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24/04/2014

Info Culture : Colloque de Carcassonne, Eugène Viollet-le-Duc, regards croisés, les 5 et 6 juin 2014.

Viollet-le-Duc1.jpgViollet-le-Duc2.jpgViollet-le-Duc3.jpg

Idole ou démon ? En deux siècles la figure de Viollet-le-Duc aura connu toutes les variations de l’humeur, de ses pairs, des autorités, de ceux qui vécurent ou vivent encore auprès ou à l’intérieur d’édifices qu’il restaura ou, plus rarement, qu’il construisit. Louanges et polémiques ont été aussi immédiates pour lui et son oeuvre que l’admiration ou la colère haineuse qu’elle a suscitées : il connut très tôt aussi bien dénonciations virulentes qu’honneurs dignes de triomphe antiques. Et sa disparition ne mit pas fin à ces déchirements ou à ces enthousiasmes, bien au contraire, les contempteurs d’hier se faisant parfois les laudateurs d’aujourd’hui, l’inverse se révélant aussi vrai. Encore que le climat passionnel entourant le grand architecte se soit en bonne part apaisé aujourd’hui il n’en demeure pas moins que subsistent, comme une ombre portée, une certaine exaspération, voire quelquefois des jugements méprisants, dès lors que sont évoqués son parcours et les réalisations qui l’émaillent. S’il lui est beaucoup pardonné, revient comme un topique, accompagné de critiques très attendues et académiques, son ambition de restaurateur et les dommages qu’elle aurait fait subir à nombre de monuments défigurés à jamais. Il serait vain et inopportun, au moment d’une réflexion et d’échanges générés par la volonté commémorative, d’ignorer la persistance de cette distance, mais, plutôt que de s’en faire un complice aveugle il nous semble qu’il serait bon d’en interroger les raisons et les formes, différentes selon nous, qu’elles proviennent du monde savant ou des communautés qui ont accueilli les grand travaux de Viollet-le-Duc. Le rétrécissement ordinaire de ce champ, à côté de travaux d’une importance capitale, a eu parfois pour effet de laisser dans l’ombre ou de faire considérer comme secondaires plusieurs facettes de l’œuvre dont la richesse est incontestable. Dès lors comment interroger aujourd’hui ce Protée ? Comment parcourir un cheminement qui fut aussi fertile ? Comment rendre compte de cette diversité en échappant à une hiérarchisation un peu stérilisante ? En réponse à de telles questions il nous a semblé opportun de proposer une confrontation des approches, de porter sur le personnage et ses réalisations des regards croisés, se faisant écho et participant à l’élaboration d’une sorte de mosaïque destinée à faire mesurer l’importance et la richesse du savoir et des pratiques de Viollet-le-Duc.

Info Culture : L'Aude en Films, ne jetez pas vos films, la cinémathèque Jean Vigo oeuvre pour la collecte, la sauvegarde et la conservation du patrimoine cinématographique.

Institut Jean Vigo1.jpgInstitut Jean Vigo2.jpgInstitut Jean Vigo4.jpgInstitut Jean Vigo3.jpg

22/04/2014

Info Culture : L'Aude en Films

Aude en Films.jpgL'Institut Jean Vigo, cinémathèque de Perpignan et l'Institut National de l'Audiovisuel, avec le concours de Languedoc-Roussillon Cinéma, présentent "L'Aude en Films".
Ce programme propose une sélection de films amateurs régionaux issus des actions de collecte et de numérisation Mémoire filmique du Sud (www.memoirefilmiquedusud.eu) menées par l'Institut Jean Vigo et de l'opération Mémoires partagées (wwwina.fr/themes/mémoires-partagees), menée par l'Institut National de l'Audiovisuel.
Véritable patrimoine local, ces films doivent à ce titre, être partagés avec tous les habitants de la région et transmis aux générations actuelles et futures.

