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21/02/2012

Ces femmes et ces hommes qui ont aimé l'Aude : la chronique biographique de Gérard Jean.

Chronique n° 23.jpg

Paul Albarel
Médecin, poète, historien, conteur en langue d'Oc
Fondateur de La Cigale Narbonnaise.

 Albarel - Portrait.jpg
Paul Albarel, Dictionnaire encyclopédique de l'Aude, Gérard Jean.

Un garçon nous est né dans la nuit répète en patois Jean Albarel, entre les tractions qu’il exerce sur le soufflet de la forge et les coups de marteaux qu’il applique au cerclage vicieux d’une roue de tombereau. Albarel est charron dans le petit village de Saint-André-de-Roquelongue, situé au milieu d’un vignoble luxuriant, au pied des collines où viennent mourir les Corbières-Orientales. Ce samedi, comme chaque fin de semaine, en hiver surtout, la besogne ne manque pas ; mais il travaille aujourd’hui heureux Albarel depuis tôt ce matin, au milieu d’essieux brisés et de rayons tordus, entouré d’hommes qui parlent et se chauffent.
Pour un peu il oublierait les formalités de déclaration de cet enfant qu’il attend depuis douze ans, depuis qu’il s’est installé dans ce village dont la population dépasse à peine cinq cents habitants, après son mariage avec Alexandrine Albert, le 15 novembre 1861. La cloche de l’église Saint-André sonne l’heure de midi lorsque enfin Jean Albarel se précipite chez François Bayle, suivi de l’instituteur public, pour dire au maire de la commune que Paul, son fils, est né le vendredi 12 décembre 1873, à onze heures du soir dans sa maison d’habitation. Après une si longue attente, Albertine son épouse vient de le combler en mettant au monde le plus brillant des félibres du pays narbonnais.
Paul s’exprimera comme les gens d’ici, comme Frédéric Mistral, en langue d’Oc. Son père le désire car il pense que les gens honnêtes et les personnes de bien se font comprendre de la sorte ; mais il souhaite aussi qu’il devienne savant autant que bon chrétien, ce qu’il fut. Après les classes d’enfance il l’envoie donc à Narbonne, au petit Séminaire qui deviendra le collège Beauséjour, où des professeurs de grand mérite lui dispensent un enseignement sérieux. Après l’obtention du baccalauréat, Paul Albarel s’inscrit à la faculté de Médecine de Montpellier, soutient une thèse sur la Pathologie du Rachitisme et devient médecin très jeune à l’âge de vingt-deux ans.
C’est en préfecture, à Carcassonne, qu’il ouvre son premier cabinet avant de revenir bien vite dans son village natal pour soigner en milieu rural des personnes auxquelles il donne estime et affection.  Le docteur Albarel épouse Lucie Agel, le 24 octobre 1899 à Névian. Il s’installe alors dans ce bourg auquel il restera fidèle ; y connaît ses premières inspirations félibréennes publiées sous forme de poèmes en 1902 dans la Terre d’Oc ; et son amour pour les lettres occitanes s’y développe, autant que son goût pour l’histoire régionale rabelaisienne, dont il deviendra le spécialiste.
Les rimes en langue d’Oc fusent de ses lèvres quand il va sur les routes, au trot d’une jument, visiter ses malades dont il guérit l’esprit et le cœur avant de soigner le corps. Le docteur de campagne Albarel chante la nature, surtout celle de son pays. L’un des principaux recueils de poèmes qu’il lui consacre s’intitule : Les Voix de la Pinède. Cette Pinède dont il parle est une grande forêt de résineux qui s’étend en éventail à l’est de Saint-André-de-Roquelongue, son village natal. Il y est allé tout jeune, il y est revenu adolescent, il l’a parcourue, il en a senti et savouré l’harmonie. Dans « Le Murmure de la Pinède », Albarel chante le Dégel, les Giboulées, le Bourgeon, les Feuilles sèches, la Cigale, la Vigne et le vent du Cers ; dans « Le Frémissement », il célèbre l’Amour et les Fleurs ; dans « La Brise », il rappelle le Passé, le temps où vivaient Troubadours et Chevaliers ; dans « Le Souffle », il exalte sa Langue, les Félibres, et il écrit un sirventès fougueux sur Simon de Montfort.
Publié en 1903, l’Esprit tustaire est la première pièce en « vers narbonnais » écrite par Paul Albarel. Cette farce en deux actes obtient la même année une médaille d’argent aux Jeux floraux de Toulouse. Les croquis savoureux de son Vivo lou Vi ! qui vont contribuer à la réputation du grand humoriste, paraissent ensuite. Vipur, qui est le médecin du vin, Aigatiu, celui de l’eau, Barrejat, le mélangeur, et Potechut, un gros buveur, discutent tour à tour sur les bienfaits de la plus hygiénique des boissons ou sur les ravages de l’éthylisme qui n’engendre que souffrances et misère. Le docteur Aigatiu rencontre Potechut un peu gai et lui rappelle les méfaits du rouge avec un réalisme très suggestif. Sur ce, intervient le docteur Vipur qui fait l’éloge du vin généreux, ressource essentielle de notre Midi. 
