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24/11/2014

Décès de Madame Claire Minerve-Dreuilhe, veuve Jean Bringer.

Bonnet-Veuve Jean Bringer1.jpg
Une récente photographie de madame Claire Minerve-Dreuilhe, veuve Jean Bringer,
en compagnie de Jean-Louis Bonnet qui avait recueilli le buste du héros,
installé à l'hôtel de ville de Carcassonne.

Dans les monts du Haut-Languedoc, loin du vacarme des villes côtières et des plages, vient de s’éteindre une grande  dame de 95 ans avec toute la discrétion qu’elle a observée durant sa longue vie. Claire Minerve-Bringer a quitté ce monde comme elle l’avait souhaité dans sa propre maison familiale du Bousquet-d’Orb, appelée « Myriel », nom de celui dont elle a conservé la mémoire au cours de son long veuvage.

Mariée en 1941 au Bousquet d’Orb avec Jean Bringer, sous-lieutenant qui devient agent de liaison de la Résistance, inspecteur des Eaux-et-Forêts à Carcassonne, commandant et chef départemental des F.F.I. Carcassonne n’a pas oublié le tragique destin qui l’attendait à la Libération quand, avec dix-sept autres résistants, victimes de la barbarie nazie, il fut massacré lors de la tuerie de Baudrigues, le 19 août 1944.

Après une préparation aux concours, Claire Bringer entre comme assistante sociale à la S.M.T.F., devenue E.D.F. Pendant 70 ans, elle se dévouera dans l’ombre pour mettre à l’honneur son courageux époux : la souscription des habitants en 1945 permettra la réalisation par René Iché, sculpteur, du monument à la Résistance. Cette année, elle a transmis ses dossiers de photographies, des documents aux Archives de l’Aude, un buste du commandant Bringer à la Ville.

Discrètement, comme elle l’aurait souhaité, les Carcassonnais anciens se sont annoncé la triste nouvelle de sa disparition. Certains d’entre eux se rendront au crématorium de Béziers, pour la cérémonie funèbre de 8 heures, mardi prochain. Les autres se souviendront de ces êtres modestes et courageux qui ont permis à notre pays de retrouver sa liberté au prix de sacrifices douloureux.

Jean-Louis Bonnet.

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