14/04/2014

Info Culture : L'Aude s'affiche aux Archives départementales de l'Aude.

académie des arts et des sciences de carcassone,archives départementales de l'aude,l'aude s'affiche,15 avril 2014,26 septembre 2014académie des arts et des sciences de carcassone,archives départementales de l'aude,l'aude s'affiche,15 avril 2014,26 septembre 2014

Info Culture : Association pour la sauvegarde du château de Flandry.

Château de Flandry.jpg

09/04/2014

Madame Isabelle Chésa, chevalier de l'Ordre national du Mérite, reçue sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, au cours de la séance du mercredi 9 avril 2014.

Au cours de la séance du mercredi 9 avril 2014, Madame Isabelle Chésa, chargée des relations publiques, conseillère juridique auprès d'un service de santé au travail ; première adjointe près de M. Gérard Larrat, maire de Carcassonne, chevalier de l'Ordre national du Mérite, domiciliée à Carcassonne, a été reçue sociétaire de l'Académie des arts et des sciences.

académie des arts et des sciences de carcassonne,séance du mercredi 9 avril 2014,isabelle chésa

COMMUNICATION PUBLIQUE DU MERCREDI 9 AVRIL 2014, PAR LUCETTE ET FRANCIS TEISSEIRE : L'ACTIVITE COMMERCIALE DE LA RUE TOMEY A CARCASSONNE, XVIII EME, XX EME SIECLES.

 Lucette et Francis Teisseire
avec le concours de Jean-Louis Bonnet pour l'époque ancienne
"L'activité commerciale de la rue Tomey à Carcassonne - XVIIIe-XXe siècles"
Vidéoprojection
Mercredi 9 avril 2014
2014.04.09 - Invitation communication L. et F. Teisseire.jpg 

À une époque où le centre de Carcassonne se vide de ses activités, il semble utile de rappeler que la Bastide ou Ville-Basse regroupait l'ensemble de la population à l'intérieur des murs jusqu'à la deuxième moitié du XIXe siècle. Simple rue reliant les deux églises sous le nom de : traverse de l'Officialité, l'actuelle rue Tomey prit de l'importance avec la création des Halles et d'un nouveau marché. La rue du Marché-Neuf conserva une vitalité renouvelée grâce aux commerces et ateliers déjà présents en 1533.
S'appuyant sur la projection de nombreuses cartes postales, Francis et Luce Teisseire montreront la variété des activités commerciales jusqu'au XXe siècle et la présence d'immeubles imposants comme l'Hôtel Bernard.

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05/04/2014

Edward de Lumley, administrateur du Château et des Remparts de la Cité de Carcassonne, fait chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres.

République Française.jpg
Centre des Monuments Nationaux.

Arts et Lettres.jpgPar arrêté en date du 16 janvier 2014 portant nomination et promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres, signé par Mme Aurélie Filippetti, M. Edward de Lumley, administrateur du Château et des Remparts de la Cité de Carcassonne, est élevé au rang de chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres.

Edward de Lumley.jpeg

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Les Carnets de Garnac, par Auguste Armengaud.

Les Carnets de Garnac
N° 42 - Octobre 2013
Auguste Armengaud
Président de la Société d'histoire du Garnaguès, Belpech et son Canton
Vice-président de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne

Garnac 42-1.jpgGarnac 42-2.jpg
Ouvrage disponible auprès de l'association éditrice, consultable à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Sommaire

Vie de l'association - Assemblée générale du 11 octobre 2013
Nouveau bureau
Hommage à M. Fages
Le livre sur "l'école dans le canton de Belpech"
Commémoration du centenaire de la Grande Guerre
Au voleur !
Les Archives en ligne (Sylvie Mario)
In Memoriam : Marc Foucher, Germain Nouziès
Quand Labastide de Couloumat voulait être commune
Les gens d'ici : Le Clairon
Les sonneurs de Villautou
La page du cartophile
Armorial des communes de la Piège

Info Culture : Vernissage de l'exposition "Marie Petiet (1854-1893), être femme peintre au dix-neuvième siècle".

