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30/01/2016

Communication publique du mercredi 10 février 2016, par Charles Camberoque : Salvaza à Carcassonne, le circuit oublié.

Mercredi 10 février 2016, à 17 heures
Charles Camberoque
Photographe - Cinéaste - Auteur
Enseignant à l'Ecole supèrieure des beaux-arts.

Sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

"Le circuit oublié. Naissance et oubli du circuit de Salvaza, à Carcassonne, la volonté des politiques, l'importance de la presse".

2016.02.10 - Invitation communication Camberoque.jpgacadémie des arts et des sciences de carcassonne,charles camberoque,salvaza,le circuit oublié,mercredi 10 février 2016

En 1929 deux passionnés organisent la première course automobile dans l’Aude ; Albert Tomey, maire de Carcassonne et son équipe - dont le Docteur Girou - ont immédiatement pressenti le grand avenir des sports mécaniques. Leur volonté de lancer à Carcassonne une épreuve sportive populaire constituera la preuve de l’ancrage de la vieille cité à la fois dans l’histoire et dans la modernité. Cela offrira aussi la possibilité de faire de la « réclame » pour la ville et le département à la veille de 1936 et des congés payés.

Les aléas de la course feront rapidement oublier ce projet ambitieux pour une communication moins dangereuse basée sur l’Histoire et le Catharisme…

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Charles Camberoque.
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Ouvrage en vente chez l'Auteur :
charles.camberoque@wanadoo.fr
Consultable à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

26/01/2016

L'Art par la Nature : Guy Pujol, de l'Ariège, propose son texte à l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Paysage - Coquelicots.jpg

L’ART par la NATURE

 Voilà trente six mille ans, l’Ardèche a abrité le Michel Ange de la Préhistoire,
Terre des hommes et de la première image, des chefs d’œuvre notoires
Couvrent les murs de la grotte ornée de Pont d’Arc, c’est là que tout a commencé,
Le génie du créateur a peint des centaines de scènes zoomorphiques inégalées.
Lions, panthères, rhinocéros, ours, bisons, scènes de chasse et de combats,
Une mine d’or de l’art pariétal offre une narration graphique exceptionnelle,
Le panneau des chevaux aux têtes saisissantes de vérité émeut par son éclat,
Allant, dans la courbe du chanfrein, du hérissement de la crinière au repliement des oreilles.
Entre l’homme et les animaux c’est une longue histoire aux contours millénaires,
Dessinés sur les murs des pyramides, ciselés dans la pierre des cathédrales,
Le bestiaire anime le décor entre incarnation des dieux magnifiés en art sculptural,
Ou symbole du vice et de la vertu évoquant les sept péchés capitaux du bréviaire.
L’ibis sacré incarnait dans l’Égypte Antique, Thot, déité lunaire et de l’écriture en art,
Il représentait aussi les scribes avec son bec en croissant de lune et pointu comme une plume,
Le faucon au vol majestueux, fut attribué à Horus, divinité protectrice
des pharaons en costume,
Dans de nombreux décors médiévaux, sculpté ou peint, le lion en sera l’incontestable star.
Fascinants ou surprenants les animaux ont toujours suscité toutes sortes d’émotions,
Admirés ou craints, vénérés ou méprisés ils ne laissent jamais sans réactions,
Tissés sur les tapisseries ou gravés dans la pierre ils participeront
à l'enseignement des religions, 
Traités de façon symbolique ou réalistes ils sont une source intarissable d’inspiration.
Avec le romantisme la nature va devenir une autre source de création,
Tantôt splendide, tantôt terrible, peintres et poètes entrent en communion,
Refuge éternel et immortel, invitant au repos ou à la contemplation,
Elle devient le miroir des états d’âme de l’artiste, sans restrictions.
"Mais la nature est là qui t'invite et qui t'aime ;
Plonge-toi dans son sein qu'elle t'ouvre toujours
Quand tout change pour toi, la nature est la même,
Et le même soleil se lève sur tes jours.
Suis le jour dans le ciel, suis l'ombre sur la terre ;
Dans les plaines de l'air volle avec l'aquilon ;
Avec le doux rayon de l'astre du mystère
Glisse à travers les bois dans l'ombre du vallon.
Ah ! c'est là qu'entouré d'un rempart de verdure,
D'un horizon borné qui suffit à mes yeux,
J'aime à fixer mes pas, et, seul dans la nature,
A n'entendre que l'onde, à ne voir que les cieux".
Dans son poème "Le Vallon" Alphonse de Lamartine fait de la nature son refuge maternel,
Solitude, rêverie, joie, mélancolie,angoisse, amour ou admiration
La nature suscite et exalte l'expression des divers sentiments et des émotions,
Théophile Gautier dans son poème "Tristesse en mer" y vit son mal être éternel.
"Oh ! je me sens l'âme navrée ;
L'Océan gonfle en soupirant,
Sa poitrine désespérée,
Comme un ami qui me comprend.
Allons, peines d'amour perdues,
Espoirs lassés, illusions
Du socle idéal descendues,
Un saut dans les moites sillons !
A la mer, souffrances passées,
Qui revenez toujours, pressant
Vos blessures cicatrisées
Pour leur faire pleurer du sang !" 
Inventant le langage des toiles campées dans la nature, les impressionnistes,
S’inscrivent dans la lignée des peintres paysagistes faisant du plein air leur atelier,
Ils s’appuient sur une observation très précise de la campagne, en artistes,
Mais dans la lignée du romantisme, ils y apportent poésie et émotions choyées.
Il plantent leur chevalet et œuvrent avec leur tube de peinture en métal, voyeurs,
Ils se confrontent à la lumière réelle et à ses effets changeants sur les couleurs,
Maître de cette « école du plein air », Monnet, un des « primitifs du regard »,
Peint l’impression fulgurante de l’instant vécu, enfermant la nature dans un cadre gaillard.
Comme eux, des artistes, des plasticiens, des créateurs ont déserté galeries et musées, Prenant la clé des champs pour installer leurs créations au bord d’un sentier, d’un lac,
Réalisant leur manifestation d'art dans la nature pour magnifier des paysages paradisiaques,
Prairies aux pentes alanguies, ruisseaux, cascades, pour les amoureux de nature et tranquilité.
S’inspirant de La Fontaine et de sa fée Hortésie, allégorie du jardinage d’antan,
Certains créateurs rivalisent d’audace pour revisiter le jardin sous un angle artistique,
Permettant à cette espace aux fonctionnalités nourricières de rivaliser d’esthétique,
En laissant exprimer au jardinier l’art de ses aspirations et inspirations du moment.
Tous les goûts sont dans la nature, sans sémantique,
L’Art et la Nature se rencontrent, se confrontent et se fécondent,
Jean-Marie Chauvet et ses compagnons ont trouvé leur Louvre Préhistorique,
Les créateurs modernes ont fait de la nature le matériau du nouveau monde.

