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19/04/2016

Merci, Merci à tous ! Nous ferons encore de grandes et belles choses ensemble !

Merci !
Merci à tous !
Nous ferons encore de grandes et belles choses ensemble !P1140862-1.jpgP1140862-2.jpg

26/01/2016

Hommage à la jeunesse sacrifiée, par Louis Ruiz, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Louis Ruiz
Hommage à la jeunesse sacrifiée

Sur une croix
Faite de lettres :
J'ai su, je croix ?
Montrer aux maîtres ;
Et aux enfants admiratifs,
Ce que peut faire un homme inculte !
Avec des vers, certes naïfs.
Sans redouter la pire insulte
J'aurais souhaité
Qu'ils soient sublimes,
Pleins de beauté :
Jeunes victimes !

Le 3 février 2016, à 14 heures 30, l'urne contenant de la terre du camp de Sachsenhausen en Allemagne, sera déposée au pied du monument de la Résistance à Carcassonne.

Résistance - Carcassonne - Monument Iché.JPG
Photographie (recadrée) : Alain Pignon - Chroniques de Carcassonne.

Le monument carcassonnais de la Résistance audoise, oeuvre du sculpteur René Iché (1897-1954), a été réinstallé sur le square Gambetta. L'urne qui avait été déposée à l'origine par d'anciens déportés du camp de Buchenwald avait été perdue lors des travaux d'aménagement du site, en 2008.
Le président du Conseil départemental André Viola et les élèves ayant participé au dernier voyage "au nom de la mémoire" ont rapporté de la terre provenant du camp de Sachsenhausen en Allemagne.
Cette terre sera déposée dans une nouvelle urne au cours d'une cérémonie qui aura lieu le mercredi 3 février 2016, à 14 heures 30.
Cet hommage rendu aux anciens déportés du camp de Buchenwald est un symbole très fort du à l'initiative de M. Martial Andrieu. L'Académie des arts et des sciences de Carcassonne dont il est sociétaire, la ville de Carcassonne en la personne de Gérard Larrat, et André Viola, au nom du Conseil départemental de l'Aude, l'associent à cette émouvante cérémonie.
                  

19/01/2016

Remise de la cravate de commandeur de la Légion d'honneur au compositeur Jacques Charpentier, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne

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CARCASSONNE
HÔTEL DE LA CITE
Vendredi 15 janvier 2016
Cérémonie organisée par l'Académie des Arts et des Sciences de Carcassonne.
Sous la présidence de Gérard Jean.

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Allocution du président Gérard Jean.
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M. Jacques Charpentier, commandeur de la Légion d'honneur.
Mme Maryvonne de Saint Pulgent, commandeur de la Légion d'honneur.
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M. Jacques Charpentier, M. Jean-Marc Sabathé, préfet de l'Aude
Mme Maryvonne de Saint Pulgent.
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Clichés gracieusement offerts
par le photographe professionnel Alain Machelidon
machphot@yahoo.fr
06.08.31.80.51
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Photographie : Vitalis Roland /Ville de Carcassonne.2016.01.15 - Charpentier Jacques3 - Vitalis Roland.jpg
Photographie : Vitalis Roland /Ville de Carcassonne.2016.01.15 - Charpentier Jacques4 - Roger Garcia.jpg
Photographie : La Dépêche du Midi / Roger Garcia.
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Photographie : Martine Jean.

Discours de M. Gérard Jean
Président de l'Académie des Arts et des Sciences de Carcassonne

Madame la Conseillère d’État, Monsieur le Préfet,
Mesdames et Messieurs les Parlementaires,
Monsieur le Maire,
Mesdames et Messieurs les élus des Collectivités territoriales,
Chers Amis et Collègues,

De la musique avant toute chose
Et pour cela préfère l’impair,
Plus vague et plus soluble dans l’air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.