Paul Albarel est élu mainteneur du Félibrige en 1904 ; dès ce moment, son œuvre prend consistance, ses écrits s’affinent et tendent au sublime ; alors sa renommée au sein des écoles mistraliennes ne fait que croître. En 1905, il est accueilli au sein de la Commission archéologique de Narbonne. Il apporte à la vénérable institution l’appui de son érudition et lui offre plusieurs communications. Certaines concernent la langue de Rabelais ou ses voyages dans notre région ; d’autres font état du grand malheur arrivé à Narbonne le 16 avril 1779, quand huit personnes victimes d’un tragique accident meurent d’asphyxie. Albarel rend compte de ses recherches sur « les armes parlantes de quelques Consuls de Narbonne » et révèle que son illustre compatriote, l’archevêque narbonnais Guy Foulques, qui deviendra le pape Clément IV, mérite l’appellation de Troubadour. Élevé au rang de maître en Gai savoir en 1911, il crée la même année avec ses amis Charles Pélissier, François Fontas et Germain Mouret , une revue artistique et littéraire qu’il appelle : La Cigale Narbonnaise, dont il anime le titre jusqu’à sa mort avec une pléiade de fidèles rédacteurs.
Au mois de mars 1911, la revue sort des presses de l’imprimerie Vinches, installée rue de l’Ancien courrier à Narbonne, tout près de la maison d’Hercule Birat. La couverture verte, au format in 8° raisin, s’orne d’un dessin du Dr Léopold Marius Pélissier. Une cigale s’accroche à un cep de vigne, devant la façade du Palais des archevêques et les tours de l’église Saint-Just. La publication, qui chante chaque mois, devient rapidement le pôle d’attraction d’une communauté bien vivante, déterminée à maintenir la langue d’Oc et par là même à diffuser son rayonnement culturel au pays de la Belle Aude.
La Grande guerre s’empare du bon docteur Albarel et l’envoie en qualité de médecin-major à Salomique. Lorsqu’il revient des Armées, il est élu majoral du Félibrige par le Consistoire de Marseille qui se prononce le 7 juillet 1918. Il devient détenteur de la cigale d’Or du naturaliste Fabre ; cette suprême récompense est aussi appelée la cigale de Carcassonne ou du Mûrier car elle fut obtenue jadis par Achille Mir, l’un des maîtres spirituels d’Albarel dans l’Aude.
Lorsque le docteur Paul Albarel s’installe à Narbonne en 1919, au cœur du vieux quartier de la Cité, dans la rue Lieutenant-colonel Deymes, au numéro 5, il fait de cette ville sa capitale ; en tout cas, celle des mainteneurs de la langue d’Oc. Sa profession médicale, exercée avec cœur et compétence ne l’empêche pas de s’adonner à ses goûts pour la littérature. Il a une admiration passionnée pour Rabelais dont, bibliophile averti, il possède une riche collection d’éditions rares. Mais c’est l’œuvre d’Achille Mir, le félibre carcassonnais, qui détermine sa vocation d’écrivain en langue d’Oc. Cette langue, Paul Albarel veut la transcrire telle qu’elle est prononcée - phonétiquement - parce qu’elle est alors plus accessible à tous, car l’occitan ne bénéficie pas encore du regain actuel ; on ne l’enseigne pas à l’école ; au contraire on l’interdit, et surtout, on le méprise.
Il commence, à l’imitation de son maître, par écrire des fables, des contes, de brefs morceaux d’une verve pleine de gaieté. Dans un registre voisin, il donne pour le théâtre de courtes farces et comédies d’un comique irrésistible qui lui assurent un grand succès auprès du public populaire. La poésie religieuse le tente également. Il compose une suite de quatorze sonnets correspondant chacun à une station du Chemin de Croix suivi par le Christ jusqu’au sommet du Golgotha. C’est son original Cami de la Croutz. Paul Albarel est avant tout un félibre. À ce titre, se rattachent ses légendes, ses fables, ses pièces de théâtre, ses poésies. Elles constituent le cœur de son anthologie. Mais le félibre est doublé d’un érudit, fortement influencé par Rabelais et profondément attaché à l’histoire de la Littérature méridionale qui paraît du mois de juillet 1926 au mois de juin 1929 dans la revue La Cigale Narbonnaise.
Président du Syndicat d’initiative de Narbonne et de la Maintenance du Languedoc à Montpellier, il honore en tant que membre les sociétés savantes locales et régionales qui bénéficient de son immense érudition, comme la Commission archéologique de Narbonne ou celle de Béziers, ou bien encore la Société d’études scientifiques de l’Aude à Carcassonne. Patriote, méridional, l’historien Paul Albarel se reporte sans cesse à la croisade des Albigeois qui lui semble être la plus grande calamité qui se soit abattue sur la terre d’Oc.
La mort vient le surprendre, le lundi 15 juillet 1929 dans une clinique de Montpellier où il avait subi une intervention chirurgicale. Après la cérémonie religieuse qui eut lieu le surlendemain dans la petite église de Névian, un long cortège se forma pour se rendre au cimetière du village. Le docteur Albarel travaillait à une série de longs poèmes sur des sujets légendaires ou historiques du pays narbonnais. Plusieurs avaient déjà paru, et certains, comme Pireno, laissaient prévoir un intéressant Roman narbonnais.
Le dimanche 28 avril 1974, une rue de Narbonne fut dédiée au majoral du Félibrige, grand mainteneur en langue d’Oc ; et dans cette ville, sur l’ombre portée du grand monument d’Ernest Ferroul, le buste en bronze du poète Paul Albarel, œuvre du sculpteur René Iché, érigé hier en signe d’amitié et d’affectueuse reconnaissance, regarde aujourd’hui la médiathèque sur l’esplanade André Malraux. 