Guy Pujol
15 août 2015
guypujol@orange.fr

Bestiaire - Niaux.jpg

Poème d'un manuel, par Louis Ruiz, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Louis Ruiz
21.01.2016

Poème d'un manuel

J'ai écouté un philosophe
Sans bien comprendre ses propos ;
Les mots vêtus de fine étoffe :
Flottaient au vent comme un drapeau.

Ces mots choisis, riches et rares :
M'ont ébloui, ils étaient beaux.
Ils avaient l'air de lointains phares
Qui font de l'oeil aux paquebots.

Mais que valent les mots célestes,
Venus de lumineux esprits ?
Rien ! Si les auditeurs modestes :
Distraits, ne les ont pas compris.

Hommage à la jeunesse sacrifiée, par Louis Ruiz, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Louis Ruiz
Hommage à la jeunesse sacrifiée

Sur une croix
Faite de lettres :
J'ai su, je croix ?
Montrer aux maîtres ;
Et aux enfants admiratifs,
Ce que peut faire un homme inculte !
Avec des vers, certes naïfs.
Sans redouter la pire insulte
J'aurais souhaité
Qu'ils soient sublimes,
Pleins de beauté :
Jeunes victimes !

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : La retirada, par Louis Ruiz.

Louis Ruiz
La Retirada
Editions Acala
Format 14 X 20, 98 pages, 12 €Ruiz - Retirada1.jpg
Ruiz - Retirada1.jpg
Ouvrage disponible chez l'auteur :
5, rue Urbain-Blanc
11310  Saissac
Consultable à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Le prix d'un serment, par Louis Ruiz.

Louis Ruiz
Le prix d'un serment
Editions Acala
Format 14 x 20, 296 pages, 16 €Ruiz - Serment1.jpgRuiz - Serment2.jpg
Ouvrage disponible chez l'auteur :
5, rue Urbain Blanc
11310  Saissac
Consultable à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Le 3 février 2016, à 14 heures 30, l'urne contenant de la terre du camp de Sachsenhausen en Allemagne, sera déposée au pied du monument de la Résistance à Carcassonne.

Résistance - Carcassonne - Monument Iché.JPG
Photographie (recadrée) : Alain Pignon - Chroniques de Carcassonne.

Le monument carcassonnais de la Résistance audoise, oeuvre du sculpteur René Iché (1897-1954), a été réinstallé sur le square Gambetta. L'urne qui avait été déposée à l'origine par d'anciens déportés du camp de Buchenwald avait été perdue lors des travaux d'aménagement du site, en 2008.
Le président du Conseil départemental André Viola et les élèves ayant participé au dernier voyage "au nom de la mémoire" ont rapporté de la terre provenant du camp de Sachsenhausen en Allemagne.
Cette terre sera déposée dans une nouvelle urne au cours d'une cérémonie qui aura lieu le mercredi 3 février 2016, à 14 heures 30.
Cet hommage rendu aux anciens déportés du camp de Buchenwald est un symbole très fort du à l'initiative de M. Martial Andrieu. L'Académie des arts et des sciences de Carcassonne dont il est sociétaire, la ville de Carcassonne en la personne de Gérard Larrat, et André Viola, au nom du Conseil départemental de l'Aude, l'associent à cette émouvante cérémonie.
                  