Ainsi s’exprimait Paul Verlaine, mais l’impair que je commets aujourd’hui dans l’ordonnancement de cette prestigieuse cérémonie n’est pas évasif, et bien au contraire, il imprègne l’air d’une formidable solennité qui vient peser sur les murailles séculaires de la Cité et se poser, sur les pages du livre d’Or de l’Hôtel, où l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne reçoit votre haute assemblée, accueillie dans les salons mis à notre disposition par Madame Christine Pujol, conseillère récem-ment élue d’une nouvelle grande région, certainement la plus belle de France !

L’ordre protocolaire de ce genre de jubilé est extrêmement strict et j’y déroge avec le bienveillant assentiment de Madame Maryvonne de Saint Pulgent et de Monsieur Jean-Marc Sabathé, représentants de l’État, venus apporter l’hommage du gouverne-ment et de la nation à l’un de ses plus brillants serviteurs.

Nonobstant l’ordre établi, il fallait bien que j’intervienne, comme la musique avant toute chose, pour vous dire combien je suis empreint par l’émotion. L’Académie est heureuse de vous recevoir si nombreux, venus de fort loin, et fière de ses invités, les vecteurs de la communication des âmes, puisqu’ils sont des sommités du monde de la musique.

L’Académie a eu l’insigne honneur - fait rarissime - d’avoir dans ses rangs deux Prix Nobel - de chimie et de physique - natifs de Carcassonne. Elle a vu éclore l’esprit et l’immense savoir de plusieurs de ses sociétaires, membres illustres du Collège ou de l’Institut de France, mais jamais elle n’avait eu à connaître le cérémonial de la remise de la cravate écarlate à l’un des siens : commandeur de la Légion d’honneur.

Jacques Charpentier,

La profonde amitié qui nous lie depuis de longue date ne m’autorise pas à user de votre seul prénom. Je vous dois déférence. Cette amitié, vous l’avez autorisée, vous l’avez entretenue, même lorsque vous avez eu connaissance de mon ignorance. Car en effet, la nature n’a pas voulu que je puisse entendre le son de vos instruments ; depuis l’enfance, mon oreille est restée sourde aux compositions musicales, aussi sublimes soient-elles, et cela, vous l’avez compris !

Maître, très cher Collègue,

Vous êtes né le 18 octobre 1933, à Paris - je n’invente rien - 10, rue Claude Debussy. Vous choisissez bien entendu de prendre pour épouse un professeur de chant - la cantatrice Danielle Vouaux - et de votre union, naîtront trois enfants : Anne, Odile et Éric.

Vous enseignerez au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, vous serez Inspecteur général de la Musique et vous deviendrez, de 1979 à 1981, Directeur de la musique, de l’art lyrique et de la danse, au ministère de la Culture.

Vous découvrez Carcassonne vers 1960, lors d’une tournée des Jeunesses musicales de France, au cours de laquelle vous accompagnez Cora Vaucaire et son groupe. Vous composez plus tard, à la demande de Jean Deschamps, fondateur et directeur du Festival de Carcassonne, des musiques de scène pour : Les mouches, de Jean-Paul Sartre ; Meurtre dans la cathédrale, de Thomas Eliot ; Danton, de Romain Roland ; Britannicus, de Racine.

Vous prenez assise chez nous, vous habitez ici, dans la Cité, et votre intérêt se porte sur le grand orgue de la basilique Saint-Nazaire et Saint-Celse, que vous contribuez à faire classer et restaurer.

Avec René Nelli, vous travaillez à la composition du premier opéra en langue d’oc : Béatris de Planissolas, qui sera créé en 1971 au festival d’Aix-en-Provence.

En 1996, à l’occasion de la commémoration du 900e anniversaire de la construction de notre ancienne cathédrale, vous composez l’œuvre : Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église, à la demande de l’association des Amis de l’Orgue.

