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22/11/2013

Jean Guilaine, sociétaire doyen de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, promu officier de l'Ordre National du Mérite.

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Journal Officiel de la République Française, n° 0265
du 15 novembre 2013.

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Décret du 14 novembre 2013, portant promotion et nomination.

Guilaine Jean Joseph Victor, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, Professeur honoraire au Collège de France, est promu officier de l'Ordre national du Mérite.
Jean Guilaine est par ailleurs, sociétaire doyen de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, et membre de la Société d'études scientifiques de l'Aude. Il est chevalier de la Légion d'honneur et  avait été élevé au rang de chevalier de l'Ordre national du Mérite, le 26 avril 1990.

Claude Seyte, secrétaire perpétuel de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, rend hommage à Jean Guilaine.

A JEAN GUILAINE, MEMBRE DE L'ACADEMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES, PROFESSEUR HONORAIRE AU COLLEGE DE FRANCE.

Bien cher ami et éminent collègue,
Une incursion commune, dès l’enfance, dans la classe de Mme Garriguet, au petit lycée de Carcassonne, et sous la férule du sévère censeur Sirven, pourrait m’autoriser le tutoiement. Mais la destinée exceptionnelle qui est la vôtre m’incline au plus respectueux vouvoiement qu’impose également la règle académique.
Nous étions de la génération dont nos petits aînés chantaient « Maréchal nous voilà », que nous avions remplacé par le plus patriotique « Flotte petit drapeau » ! … Selon la mode des époques et des faits de l’Histoire !
Puis nos chemins ont divergé. Nous ne parlerons que de votre destin, auréolé de tous les degrés de la Connaissance, pour aboutir en tant que Sociétaire du CNRS, institution de la Connaissance aux ramifications si diverses et exponentielles. Puis ce fut la chaire d’enseignement dans une titulature prestigieuse qui pérennise vos travaux pour les futures générations, et, maintenant, l’accès au grandiose et immense Institut Académique de la Science, branche enviée par les plus Grands dans l’Institut de France, où Napoléon 1er aurait bien voulu se retrouver dans des études scientifiques qui le fascinaient.
Vous voilà revêtu du prestigieux habit vert adorné des branches d’olivier, symbole de paix, et flanqué du glaive de bronze qui convient le mieux à votre courant de pensée, symbole de la gaulienneté et de la romanité, dans leurs conflits.
Nous serions à l’aube de l’humanité et nos pauvres vies pouvant aller jusqu’au centenaire essaient d’expliquer le passé de la race humaine, à travers les strates millénaires que nous ont laissé les existences successives ; ainsi vous êtes l’acteur d’une procédure qui traque les millénaires.
« Rien ne dompte la conscience de l’homme, car la conscience de l’homme, c’est la pensée de Dieu » …selon Victor Hugo, dans la fin de la préface de son ouvrage « Les châtiments », où il vilipende à grands coups de vers peu indulgents le régime du Second Empire.
A cet effet, vous ne voulez être que le chercheur rigoureux et tenace, qui ne se laisse point enfermer dans la théorie hasardeuse ou problématique. Vous avez été amené à affirmer « Plus on pénètre dans ce champ d’étude (l’évolution) et plus on se rend compte que l’homme préhistorique c’est nous-mêmes, moins le téléphone ».
De ce fait, vous rejoignez la matrice du 6ème jour de la Création, que nous conte la Genèse de la Bible qui est ne varietur dans l’écoulement des siècles et des millénaires.
L’homme n’est pas le fruit d’un aléa, d’un hasard dans l’immensité du cosmos, mais bien une création originale qui a ses propres gènes et qui n’a absolument rien à voir avec l’amphibien, les autres mammifères, le simiesque ou un quelconque cœlacanthe ! La Nature est bien trop cohérente, « pensée » et complexe pour cela.
Les explorations des strates humaines que vous avez entreprises vous ont conduit à découvrir l’art de l’homme et la finesse de ses découvertes propres. Tôt dans ses origines, il enterre ses morts et les évoque avec respect, à l’inverse des animalités qui dévorent ou abandonnent.
Vous vous extasiez devant l’ergonomie reconnue d’une hache de pierre, d’un outil ou d’une arme d’attaque ou de défense, de la géométrie d’une pointe de flèche.
Vous savez déterminer les moments de l’histoire où l’homme a découvert les métaux, la manière de les utiliser : âge du fer, âge du bronze. Vous constatez l’usage du fer, de l’eau, les éléments de base, le travail des peaux, le tissage , la mise en valeur des terres par l’agriculture, mais aussi, summum du sublime, la découverte (reflet de l’âme) des peintures rupestres et autres travaux artisanaux de bijouterie (déjà !) et ce souci de se protéger du fauve ou des peurs ancestrales ! Selon le psaume vespéral, déjà : « Que les fantômes de la nuit, les songes s’enfuient loin de nous. »
Toute une vie sociétale, qui s’organise peu à peu. C’est là qu’est « l’évolution », dans la phase de la relation humaine et non dans le gène initial, toujours le même : nos ancêtres étaient velus et poilus. Ne le sommes-nous pas après quelques jours sans soins ? Et que dire de l’imperfection mineure mais qui est dans les premiers jours : pas plus que nos ancêtres, nous ne pouvons accéder facilement à notre dos pour nous gratter et, que je sache, nous ne sommes pas encore capables de faire naturellement une rotation de 180° de notre tête (pour contempler la face cachée de la lune ?)
Toute une civilisation matérielle et morale, façonnée par les égrégores de la nature humaine ! Comment se fait-il donc que, sur les millions d’années de son existence reconnue, aucune mutation génétique humaine majeure ne soit intervenue ?
Tous ces paramètres évoqués procèdent de la manifestation de la recherche pure — « la recherche oblige », ainsi que l’exprime Gide — dépouillée des a priori ou des thèses plus ou moins hasardeuses dans lesquelles des générations prétentieuses se complaisent. Malraux pense que la science peut détruire la planète et qu’elle ne forme pas l’homme. Ici, vos travaux le contredisent : vous révélez le passé et le transmettez aux générations actuelles. Mais parlons donc des « théories de l’évolution » qui voudraient inféoder la race humaine aux mutations intervenant dans des espèces voisines ? Les anciens étaient déjà tracassés par ce problème, mais c’est à l’époque des Lumières et au XIXe siècle, que ces questions furent davantage mises au goût du jour.
Ainsi, les errements de l’inénarrable Charles Robert Darwin qui l’amenèrent, dans le cours de son existence et à la fin de sa vie, à des doutes profonds, mâtinés de désespoir. Il mourut dans le remords, ce que l’on ne dit pas. Il eut des successeurs, et des philosophes (Karl Marx) qui s’emparèrent de la prétendue théorie sans pouvoir prouver, sauf à falsifier honteusement les résultats des recherches comme le démontre le Centre d’Etudes et de Prospective sur la Science. L’évolution, telle qu’elle est pensée à notre époque, c’est celle du confort, de l’adaptation, sujette à caution, des mœurs, pas toujours reluisantes, des découvertes de toutes sortes.
Seulement, voilà ! Ces erreurs ont toujours droit de cité, du fait de l’intervention des médias souvent irresponsables, des écrivailleurs de tout acabit, qui entretiennent ainsi l’équivoque, quand ils ne travestissent pas la vérité, si elle ne sert pas leurs intérêts et leurs profits. Et c’est ainsi que l’on assiste à des faits qui font élection de pensée, comme l’aberration de Rennes-le-Château, née de l’imagination commerciale d’un obscur aubergiste local, ou bien la mise en cause de comportements de générations ou d’hommes à la stature historique. Fruits, aussi, de l’inquiétude latente de la race humaine ! L’actualité se fixe sur Bugarach !
Nous sommes à l’époque de la contestation, mais certaines nouvelles découvertes apparaissent et font vaciller des théories en place : Einstein connaît des secousses ! Comme quoi tout est relatif : la découverte récente du Boson de Higgs, élément de particule liant la matière conduit à se poser la question de l’intervention Divine : mais qui est à l’origine de la « sauce » ?
Vous n’adhérez point à ces extravagances et vous mettez toute votre science et vos connaissances au service de la recherche des civilisations passées, sur les traces visibles de l’existence de nos ancêtres si lointains mais aussi tellement proches de nous, et c’est tout à votre honneur et à celui du C.N.R.S., dont vous êtes le dévoué Sociétaire.
Que ces hommages à l’Humanité, trésors des vérités constantes, à l’origine de vos lauriers de l’immortalité académique, soient un phare de la Connaissance et de l’estime que vous porteront les générations futures.