Cérémonie des voeux organisée par Jacqueline Maillé, Administratrice du château Comtal et des remparts de la Cité de Carcassonne.

Mardi 26 janvier 2016, à 18 heures 30
Château Comtal
Cité de Carcassonne
Cérémonie des voeuxMaillé Jacqueline - Voeux 2016.jpg

Décès subit de l'anthropologue Daniel Fabre, président du Groupe Audois de Recherche et d'Animation Ethnographique, dont le siège se trouve à Carcassonne, 53, rue de Verdun.

L'anthropologue audois Daniel Fabre
s'est éteint à 69 ans.

Fabre Daniel-Boyer Claude.jpg
Photographie : Journal l'Indépendant/Claude Boyer.

Cet anthropologue de renom qui vivait entre Paris et Carcassonne avait participé à la création du Garae. L'un des grands anthropologues français, Daniel Fabre, vient de s'éteindre dimanche 24 janvier à Toulouse à l'âge de 69 ans.

Né à Narbonne, le fondateur de l'ethnopôle Garae dans la Maison des Mémoires partageait son temps entre Paris et Carcassonne où il demeurait. Jean-Pierre Piniès, directeur du Garae, cite deux mots pour résumer cet homme de passion : "Générosité et bonté". Malgré les voyages et ses multiples fonctions, il gardera toujours une place à part pour la Méditerranée de son enfance et sera à jamais influencé par René Nelli.

Passé les études d'anthropologues, il s'attaque à l'étude la tradition orale dans les Pyrénées audoises. L'occasion de mettre en valeur les contes avant de s'intéresser aussi au carnaval ou aux méandres de la création, de l'art primitif à celui des enfants ou des fous. On retient son merveilleux livre "La Fête en Languedoc" illustré des photos de Charles Camberoque.

Elu en 1989 directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, chaire d'Anthropologie de l'Europe, il fondait en 1978, avec un autre grand, l'archéologue Jean Guilaine, le Centre d'Anthropologie des Sociétés Rurales devenu ensuite le Centre d'Anthropologie de Toulouse. Depuis 1999, il enseignait l'anthropologie des religions à l'Université de Rome Tor Vergata.

La cérémonie religieuse aura lieu à la basilique Saint-Nazaire à la Cité de Carcassonne demain à 10 h. La suite de la cérémonie se poursuivre au crématorium de Trèbes à 11 h 30. 

Journal l'Indépendant
Edition du 26 janvier 2016

Fabre - Fête en Languedoc.jpgFabre-Les Audois.jpgFabre - Carnaval.jpg
Ouvrages consultables à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

23/01/2016

Conseil d'Administration de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, mis en place au cours de l'Assemblée générale du mercredi 13 janvier 2016.

Conseil d'administration
de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne
Année civile 2016

académie des arts et des sciences de carcassonne,conseil d'administration,année civile 2016,assemblée générale du 13 janvier 2016

Membres élus

Président :
M. Gérard Jean.

Vice-présidents :
M. Auguste Armengaud ; M. Jean Fourié ; M. René Maurice.

Secrétaire perpétuel :
M. Claude Seyte.

Secrétaire général :
M. Gérard Hardy.

Trésorier général :
M. Guy Camarasa.

Bibliothécaire : 
Mme Lucette Teisseire.

Bibliothécaire adjointe : 
Mme Arlette Bonnery.

Archiviste :
M. Francis Teisseire.

Archiviste adjoint :
M. Philippe Mariou.

Assesseurs :
M. Gérard Amans ; Mme Marie-Christine Bernard (municipalité) ; Mme Véronique Biberon ; M. Henri Canal ; M. Jean Esparbié ; M. Mario Ferrisi ; M. Jacques Miquel ; M. Alain Pignon ; M. Michel Planchons ; Mme Aude Viguier.

Membres de droit

 Présidents-nés :
M. Jean-Marc Sabathé, préfet de l’Aude.
M. André Viola, président du Conseil départemental de l’Aude.
M. Gérard Larrat, maire de Carcassonne.

Présidents honoraires : 
M. Jean Blanc ; M. Marcel Bories ; M. Serge Caulet.

Membres ès-qualité :
Mme Sylvie Caucanas, directrice des Archives départementales de l’Aude. 
Mgr Alain Planet, évêque de Carcassonne et Narbonne.
Mme Marie-Noëlle Maynard, Conservatrice en chef du Musée des beaux-arts de Carcassonne.

Membres honoraires :
M. Yves Compain ; M. Albert Fert ; M. Jean Oulanier.