Le 18 décembre 2011, vous recevez la médaille d’honneur de la Ville des mains de Jean-Claude Pérez, député-maire de Carcassonne, et le 11 janvier 2012, vous êtes admis comme sociétaire de l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Jacques Charpentier,

Vous avez connu les ors des ministères et des opéras, votre amour s’est porté sur la beauté naturelle de notre région, sur sa population, sur son histoire et sa culture, riches et mouvementées ; vous étiez déjà officier des Palmes Académiques, com-mandeur des Arts et des Lettres, commandeur dans l’Ordre National du Mérite. Par décret du Président de la République, en date du 3 avril 2015, vous avez été promu au rang de commandeur de la Légion d’honneur.

La République n’avait aucun autre présent à vous faire, elle était désemparée ! Mais l’idée lui est venue de s’adjoindre Monsieur le préfet Jean-Marc Sabathé, lui-même pianiste, organiste, issu du Conservatoire national de musique de Toulouse, ainsi que Madame Maryvonne de Saint Pulgent, membre correspondant de l’Académie des beaux-arts et Premier prix de piano au Conservatoire de Paris.

Cher Ami,

Ces hauts fonctionnaires de l’État vont vous remettre l’insigne suprême de la reconnaissance, c’est toute la joie que j’en éprouve, ainsi que vos collègues de l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Gérard JEAN
Hôtel de la Cité
Carcassonne
15 janvier 2016

Discours de Mme Maryvonne de Saint Pulgent
Conseillère d'Etat
Membre correspondant
de l'Académie des Beaux-Arts

Très cher Jacques Charpentier, 

Je suis particulièrement heureuse d’avoir été conviée à cette cérémonie qui se déroule dans votre ville de prédilection, Carcassonne, ce fleuron de notre patrimoine auquel vous êtes resté fidèle la plus grande partie de votre vie, quelles que furent, tout au long de votre parcours riche et bigarré, vos différentes missions en France ou à l’étranger.

Je suis flattée d’avoir ainsi l’occasion d’honorer le grand musicien que vous êtes, aux talents aussi multiples que les bras de la déesse indienne Khali : non seulement le compositeur fécond, auteur de plusieurs opéras, symphonies, concertos, quatuors, œuvres vocales, mais aussi le chef d’orchestre, le chef de chœurs, le pianiste, sans oublier le talentueux organiste. Fin 1954 vous êtes nommé organiste à Issy-les-Moulineaux avant de devenir celui de Saint-Nicolas du Chardonnet de 1974 à 1977.

Avant d’entrer au CNSM en 1954, dans la classe d’analyse musicale d’Olivier Messiaen et celle de composition de Tony Aubin, votre parcours de jeune pianiste (qui correspond à la grande misère des jeunes musiciens de l’époque) va se révéler aussi original que savoureux qu’il s’agisse du contrat que vous obtenez au théâtre des Trois Baudets pour accompagner les chansonniers de l’époque (Francis Blanche, Pierre Dac, Pierre-Jean Vaillard…), ou vos intermèdes musicaux dans certains cinémas Gaumont de la capitale sans parler, en 1952 de vos prestations pianistiques au grand hôtel de Calcutta ; un séjour de 18 mois en Inde vous amènera à vous passionner pour la culture musicale de ce pays et à entamer peu après, à 24 ans, la composition de vos célèbres études karnatiques qui concilient l’acquis oriental des Indes et la culture musicale occidentale. Entre 1957 et 1984 vous composerez en effet vos 72 études karnatiques sur les 72 échelles possibles de 72 modes musicaux.

Esprit ouvert et curieux, vous avez toujours refusé de vous laisser enfermer dans une tour d’ivoire élitiste ou sectaire ; vous avez toujours eu le goût du partage avec le plus grand nombre comme l’indique dès l’aube des années 1960 votre militantisme au sein des Jeunesses Musicales de France (où vous participerez à plus de 200 manifestations) et vous resterez également votre vie durant, un ardent défenseur du dialogue des cultures ce qui vous vaudra en 2006 d’être nommé à la présidence du Comité National de la musique au sein de l’UNESCO, fonction qui réjouira votre âme de globe trotter.

