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03/11/2012

L'Académie des arts et des sciences de Carcassonne rend hommage à l'un de ses sociétaires : Maurice Audemar.

La disparition de Maurice Audemar

Le deuil vient de frapper une nouvelle fois ! Maurice Audemar, notre cher collègue disparu était né le 26 juillet 1929 au petit village de Brousses-et-Villaret, proche des contreforts de la Montagne-Noire. Son père était gendarme, sa mère directrice d’école. Il fut élève au lycée de Carcassonne pour se consacrer plus tard à l’instruction primaire. En 1952, il prit pour épouse Rose Ormières destinée comme lui à l’enseignement. De cette union naîtront Françoise, aujourd’hui décédée, et Jean-Marc. Au titre de la coopération, le maître et la maîtresse d’école s’expatrièrent en Algérie pendant une dizaine d’années avant de revenir à Conques-sur-Orbiel.
Maurice Audemar fut le dernier directeur de l’école des garçons du village, avant qu’elle ne devienne mixte. Il était farouche défenseur des valeurs morales, du travail, du respect d’autrui, sévère avec juste mesure et respecté, comme l’étaient tous les instituteurs d’antan.
L’âge de la retraite dépassé, il avait rejoint notre Compagnie où il fut admis au cours de la séance du 10 mars 1995, sous la présidence de M. Marcel Bories. Très vite il s’attacha à réorganiser les rayonnages de notre bibliothèque et voulut s’occuper un temps de notre trésorerie, mais la maladie l’éloigna bientôt de nos activités qu’il affectionnait.
Nous conserverons le souvenir d’un ami intègre et loyal, amoureux de la nature, inconditionnel de ses garrigues et de ses capitelles, fier de la restauration des orgues de son village d’adoption et de ses recherches, heureux parmi les livres qu’il n’abandonna jamais !
Maurice, nous vous dédions le cinquante quatrième volume de nos Mémoires, publiés par l’imprimeur, le jour même de votre décès.

Gérard JEAN

12/05/2012

Roger Adivèze rend hommage à Alain Cazalis, récemment décédé, ancien sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Alain Cazalis était âgé de soixante deux ans. Il laisse aujourd'hui un grand vide auprès de son épouse Martine, son fils Nicolas, son frère et toute sa famille, mais aussi au sein de la municipalité où il avait tissé des liens solides d'amitié.
L'église Saint-Germain était trop petite pour accueillir la foule des amis venus de tout le département. Le conseiller général, ainsi que les maires du canton et des alentours étaient présents ainsi que de nombreux artistes et musiciens.
Christophe Acco et son ami ont interpreté quelques morceaux de guitare sèche, instrument dont Alain Cazalis avait joué jadis avec talent dans un orchestre avec René et Fernand Grauby. Mélomane averti et dessinateur de talent, il était un véritable artiste doté d'une grande sensibilité. Le maire, avec des propos empreints d'une émotion forte, lui a rendu un vibrant hommage, retraçant ses fonctions d'instituteur, puis de directeur d'école locale : "Un enseignant apprécié pour ses qualités humaines", arrivé à Alairac en 1976.
Alain était un homme aux convictions profondes, un humaniste qui alliait à la fois la courtoisie, la dignité et une certaine forme d'élégance. Courageux et pudique, il a forcé notre admiration par la volonté de se battre contre sa maladie, assisté de façon admirable par son épouse Martine.
Responsable de la bibliothèque municipale, responsable départemental de l'association "Les Circulades" et président du festival "Le Printemps des notes" qui a une renommée départementale, Alain Cazalis a été un ardent défenseur, un militant de la culture en milieu rural, notamment. Pour lui rendre hommage, Alairac perpétuera son action, poursuivra la route culturelle qu'il a tracée. Aujourd'hui, c'est tout un village attristé qui mesure combien sa disparition est cruelle pour tous et combien il nous manque déjà.

Journal Midi Libre.
Roger Adivèze, maire d'Alairac, officier de la Légion d'honneur, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne. 

02/02/2012

L'Académie des arts et des sciences de Carcassonne rend hommage à l'un de ses plus brillants sociétaires. Disparition accidentelle d'André Mècle.