Quatre nouveaux sociétaires, admis au sein de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, au cours de la séance du mercredi 13 janvier 2016.

académie des arts et des sciences de carcassonne,jacques raynaud,francis anger,anne-marie pradal,bernard chabardès,mercredi 13 janvier 2016

Au cours de la séance mensuelle du mercredi 13 janvier 2016, ont été reçus sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, sur proposition de M. Guy Camarasa et de Mme Véronique Biberon :Ÿ

Monsieur Jacques Gayraud, employé de banque, actuellement retraité, domicilié 11, avenue des Bosquets à Caux-et-Sauzens.

Monsieur Francis Anger, délégué à la sécurité dans un organisme de bâtiment et de travaux publics, actuellement retraité ; spécialiste de la généalogie assistée par ordinateur ; concepteur d’un logiciel permettant l’indexation des actes paroissiaux et d’état civil ; membre de la société Histoire et généalogie en Minervois ; domicilié 6, rue du Dr Albert Calmette à Narbonne.

Madame Anne-Marie Pradal, retraitée, spécialiste des études généalogiques, domiciliée 3, place de la Tour Trencavel, à Trausse-Minervois. 

Monsieur Bernard Chabardès, retraité, domicilié 3, rue des Floralies à Villegly. Monsieur Chabardès vient de publier un important ouvrage sur les croix de villages et de chemins en Minervois. L’auteur s’est attaché à les identifier, les photographier, avant que les aléas de la vie quotidienne et l’usure du temps ne les fasse disparaître. Ce livre de 250 pages abondamment illustrées est disponible à la vente et consultable à la bibliothèque de l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

20/01/2016

Les voeux de Janine Garino, présidente de l'association Carcassonne Solidarité, à l'Académie des arts et des sciences.

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Les voeux d'Any Barthès, conseillère municipale en charge du Patrimoine, à l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

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Les voeux de Gérard Larrat, maire de Carcassonne, à l'Académie des arts et des sciences.

Carcassonne - Ville - Voeux 2016.jpgCarcassonne - Larrat - Voeux 2016.jpg

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Croix de villages et de chemins en Minervois, par Bernard Chabardès.

Bernard Chabardès
Croix de villages et de chemins en Minervois
Un patrimoine méconnu, fragile et menacé
Format 21 x 30, 250 pages, couleur, cartonné
2016, 24 €
Chabardès - Croix1.jpgChabardès - Croix2.jpg
Ouvrage disponible chez l'auteur :
bernardchabardes@orange.fr
3, rue des Floralies - 11600  Villegly
Consultable à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

19/01/2016

Remise de la cravate de commandeur de la Légion d'honneur au compositeur Jacques Charpentier, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne

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CARCASSONNE
HÔTEL DE LA CITE
Vendredi 15 janvier 2016
Cérémonie organisée par l'Académie des Arts et des Sciences de Carcassonne.
Sous la présidence de Gérard Jean.

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Allocution du président Gérard Jean.
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M. Jacques Charpentier, commandeur de la Légion d'honneur.
Mme Maryvonne de Saint Pulgent, commandeur de la Légion d'honneur.
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M. Jacques Charpentier, M. Jean-Marc Sabathé, préfet de l'Aude
Mme Maryvonne de Saint Pulgent.
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Clichés gracieusement offerts
par le photographe professionnel Alain Machelidon
machphot@yahoo.fr
06.08.31.80.51
2016.01.15 - Charpentier Jacques1.jpg
Photographie : Vitalis Roland /Ville de Carcassonne.2016.01.15 - Charpentier Jacques3 - Vitalis Roland.jpg
Photographie : Vitalis Roland /Ville de Carcassonne.2016.01.15 - Charpentier Jacques4 - Roger Garcia.jpg
Photographie : La Dépêche du Midi / Roger Garcia.
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Photographie : Martine Jean.

Discours de M. Gérard Jean
Président de l'Académie des Arts et des Sciences de Carcassonne

Madame la Conseillère d’État, Monsieur le Préfet,
Mesdames et Messieurs les Parlementaires,
Monsieur le Maire,
Mesdames et Messieurs les élus des Collectivités territoriales,
Chers Amis et Collègues,

De la musique avant toute chose
Et pour cela préfère l’impair,
Plus vague et plus soluble dans l’air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.

Ainsi s’exprimait Paul Verlaine, mais l’impair que je commets aujourd’hui dans l’ordonnancement de cette prestigieuse cérémonie n’est pas évasif, et bien au contraire, il imprègne l’air d’une formidable solennité qui vient peser sur les murailles séculaires de la Cité et se poser, sur les pages du livre d’Or de l’Hôtel, où l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne reçoit votre haute assemblée, accueillie dans les salons mis à notre disposition par Madame Christine Pujol, conseillère récem-ment élue d’une nouvelle grande région, certainement la plus belle de France !

L’ordre protocolaire de ce genre de jubilé est extrêmement strict et j’y déroge avec le bienveillant assentiment de Madame Maryvonne de Saint Pulgent et de Monsieur Jean-Marc Sabathé, représentants de l’État, venus apporter l’hommage du gouverne-ment et de la nation à l’un de ses plus brillants serviteurs.