 

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La classe de madame Garriguet au petit lycée de Carcassonne.

10/10/2013

Les 180 ans de la création de la Commission Archéologique et Littéraire de Narbonne.

Commission archéo.Narbonne1.jpg

INVITATION

Les 180 ans de la Commission Archéologique et Littéraire
de Narbonne
21 octobre 1933 - 21 octobre 2013

Marie-Paule Bardèche
Sous-préfète de Narbonne
Président-né de la Commission Archéologique et Littéraire
Le Maire de Narbonne
Président-né de la Commission Archéologique et Littéraire
Le Professeur Jacques Michaud
Président
Les membre su bureau

ont l'honneur de vous convier aux manifestations organisées à l'occasion du 180e anniversaire de la création de la Commission Archéologique et Littéraire de Narbonne, en la salle des Synodes du palais des Archevêques.

Lundi 21 octobre 2013, à 17 heures
Salle des Synodes du palais des Archevêques de Narbonne
Séance académique solennelle

I- La Commission Archéologique et les institutions publiques.
● Allocutions d’accueil du président et des présidents-nés.
● « Le rôle passé et actuel de l’Etat dans le domaine des musées », par Monsieur Bruno Saunier, Conservateur général du patrimoine, sous-directeur de la Politique des musées à la Direction générale des Patrimoines.

 

II- La Commission et la vision méditerranéenne.
● « La méditerranée au défi de la mondialisation » et présentation du réseau de prix pour la promotion de l’excellence en méditerranée par Monsieur le Recteur Mohammed Nadir Aziza, Directeur général du programme MED 21.

 

● « L’exemple monténégrin : La façade méditerranéenne du Monténégro » par S.A.R. le Prince Nicolas du Monténégro.

 

Mardi 22 octobre, 18h
Salle des Synodes du palais des Archevêques de Narbonne
Séance solennelle de clôture

 

III - La Commission Archéologique et la vision de l’avenir.
● « Avancer dans le XXIe siècle » par Monsieur Michel Bon, Inspecteur des finances, ancien président de France Télécom.