Albarel - Bronze - Narbonne.jpgBronze érigé à Narbonne, Dictionnaire encyclopédique de l'Aude, Gérard Jean.

20/02/2012

Le mathématicien René Gayrard, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, éclaire et démontre le fameux grand théorème de Fermat.

Fermat.jpgRené Gayrard, physicien, professeur agrégé, et Albert Fert, membre de l’Académie des sciences, prix Nobel de Physique, tous deux sociétaires de l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne, s’accordent pour donner un nouvel éclairage et démontrer en quatre pages seulement, le fameux grand théorème de Pierre de Fermat. Un sacré résumé de la célèbre étude de l’anglais Andrew Wiles !

« La méthode de « Démonstration dite par l’absurde », en cours à l’époque de Fermat, est utilisée : supposant initialement la relation vraie pour trois entiers « a, b, c, » tous trois à la puissance « n », soit : « cn = an + bn », et utilisant les propriétés qui en découleraient, on montre que c’est impossible pour « n>2 », car conduisant à une contradiction ». 

 Cliquez sur le lien pour lire au format Pdf la démonstration intégrale de René Gayrard à propos du :
Théorème de Fermat.pdf

09/02/2012

Délibération du jury du Prix des Arts et Sciences Joseph Poux. Le premier prix est décerné à Mlle Clémentine Bollée-Legeas.

Prix des Arts et Sciences Joseph Poux

Après délibération et à l'unanimité, le jury du Prix des Arts et des Sciences Joseph Poux a décidé d'attribuer les prix suivants :

* Premier prix, d'un montant de 2500 €, à Clémentine Bollée-Legeas, pour son mémoire de master II : Seigneurs et seigneuries à Belpech - XIe - XIIIe siècles.

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Clémentine Bollée-Legeas - Photographie : Gérard Jean.

