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13/06/2016

Info Culture : La Maison des Mémoires à Carcassonne expose, Les livres de Sables, en présence de Pierre Nouilhan.

MAISON DES MEMOIRES
53, rue de Verdun à Carcassonne
Exposition :
Les livres de Sables
du 24 juin au 29 octobre 2016
Vernissage le vendredi 24 juin 2016, à 18 heures
en présence de l'éditeur Pierre Nouilhan2016.06.24 - Livres de Sables1.jpg2016.06.24 - Livres de Sables2.jpg
Entrée libre. Ouvert du mardi au samedi, de 9 h. à 12 h. et de 14 h. à 18 h.
maisonmemoires@aude.fr

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Carcassonne, une histoire de photographies, par Martial Andrieu.

Martial Andrieu dédicace
Carcassonne, une histoire de photographies
(1969-1995)
Samedi 18 juin 20162016.06.18 - Andrieu Martial.jpg
andrieu-martial@wanadoo.fr

Info Culture : Le Musée des Beaux-Arts de Carcassonne expose, Mattia Bonetti.

MUSEE DES BEAUX-ARTS DE CARCASSONNE
15, boulevard Camille Pelletan
Exposition du 25 juin au 24 septembre 2016
MATTIA BONETTI 
Inauguration le vendredi 24 juin 2016, à 18 heures.2016.06.24 - Mattia Bonetti.jpg
Musée ouvert tous les jours de 10 h. à 18 h.
Fermé les jours fériés
musee@mairie-carcassonne.fr

06/06/2016

Communication publique, libre et gratuite, du mercredi 8 juin 2016 : L'affaire Rouyarenc à Montséret (Aude), par Jean-Louis Escudier.

Communication du Mercredi 8 juin 2016
Jean-Louis Escudier
Docteur en Histoire
Lauréat du Prix des Arts et Sciences Joseph Poux
Sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne
Territoire et conflits d'intérêt dans la première moitié du XIXe siècle
L'affaire Rouyarenc à Montséret (Aude)2016.06.08 - Invitation communication Escudier.jpg

Info Culture : Conférence de Laurent Macé aux Archives départementales de l'Aude : Bien sage et parée, la femme de cire.

Archives départementales de l'Aude
Bien sage et parée.
La femme de cire (XIIe - XIIIe siècles)
Conférence de Laurent Macé
Maître de conférences en histoire médiévale
Université de Toulouse-Jean Jaurès
Mardi 14 juin 2016, à 20 heures 302016.06.14 - Femme de cire.jpg
Entrée gratuite - Inscription obligatoire
Archives départementales de l'Aude
41, avenue Claude Bernard - Plateau de Grazailles - Carcassonne
Tél. 04.68.11.31.54
archives@aude.fr

Info Culture : Troisième Journée "Achille Laugé" à Cailhau, le samedi 18 juin 2016.

Troisième Journée "Achille Laugé"
Cailhau (Aude)
Samedi 18 juin 20162016.06.18 - Achille Laugé.jpg

Info Culture : Cinéma, Simone Veil, l'instinct de vie, aux Archives départementales de l'Aude.

Un jour, Une histoire : Simone Veil, l'instinct de vie
Cinéma
Un film de Laurent Delahousse, Sarah Briand, Frédéric Martin
Mardi 28 juin 2016, à 20 heures 30
Salle Gaston Deferre
Conseil départemental de l'Aude
Allée Raymond Courrière à Carcassonne2016.06.28 - Simone Veil.jpg
Entrée gratuite - Inscription obligatoire
Archives départementales de l'Aude
41, avenue Claude Bernard - Plateau de Grazailles - Carcassonne
Tél. 04.68.11.31.54
archives@aude.fr

01/06/2016

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Les Industries de la vallée de l'Aude, d'hier à aujourd'hui, par Claude Marquié.

Claude Marquié
Les Industries de la vallée de l'Aude, d'hier à aujourd'hui
Mairie de Limoux
format 21 X 30, 70 pagesMarquié - Industries1.jpgMarquié - Industries2.jpg
Ouvrage consultable à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

A nouveau disponible, un ouvrage totalement inédit : Les Carnavals de Limoux, par Gérard Jean.