Je tiens aussi - en tant que présidente du comité d’histoire du Ministère de la Culture -, à rendre un hommage particulier au grand serviteur de l’État que vous avez été dès 1966, date à laquelle le compositeur Marcel Landowski vous appela pour l’épauler comme inspecteur principal au sein du tout nouveau service de la musique au sein du Ministère des affaires culturelles. Vous veniez de recevoir alors cette année-là, à New York, le prestigieux prix de composition de la Fondation Koussevitsky.

À ses côtés comme aux côtés de son successeur Jean Maheu, qui vous nommera en 1975 inspecteur général, vous allez participer activement pendant plus de 10 ans à un véritable renouveau et au redressement spectaculaire de la vie et de la pratique musicale en France.

Parallèlement à partir de 1975, vous enseignez l’orchestration au Conservatoire de Paris et fondez à l’abbaye cistercienne de Sénanque le Centre d’études grégoriennes et de musiques traditionnelles comparées.

Il est donc tout naturel qu’en 1979, le nouveau ministre de la culture, Jean-Philippe Lecat (dont le Comité d’histoire s’est attaché récemment à réévaluer un bilan trop méconnu) vous nomme, vous l’homme aux multiples compétences, et qui avez participé à toutes les décisions importantes depuis 1966, Directeur de la Musique, de l’art lyrique et de la danse.

En deux ans seulement, et dans un contexte économique très contraint, vous réussirez (grâce notamment à l’appui direct du Premier Ministre d’alors : Raymond Barre) à obtenir une augmentation spectaculaire de vos moyens budgétaires. Je ne prendrai, faute de temps, que quelques exemples[1]. En 1978 le budget total de fonctionnement pour l’enseignement était de 62 830 000 F ; il passe en 1981 à 159 152 000 F représentant non plus 19 % du budget de la direction mais près de 30 %. Vous aurez aussi la joie d’inaugurer le second CNSM de France à Lyon dont vous confierez la direction à votre ami et collègue Pierre Cochereau. Dans le domaine de la diffusion, le budget affecté aux orchestres va tripler (mis à part ceux de l’Opéra et de la radio). Les formations conventionnées, elles, verront en 7 ans leur subvention doubler. Chacun se rappelle également l’effort consenti pour le budget de l’opéra de Paris qui passe de 87 500 000 F en 1974 à 209 000 000 F en 1980 justifié par un taux de fréquentation de 100 % et l’acquisition d’une notoriété internationale. Même la danse qui bénéficiait en 1974 de 4,9 millions de francs voit ses subventions dépasser en 1980, 12 millions de Francs. C’est aussi grâce à vous que notre prestigieux Orchestre de Paris pourra s’installer à la salle Pleyel.

Vous développerez également une action en faveur des musiques de tradition orale et en renouvelant la commission des orgues vous favoriserez la restauration et la construction de plusieurs de ces instruments.

Toujours proche du terrain et soucieux de renforcer les liens de votre direction avec les réalités régionales et les élus locaux, vous créez les premiers postes de délégués à la musique auprès des Drac et apportez un appui constant au développement des ADDM et des ADDIAM, ces associations lancées par Marcel Landowski afin d’entraîner les conseils généraux à favoriser par leur soutien financier le développement de la pratique musicale sur tout le territoire. Longtemps président de l’ADDIAM du Val-d’Oise, vous deviendrez par la suite président de la Fédération nationale des arts vivants et départements.

Vous apporterez enfin un soutien décisif au chant choral et aux musiques populaires ainsi qu’à notre répertoire musical national, soutien que vous n’avez jamais relâché. Je n’oublie pas qu’en janvier 1988 François Léotard vous confia (vous étiez alors directeur général de la musique de Nice) une mission sur les questions d’édition et de diffusion du répertoire musical national, y compris celui des musiques traditionnelles.