Nonobstant l’ordre établi, il fallait bien que j’intervienne, comme la musique avant toute chose, pour vous dire combien je suis empreint par l’émotion. L’Académie est heureuse de vous recevoir si nombreux, venus de fort loin, et fière de ses invités, les vecteurs de la communication des âmes, puisqu’ils sont des sommités du monde de la musique.

L’Académie a eu l’insigne honneur - fait rarissime - d’avoir dans ses rangs deux Prix Nobel - de chimie et de physique - natifs de Carcassonne. Elle a vu éclore l’esprit et l’immense savoir de plusieurs de ses sociétaires, membres illustres du Collège ou de l’Institut de France, mais jamais elle n’avait eu à connaître le cérémonial de la remise de la cravate écarlate à l’un des siens : commandeur de la Légion d’honneur.

Jacques Charpentier,

La profonde amitié qui nous lie depuis de longue date ne m’autorise pas à user de votre seul prénom. Je vous dois déférence. Cette amitié, vous l’avez autorisée, vous l’avez entretenue, même lorsque vous avez eu connaissance de mon ignorance. Car en effet, la nature n’a pas voulu que je puisse entendre le son de vos instruments ; depuis l’enfance, mon oreille est restée sourde aux compositions musicales, aussi sublimes soient-elles, et cela, vous l’avez compris !

Maître, très cher Collègue,

Vous êtes né le 18 octobre 1933, à Paris - je n’invente rien - 10, rue Claude Debussy. Vous choisissez bien entendu de prendre pour épouse un professeur de chant - la cantatrice Danielle Vouaux - et de votre union, naîtront trois enfants : Anne, Odile et Éric.

Vous enseignerez au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, vous serez Inspecteur général de la Musique et vous deviendrez, de 1979 à 1981, Directeur de la musique, de l’art lyrique et de la danse, au ministère de la Culture.

Vous découvrez Carcassonne vers 1960, lors d’une tournée des Jeunesses musicales de France, au cours de laquelle vous accompagnez Cora Vaucaire et son groupe. Vous composez plus tard, à la demande de Jean Deschamps, fondateur et directeur du Festival de Carcassonne, des musiques de scène pour : Les mouches, de Jean-Paul Sartre ; Meurtre dans la cathédrale, de Thomas Eliot ; Danton, de Romain Roland ; Britannicus, de Racine.

Vous prenez assise chez nous, vous habitez ici, dans la Cité, et votre intérêt se porte sur le grand orgue de la basilique Saint-Nazaire et Saint-Celse, que vous contribuez à faire classer et restaurer.

Avec René Nelli, vous travaillez à la composition du premier opéra en langue d’oc : Béatris de Planissolas, qui sera créé en 1971 au festival d’Aix-en-Provence.

En 1996, à l’occasion de la commémoration du 900e anniversaire de la construction de notre ancienne cathédrale, vous composez l’œuvre : Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église, à la demande de l’association des Amis de l’Orgue.

Le 18 décembre 2011, vous recevez la médaille d’honneur de la Ville des mains de Jean-Claude Pérez, député-maire de Carcassonne, et le 11 janvier 2012, vous êtes admis comme sociétaire de l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Jacques Charpentier,

Vous avez connu les ors des ministères et des opéras, votre amour s’est porté sur la beauté naturelle de notre région, sur sa population, sur son histoire et sa culture, riches et mouvementées ; vous étiez déjà officier des Palmes Académiques, com-mandeur des Arts et des Lettres, commandeur dans l’Ordre National du Mérite. Par décret du Président de la République, en date du 3 avril 2015, vous avez été promu au rang de commandeur de la Légion d’honneur.

La République n’avait aucun autre présent à vous faire, elle était désemparée ! Mais l’idée lui est venue de s’adjoindre Monsieur le préfet Jean-Marc Sabathé, lui-même pianiste, organiste, issu du Conservatoire national de musique de Toulouse, ainsi que Madame Maryvonne de Saint Pulgent, membre correspondant de l’Académie des beaux-arts et Premier prix de piano au Conservatoire de Paris.

Cher Ami,

Ces hauts fonctionnaires de l’État vont vous remettre l’insigne suprême de la reconnaissance, c’est toute la joie que j’en éprouve, ainsi que vos collègues de l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Gérard JEAN
Hôtel de la Cité
Carcassonne
15 janvier 2016

Discours de Mme Maryvonne de Saint Pulgent
Conseillère d'Etat
Membre correspondant
de l'Académie des Beaux-Arts

Très cher Jacques Charpentier, 

Je suis particulièrement heureuse d’avoir été conviée à cette cérémonie qui se déroule dans votre ville de prédilection, Carcassonne, ce fleuron de notre patrimoine auquel vous êtes resté fidèle la plus grande partie de votre vie, quelles que furent, tout au long de votre parcours riche et bigarré, vos différentes missions en France ou à l’étranger.