13/08/2013

Découverte inédite d'un quartier de la ville : Quai Riquet, 20 août 1944, par Jean-Louis Bonnet, historien, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

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QUAI RIQUET - 20 AOÛT 1944

L’académie des arts et des sciences de Carcassonne inaugure une série de visites et propose une découverte inédite des quartiers de la ville, ayant comme point d’ancrage une date-anniversaire ou un événement commémoratif s’y rapportant.

Depuis quelques années, le cortège officiel ne vient plus se recueillir devant la stèle du pont SNCF dressée par l’Union des Femmes Françaises, en raison de la gêne apportée à la circulation automobile.

Ainsi, le 20 août 2013, profitant des nombreux témoignages recueillis, l’historien Jean-Louis Bonnet retracera la fusillade de 21 personnes par une colonne de l’armée allemande en déroute.

Le rendez-vous est fixé sur la route Minervoise, devant le n° 1, à 17 heures.

jean-louis bonnet,découverte des quartiers,quai riquet,20 août 1944,20 août 2013
Compte-rendu de visite

L’Académie des Arts et des Sciences de Carcassonne vient d’inaugurer une série de visites de la ville pour rappeler un événement marquant à sa date anniversaire. Autour de l’historien Jean-Louis Bonnet et du président Gérard Jean, une soixantaine de personnes rassemblées au début de la route Minervoise ont entendu rappeler le déroulement tragique du 20 août 1944 alors que les dernières troupes d’occupation fuyaient vers la Provence. Tandis que les FFI, prudents, recommandent de les laisser passer, des éléments de la XIe Panzer Division (4 à 500 hommes) traversent la ville ; des réactions personnelles inconsidérées et des répliques sauvages provoquent la violence sur le Quai Riquet en ce brûlant jour de dimanche d’août, vers 12 heures : des amoureux, des jeunes et des vieillards, un pêcheur, des passants, des ménagères et des habitants tirés de leur maison sont massacrés par les militaires allemands, la plupart d’origine asiatique. La concordance des témoignages exprimés par certains participants souligne l’acharnement des tireurs à la mitraillette qui font disparaître avec la cruauté des sévices vingt-une personnes. Leur liste figure sur le monument érigé sur place auprès duquel les présents ont respecté une minute de silence. Les autorités municipales de la ville avaient tenu à marquer leur solidarité et leur intérêt avec une forte représentation de conseillers élus : Mme Martinez, première adjointe, Mme Rivel, M. Garino et M. Fernandez adjoints, M. Roux.

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De gauche à droite : M. Gérard Jean, M. Charles Brun, M. Jean-Louis Bonnet.

09/03/2013

Jean-Marie Besset, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, se souvient de Jérôme Savary.

Jérome Savary
Né à Buenos Aires, le 27 juin 1942
Décédé à Levallois-Perret, le 4 mars 2013

C'est avec stupéfaction que nous venons, au théâtre des 13 vents, d'apprendre la disparition de Jérôme Savary. Il était un de ces hommes qui incarnait la vie, dont la truculence et l'appétit semblaient éternels. Il paraissait si roublard qu'on l'aurait juré capable de convaincre la mort de revenir le chercher plus tard, dans un quart d'heure, allez, coco, une demie-heure, maxi !
C'est comme lycéen que j'avais découvert ses spectacles, au théâtre municipal de Carcassonne. Alice Sapritch dans Super Dupont the Show. On y était allé avec le lycée. Mais ça ressemblait plutôt à de l'école buissonnière. J'étais trop jeune pour le Magic Circus, mais plus tard, je devais partager avec Jerôme un de ses interprètes, parmi les plus excessifs, Jean-Paul Muel (Perthus). C'est peu de dire que ses années Savary l'avaient façonné. Elles l'avaient marqué, à tout jamais. Il en parlait, il en parle sans cesse, comme les anciens refaisaient la guerre de quatorze. 
Jérôme avait écouté un bout de lecture d'une de mes pièces, lorsqu'il drigeait Chaillot. Puis il avait une réunion de parents d'élèves pour sa fille, il était parti. "Y a plein de lesbiennes dans la pièce à Besset, c'est super ! il faut la faire, hein Marie ?..." Il parlait à Marie Gavardin. Il n'avait pas fait la pièce. 
On s'est revu en Chine, il y a quelques années, au consulat de France à Shanghai, avec Jean-Michel Ribes -les deux hommes n'étaient pas sans rapport : même énergie bachique, pour ça c'est sûr, avec eux on s'emmerdait pas. C'était pas des réformateurs (je me sentais janséniste à côté), c'était des dynamiteurs. La révolution par le rire, la formidable bonne santé, vivace et bruyante. Les lignes que je voulais faire bouger patiemment de nuance en nuance dans mes pièces, le combat pour les moeurs, Jerôme, il pétait dedans. C'était viril, généreux, ça emportait tout, ça avait une gueule folle. 
Cet été, Jérôme m'avait invité à passer le voir dans sa retraite. Ses déboires avec l'administration le lassaient. Je suis à l'écart, ils me font tous chier. Viens boufer chez moi. On prendra le soleil. Tu verras, le coin est sympa. J'ai trop attendu. Il me disait, tu m'en veux de pas avoir pris ta pièce à Chaillot. Je protestai. Mais si, t'as raison, on aurait du y aller. J'ai été con. 
A mon arrivée au théâtre des 13 vents (c'est lui qui l'avait déménagé de Béziers à Montpellier, à Grammont, du temps des beaux jours avec Frêche), j'ai souhaité qu'on mette dans le hall les portraits de mes cinq prédecesseurs à la tête du Centre Dramatique National du Languedoc Roussillon (inauguré à Carcassonne par Jean Deschamps en 68). On a eu un mal de chien à obtenir une photo de Jérôme. Décidément c'était pas un homme d'archives. il s'en foutait du passé. Il était tourné vers l'avenir. Les projets. Putain, je vais monter un Brecht avec Bedos, ça va déchirer. 
Mon regret ? Qu'il n'ait pas vu notre production, mise en scène par Désveaux, de L'importance d'être sérieux de Wilde, qu'il avait si brillamment montée lui-même à Chaillot, avec Rupert Everett et Labarthe. Il aurait dit. C'est bien, les garçons, votre spectacle. Les filles sont mignonnes. Aufaure est super. Y a du cul. ça m'a plu. 
Jérôme est là avec son cigare, au milieu de la rangée des portraits en noir et blanc, sur le mur rouge. Plus que deux en vie. C'est un art de passage de relais, le théâtre.