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André Mècle
Photographie : Gérard Jean, Dictionnaire encyclopédique de l'Aude.

Victime d’un accident domestique, notre collègue André Mècle est décédé en sa maison de Coursan, le 29 janvier 2012. Il a été inhumé au cimetière de Cité à Narbonne, le mercredi 1er février.
Né à Narbonne le 16 juin 1921, d’un père narbonnais et d’une mère carcassonnaise, André Mècle avait suivi de brillantes études au collège Victor-Hugo de Narbonne, puis à la faculté des Lettres de Montpellier où il avait en particulier été l’élève du professeur Charles Camproux. Dès lors, son engagement personnel va être essentiellement axé sur la capitale septimanienne. C’est ainsi qu’entre 1945 et 1970, il est un membre actif de la société félibréenne La Cigalo Narbouneso, puis du Remembre (Centre narbonnais d’études occitanes). Doté d’une diction parfaite, maniant humour et satire, il collabore pendant plus de dix ans aux revues organisées par les anciens élèves du collège, s’occupant également de la compagnie théâtrale dite Les compagnons des tréteaux de Coursan. De 1967 à 1995, il assure, comme chroniqueur pigiste, la rubrique narbonnaise dans le quotidien régional Midi Libre. Engagé politiquement auprès d’Hubert Mouly, il sera son adjoint à la Culture et au Patrimoine à la mairie de Narbonne de 1971 à 1995. Durant de nombreuses années il sera président du Syndicat d’initiatives de Coursan. Membre résidant depuis 1973 de la Commission archéologique de Narbonne, il était aussi président de l’association des Amis des musées de Narbonne et vice-président de l’association Lettres et arts septimaniens.
Se qualifiant lui-même de touche-à-tout impénitent, André Mècle nourrissait une prédilection marquée pour la littérature et l’histoire locale. On lui doit un recueil poétique Liturgie d’exil (1946), un roman et des pièces de théâtre jouées par les Tréteaux de Coursan. Mais ses publications les plus connues concernent le passé narbonnais : Narbonne et son terroir (1985) ; Narbonne… métamorphoses (1992) ; L’abbaye de Fontfroide (1996) ; Narbonne : palais des archevêques et cathédrale (1999) ; Narbonne, Cité et Bourg.
André Mècle était enfin un excellent conférencier qui s’est produit dans une multitude de circonstances. Il avait accepté, à notre demande, de devenir membre de l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne en 2003. Ses communications sur le poète Pierre Reverdy ou sur le peintre Gamelin ont été fort prisées. Homme éminemment sympathique, au verbe habile et à la présence généreuse, nous gardons de lui le meilleur des souvenirs.

Jean Fourié
Vice-président de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.
1er février 2012.

03/01/2012

Hommage à Henri Detours, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

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Hommage à Henri Detours

L’homme n’aimait pas la mise en lumière, habitué qu’il était, à l’ombre et à la discrétion. Brutalement cependant l’obscurité l’a surpris, alors que le soir de sa vie n’était pas encore tombé. Les ténèbres éternelles, injustes et cruelles, sont venues effacer la profonde empreinte de son intelligence, les traces de son immense érudition, en même temps qu’elles brisaient les forces de son interminable labeur, les portes de ses réseaux d’influence, son cœur enfin, qui battait constamment au rythme du respect d’autrui, de l’amitié profonde ou du secret pouvoir mis sans échange ni concession à la disposition de la collectivité.

Notre très cher collègue Henri Pierre Marie Detours, trop tôt disparu, est né à Cailhau près de Limoux, le 29 août 1933. Il est décédé à Pessac, dans le département de la Gironde, le 20 décembre 2011. Le jour même il nous adressait une sympathique lettre. Je suis impatient et plein de joie nous disait-il, à l’idée d’assister le 11 janvier prochain à l’assemblée générale de l’Académie au sein de laquelle vous m’avez reçu avec chaleur et bonté le 10 février 2011. Peu d’entre-vous auront eu l’occasion d’apprendre à connaître Henri Detours, tellement sa présence aux séances mensuelles était sobre et distinguée. Récemment, il avait été séduit par la communication de notre éminent collègue André Bonnery, et comme il le faisait toujours avec une suprême élégance, il nous avait fait part de son plaisir doublé d’admiration.