Je suis flattée d’avoir ainsi l’occasion d’honorer le grand musicien que vous êtes, aux talents aussi multiples que les bras de la déesse indienne Khali : non seulement le compositeur fécond, auteur de plusieurs opéras, symphonies, concertos, quatuors, œuvres vocales, mais aussi le chef d’orchestre, le chef de chœurs, le pianiste, sans oublier le talentueux organiste. Fin 1954 vous êtes nommé organiste à Issy-les-Moulineaux avant de devenir celui de Saint-Nicolas du Chardonnet de 1974 à 1977.

Avant d’entrer au CNSM en 1954, dans la classe d’analyse musicale d’Olivier Messiaen et celle de composition de Tony Aubin, votre parcours de jeune pianiste (qui correspond à la grande misère des jeunes musiciens de l’époque) va se révéler aussi original que savoureux qu’il s’agisse du contrat que vous obtenez au théâtre des Trois Baudets pour accompagner les chansonniers de l’époque (Francis Blanche, Pierre Dac, Pierre-Jean Vaillard…), ou vos intermèdes musicaux dans certains cinémas Gaumont de la capitale sans parler, en 1952 de vos prestations pianistiques au grand hôtel de Calcutta ; un séjour de 18 mois en Inde vous amènera à vous passionner pour la culture musicale de ce pays et à entamer peu après, à 24 ans, la composition de vos célèbres études karnatiques qui concilient l’acquis oriental des Indes et la culture musicale occidentale. Entre 1957 et 1984 vous composerez en effet vos 72 études karnatiques sur les 72 échelles possibles de 72 modes musicaux.

Esprit ouvert et curieux, vous avez toujours refusé de vous laisser enfermer dans une tour d’ivoire élitiste ou sectaire ; vous avez toujours eu le goût du partage avec le plus grand nombre comme l’indique dès l’aube des années 1960 votre militantisme au sein des Jeunesses Musicales de France (où vous participerez à plus de 200 manifestations) et vous resterez également votre vie durant, un ardent défenseur du dialogue des cultures ce qui vous vaudra en 2006 d’être nommé à la présidence du Comité National de la musique au sein de l’UNESCO, fonction qui réjouira votre âme de globe trotter.

Je tiens aussi - en tant que présidente du comité d’histoire du Ministère de la Culture -, à rendre un hommage particulier au grand serviteur de l’État que vous avez été dès 1966, date à laquelle le compositeur Marcel Landowski vous appela pour l’épauler comme inspecteur principal au sein du tout nouveau service de la musique au sein du Ministère des affaires culturelles. Vous veniez de recevoir alors cette année-là, à New York, le prestigieux prix de composition de la Fondation Koussevitsky.

À ses côtés comme aux côtés de son successeur Jean Maheu, qui vous nommera en 1975 inspecteur général, vous allez participer activement pendant plus de 10 ans à un véritable renouveau et au redressement spectaculaire de la vie et de la pratique musicale en France.

Parallèlement à partir de 1975, vous enseignez l’orchestration au Conservatoire de Paris et fondez à l’abbaye cistercienne de Sénanque le Centre d’études grégoriennes et de musiques traditionnelles comparées.

Il est donc tout naturel qu’en 1979, le nouveau ministre de la culture, Jean-Philippe Lecat (dont le Comité d’histoire s’est attaché récemment à réévaluer un bilan trop méconnu) vous nomme, vous l’homme aux multiples compétences, et qui avez participé à toutes les décisions importantes depuis 1966, Directeur de la Musique, de l’art lyrique et de la danse.

En deux ans seulement, et dans un contexte économique très contraint, vous réussirez (grâce notamment à l’appui direct du Premier Ministre d’alors : Raymond Barre) à obtenir une augmentation spectaculaire de vos moyens budgétaires. Je ne prendrai, faute de temps, que quelques exemples[1]. En 1978 le budget total de fonctionnement pour l’enseignement était de 62 830 000 F ; il passe en 1981 à 159 152 000 F représentant non plus 19 % du budget de la direction mais près de 30 %. Vous aurez aussi la joie d’inaugurer le second CNSM de France à Lyon dont vous confierez la direction à votre ami et collègue Pierre Cochereau. Dans le domaine de la diffusion, le budget affecté aux orchestres va tripler (mis à part ceux de l’Opéra et de la radio). Les formations conventionnées, elles, verront en 7 ans leur subvention doubler. Chacun se rappelle également l’effort consenti pour le budget de l’opéra de Paris qui passe de 87 500 000 F en 1974 à 209 000 000 F en 1980 justifié par un taux de fréquentation de 100 % et l’acquisition d’une notoriété internationale. Même la danse qui bénéficiait en 1974 de 4,9 millions de francs voit ses subventions dépasser en 1980, 12 millions de Francs. C’est aussi grâce à vous que notre prestigieux Orchestre de Paris pourra s’installer à la salle Pleyel.

Vous développerez également une action en faveur des musiques de tradition orale et en renouvelant la commission des orgues vous favoriserez la restauration et la construction de plusieurs de ces instruments.