Il n'est pas facile de mener à bien une étude historique portant sur la période médiévale, et ce à partir d'archives originales rédigées en latin, dans une graphie qui nous est devenue étrangère. Pourtant, surmontant tous ces obstacles avec une réelle aisance, Mademoiselle Clémentine Bollée-Legeas a consacré son mémoire de master II à la seigneurie de Belpech du XIe au XIIIe siècle. Ce mémoire s'articule autour de trois grandes parties. Dans un premier temps, Mlle Bollée-Legeas s'intéresse aux origines du lignage des seigneurs de Belpech (connus dès 1085) et à l'espace géographique dans lequel ils évoluent : ce territoire qui va de l'Ariège à l'Hers, mentionné dès le Xe siècle sous la dénomination Agarnaguès puis au XIIIe siècle Garnaguès. Dans une deuxième partie, l'auteur évoque longuement la stratégie complexe des alliances nouées, aux XIIe et XIIIe siècles, par les seigneurs de Belpech, dans la mouvance des comtes de Foix et des Trencavel, jouant sur les rivalités pour étendre leurs possessions et affirmer la puissance de leur lignage. Enfin, la dernière partie est consacrée à l'évolution de cette seignerie après la croisade contre les Albigeois. Malgré les conflits qui les opposent à diverses reprises à l'abbaye de Boulbonne ou aux comtes de Foix, malgré les concessions de franchises qu'ils sont amenés à faire aux habitants de Belpech et de Molandier, les seigneurs de Belpech parviennent à maintenir leur statut social et leur patrimoine. En décernant aujourd'hui le premier prix à Mademoiselle Clémentine Bollée-Legeas, le Conseil général de l'Aude récompense un travail historique d'une réelle valeur scientifique, reposant sur une exploitation méthodique, systématique et fort intelligente des documents d'archives. Mettant bien en évidence la spécificité de ce territoire et de son histoire, cette étude apporte un éclairage neuf sur notre département et le Conseil général ne peut que s'en réjouir et féliciter chaleureusement son auteur.

* Deuxième prix, d'un montant de 1500 €, à Anthony Chanaud, pour son mémoire de master I : Le clergé paroissial réfractaire et ses fidèles dans le département de l'Aude au cours de la Révolution (1790 - 1799).

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Anthony Chanaud - Photographie : Gérard Jean.

En accordant le deuxième prix à Monsieur Anthony Chanaud, pour son mémoire de master I, consacré à l'étude du clergé paroissial réfractaire dans le département de l'Aude sous la Révolution française, le Conseil général récompense un travail de recherche de grande qualité, reposant sur un dépouillement scrupuleux des documents d'archives et une utilisation intelligente des données recueillies. On laisse trop souvent entendre que tout a déjà été dit, tout écrit, sur la Révolution française. Certes la célébration du bicentenaire de 1789 a vu paraître nombre de publications sur cette période, qui ont renouvelé les problématiques mais sont loin d'avoir épuisé le sujet. Il est donc heureux que M. Chanaud nous apporte un éclairage neuf sur cette mesure qui a profondément divisé la France et les Français : le serment à la Constitution civile du Clergé exigé des prêtres en 1790. L'intérêt de l'étude est d'autant plus grand qu'elle porte sur un département où les prêtres assermentés furent majoritaires alors que, jusqu'ici, les historiens se sont surtout penchés sur les départements à forte majorité de prêtres réfractaires. En 1789, la Révolution est plutôt bien accueillie dans l'Aude : dans l'ensemble, les prêtres, même si beaucoup acceptent mal l'ingérence du pouvoir civil, accepentent de prêter serment. Seuls les districts de Quillan et de Castelnaudary se singularisent par une forte proportion de prêtres réfractaires et des manifestations hostiles aux autorités révolutionnaires. L'entrée en guerre de la France en 1792 aggrave les tensions mais le département reste relativement calme et la Terreur fait peu de victimes dans l'Aude. Grâce au corpus des prêtres audois qu'il a pu établir et à la cartographie qui nous permet de mieux appréhender les différences locales, l'apport de ce mémoire est indiscutablement fort appréciable et le Conseil général, en attribuant ce second prix à M. Chanaud, distingue une étude d'un réel mérite. 

* Médaille d'honneur, à Isabelle Jonc, pour son mémoire de master II : Jacques Gamelin (1738 - 1803). Les dessins de batailles.