Le Musée Petiet
a le plaisir de vous convier au vernissage de l'exposition :
Marie Petiet (1854-1893)
Etre femme peintre au dix-neuvième siècle.Musée Petiet - Vernissage.jpgMusée Petiet - Vernissage2.jpg

Cette exposition se tiendra au Musée Petiet de Limoux, du 1er avril 2014 au 20 juin 2014. Réalisée en partenariat avec le musée des Beaux-Arts de Carcassonne, elle sera présentée du 4 juillet au 27 septembre 2014.

Musée Petiet
Promenade du Tivoli - 11300 - Limoux
Tél. 09.63.68.34.54
musee.petiet@orange.fr

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : La triple dynastie seigneuriale légitime de Belpech-Garnaguès, par Henri Canal.

Logo rond Académie.jpg
HENRI CANAL

La triple dynastie

seigneuriale
légitime de Belpech-Garnaguès
Format 14 x 21

Ouvrage disponible :
PPGF et ASIVUN
Les Amis des Châteaux
1, rue Alfred Rambaud
31400  Toulouse

Ouvrage disponible chez l'auteur, 1, rue Alfred Rambaud - 31400 - Toulouse.
Consultable à la Bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Le Bataillon Minervois, par Claude Subreville.

LE BATAILLON MINERVOIS
Association du Patrimoine de Rustiques
Claude SubrevilleBataillon Minervois.jpg
Ouvrage consultable à la Bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.
Disponible chez l'auteur ou à l'Association du Patrimoine de Rustiques.

Le 8 mai 2012, rassemblés pour commémorer l'Armistice du 8 mai 1945, nous écoutions en silence Henri Miquel, président des Anciens du bataillon Minervois, prononcer son discours, entouré de ses amis et compagnons. A plus de 85 ans, il avait su retenir l'attention de tous. Dans ces instants de recueillement, une petite idée germait dans nos têtes, Claude et moi-même : faire mieux connaître cette épopée vécue par ces jeunes hommes en 1944 et organiser une soirée en leur présence : un témoignage vivant du Bataillon Minervois.
Le 10 novembre 2012, la soirée eu lieu au Foyer Municipal de Rustiques, en présence de 9 compagnons du Bataillon Minervois. Plus de 170 personnes, pendant deux heures ont écouté M. Miquel et ses amis nous parler de leur jeunesse et de ce qu'ils avaient ressenti à vingt-ans.
A la suite de cette soirée, Claude Subreville a poursuivi méthodiquement les recherches, rassemblant témoignages et documents. Ce livre n'a pas la prétention d'écrire l'histoire du Bataillon Minervois. L'auteur est resté fidèle à l'esprit de cette soirée : comment a-t-on vécu l'occupation allemande dans nos villages du Minervois, à Caunes, Rieux, Rustiques, Tourouzelle ? Pourquoi des jeunes de nos villages se sont ils engagés ? Qu'ont ils fait exactement ? Et qu'en pensent-ils aujourd'hui ?
La lecture de ce livre est fort agréable, car il fourmille de petites histoires, nous fait vivre le quotidien de ces jeunes du Minervois. Il est agrémenté de nombreux documents, de témoignages et de photos d'époque.

Henri Ruffel.

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Carcassonne en 100 dates, par Claude Marquié.

Réédition de "Carcassonne en 100 dates" par Claude Marquié.

En mai 2013, paraissait aux éditions Sutton Carcassonne en 100 dates  par Claude Marquié.  Le succès rencontré a été tel que l’ouvrage, va être réédité au même prix de 11 euros. Aidé de textes courts illustrés de photographies, cet ouvrage, non seulement retrace l’histoire de notre ville sur le plan politique mais aussi évoque les grands événements et les personnages qui l’ont marquée dans  les domaines économique (rôle de la vigne), religieux (collège des Jésuites), artistique ( Paul Lacombe), et littéraire (Joë Bousquet, René Nelli).