Gérard JEAN
LES CARNAVALS DE LIMOUX
Tome I
Ouvrage inédit
Carnaval, Fête du Vin et de la Saint-Martin
Préface de Jean-Pierre Piniès
Format 14 X 17, 320 pages, couleur, 35 €
Edition de luxe, cartonnée,
dos rond, cousu
papier couché brillant 150 gr
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Ouvrage disponible :
Gerard.Jean@wanadoo.fr
Consultable à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

AVANT-PROPOS

L’étude du folklore ancien n’est pas chose aisée. Quelques historiens locaux, très peu à vrai dire, se sont penchés sur la description du Carnaval de Limoux à des périodes plus ou moins reculées ; rares sont ceux qui ont persévéré pour découvrir son authentique histoire. Cela tient au fait de sa complexité, de l’extrême rareté des textes et des documents conservés, des traditions orales rapportées de génération en génération, moins sûres que celles qui sont écrites, et même de l’usage du dialecte patois, dont ni la terminologie, ni l’orthographe, n’étaient fixées.

Il faut ajouter à ces difficultés la part du vrai et du faux ; celle du juste et de l’imaginaire ; comprendre dans les plus vieux écrits où se situe l’exagération ; qu’elle est finalement la proportion de l’exacte vérité introduite dans le discours du narrateur qui élucubre, se moque et s’amuse à propos de situations pour nous inconnues, qui seront incomprises ou mal interprétées quatre cents ou cinq cents ans plus tard !

Nos prédécesseurs, que nous citerons volontiers tout au long de cette étude, tant leur travail a été opiniâtre et rigoureux, ont péché à notre avis, de l’humble commerçant au plus érudit des chercheurs, par l’intériorisation de leurs travaux. Ils se sont comportés croyons-nous en personnages inconsciemment sectaires, persuadés que le Carnaval d’ici a toujours été l’exception universelle, transcendant dans son imaginaire, mais sublime dans ses symboles de haute tradition.

Ils ont voulu nous dire, à tort ou à raison : pourquoi voulez-vous que l’on aille autre part, voir ce qui se passe ? Il n’est ailleurs aucun autre Carnaval aussi authentique, aussi mystérieux dans son interprétation et ses origines, que celui de Limoux. Peut-être ont-ils eu raison ! Après de longues années d’études, nous pouvons affirmer devant la terre entière que le Carnaval de Limoux est absolument unique !

Bien sûr Carnaval dans sa généralité est une fête éternelle, un phénomène de société planétaire ou une réjouissance cyclique païenne, mais sa compréhension doit passer par celle des canons de l’Église. Pour tenter de cerner au plus près l’origine de notre Carnaval, il faut obligatoirement étudier les changements calendaires qui n’ont jamais manqué de se produire, en tout temps et dans tous les pays, verser abondamment dans l’histoire ecclésiastique, se pencher enfin sans retenue sur les us et coutumes liés à la vie de Martin, le saint patron de la ville de Limoux.  

C’est l’approche inédite que nous vous suggérons, au risque de recevoir une volée de carabènes, puisque nous sommes convaincus que les secrets des origines du Carnaval qui est le nôtre, se cachent dans les plis du manteau du soldat Martin, le saint patron vénéré de Limoux, depuis des temps si lointains qu’ils en deviennent immémoriaux.

Les Limouxins, les premiers, ne vont pas manquer de s’interroger sur le titre de notre ouvrage. Nous avons crié haut et fort que le Carnaval de chez nous était absolument unique ! Et voilà que nous employons maintenant le pluriel : les Carnavals de Limoux !

Comme partout en France, comme ailleurs dans tous les pays d’Europe, nous avons eu Carnaval : le plus ancien, celui que l’on disait être une émanation des antiques fêtes appelées Saturnales, pendant lesquelles régnait chez les Romains la plus grande licence ; ils s’invitaient les uns les autres, ils échangeaient des présents, se masquaient et se déguisaient ; les nobles revêtaient le vil costume des esclaves, les esclaves devenaient libres pour quelques jours et ne reconnaissaient plus leur maître. C’est dire, en y mettant beaucoup de relief, que nous avons connu au cours des siècles passés, faits de joies et de confusion, de paix et de guerres, d’épidémies et de prospérité, d’inondations et de sécheresse, toutes sortes d’expressions populaires liées de près ou de loin au Carnaval.

Il n’y a jusque-là, rien d’original dans ce folklore qui s’est perpétué à Limoux jusqu’au Moyen-Âge, à l’image de ce qui se faisait dans les villages les plus reculés ou dans les bourgades les plus anonymes. De cette fête-là nous ne parlerons pas ou très peu ! Sinon pour la comparer s’il en est besoin, et rechercher des ressemblances, avec quelques autres lieux.