Jean-Marie Besset

07/03/2013

6 mars 1973 : quarantième anniversaire de la disparition de Michel Maurette. Jean Esparbié se souvient !

Michel Maurette, aux labours du temps.

 

            Les Maurette habitaient près de Serralongue, au mas del Faitg1 autour duquel hurlaient les loups tenaillés par la faim. Salvado portait la blouse bleue-noire et empesée des maquignons”. Rosine, aux grands yeux couleur de feuille tendre, - l'ancienne sandalière de la Badie, devenue sa femme - menait le ménage. Dans une chambre minuscule, mal éclairée par une fenêtre étroite, aidée par Marie Colls - l'accoucheuse à la réputation de sorcière -, le dix-neuvième jour du mois de juillet 1898, elle mit au monde un garçon. On remarqua ses longs doigts de laboureur et, dès lors on s'empressa de tracer le destin de celui que les parents prénommèrent Michel. Rien ne contredirait cette appréciation...

            Tout jeune, l'enfant participa aux corvées de la ferme, souvent pénibles. Où pouvait-on mieux vivre ? La question amena la famille à déménager à plusieurs reprises. On casait les meubles dans la charrette et l'on partait ballottés par les cahots de la route pour une autre aventure, là où se dressaient des horizons nouveaux. Quant tout était perdu, s'il restait encore un cheval, l'honneur était sauf.

            Michel Maurette aborda le monde par le chemin de la clairière”. Il fit ses humanités dans les champs, ne rapporta de sa prime jeunesse que des contes et des chansons”. Tôt, écrire lui sembla une chose merveilleuse. Cependant, il tenait secrète sa passion de peur de susciter la risée générale. Le père ne le vilipendait-il pas en affirmant qu'il écrivait aux ministres ? Michel Maurette pensait plutôt s'adresser aux dieux... Il fallait subir les duretés de la modeste existence de la paysannerie, tout en caressant le rêve de témoigner par écrit des labours du temps.

            L'armée réclama le jeune homme en 1917 ; il porta l'uniforme jusqu'en 1920. Cinq ans plus tard, il épousa Andréa Mazard. Elle lui donna d'abord Michèle. Les Maurette séjournèrent à Lyon, puis vinrent au mas Pams-Cabestany près de Perpignan. En 1928, ils arrivèrent dans le département de l'Aude à Escorges. En 1932, ils s'installèrent enfin à Caux-et-Sauzens dans la bâtisse de l'exploitation qui deviendra : Le Clos-Saint-Michel. En 1935, Michel Maurette se laissa élire conseiller municipal, puis ceignit l'écharpe de maire en 1945. Il ne la quitta qu'en 1971. Il présida aussi jusqu'à son décès la Société mutualiste du village. Il aimait celui-ci, à quelques kilomètres de la préfecture où “l'action dirigeante ne se montrait pas inquiète du dépeuplement des campagnes reculées. Ainsi en allaient déjà les mœurs technocratiques...

            Michel Maurette travaillait donc la terre et cultivait la poésie qui, en ce monde rude et si sombre lui apparut tôt comme une lumière surnaturelle et une bénédiction. Le soir, après le labeur, lorsque la maisonnée dormait, il rédigeait des textes traduisant des pulsions intimes, ainsi que l'expérience humaine. Combien de cahiers d'écolier remplit-il avant de se satisfaire de quelques nouvelles rédigées au cours des années 30 avec la sueur de l'esprit et le sang de l'âme ? Malgré la fatigue de la journée dans les champs ou les vignes, il s'agissait pour Michel Maurette de préparer des récoltes différentes... Les plus grands - tels Rosny aîné, Paul Valéry, Colette goûtèrent la qualité exceptionnelle de Colla de gitans qu'ils récompensèrent par le prix Marianne en 1939, une année après le bonheur de la naissance de Lucile. La rencontre avec Joë Bousquet - le visionnaire de la rue de Verdun, au bas des remparts carcassonnais, qu'il verra glisser dans le cercueil par petites saccades comme à la parade - ouvrit une étape capitale dans l'exercice littéraire de Michel Maurette.