Henri Detours, brillant gestionnaire de formation, fervent catholique de conviction, avait mis son énergie au service des religieuses au moment de la reconstruction du monastère de Prouilhe. Il souhaitait nous intéresser à cette exaltante expérience économique vécue politiquement au sein de la communauté dominicaine. Il n’aura pas eu le temps de donner à l’Académie l’essence de son savoir. Nos regrets en sont profondément attristés.

Il détenait de précieux et rarissimes albums photographiques renfermant les portraits identifiés des personnages notables audois du XIXe siècle. Avec bienveillance il avait entendu suffisamment à temps nos conseils de faire numériser et sauvegarder par les Archives départementales le patrimoine commensurable de sa famille.    

Élève du lycée Janson-de-Sailly, Henri Detours était diplômé de la faculté de Droit et de l’Institut d’études politiques de Paris. Marié à Isabelle Triniac le 21 décembre 1963, il eut cinq enfants. Haut fonctionnaire, il fut chargé de mission au cabinet du secrétaire d’état Charles de Chambrun et directeur des informations générales du Centre national du commerce extérieur.

Il partageait sa résidence entre le domaine du Pont du Sou près de Cépie, dans notre département, et l’hôtel particulier qu’il occupait, place du Champ de Mars à Bordeaux. Dans cette grande métropole, il fut directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie de 1973 à 1996, il présida l’Association des secrétaires généraux des chambres de Commerce et d’industrie françaises, puis il devint consul du Venezuela, de 1998 à 2007.

Henri Detours s’était présenté aux élections législatives dans la 3e circonscription de l’Aude sous l’étiquette « Centre progrès et démocratie moderne ». Titulaire de distinctions étrangères et militaires, il était chevalier des Palmes académiques, chevalier de l’Ordre national du Mérite. Il avait reçu la croix de chevalier de la Légion d’honneur en 1996, des mains d’Alain Juppé son grand ami, alors que ce dernier était Premier ministre de la République.

Gérard JEAN
Président de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.
3 janvier 2012.
  

19/08/2011

Francis Falcou, rend hommage à Roger Maguer, membre éminent de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

La disparition de Roger Maguer, le 9 juillet dernier, est celle d'une éminente figure Universitaire qui a profondément marqué la recherche historique sur le Lauragais, pendant toute sa carrière au Lycée Jean Durand de Castelnaudary.
Natif des Côtes-d'Armor, il fut nommé, en 1965, professeur Certifié d'histoire et géographie à Castelnaudary, après son brillant succès au concours national du CAPES.
Il allait y connaître et épouser une collègue de sciences naturelles, Arlette Soler, qui partagera tous ses travaux historiques.
Au Lycée Jean Durand, il donna la pleine mesure de sa rigueur pour la recherche, alliée à son attachement à son pays d'adoption ; il choisit d'ailleurs de se fixer à Villeneuve-la-Comptal qu'il servit avec passion : son travail pour la conservation du moulin à vent et son utilisation pédagogique fut exemplaire.
Dès son installation, il adhéra à l'Association culturelle : Les Amis de Castelnaudary, y donnant des conférences, participant ensuite aux publications de l'Association, notamment dans les deux ouvrages : Castelnaudary, notre ville (1994) et Castelnaudary, pages d'histoire (2002).
Devenu Agrégé de géographie, il ne se contenta pas de ce titre et voulut terminer sa carrière en obtenant le plus haut grade Universitaire, celui de Docteur ès Lettres, mention Histoire.
Pour cela, il soutint une thèse, intitulée : "De la cocagne au blé" ; il me fit l'honneur de me convier à la soutenance, le 2 novembre 1999 ; trois heures durant lesquelles jury et auditeurs purent apprécier sa parfaite maîtrise du sujet pour la période allant des guerres de religion à la Révolution.
Encouragé par ce succès, il décida de la publier en 2003, au terme d'un marathon et de traquenards multiples, m'écrivait-il.
En 2004, il était admis à l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne où nous n'aurons pas eu la joie, hélas, de profiter de communications qu'il avait en réserve.
Les Amis de Castelnaudary ont perdu un membre éminent ; l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, un de ses plus titrés ; le Lauragais, un de ses meilleurs chercheurs.

