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06/09/2015

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : La Voix des humbles, par Louis Ruiz.

Jean Esparbié présente un essai de Louis Ruiz, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, publié aux éditions ACALA.

La Voix des humbles
Louis RUIZ

  

On l'entend  partout, de Montferrand à Port-la-Nouvelle, du Pic de Nore à celui de Bugarach, au bord du Fresquel ou de la Berre, dans le Lauragais et les Corbières, au moulin du Cugarel ou à l'abbaye de Fontfroide, bien au-delà dans la Haute-Garonne, le Tarn, l'Ariège, les Pyrénées-Orientales, dans l'Espagne qui le vit naître et souffrir d'événements terribles. Il s'agit de Louis RUIZ, poète malgré lui parce que cela vient d'autre part, d'on ne sait où, voulu, imposé par le destin, par le souffle créateur. Ceci le prit à l'âme, envahit l'esprit, força le corps en son entier, le figea devant la page blanche avec pour noble mission de témoigner par écrit, en vers d'abord puis en prose, du temps au cours duquel il chemine. Nul besoin de sortir de grandes écoles, de l'université, pour répondre à cet appel. Les mots arrivent tout droit de cet endroit secret où la vie décante afin de ne retenir que l'ambroisie. Il la livre et ses poèmes ou ses textes divers fleurissent en nos coeurs comme mille coquelicots dans le champ de blé de l'existence. Regardons-les. Embrassons ce qu'ils nous procurent dans la communion des pensées sur le caractère humain dont on ne sent pas toujours la nécessité de le défendre, de le développer, de le chanter plus fort. Des vestiges du château de Saissac, sur l'éperon rocheux en contrebas du village,  Louis RUIZ crie l'amour, le bonheur, la misère, la bonté, l'indifférence, la cruauté. Il glorifie la littérature et notamment la poésie sans laquelle il ne serait pas lui. Il le fait à nouveau avec La Voix des humbles, la sienne pour tous les êtres, généreusement, sincèrement, sans artifices. 

Jean Esparbié

 

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