            La Crue parut en 1949. Elle conquit les lecteurs, les enthousiasma. On couvrit aussitôt son auteur de lauriers. Il venait de décrire magistralement l'aïgat terriblement meurtrier de 1940 dans les Pyrénées-Orientales. À juste raison, elle passera pour l'œuvre maîtresse de Michel Maurette. Joë Bousquet affirma voir Michel Maurette adhérer au mouvement”. Pour Ludovic Massé - l'auteur perpignanais - ce livre mettait Michel Maurette au-dessus de beaucoup d'écrivains”. La  magistrale évocation, ainsi désignée par Jean Lebrau - le poète de la Corbière -, saisit notamment Pablo Casals - le musicien de Prades -, François-Paul Alibert - menant une vie de Job dans une petite maison de la ville basse à deux pas du fleuve Aude... Michel Maurette n'en resterait pas à cette virile entreprise, soulignée par le pétillant Joseph Delteil - le pilier de la Tuilerie de Massane à Montpellier, le prêtre de la rêverie sur les bords de la Rigole à La Galaube dans la Montagne Noire. Maintes fois rééditée, traduite en Catalan, on ouvre toujours La Crue sur un événement dramatique se déchaînant contre la nature, les êtres, les biens. Jean Camberoque aimait à dire qu'aucun journaliste n'aurait pu ressentir totalement cette catastrophe au fond de lui-même et en rendre compte comme Michel Maurette.

            Le ton changea avec Le Temps des merveilles(1950). L'écrivain-paysan laissa Lucile guider son cœur. Elle sautilla autour de sa plume tel un oiselet et emplit les textes de la fraîcheur de l'insouciance, des joies de l'enfant atterrie à l'étoile. Jean-Louis Vaudoyer de l'Académie française écrivit à Michel Maurette :Cet album d'esquisses touche, émeut et charme par sa tendresse, par sa malice, par le parfum d'amour qui s'en exalte”. Tout fut dit en cette phrase.

            Dans Le Clos-Saint-Michel(1955), Michel Maurette prend les traits de Fougerand, attaché à la terre, fort d'une volonté inépuisable, gonflé d'espérance. Fougerand laboure, taille, sème, récolte, vendange... En retrait des successions de joies, de déceptions... Michel Maurette le suit, le comprend, le dessine intimement dans un bouquet de nouvelles aux couleurs de sa campagne, le centre du monde. Lors de cette publication, Joseph Delteil remercia  Michel Maurette en lui disant qu'elle sentait la vérité, la terre, le coeur de l'homme”. Il ajouta : C'est plein, c'est large, c'est le pain complet, ça vous rentre irrésistiblement dans les moelles”. Marcel Arland, de l'Académie française écrivit à Michel Maurette :l'on s'ouvre à ce livre comme à un chant l'un des plus graves et les plus émouvants....

             Pour Jean Camberoque, l'illustrateur des ouvrages de Michel Maurette, celui-ci se livra entièrement dans l'Enfant des Loups (1968). Effectivement, Michel Maurette se raconta sans détours, d'une écriture sûre, fine, roulant comme les galets de la Têt, parfumée des senteurs de la lande au milieu de laquelle se trouvait le gros mas décrépit et nu, puis éclairée par le soleil du Roussillon qui captivait Salvado. Jean Rousselot, alors président de la Société des gens de lettres de France reconnut en Michel Maurette la frémissante et comme inquiète soif de réelle connaissance. Il poursuivit que :Si un nouvel humanisme doit jaillir des ruines de l'ancien, il sera l'œuvre d'autodidactes du type Maurette, pour qui l'accumulation de ce qu'on appelle le "bagage" est une cause d'angoisse plutôt que d'autosatisfaction et qui, au fur et à mesure qu'ils se cultivent, comprennent que toute nouvelle conquête n'est qu'un pas de plus vers une indicible exigence. Je trouve la définition juste et l'Enfant des Loups en reste une preuve évidente.

            Au roman paysan succéda Le Rêve d'écrire (1970), venu, disait volontiers Michel Maurette de loin, de très loin, peut-être de plus loin que l'enfance parce que cela devait être écrit. De la bordure de la frontière espagnole à la campagne carcassonnaise, celui qui écrivit, cet autre - déléguant dans la vie le laboureur - se montra “exigeant, tyrannique et fantasque”. Les sillons se prolongèrent par des lignes dont la teneur et la beauté pure amenèrent Michel Maurette dans l'univers culturel. Michel Maurette dressa quelques portraits d'amis dans Le Rêve d'écrire. Il soutint François-Paul Alibert dans les bras en ses derniers instants. Il compara André Blondel à un génie des fontaines et des bois. Il affirma que Jean Lebrau tenait la place d'un saint. Pour l'écrivain-paysan, Pierre Reverdy rédigeait dans l'avenir, des poèmes qui étaient le reflet de son passé,. Il glorifia Jean Camberoque né peintre. Il désigna Pierre Loubière tel un “poète royal. Il supposa avec raison que le temps éclairerait l'œuvre d'une rare intensité de Joë Bousquet.

            En guise d'au revoir, en résistant courageusement à la maladie, Michel Maurette diffusa Les Nains (1972), de courtes nouvelles par lesquelles on retrouva dans ce bouquet de fleurs des champs toute la fraîcheur, tous les parfums du livre Le Temps des merveilles.