CARCASSONNE EN 100 DATES
Claude Marquié
Editions Alan Sutton
130 pages - 2013

Les ouvrages traitant de l’histoire carcassonnaise dans son ensemble sont peu nombreux et ceux étudiant une période précise souvent trop spécialisés pour le profane. Aussi, cernner une date précise s’apparente à un parcours du combattant ou à une devinette.

Prenons deux exemples : à quand remontent les tout premiers débuts de notre ville ? Quelle est l’année qui vit l’équipe de France de rugby à XIII, animée par les quatre « mousquetaires canaris » se couvrit de gloire en Australie ?

Inversement, demander à quel évènement correspondent le 6 novembre 1355, le 31 mai 1810, le 27 mai 1918, le 22 octobre 2005… peut donner lieu à un jeu de quizz aussi savant qu’instructif.

Le petit livre de Claude Marquié, intitulé « Carcassonne en 100 dates » s‘efforce de combler ces lacunes à l’aide de textes courts illustrés de photographies. Les exemples ci-dessus montrent qu’il ne s’agit pas  de repères uniquement politiques, mais d’évènements concernant la vie économique et sociale (l’industrie textile, le rôle du chemin d fer) la religion( le collège des  Jésuites) les arts (J. Gamelin, les hôtels de la Bastide, Paul Lacombe) les sciences (Paul Sabatier), les lettres (Joé Bousquet, René Nelli) …

Cet ouvrage, réalisé par les éditions Alan Sutton, est disponible en librairie au prix  de 11 euros.

Carcassonne en 100 dates1.jpgCarcassonne en 100 dates2.jpgOuvrage consultable à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.
Disponible en librairies, aux éditions Alan Sutton.

 Avant-propos

Le XIXe siècle, qui a établi les méthodes essentielles de l’histoire en qualité de discipline scientifique, l’a conçue, surtout après la défaite de 1870-1871, comme devant renforcer le sentiment national. Il en a résulté une chronologie fondée sur l’étude des divers régimes qu’a connus la France, les guerres qu’elle a menées, les biographies des principaux acteurs de son passé, si bien que la notion de « date » fut assimilée à l’histoire politique.

Or, depuis 1920 et L’École des Annales, la recherche historique a été élargie à des domaines variés : société, économie, religion, culture, mentalités… Les dates retenues dans le présent ouvrage se doivent par conséquent d’intégrer cette conception élargie, qui dépasse largement le champ politique.

C’est ainsi que l’étude des hôtels construits dans Carcassonne entre le XVIe et le XVIIIe siècle ne peut se concevoir sans être rapportée aux divers groupes sociaux qui les ont réalisés, lesquels, selon les époques, se succèdent à la tête de la ville : nobles, magistrats, évêques et chefs d’entreprise du textile.

Le lecteur ne doit donc pas s’étonner que soient ici abordés des thèmes très divers, ceux-ci relevant parfois de la « longue durée » historique : ils sont repérés soit par un évènement, soit par une date approximative quand le phénomène étudié s’étend sur plusieurs années, voire plusieurs décennies.

Enfin, le même lecteur pourra s’inquiéter de la brièveté (voulue) de chaque chronique, mais aussi de l’absence de certains repères qu’il juge importants, mais, en-dehors d’oublis involontaires, chacun doit prendre conscience que l’histoire de Carcassonne s’étend sur plus de 6 000 ans et qu’il n’est guère possible de recenser absolument tous les événements qui l’ont jalonnée.

11 juin 1096
Le pape Urbain II et Saint-Nazaire

Connupour avoir propagé la réforme grégorienne et prêché la première croisade à travers la France, le pape Urbain II séjourna cinq jours à Carcassonne où il était arrivé le 11 juin 1096. Il y célébra la messe, fit un sermon… et bénit les pierres du chantier de la nouvelle cathédrale, placée sous le vocable des saints Nazaire et Celse. Le contexte financier devait être favorable à cette importante réalisation, puisqu’en 1067 le vicomte avait encaissé du comte de Barcelone 5 000 onces d’or pour le prix de la cession au Catalan de ses droits sur le Carcassès et le Razès.

