitié du XIIIe siècle ayant servi pour attester la fondation de l’abbaye de Lagrasse par Charlemagne.

* Anthony Chanaud
Le clergé paroissial réfractaire et ses fidèles dans le département de l’Aude au cours de la Révolution (1790 - 1799). Université de Toulouse II - Le Mirail, Ufr d’histoire, arts et archéologie - Mémoire de Master I, sous la direction de Valérie Sottocasa, Juin 2010, 1 vol., 203 p., dact.

* Gauthier Langlois
Dame Carcas, une légende épique occitane. Étude, 313 p. dact.

* Mélanie Perramond
Échos de la Grande Guerre dans le département de l’Aude. Étude des « livres d’or » des instituteurs. Université de Toulouse - Le Mirail, Ufr d’histoire, arts et archéologie, mémoire de Master II, recherche en histoire contemporaine, sous la direction de Jacques Cantier, septembre 2010, 292 p., dact.

* Julien Le Roch
L’œuvre coloniale d’Albert Sarraut, vue par La Dépêche (1911 - 1924). Université de Toulouse II - Le Mirail - Master II, mémoire d’histoire contemporaine, Ufr histoire, histoire de l’art et archéologie, histoire de la colonisation, sous la direction de Colette Zytnicki, septembre-octobre 2009, 167 p., dact.

* Isabelle Jonc
Jacques Gamelin (1738 - 1803). Les dessins de batailles. Université Paul Valéry de Montpellier, sciences humaines et sciences de l’environnement - Ufr III - Master II, mémoire d’histoire, spécialité sociétés, arts, religions, des mondes modernes, sous la direction de Michèle Caroline Heck, septembre 2010, 173 p. dact.

* Christine Martinez-Canavy
L’éducation au Moyen-Âge dans le diocèse de Narbonne et Carcassonne. Université Toulouse II - Le Mirail - Master I, Ufr d’histoire, histoire de l’art et archéologie, sous la direction de Sophie Cassagnes-Brouquet, Septembre 2010, 102 p., dact., et 13 annexes.

* Antoine Pellicer-Esquieu
Le Carnaval de Limoux. Acteurs et enjeux d’une fête traditionnelle. Suivi de : Contribution à l’ethnologie d’un « amusement sérieux ». Retour sur le Carnaval de Limoux, le cycle carnavalesque de la bande du Paradou. Université de Toulouse II - Le Mirail, Master I, Septembre 2010, et Master II, Septembre 2011, mémoires d’anthropologie sociale et historique, sous la direction de Nicolas Adell-Gombert, 2 vol., 57 p., dact., et annexes et 115 p., et ill.

* Marion Vaysse
Les relations entre une collectivité territoriale et une entité municipale : l’exemple du Conseil général de l’Aude et de la Mairie de Carcassonne de 1983 à 2009. Université de Toulouse II - Le Mirail - Master I, Ufr d’histoire contemporaine, sous la direction de Rémy Pech, Septembre 2010, 109 p., dact.

Clémentine Bollée-Legeas
Seigneurs et seigneuries à Belpech (XIe - XIIIe siècles). Université de Toulouse II - Le Mirail - Ufr d’histoire, histoire de l’art et archéologie - Master II, mémoire d’études médiévales, sous la direction de Roland Viader et Hélène Debox - Septembre 2010, vol 1, 132 p. et vol. 2, 182., dact.