Francis Falcou,
Président de l'association des Amis de Castelnaudary et sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

26/05/2011

L'association des Amis de la Ville et de la Cité, va faire apposer une plaque commémorative.

L'association des Amis de la Ville et de la Cité, présidée par notre collègue l'abbé Jean Cazaux, a retenu la proposition d'Alain Pignon, de faire apposer une marque commémorative sur la tombe du célèbre carcassonnais : Guillaume Joseph Peyrus-se, dit le baron Peyrusse, président de l'Académie des arts et des sciences de Car-cassonne, en 1858.
La plaque souvenir sera dévoilée le jeudi 16 juin 2011 à 17 heures, au cimetière Saint-Vincent de Carcassonne, par le député-maire Jean-Claude Pérez.

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Baron Guillaume Joseph Peyrusse
Daguerréotype de 1850, Musée des beaux-arts de Carcassonne
Essai de restauration.

12/05/2011

Hommage à Marius Sabarthès.

Notre ancien collègue, Marius Sabarthès, est décédé le 13 avril dernier dans sa cent deuxième année. Enfant de Pezens, il avait vu le jour dans cette commune le 2 mars 1910 et restera toute sa vie très attaché à son village natal. Ancien élève de l'Ecole nationale supérieure des postes et télécommunications, ancien élève de l'Ecole nationale d'administration, toute sa carrière se déroula au sein de l'administration postale dont il gravit tous les échelons jusqu'à celui d'administrateur hors classe. Pendant quinze ans, il avait eu la haute responsabilité de la gestion des vingt centres de comptabilité des caisses d'épargne, du temps où ces dernières étaient étroitement liées à la Poste. De retour à Pezens quand la retraite fut venue, Marius Sabarthès s'engagea dans la vie locale, créant et animant un groupe de chant choral, un tennis club, s'intéressant à l'histoire de sa commune et secondant activement dans ses recherches notre ancien collègue Julien Courtieu. Marius Sabarthès fut longtemps président de l'association des Anciens combattants de Pezens et président de la fédération audoise des Anciens combattants André Maginot qui lui remit sa médaille d'or. Chevalier de la Légion d'honneur, officier de l'Ordre national du Mérite, chevalier du Mérite postal, Marius Sabarthès avait été admis membre de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne en 2002 mais, en raison de son grand âge et de son état de santé, il avait démissionné en 2008.

Jean Fourié. 

09/12/2010

Hommage de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne à Maître Henry Ruffié, sociétaire depuis 62 ans !

La mort d'Henry Ruffié

Le 25 octobre dernier disparaissait à Limoux, à l'âge de 85 ans, Maître Henry Ruffié, médaillé de la Résistance, chevalier de l'Ordre national du Mérite, doyen d'élection de notre Compagnie. Notaire en sa bonne ville de Limoux, Maître Ruffié avait en effet été élu membre correspondant en 1948, sous la présidence de Pierre Maubec. Bien que n'assistant guère à nos séances et n'ayant jamais donné de communication, l'histoire locale était pour lui un inépuisable sujet d'intérêt et il demeura indéfectiblement fidèle, pendant 62 ans, à la Société des arts et des sciences de Carcassonne, puis à notre Académie. Notons au passage qu'il faisait également partie, depuis 1954, de notre consoeur la Société d'études scientifiques de l'Aude. Henry Ruffié n'était autre que le frère cadet du professeur Jacques Ruffié, membre de l'Institut, personnalité de notoriété internationale dont le lycée de Limoux porte le nom. On sait le rôle que les deux frères jouèrent dans la Résistance et dans le passage vers l'Espagne de réfugiés et de fugitifs. Très attaché aux valeurs humanistes, discret mais agissant, Maître Henry Ruffié laisse un grand vide. Il était de notre devoir de rendre hommage à sa haute mémoire.

Jean Fourié

Président.