            Indirectement, un enseignant d'espagnol, à qui je dois une éternelle reconnaissance, suscita ma rencontre avec Michel Maurette au cours de l'après-midi du 11 novembre 1964. Elle débuta une amitié que la disparition de Michel Maurette, le 6 mars 1973, suspendit sans jamais détruire. Lorsque j'écris, j'imagine parfois l'homme exemplaire à mes côtés. Il m'incite à refuser la facilité, me désigne la sagesse à découvrir. Je ne manque pas l'occasion de remémorer Michel Maurette partout où l'on m'invite à le faire.

            Dans le cimetière de Caux-et-Sauzens, Jean Lebrau certifia que Michel Maurette habiterait dans les étoiles, éclairé par la lumière qui traverse la nuit.

            Il nous reste l'œuvre à relire ou à découvrir et les souvenirs pour beaucoup d'entre nous. Quarante années après, le poète survit au laboureur...

 

             Jean Esparbié

 

Note : Jean Esparbié publia en 1989, avec le concours du Conseil général du département de l'Aude : Du Sillon à la ligne : Michel Maurette, Gabelle, Carcassonne. Ce livre est aujourd’hui épuisé. Il donna aussi Le Rêve du laboureuren 2005, aux éditions Acala, encore disponible chez l'auteur.

Jean Esparbié

1, rue Germinal

Montlegun

11090 Carcassonne

04.68.47.08.07

jean.esparbie@orange.fr



[1] - Le hêtre.

15/01/2013

Composition du conseil d'administration de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, élu par l'assemblée générale du 9 janvier 2013

Carcassonne - Académie - Réduit.jpg
Président
Gérard Jean
Vice-Présidents
Auguste Armengaud - Jean Fourié - René Maurice
Secrétaire Perpétuel
Claude Seyte
Secrétaire Général
Gérard Hardy
Trésorier Général
Guy Camarasa
Bibliothécaire
Lucette Teisseire
Archiviste
Françis Teisseire
Assesseurs
Marie-Christine Bernard
Véronique Biberon
Jean Esparbié
Jacques Miquel
Alain Pignon
Michel Planchons
Aude Viguier
Présidents Honoraires
Jean Blanc - Marcel Bories - Serge Caulet
Membres Honoraires
Yves Compain - Albert Fert - Jean Oulanier
Présidents-Nés
Eric Freysselinard, Préfet de l'Aude - Jean-Claude Pérez, Député-Maire de Carcassonne - André Viola, Président du Conseil général de l'Aude.

07/01/2013

Mercredi 9 janvier 2013, à 17 heures, cent soixante seizième assemblée générale de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

176 ème Assemblée générale
de
l'Académie des arts et des Sciences de Carcassonne
Fondée en 1836

2013.01.09 - Invitation assemblée générale.jpg

L'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, son conseil d'administration, l'ensemble des sociétaires, leur président, vous invitent à honorer de votre présence les travaux de la cent soixante seizième Assemblée générale de la société qui auront lieu à l'Auditorium - ancienne chapelle du collège des Jésuites - le mercredi 9 janvier 2013, à partir de 17 heures. L'entrée est libre et gratuite. Seuls les sociétaires à jour de leur cotisation peuvent participer au vote à bulletin secret qui conduira dans son ensemble au renouvellement du conseil d'administration.
En conclusion, Jean-Yves Tournié, interviendra pour donner une communication et proposer d'expliquer le fantasme maçonnique induit par l'affaire de Rennes-le-Château et de son principal auteur, l'abbé Bérenger Saunière.

01/01/2013

A toutes et à tous, bonne et heureuse année 2013 !

Voeux Académie 2013.jpg

Voeux sincères de bonheur, de joie et de prospérité pour l'année 2013 !

2013.01.01 - Voeux 2013.jpg

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : En ce moment d'éternité, défendons l'avenir !, par Claude Caro.

Celui qui vient

À l’aube de cet instant de temps universel,

Cet instant si bref mais à notre mesure,

Puissions-nous sagement déchiffrer l'écriture :

Les signes romanesques de notre épopée.

Et puis croiser nos mots et, sans croiser le fer,

Broder l'étoffe de nos rêves au va et vient

De nos libres échanges fraternels, et nouer

En vol, pour l'évasion, l'échelle virtuelle.

Libres enfin, infiniment ivres d'au-delà,

Libres penseurs clairvoyants, posés au bord du temps,

Un temps crépusculaire épinglé d'alertes existentielles.

Soyons de ceux qui font la part plus belle

A celui-là qui vient, tout ébroué de vent,

Partager notre joie commune et immortelle.

 

Avec Vladimir Maîakovsky,

Nous ne serons pas qu’ «'un nuage en pantalon » .

Nous maintiendrons un pied dans la porte

Puisqu'après nous d'autres humains viendront

Pousser vers l'azur l'humanité plus forte.

 

Avec Aragon, dans « Les poètes », nous reprendrons en cœur :

« J'entends, j'entends, le monde est là

Il passe des gens sur la route.

Plus que mon cœur je les écoute.

Le monde est mal fait, mon cœur las.

Faute de vaillance ou d'audace

Tout va son train rien n'a changé

On s'arrange avec le danger

L'âge vient sans que rien ne passe.

Au printemps de quoi rêvais-tu

On prend la main de qui l'on croise

Ah mettez les mots sur l'ardoise

Compte qui peut le temps perdu.

Tous ces visages, ces visages

J'en ai tant vu des malheureux

Et qu'est-ce que j'ai fait pour eux

Si non, gaspiller mon courage.