11/01/2012

Quatorze nouveaux sociétaires, admis au sein de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Au cours de la séance mensuelle du mercredi 11 janvier 2012, Monsieur Romain Joulia, diplômé de l’Institut national du patrimoine, conservateur du patrimoine, directeur des Archives municipales de Rennes, domicilié à Rennes Monsieur Jean-Louis Bès, enseignant, président des Estivales d’orgue de la Cité, président de l’association des Amis de l’orgue de la basilique Saint-Nazaire et Saint-Celse, domicilié à Carcassonne ; Madame Anne Caumont-Sarcos, chercheur en biologie au Centre national de la recherche scientifique, domiciliée à Carcassonne ; Madame Valérie Vialade-Bluche, notaire associée en résidence à Carcassonne, domiciliée à Fontiès-d’Aude ; Madame Véronique Biberon, bibliothécaire, documentaliste, spécialiste en généalogie, correspondante auprès de l'association Histoire et Généalogie en Minervois, domiciliée à Caunes Minervois ; Monsieur Philippe Belhache, éducateur sportif, entraîneur de rugby à XV et de natation, spécialisé en histoire du sport, domicilié à Caunes-Minervois ; Monsieur Jean-Claude Fournier, retraité de l’Éducation nationale, poète, auteur, compositeur, interprète, délégué départemental des Arts et Lettres de France, domicilié à étaples-sur-Mer ; Monsieur Gauthier Langlois, enseignant, historien médiéviste, auteur de nombreuses études et notamment de l’ouvrage : Olivier de Termes, le cathare et le croisé, domicilié à Villemoustaussou ; Madame Christine Feau, fonctionnaire au ministère du Travail, retraitée, historienne de l’art formée à l’École du Louvre, domiciliée à Carcas-sonne ; Monsieur René Maurice, préfet honoraire, ancien trésorier payeur général de l’Aude, chevalier de la Légion d’honneur, président départemental de la Société d’entraide des membres de la Légion d’honneur, et son épouse, Mireille Maurice, domiciliés à Carcas-sonne ; Monsieur Jacques Charpentier : 1er prix de composition et 1er prix de philosophie de la musique au Conservatoire national supérieur de Musique,  organiste titulaire du grand orgue de Saint-Nicolas du Chardonnet, directeur de la Musique, de l’Art lyrique et de la Danse au ministère de la Culture et de la Communication, officier de la Légion d'honneur, commandeur dans l’Ordre national du Mérite, commandeur dans l’ordre des Arts et Lettres, officier des Palmes académiques, domicilié à Carcassonne ; Madame Danielle Charpentier, née Vouaux, cantatrice, professeur, 1er prix de chant et 1er prix d’opéra comique au Conservatoire national supérieur de Musique, domiciliée à Carcas-sonne ; Monsieur Hervé Boissonade, diplômé de l’université d’Hartford, économiste, analyste financier, vice-président départemental du Medef, administrateur de la Caisse d’allocations familiales de l’Aude, domicilié à Villemoustaussou ; ont été reçus comme sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Charpentier Jacques2.jpgJacques Charpentier, compositeur du premier opéra en langue d'Oc :
Béatris de Planissolas.académie des arts et des sciences de carcassonne,11 janvier 2012,romain joulia,jean-louis bès,anne caumont-sarcos,valérie vialade-bluche,véronique biberon,philippe belhache,jean-claude fournier,gauthier langlois,christine feau,rené maurice,jacques charpentier,danielle charpentier,hervé boissonnade
M. René Maurice.
Photographie : Journal L'Indépendant - Claude Boyer.
 académie des arts et des sciences de carcassonne,11 janvier 2012,romain joulia,jean-louis bès,anne caumont-sarcos,valérie vialade-bluche,véronique biberon,philippe belhache,jean-claude fournier,gauthier langlois,christine feau,rené maurice,jacques charpentier,danielle charpentier,hervé boissonade
M. Gauthier Langlois et M. Daniel Cazes,
nouveau président de la Société archéologique du Midi de la France.
Photographie : Gérard Jean.

10/01/2012

Communication de M. Claude Marquié, du mercredi 11 janvier 2012.

ENTRE UTOPIE ET REALITE : CANAL DU MIDI ET/OU CANAL MARITIME ? (XIXe - XXe SIECLES).

Durant un siècle, de 1880 à 1980, on vit éclore de nombreux projets visant à doubler le canal du Midi par une liaison maritime de Bordeaux à Narbonne ou à Béziers qui aurait permis aux paquebots et aux cuirassés de réaliser, en évitant le contournement de la péninsule ibérique, une économie de 1 400 km.
Le gigantisme des travaux n'effrayait pas les ingénieurs et les bénéfices attendus du gain de temps séduisait les promoteurs.
Quelle fut l'attitude de la chambre de commerce de Carcassonne, pourquoi cette réalisation ne vit pas le jour et pourquoi le canal du Midi ne fut pas modernisé, ce sont les questions auxquelles s'efforcera de répondre le conférencier. 

Monsieur Claude Marquié, docteur d'état en histoire, donnera une commu-nication publique, libre et gratuite, dans la salle habituelle des séances : Auditorium, chapelle de l'ancien collège des Jésuites, rue des Etudes à Carcassonne, le mercredi 11 janvier 2012, après les travaux de l'assemblée générale, sur : "Entre utopie et réalité : canal du Midi et/ou canal maritime ? - XIXe - XXe siècles".

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Cent soixante quinzième assemblée générale de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

L'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, son président,
vous invitent à honorer de votre présence les travaux
de la cent soixante-quinzième assemblée générale de la société.
(1836 - 2012)
Mercredi 11 janvier 2012, à 17 heures.
2012.01.11 - Invitation assemblée générale.jpg

05/01/2012

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Campanes en pays d'Aude, tome IV, par Claude Seyte.