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Médaille d'honneur attribuée à Mlle Isabelle Jonc - Photographie : Gérard Jean.

Le Conseil général décerne une médaille d'honneur à Mademoiselle Isabelle Jonc, pour le mémoire de Master II qu'elle a consacré aux dessins de batailles de Jacques Gamelin. Il souhaite ainsi récompenser l'auteur pour l'important travail de recherche qui fut le sien et la grande qualité des notices techniques rédigées dans le cadre de ce catalogue raisonné. Cet artiste audois, qui s'illustra tout autant dans les sujets religieux que dans les scènes mythologiques antiques, fut un grand peintre de batailles, s'engageant en 1793, par conviction, dans l'armée révolutionnaire et restituant, dans ses dessins et ses tableaux, les combats contre les Espagnols auxquels il participe. Le recensement des oeuvres réalisé par Mademoiselle Jonc est précédé d'une analyse rigoureuse de la démarche de l'artiste : batailles imaginaires et batailles vécues ; composition de l'oeuvre ; choix des scènes représentées (chocs frontaux, mêlées qui règlent le sort des combats) ; traitement de la nature et des cieux. C'est un travail en histoire de l'art d'un réel intérêt que le Conseil général distingue aujourd'hui et qui vient enrichir la connaissance que nous pouvons avoir d'un peintre qui, au XVIIIe siècle, marqua profondément de son empreinte notre région et dont nous p ouvons encore admirer l'oeuvre dans les musées et les églises du Languedoc et du Roussillon.

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André Viola, président du Conseil général de l'Aude - Photographie : Gérard Jean.

Les récipiendaires ont été félicités et récompensés ce matin dans le grand hall du Conseil général de l'Aude.

08/02/2012

Cinq nouveaux sociétaires, admis au sein de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Au cours de la séance mensuelle du mercredi 8 févirer 2012 : Monsieur Patrick Lacastaignerate, pharmacien, retraité, président du Groupement régional phi-latélique Languedoc-Roussillon, juré national, domicilié dans l’Aude, à Saissac ; Madame Claudine Desbordes, professeur d’histoire, vice-présidente de l’association des Amis de la Ville et de la Cité, domiciliée à Carcassonne ; Monsieur Louis Fraisse, capitaine au long cours diplômé de l’École nationale de la marine marchande, capitaine de Frégate de réserve, professeur associé à la faculté de Droit et des Sciences politiques d’Aix-en-Provence ainsi qu’au Centre supérieur des transports internationaux et du commerce extérieur de Marseille, rédacteur en chef des Annales de l’Institut méditerranéen des transports maritimes et son épouse Monique Fraisse, domiciliés ensemble à Conques-sur-Orbiel ; Monsieur Jean-Pierre Kerloc’h, professeur de lycée, journaliste, critique littéraire, formateur d’enseignants, agrégé de Lettres modernes, auteur de livres pour enfants, de manuels scolaires et d’ouvrages sur la recherche pédagogique, domicilié à Carcassonne ; ont été reçus comme sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Communication de Madame Marie-Elise Gardel, du mercredi 8 février 2012.

L'évolution de Carcassonne à la lumière de fouilles récentes.

Carcassonne est une ville double, constituée de deux entités bien diffé-renciées : la "Cité" ou ville haute et la "Bastide" ou ville basse. Cela n'a pas toujours été le cas et ce n'est qu'au XIIIe siècle qu'il y a eu fixation en deux pôles de part et d'autre de l'Aude. Grâce aux textes anciens et aux fouilles préventives récentes qu'elle a dirigées à Carcassonne, l'archéologue Marie-Elise Gardel montrera une vision diachronique de l'évolution urbaine de notre ville au Moyen-Âge. 

2012.02.08 - Invitation communication Marie-Elise Gardel.jpg
Madame Marie-Elise Gardel, docteur en Histoire médiévale, archéologue, donnera une communication publique, libre et gratuite, dans la salle habituelle des séances : Auditorium, chapelle de l'ancien collège des Jésuites, rue des Etudes à Carcassonne, le mercredi 8 février 2012, sur : "Les dernières découvertes archéologiques à Carcassonne". 

académie des arts et des sciences de carcassonne,marie-elise gardel,8 février 2012,dernières découvertes archéologiques à carcassonne,communicationMarie-Elise Gardel - Photographie : Gérard Jean

07/02/2012

Assemblée générale de la Société d'histoire du Garnaguès, Belpech et son Canton.