 

À Carcassonne, le premier Janvier 2013

Claude Caro.

21/12/2012

Jean Esparbié adresse ses voeux aux sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, avec un petit poème d'actualité !

BUGARACH


Pourquoi céderions-nous à tous ces faux apôtres

Qui s'appliquent parfois d'un air talentueux

A prédire la fin, malgré les patenôtres,

Du monde négligé des gens peu vertueux ?

 

Laissons déraisonner la foule des adeptes

Des milieux les plus fous et suivons les chemins

Au bout desquels enfin, en pénitents ineptes,

Nous solliciterons d'éternels lendemains.

 

Jouons à l'unisson pour l'univers une ode

Dans les tourments du jour que les historiens

Écriront à jamais sur notre terre d'Aude

Où nombre d'inspirés deviendront faubouriens.


Ceux-là voudront gravir par crainte la montagne

A l'abri soi-disant des destructeurs du ciel

Censés intervenir dans l'ultime campagne

Du bien contre le mal: but providentiel.

 

Apprendront-ils qu'ici, au soleil des mémoires

Jupiter écouta Bug monté sur Arach

Et posa ce rocher protégeant des déboires

Des vents du lieu depuis dénommé Bugarach ?

 

Dormez en paix gripets (1), le calme du village

Avant l'an reviendra sans doute pour longtemps

A moins d'un tremblement dans le sombre sillage

Des folles du logis ou du maître du temps.


1. Les lutins.

Jean Esparbié.

 

Et à l'an prochain, avec mes meilleurs voeux !

25/05/2012

Une délégation de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, se rendra à Belpech le samedi 2 juin 2012, pour une sortie et une séance décentralisée exceptionnelle.

Cette année, les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, invités par M. Auguste Armengaud, se rendront à Belpech le samedi 2 juin 2012, pour une sortie et une séance décentralisée exceptionnelle. Le déplacement, pour l'aller et le retour, s'effectuera en voitures particulières. Les personnes souhaitant bénéficier d'un convoiturage sont invitées à le signaler au moment de l'inscription. Il est possible d'inviter des amis ou des sympathisants de l'Académie, même s'ils n'ont pas encore été reçus comme membres.

DEROULEMENT DE LA JOURNEE
10 h. 00 -Rendez-vous devant l'hôtel de ville de Belpech.
10 h. 30 - Réception à la mairie de Belpech.
11 h. 00 - Conférence sur la dynastie des seigneurs de Belpech, par Mlle Clémentine Bollée-Legeas, lauréate en 2011, du prix des Arts et Sciences Joseph Poux sinon, conférence sur l'histoire de Belpech, par M. Auguste Armengaud, président de la Société d'histoire du Garnaguès, Belpech et son Canton, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.
12 h. 00 - Concert de cloches (sous réserve), donné par M. Claude Seyte, sonneur de l'église Saint-Vincent à Carcassonne.
12 h. 30 - Déjeuner au restaurant Le Vixiège : Salade garnaguaise (salade verte, magret séché, gésiers, foie gras) ; Carbonade de boeuf flamande (joue cuisinée à la bière), accompagnée de pommes de terre ; Baccara au caramel ; Vin du Minervois en bouteille ; Café ; Kir ou communard offerts.
14 h. 00 - Visite de l'église de Belpech (7e centenaire de sa fondation), par M. Auguste Armengaud.
17 h. 00 - Rafraîchissements et visite de la commanderie de Plaigne.
18 h. 00 - Visite de l'église fortifiée de Plaigne et fragment de sarcophage du Ve siècle.

DERNIERES INSCRIPTIONS OBLIGATOIRES AUPRES DE :
Mme et M. Christian Clergue :
Tél. 04.68.72.36.83 - 06.79.59.09.68 
M. Auguste Armengaud :
Tél. 04.68.60.14.46 - 06.86.79.87.08 

19/03/2012

Echanges de vues et relations entre la Société des arts et des sciences de Carcassonne et la Société archéologique du Midi de la France.

La remise du Prix spécial du jury à M. Gauthier Langlois, le dimanche 18 mars 2012, dans le cadre du prestigieux hôtel d'Assézat à Toulouse, aura permis aux nouveaux présidents de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne (fondée en 1836) et de la Société archéologique du Midi de la France (fondée en 1831) de se rencontrer et d'échanger à propos de leurs orientations respectives.

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Gérard Jean et Daniel Cazes, élus en 2011,
ont pris en charge les destinées des sociétés savantes centenaires,
l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne
et la Société archéologique du Midi de la France.académie des arts et des sciences de carcassonne,société d'études scientifiques de l'aude,société archéologique du midi de la france,18 mars 2012,gauthier langlois,gérard jean,charles peytavie,daniel cazes,jean-pierre pech
De gauche à droite :
M. Daniel Cazes, président de la Société archéologique du Midi de la France,
M. Gauthier Langlois, lauréat,
M. Jean-Pierre Pech, qui fut maire de Carcassonne par intérim,
du 10 juin 2009 au 13 septembre 2009,
M. Gérard Jean, président de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.Cazes - Peytavie.jpg
M. Daniel Cazes,
M. Charles Peytavie, président de la Société d'études scientifiques de l'Aude,
le lauréat : Gauthier Langlois.Bureau Société archéologique Midi.jpg
Bureau de la Société archéologique du Midi de la France.Cazes Daniel.jpg
M. Daniel Cazes, élu en 2011,
président de la Société archéologique du Midi de la France (fondée en 1831).académie des arts et des sciences de carcassonne,société d'études scientifiques de l'aude,société archéologique du midi de la france,18 mars 2012,gauthier langlois,gérard jean,charles peytavie,daniel cazes,jean-pierre pech
Hôtel d'Assézat