Toujours proche du terrain et soucieux de renforcer les liens de votre direction avec les réalités régionales et les élus locaux, vous créez les premiers postes de délégués à la musique auprès des Drac et apportez un appui constant au développement des ADDM et des ADDIAM, ces associations lancées par Marcel Landowski afin d’entraîner les conseils généraux à favoriser par leur soutien financier le développement de la pratique musicale sur tout le territoire. Longtemps président de l’ADDIAM du Val-d’Oise, vous deviendrez par la suite président de la Fédération nationale des arts vivants et départements.

Vous apporterez enfin un soutien décisif au chant choral et aux musiques populaires ainsi qu’à notre répertoire musical national, soutien que vous n’avez jamais relâché. Je n’oublie pas qu’en janvier 1988 François Léotard vous confia (vous étiez alors directeur général de la musique de Nice) une mission sur les questions d’édition et de diffusion du répertoire musical national, y compris celui des musiques traditionnelles.

Je me permettrai de terminer cette trop courte évocation de votre carrière si fertile et foisonnante en reprenant à mon compte - uns des termes utilisés par Olivier Messiaen dans la lettre qu’il adressa à André Malraux le 19 avril 1999 pour appuyer votre candidature :

« Jacques Charpentier est un musicien très averti, connaissant parfaitement son métier de compositeur et d’orchestrateur ; il est de plus un homme très cultivé et très honnête, tout prêt à défendre la musique moderne, la musique vivante et la musique tout court. C’est donc avec toute l’affection et toute l’estime dont je sus capable que je me permets d’appuyer la candidature de Jacques Charpentier.

À mon tour très cher Jacques, avec toute l’estime et l’affection que je vous porte, j’ai l’honneur,

Au nom du Président de la République et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous faisons commandeur de la Légion d’honneur.

Maryvonne de Saint Pulgent
Carcassonne,
Hôtel de la Cité,
Vendredi 15 janvier 2016

 [1] . Pour avoir le détail de ces augmentations, se reporter à la communication faite par J. Charpentier, le 18 février 1981, à la séance de l’académie des Beaux-Arts (pages 10, 11, 12).

18/01/2016

Remise de la croix de chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres à Wilfrid Estève, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne

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Remise des insignes de chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres
à Monsieur Wilfrid Estève
académie des arts et des sciences de carcassonne,wilfrid estève,gérard jean,chevalier des arts et des lettres,mecredi 13 janvier 2016,assemblée générale
Fersen, Amédée Félix, chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres,
Gérard Jean, officier de l'ordre des Arts et des Lettres,
président de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne,
Wilfrid Estève, chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres,
Jean-Paul de Bernis, Chevalier de la Légion d'honneur, commandeur de l'ordre des Palmes Académiques, chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres,
Eva.
Photographie : Eric Sinatora, directeur du Graph.académie des arts et des sciences de carcassonne,wilfrid estève,gérard jean,chevalier des arts et des lettres,mecredi 13 janvier 2016,assemblée générale
Photographie : Eric Sinatora, directeur du Graph.académie des arts et des sciences de carcassonne,wilfrid estève,gérard jean,chevalier des arts et des lettres,mecredi 13 janvier 2016,assemblée générale
Photographie : Eric Sinatora, directeur du Graph.

CARCASSONNE
Auditorium

Mercredi 13 janvier 2016
Cérémonie organisée par l'Académie des Arts et des Sciences de Carcassonne.
Sous la présidence de Gérard Jean.

Wilfrid,
Très cher Collègue, 

Vous êtes né à Carcassonne, le 3 mars 1968. C’était un dimanche. La France connaîtra cette année là, un mouvement populaire d’une redoutable ampleur ; elle s’enflamme subitement et le 3 mai, les forces de police, appelées par le recteur Roche, font évacuer la Sorbonne occupée par des étudiants.

Vous habitez le quartier du Palais de Justice, lorsque vous devenez orphelin de votre père, René Estève, à l’âge de dix ans. Vos premières années s’annoncent cahotantes malgré l’affection de vos grands-parents de Caunes-Minervois, où vous passez une bonne partie de votre enfance.

Votre mère, Dominique Baudis, vous apporte le bonheur lorsqu’elle se remarie avec François Peyrot, qui est un vétérinaire très estimé de cette ville. Vous aurez en sa personne, le soutient qui vous faisait jusque là défaut.

Cet autre père, saura avec amour canaliser votre tempérament, paraît-il assez difficile, votre caractère, déjà forgé. Il mettra rapidement un terme à vos comédies d’adolescent et vous conduira sur les chemins de l’ambition, du travail et finalement de la réussite professionnelle !

Vous êtes réputé turbulent dans les cours de récréation des écoles de La Prade et de Jeanne d’Arc. Vous imposez le respect, et vous faites facilement le coup de poing nous a-t-on dit, au collège du Bastion, puis au lycée Paul Sabatier.

Nous accueillons aujourd’hui, pour cette cérémonie, vos deux enfants : Eva et Fersen, qui habitent Trèbes et sont scolarisés, l’un à Carcassonne, et l’autre à Lézignan.