Après l'assemblée générale statutaire, Auguste Armengaud, président de la Société d'histoire du Garnaguès, Belpech et son Canton et sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, fera une causerie sur : "Les anciens curés de Belpech : de Jacques At (+ 1654) à Baptiste Danguien (1845-1935)" le vendredi 10 février 2012, à 20 heures 30, dans la salle Multi-générations de Belpech.
Il ouvrira ainsi l'année du septième centenaire de l'église de Belpech (1312-2012).

En cliquant sur l'affiche, vous pouvez l'agrandir.Assemblée G. 2011 - Belpech.jpg

03/02/2012

Jean-Claude Capéra, président de l'association Patrimoines Vallées des Cabardès, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, invite le vendredi 10 février 2012.

La céramique au Moyen-Âge : l'exemple de Lastours

Jean-Claude Capéra, président de l'association Patrimoine Vallées des Cabar-dès, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, fait savoir qu'une conférence avec diaporama sera présentée par Mme Laurence Cornet, le vendredi 10 février 2012, à 20 heures 45, à Conques-sur-Orbiel

2012.02.10 - Capera-Cabardès.jpg

02/02/2012

L'Académie des arts et des sciences de Carcassonne rend hommage à l'un de ses plus brillants sociétaires. Disparition accidentelle d'André Mècle.

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André Mècle
Photographie : Gérard Jean, Dictionnaire encyclopédique de l'Aude.

Victime d’un accident domestique, notre collègue André Mècle est décédé en sa maison de Coursan, le 29 janvier 2012. Il a été inhumé au cimetière de Cité à Narbonne, le mercredi 1er février.
Né à Narbonne le 16 juin 1921, d’un père narbonnais et d’une mère carcassonnaise, André Mècle avait suivi de brillantes études au collège Victor-Hugo de Narbonne, puis à la faculté des Lettres de Montpellier où il avait en particulier été l’élève du professeur Charles Camproux. Dès lors, son engagement personnel va être essentiellement axé sur la capitale septimanienne. C’est ainsi qu’entre 1945 et 1970, il est un membre actif de la société félibréenne La Cigalo Narbouneso, puis du Remembre (Centre narbonnais d’études occitanes). Doté d’une diction parfaite, maniant humour et satire, il collabore pendant plus de dix ans aux revues organisées par les anciens élèves du collège, s’occupant également de la compagnie théâtrale dite Les compagnons des tréteaux de Coursan. De 1967 à 1995, il assure, comme chroniqueur pigiste, la rubrique narbonnaise dans le quotidien régional Midi Libre. Engagé politiquement auprès d’Hubert Mouly, il sera son adjoint à la Culture et au Patrimoine à la mairie de Narbonne de 1971 à 1995. Durant de nombreuses années il sera président du Syndicat d’initiatives de Coursan. Membre résidant depuis 1973 de la Commission archéologique de Narbonne, il était aussi président de l’association des Amis des musées de Narbonne et vice-président de l’association Lettres et arts septimaniens.
Se qualifiant lui-même de touche-à-tout impénitent, André Mècle nourrissait une prédilection marquée pour la littérature et l’histoire locale. On lui doit un recueil poétique Liturgie d’exil (1946), un roman et des pièces de théâtre jouées par les Tréteaux de Coursan. Mais ses publications les plus connues concernent le passé narbonnais : Narbonne et son terroir (1985) ; Narbonne… métamorphoses (1992) ; L’abbaye de Fontfroide (1996) ; Narbonne : palais des archevêques et cathédrale (1999) ; Narbonne, Cité et Bourg.
André Mècle était enfin un excellent conférencier qui s’est produit dans une multitude de circonstances. Il avait accepté, à notre demande, de devenir membre de l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne en 2003. Ses communications sur le poète Pierre Reverdy ou sur le peintre Gamelin ont été fort prisées. Homme éminemment sympathique, au verbe habile et à la présence généreuse, nous gardons de lui le meilleur des souvenirs.

Jean Fourié
Vice-président de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.
1er février 2012.