Il faut croire que les travaux continuèrent après le départ du pape, mais l’église fut achevée seulement en 1150. Il reste de cette époque la nef centrale, caractéristique du style roman, avec ses 17 m de haut et ses six travées couvertes par un berceau en arc brisé, flanquée de collatéraux voutés en plein cintre.

Les doubleaux prennent appui une fois sur deux sur des piles carrées qui alternent avec d’imposantes colonnes cylindriques, tandis que les chapiteaux ont pour motif dominant des végétaux, notamment des feuilles de fougère.

Cette nef romane n’a pas connu de grandes modifications par la suite, et la restauration du XIXe siècle l’a peu concernée, Viollet-le-Duc estimant en 1844 : « Il n’y a rien à y toucher ». Il en alla autrement pour l’extérieur de l’édifice, puisque l’architecte mit en place une façade occidentale intégrant un clocher de son goût, tandis qu’il reconstruisait le portail roman du collatéral nord.

Cependant, la plus grande modification date du XIIIe siècle, quand toute la partie orientale disparut au bénéfice d’un chevet gothique.

1623 

Le collège des Jésuites

L’enseignement secondaire, qui apparaît seulement au XVIe siècle, correspond à une demande des classes dirigeantes, de l’Eglise et de la royauté ; la compagnie de Jésus joue un rôle déterminant dans la mise au point de son contenu comme de sa pédagogie.

Grâce aux efforts des évêques de la Contre-réforme et des consuls, les jésuites s’installent en 1623 dans une ancienne école située rue Aimé Ramond, en face de l’actuelle Maison des Jeunes. Ils entreprennent à partir de 1640 des travaux considérables pour transformer l’îlot dans lequel ils se trouvent, la superficie qu’ils occupent passant de 1 500 m² à 3 000 m².

Les « bons pères » font notamment construire le bâtiment à deux étages, bien visible aujourd’hui à partir de la rue des Etudes, qui comprenait quatre classes voûtées surmontées à chaque niveau de quatre chambres, mais aussi une église brillamment inaugurée en 1667. Cette belle réalisation, surmontée d’une « tour mirande » octogonale, avec son plafond à caissons, ses carreaux vernissés et son retable en marbre de Caunes, est très caractéristique de la période baroque que connaît alors la France. Restaurée il y a quelques années, elle accueille désormais concerts et conférences.

Dès 1668, le collège compte 180 élèves, dont 40 pensionnaires, et au XVIIIe siècle s’ajoutent la monumentale porte de la rue des Etudes ainsi que diverses classes qui, le long de la rue Littré, abritent un temps le séminaire.

Au total, l’enseignement fut dispensé en ces lieux durant plus de trois siècles : un collège communal succéda aux jésuites, puis en 1853 fut créé le lycée qui l’engloba et construisit de nouveaux bâtiments, jusqu’à sa fermeture en 1962.

1901

Paul Lacombe à l’Institut

L’héritage de son père, industriel, président de la chambre de commerce et de la Caisse d’épargne, permit à Paul Lacombe (1837-1927) de recevoir une solide formation musicale, puis de se livrer à la pratique de son art sans connaître de problème matériel majeur.

Admirateur de Georges Bizet, avec lequel il entretint une correspondance régulière, il rencontra à Paris les plus grands musiciens du XIXe siècle, qu’il s’agisse de Charles Gounod, Vincent d’Indy, Emmanuel Chabrier, Gabriel Fauré, et surtout Jules Massenet. Co-fondateur en 1871 de la Société Nationale de Musique dans laquelle il commença à faire entendre ses œuvres, son talent fut suffisamment reconnu pour que ses pièces pleines d’élégance et de charme soient jouées aux concerts Colonne et aux concerts Lamoureux, ainsi que lors des Expositions universelles de 1878, 1889 et 1900.