C’est maintenant décidé, une vocation se fait jour ; à vingt-six ans vous serez photographe et vous obtiendrez en 1996, le Prix du Jeune reporter au Festival international d’Angers ! Votre carrière se déroulera principalement à Paris ; elle sera fulgurante, à la hauteur de vos réels talents. Vous devenez photojournaliste !

La photographie ouvre grandes, toutes les portes de l’existence. Celles des arts au premier chef, celles des sciences, celles des lettres et de la culture ; Ce peut-être un puissant vecteur de communication lorsqu’elle est portée sur les terrains de l’actualité. Elle est souvent ensanglantée, pathétique, tragique lorsqu’elle couvre les zones de tension d’Afrique, d’Europe et du Moyen-Orient, là où vous avez exercé votre métier de photojournaliste.

Vos œuvres de guerre et de paix, d’humanité et de misère, d’histoire et de poésie, de fictions et de merveilles s’exposent depuis longtemps un peu partout en France et ce n’est que justice, car bien souvent la puissance visuelle de l’art arrive à surpasser la passion de l’homme, aussi imprégnée soit-elle !

L’image est une forme d’écriture qui ne vous suffit pas, vous courtisez les belles lettres. Vous collaborez à la rédaction du Journal de la photographie ; vous donnez des pages illustrées à Libération, au Monde, à Paris-Match ; des articles aux prestigieux magazines comme Géo ou National Geographic. Votre nom figure sur des publications collectives qui ont pour titre : L’œil public, quinze ans d’histoires, Du photojournalisme à la photographie documentaire ou encore, le Photojournalisme, à la croisée des chemins.

Les sciences vous intéressent : ce qui n’est pas courant chez une personne versée professionnellement dans l’action et quelquefois dans la violence ; ce qui fait rarement ménage avec la sensibilité exacerbée d’un artiste. Vous maîtrisiez la prise de vue argentique ; et maintenant la photographie numérique !

Vous déjouez avec habileté le filet de la toile Internet, vous êtes élu en 2010 vice-président de l’Union des photographes professionnels et vous faites partie du comité de pilotage du prix Webjournalisme.

Wilfrid, le temps passe ! J’aimerais tant, avec tant de plaisir, exalter vos multiples compétences ! Que puis-je dire, encore et encore ! Après l’art, les lettres, les sciences et la communication, vous avez embrassé la culture et l’enseignement. Membre de l’observatoire du photojournalisme du ministère de la Culture, vous intervenez régulièrement aux facultés de Paris, de Perpignan, de Montpellier, aux Écoles supérieures de photographie et de journalisme ou à l’École des métiers de l’information.

Administrateur du Graf, vous associez la ville de Carcassonne à la création des diplômes délivrés par l’Université de Perpignan qui forme désormais grâce à votre expertise des spécialistes de la conception audiovisuelle, des écritures médiatiques, des photographes documentaires… et depuis 2014, des photojournalistes.

Homme d’action, citoyen engagé, producteur et réalisateur de renom, vous avez été pendant deux ans, vice-président de l’Union des photographes professionnels.

Essentiellement pour votre action, vos distinctions mérites et récompenses, vous avez été élevé au grade chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres, par arrêté du 17 juillet 2015.

Au nom des membres du Conseil des arts et des lettres de l’Aude, de l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne que je préside, je vous adresse très cher Collègue, ainsi qu’à votre père adoptif, votre famille, vos enfants Eva et Fersen, toutes mes félicitations.

Wilfrid Estève,

En vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, par Madame Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, nous vous faisons chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres.

Nous vous remettons l’insigne de cette prestigieuse décoration qui vient considérablement rehausser la valeur des nombreuses distinctions dont vous êtes déjà titulaire, en particulier, la mention spéciale en tant qu’auteur, du prix Nadar, pour : Photojournalisme, à la croisée des chemins.

Gérard Jean
Carcassonne, le mercredi 13 janvier 2016.

académie des arts et des sciences de carcassonne,wilfrid estève,gérard jean,chevalier des arts et des lettres,mecredi 13 janvier 2016,assemblée générale
Photographie : Eric Sinatora, directeur du Graph.académie des arts et des sciences de carcassonne,wilfrid estève,gérard jean,chevalier des arts et des lettres,mecredi 13 janvier 2016,assemblée générale
Photographie : Eric Sinatora, directeur du Graph.

05/01/2016

André Viola, président du Conseil départemental de l'Aude, présente ses voeux à l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Viola André - Voeux 2016.jpg

Les voeux de Patrick Maugard, maire de Castelnaudary, à l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne

Patrick MAUGARD
Maire de Castelnaudary
Vice-Président du Conseil départemental de l'Aude
Président de l'Association des Maires de l'Aude
et
son Conseil Municipal
Vous présentent leurs
Meilleurs Voeux pour cette nouvelle année 2016

Puisse 2016 voir se réaliser tous vos projets dans une parfaite sérénité.
Bien à vous.
Maugard - Voeux 2016.jpg