Ce fastueux palais de la Renaissance fut édifié, à partir de 1555 pour Pierre d'Assézat, riche pastelier et capitoul. Parmi les maîtres d'oeuvre, il faut particulièrement mentionner l'architecte et le maître sculpteur Nicolas Bachelier et son fils Dominique. L'hôtel demeura dans la famille Assézat jusqu'en 1761.
Il fut acquis en 1895 par Théodore Ozenne qui le légua à la ville de Toulouse, à charge d'y loger six académies et sociétés savantes : l'Académie des Jeux floraux ; la Société archéologique du Midi de la France ; la Société de géographie de Toulouse ; la Société de médecine, chirurgie et pharmacie ; l'Académie de législation ; l'Académie des sciences, inscriptions et belles-lettres.
Ces six académies et sociétés savantes sont groupées au sein d'une Union chargée de gérer leurs problèmes communs et de les représenter auprès des tiers et des collectivités publiques.
L'Union des académies et sociétés savantes de Toulouse est actuellement présidée par M. Jean-Pierre Pech, qui fut président de la Délégation spéciale et maire par intérim de Carcassonne, du 10 juin 2009 au 13 septembre 2009. Pendant son court mandat, M. Pech avait reçu à la demande de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, le prix Nobel de physique Albert Fert.
C'est avec chaleur et beaucoup d'émotion qu'il a revu le dimanche 18 mars 2012, les représentants de l'Aude : Gérard Jean, Charles Peytavie et Gauthier Langlois.
 

18/01/2012

Retour sur la 175e Assemblée générale statutaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

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Claude Seyte, secrétaire perpétuel ; Gérard Chabaud, secrétaire général
Christian Clergue, trésorier général ; Gérard Jean, président.
Photographie : Christiane Clergue.
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Un très large public était présent le mercredi 11 janvier 2012 à 17 heures à l'Auditorium de la rue des Etudes pour  la 175e Assemblée générale statutaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.
Photographie : Christiane Clergue.

Le rapport moral, le rapport d'activité et le bilan financier ont été approuvés à l'unanimité, ainsi que la présentation du nouveau Bureau qui se compose désormais comme suit :

- Président : M. Gérard Jean
- Vice-Présidents :
   MM. Jean Fourié, Marcel Bories, Jean Oulanier, Serge Caulet, Jean Blanc
- Secrétaire Perpétuel : M. Claude Seyte
- Secrétaire Général : M. Gérard Chabaud
- Trésorier Général : M. Christian Clergue
- Chargé de communication et des relations publiques :
   Dr François M. Bluche
- Bibliothécaire : Mme Lucette Teisseire
- Archiviste : M. Francis Teisseire
- Archiviste, Bibiothécaire adjoint : M. Pierre Giacomel
- Responsable Multimédia : Mme Christiane Clergue
- Assesseur : M. Alain Pignon

Après lecture du procès-verbal de la réunion du 14 décembre 2011 par le secrétaire perpétuel, le président énonce la liste des nouveaux membres, portant à 130 le nombre d'adhérents.académie des arts et des sciences,communcation,assemblée générale,claude marquié,canal du midi,marie-elise gardel
Le conférencier Claude Marquié, docteur d'état en histoire et Gérard Jean, président de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.
Photographie : Christiane Clergue.

Monsieur Claude Marquié a présenté une communication sur le thème :

"Entre utopie et réalité : Canal du Midi et/ou Canal Maritime XIXe-XXe siècles.

Inutile de préciser qu'il a subjugué un auditoire attentif et passionné. Cette 175e Assemblée générale, s'est terminée en toute convivialité autour d'une excellente galette des rois. Rendez-vous le 8 février, pour une communication de Marie-Elise Gardel, archéologue, docteur en histoire, sur les dernières découvertes archéologiques à Carcassonne.

10/01/2012

Cent soixante quinzième assemblée générale de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

L'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, son président,
vous invitent à honorer de votre présence les travaux
de la cent soixante-quinzième assemblée générale de la société.
(1836 - 2012)
Mercredi 11 janvier 2012, à 17 heures.
2012.01.11 - Invitation assemblée générale.jpg

03/01/2012

Les voeux de M. Claude Caro, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Le fichier au format Pdf est consultable en cliquant sur le lien ci-dessous :

Celui qui vient

31/12/2011

Les voeux de M. Jean Esparbié, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, membre de la commission littéraire.

Le fichier au format Pdf est consultable en cliquant sur le lien ci-dessous :

Les voeux de M. Jean Esparbié

29/12/2011

L'Académie des arts et des sciences de Carcassonne présente ses voeux à l'occasion de la nouvelle année.

L'académie des arts et des sciences de Carcassonne,
son conseil d'administration,
l'ensemble des sociétaires,
leur président,
vous présentent leurs voeux sincères de bonheur, de joie et de prospérité
pour l'année 2012.
2012.01.01 - Voeux 2012.jpg

A toutes et à tous, bonne et heureuse année ! Avec beaucoup de santé, pas mal d'esprit, un peu d'argent et de grands espoirs !

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