Elu en 1901 à l’Institut (académie des Beaux-arts)sous le parrainage de Camille Saint-Saëns, dans la section des non résidents, il reçut l’année suivante les insignes de chevalier de la Légion d’honneur.

Malgré cette incontestable renommée, Paul Lacombe refusa de s’installer à Paris, préférant demeurer tout au long de son existence à Carcassonne ou dans sa propriété de « La Forge », à Montolieu, ce qui nuisit incontestablement à sa célébrité.

A son décès, le 5 juin 1927, un comité se constitua à l’initiative du brasseur Frédéric Lauth pour ériger un monument à sa mémoire. Il fut inauguré deux ans plus tard grâce à une souscription publique complétée par l’aide de l’Etat, du conseil général et de la municipalité, cette conjonction montrant la popularité du musicien dans sa ville.

04/04/2014

Félicitations à Rachel Hüwel, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, élevée au grade de Docteur en Histoire de l'Art.

 Rachel Hüwel, Docteur en Histoire de l'Art.

Notre collègue émérite Rachel Hüwel, élevée au grade de Docteur en Histoire de l'Art, a soutenu publiquement sa thèse le 20 janvier 2014, à l'Université de Paris-Ouest-Nanterre-La Défense. Elle a obtenu la mention très honorable avec les félicitations unanimes du jury pour une "Nouvelle approche iconologique de l'œuvre de Max Ernst à partir du tournant de la Grande Guerre".
La Grande Guerre est l’axe autour duquel s’articule la thèse qui comprend 7 volumes de 3835 pages. La fouille minutieuse du substrat langagier des images de l’artiste a mis au jour des strates sémantiques calquées sur le vocabulaire visuel et textuel de la Grande Guerre, en particulier le langage argotique des tranchées. Le nouvel angle d’approche permet la compréhension d’un langage polysémique et d’une imagerie hallucinatoire à l’effet surréalisant. L’amitié avec Joë Bousquet, le mutilé de guerre, frappé par une balle allemande le 27 mai 1918, le soir de l’attaque du chemin des Dames dans laquelle Max Ernst est impliqué, ravivera sans cesse la douloureuse mémoire de l’ancien artilleur. Les deux frères d’armes entretiendront une intense correspondance.
Le corpus proprement dit de la thèse se déroule en trois parties comprenant en deux temps l’approche herméneutique et dans un troisième temps une étude de cas avec la genèse du livre illustré par Max Ernst de Joë Bousquet Partition qui comprenait une version anglaise portant le titre Fullscore. La thèse interroge le moment du « retour » puis la manière dont se met en place le « grand récit » de l’artiste allant de la leçon de choses aux visions d’apocalypse ; l’analyse nous ouvre les pages d’un important glossaire qui nous dévoile les arborescences scéniques à partir d’un matériau inédit conséquent. Un troisième pan est consacré au livre jamais paru de Partition de Joë Bousquet illustré par Max Ernst et à sa version écourtée qui contient l’ex-libris de l’artiste, ainsi qu´à la lecture des idéogrammes que sont les collages de l´artiste pour l´ouvrage à partir de sources inédites. La documentation en annexe propose dans les volumes 3/4/5 un catalogue complet du matériau initial prélevé par Max Ernst pour ses retouches, collages et collages peints, dans les volumes 6/7 le parcours croisé de Joë Bousquet et Max Ernst sous forme de chronique de 1891 à 1950, ainsi qu’un inventaire actualisé de la collection d’œuvres d’art de Joë Bousquet dans laquelle Max Ernst tient la plus grande place. On trouvera entre autres dans les sources, indexés par ordre chronologique, la bibliographie de Joë Bousquet et le corpus de sa correspondance incluant l’échange épistolaire avec Max Ernst dont le courrier autographe de Joë Bousquet à Max Ernst provenant de Dorothea Tanning, la veuve de Max Ernst, déposé dans les archives de l´auteur.
 

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Rachel Hüwel relisant sa thèse de doctorat à son retour de l'imprimerie.