L'oeuvre immense est achevé ! Notre collègue Claude Seyte vient de publier le quatrième tome d'une monumentale encyclopédie consacrée aux cloches de notre département : Campanes en pays d'Aude. Le premier tome abordait l'art campanaire et les carillons ; le deuxième tome faisait connaître les cloches de l'arrondissement de Carcassonne ; le troisième tome celles des arrondissements de Limoux et de Narbonne. Dans le dernier volume, l'auteur parle des fondeurs de cloches, de leurs réalisations et des contrats. Les quatre ouvrages assemblés constituent une publication exceptionnelle, quasiment unique dans l'histoire de l'art campanaire français.

Campagnes en pays d'Aude - T4.jpg
Ouvrage disponible en quatre parties, en vente chez l'auteur.
L'encyclopédie est consultable à la bibliothèque de l'Académie,
le mercredi après-midi, de 14 heures à 18 heures.

03/01/2012

Hommage à Henri Detours, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

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Hommage à Henri Detours

L’homme n’aimait pas la mise en lumière, habitué qu’il était, à l’ombre et à la discrétion. Brutalement cependant l’obscurité l’a surpris, alors que le soir de sa vie n’était pas encore tombé. Les ténèbres éternelles, injustes et cruelles, sont venues effacer la profonde empreinte de son intelligence, les traces de son immense érudition, en même temps qu’elles brisaient les forces de son interminable labeur, les portes de ses réseaux d’influence, son cœur enfin, qui battait constamment au rythme du respect d’autrui, de l’amitié profonde ou du secret pouvoir mis sans échange ni concession à la disposition de la collectivité.

Notre très cher collègue Henri Pierre Marie Detours, trop tôt disparu, est né à Cailhau près de Limoux, le 29 août 1933. Il est décédé à Pessac, dans le département de la Gironde, le 20 décembre 2011. Le jour même il nous adressait une sympathique lettre. Je suis impatient et plein de joie nous disait-il, à l’idée d’assister le 11 janvier prochain à l’assemblée générale de l’Académie au sein de laquelle vous m’avez reçu avec chaleur et bonté le 10 février 2011. Peu d’entre-vous auront eu l’occasion d’apprendre à connaître Henri Detours, tellement sa présence aux séances mensuelles était sobre et distinguée. Récemment, il avait été séduit par la communication de notre éminent collègue André Bonnery, et comme il le faisait toujours avec une suprême élégance, il nous avait fait part de son plaisir doublé d’admiration.

Henri Detours, brillant gestionnaire de formation, fervent catholique de conviction, avait mis son énergie au service des religieuses au moment de la reconstruction du monastère de Prouilhe. Il souhaitait nous intéresser à cette exaltante expérience économique vécue politiquement au sein de la communauté dominicaine. Il n’aura pas eu le temps de donner à l’Académie l’essence de son savoir. Nos regrets en sont profondément attristés.

Il détenait de précieux et rarissimes albums photographiques renfermant les portraits identifiés des personnages notables audois du XIXe siècle. Avec bienveillance il avait entendu suffisamment à temps nos conseils de faire numériser et sauvegarder par les Archives départementales le patrimoine commensurable de sa famille.    

Élève du lycée Janson-de-Sailly, Henri Detours était diplômé de la faculté de Droit et de l’Institut d’études politiques de Paris. Marié à Isabelle Triniac le 21 décembre 1963, il eut cinq enfants. Haut fonctionnaire, il fut chargé de mission au cabinet du secrétaire d’état Charles de Chambrun et directeur des informations générales du Centre national du commerce extérieur.

Il partageait sa résidence entre le domaine du Pont du Sou près de Cépie, dans notre département, et l’hôtel particulier qu’il occupait, place du Champ de Mars à Bordeaux. Dans cette grande métropole, il fut directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie de 1973 à 1996, il présida l’Association des secrétaires généraux des chambres de Commerce et d’industrie françaises, puis il devint consul du Venezuela, de 1998 à 2007.

Henri Detours s’était présenté aux élections législatives dans la 3e circonscription de l’Aude sous l’étiquette « Centre progrès et démocratie moderne ». Titulaire de distinctions étrangères et militaires, il était chevalier des Palmes académiques, chevalier de l’Ordre national du Mérite. Il avait reçu la croix de chevalier de la Légion d’honneur en 1996, des mains d’Alain Juppé son grand ami, alors que ce dernier était Premier ministre de la République.

Gérard JEAN
Président de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.
3 janvier 2012.
  

Les voeux de M. Claude Caro, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Le fichier au format Pdf est consultable en cliquant sur le lien ci-dessous :

Celui qui vient