Nous n’avons pas été étrangers aux mascarades coutumières du cycle hivernal, aux danses dans les églises, à la promenade des bœufs-gras, à la fête des saints-innocents, au buffoli, à la fête du baisement des cornes venue de Narbonne, à la fête des fous, au tour de l’âne, au charivari ; et nous n’avons pas été insensibles à la tradition venue d’Espagne : la course, ou le jet des œufs parfumés.

Le Carnaval du dix-septième siècle, aux accords de violon, au son du tambour de Suisse ou du hautbois, nous a laissé quelques maigres traces, nous pourrons avec cela en faire une évocation ; et celui du dix-huitième siècle nous a semblé outrancier sinon violent, vilain, agressif, probablement parce que nous avons conservé seulement pour preuves dans les archives, les procès-verbaux de contrainte de nos consuls.

Limoux a connu le Carnaval des corporations de métiers ; le Carnaval du conseil de révision ; le Carnaval des jours ou des lendemains de victoires électorales, celui des réussites universitaires, des succès athlétiques ou sportifs ; la fête des meuniers qui lui ressemblait, mais d’assez loin ; le Carnaval des mariages, des fêtes familiales, quelquefois des sépultures ou encore celui des prospères vendanges.

Le Carnaval à Limoux est pluriel ; il a ses facettes multiples et ne se limite pas dans le temps ; il ne se borne pas, ne s’expatrie pas, il est terriblement frondeur. L’une de ses composantes, qui embarrasse les historiens au plus haut point, apparaît seulement au début du dix-neuvième siècle et s’appelle : « La partie des Meuniers ».

Il s’agit d’une journée spécifique, prévue pour un moment bien particulier, qui est entrée à une certaine époque dans le cycle général carnavalesque et qui a été mise exagérément en avant pour les besoins de la promotion et du tourisme, car à travers le sympathique symbole du meunier, coloré et facile à expliquer, on a habilement comblé les lacunes concernant les véritables mais combien mystérieuses origines du Carnaval de Limoux.

Nous aurons bien entendu l’occasion de revenir minutieusement sur cette fameuse partie des meuniers qui a été longuement étudiée par le féru instituteur de Lauraguel : Urbain Gibert[1]. Il est tout à fait certain que les maîtres meuniers, comme les maîtres bouchers d’ailleurs, riches et opulents, notables écoutés et respectés de la société, ont eu souvent une voix prépondérante dans le déroulement des festivités originales de Limoux ; mais il est tout aussi évident qu’ils n’ont été, ni les « bâtisseurs », ni les seuls et principaux acteurs de notre Carnaval.

Nous voyons par contre dans l’extraordinaire dévotion exaltée pour le premier saint de l’Église de France, de surcroît portant la dédicace de notre cathédrale qu’il protège depuis bien plus d’un millénaire, les raisons d’une fête qui s’est longtemps maintenue dans son sillage et s’est perpétuée sans jamais s’éteindre, ce qui lui confère son caractère d’exception. Saint Martin, serait aux origines du Carnaval de Limoux, nous allons essayer avec passion de vous l’expliquer, pour vous en convaincre !

Il nous semble toutefois difficile d’aborder l’histoire des Carnavals de Limoux sans fournir en préambule au lecteur quelques considérations d’ordre général, sur les origines et les raisons de cette fête presque intemporelle, immortelle autant qu'universelle. De même, nous croyons nécessaire d’approcher un tant soit peu le folklore européen, également celui des anciens pays de France depuis longtemps souverains de l’amusement populaire. Nous voulons examiner au plus près les riches traditions culturelles de nos proches régions, parfois bien différentes de celles que nous connaissons depuis toujours dans ce diable de département de l’Aude, qui ne se laisse pas facilement déflorer, allant jusqu’à prendre un malin plaisir à se couvrir de mystères.

Nous vous invitons à ne pas sous-estimer le glossaire, ni le calendrier qui sont insérés dans l’ouvrage, car ce sont des contributions indispensables pour l’étude et la compréhension du Carnaval de Limoux. Alors seulement nous entrerons dans son monde à l’envers, nous percerons son cœur qui bat depuis mille ans comme nulle part ailleurs, avant de nous emparer de son âme qui tente de s’échapper pour quitter les interversions de la vie humaine, mais que nous conserverons, captive, pour nos joies des siècles et des siècles à venir.

Gérard JEAN