Je me permettrai de terminer cette trop courte évocation de votre carrière si fertile et foisonnante en reprenant à mon compte - uns des termes utilisés par Olivier Messiaen dans la lettre qu’il adressa à André Malraux le 19 avril 1999 pour appuyer votre candidature :

« Jacques Charpentier est un musicien très averti, connaissant parfaitement son métier de compositeur et d’orchestrateur ; il est de plus un homme très cultivé et très honnête, tout prêt à défendre la musique moderne, la musique vivante et la musique tout court. C’est donc avec toute l’affection et toute l’estime dont je sus capable que je me permets d’appuyer la candidature de Jacques Charpentier.

À mon tour très cher Jacques, avec toute l’estime et l’affection que je vous porte, j’ai l’honneur,

Au nom du Président de la République et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous faisons commandeur de la Légion d’honneur.

Maryvonne de Saint Pulgent
Carcassonne,
Hôtel de la Cité,
Vendredi 15 janvier 2016

 [1] . Pour avoir le détail de ces augmentations, se reporter à la communication faite par J. Charpentier, le 18 février 1981, à la séance de l’académie des Beaux-Arts (pages 10, 11, 12).

18/01/2016

Remise de la croix de chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres à Wilfrid Estève, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne

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Remise des insignes de chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres
à Monsieur Wilfrid Estève
académie des arts et des sciences de carcassonne,wilfrid estève,gérard jean,chevalier des arts et des lettres,mecredi 13 janvier 2016,assemblée générale
Fersen, Amédée Félix, chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres,
Gérard Jean, officier de l'ordre des Arts et des Lettres,
président de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne,
Wilfrid Estève, chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres,
Jean-Paul de Bernis, Chevalier de la Légion d'honneur, commandeur de l'ordre des Palmes Académiques, chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres,
Eva.
Photographie : Eric Sinatora, directeur du Graph.académie des arts et des sciences de carcassonne,wilfrid estève,gérard jean,chevalier des arts et des lettres,mecredi 13 janvier 2016,assemblée générale
Photographie : Eric Sinatora, directeur du Graph.académie des arts et des sciences de carcassonne,wilfrid estève,gérard jean,chevalier des arts et des lettres,mecredi 13 janvier 2016,assemblée générale
Photographie : Eric Sinatora, directeur du Graph.

CARCASSONNE
Auditorium

Mercredi 13 janvier 2016
Cérémonie organisée par l'Académie des Arts et des Sciences de Carcassonne.
Sous la présidence de Gérard Jean.

Wilfrid,
Très cher Collègue, 

Vous êtes né à Carcassonne, le 3 mars 1968. C’était un dimanche. La France connaîtra cette année là, un mouvement populaire d’une redoutable ampleur ; elle s’enflamme subitement et le 3 mai, les forces de police, appelées par le recteur Roche, font évacuer la Sorbonne occupée par des étudiants.

Vous habitez le quartier du Palais de Justice, lorsque vous devenez orphelin de votre père, René Estève, à l’âge de dix ans. Vos premières années s’annoncent cahotantes malgré l’affection de vos grands-parents de Caunes-Minervois, où vous passez une bonne partie de votre enfance.

Votre mère, Dominique Baudis, vous apporte le bonheur lorsqu’elle se remarie avec François Peyrot, qui est un vétérinaire très estimé de cette ville. Vous aurez en sa personne, le soutient qui vous faisait jusque là défaut.

Cet autre père, saura avec amour canaliser votre tempérament, paraît-il assez difficile, votre caractère, déjà forgé. Il mettra rapidement un terme à vos comédies d’adolescent et vous conduira sur les chemins de l’ambition, du travail et finalement de la réussite professionnelle !

Vous êtes réputé turbulent dans les cours de récréation des écoles de La Prade et de Jeanne d’Arc. Vous imposez le respect, et vous faites facilement le coup de poing nous a-t-on dit, au collège du Bastion, puis au lycée Paul Sabatier.

Nous accueillons aujourd’hui, pour cette cérémonie, vos deux enfants : Eva et Fersen, qui habitent Trèbes et sont scolarisés, l’un à Carcassonne, et l’autre à Lézignan.

C’est maintenant décidé, une vocation se fait jour ; à vingt-six ans vous serez photographe et vous obtiendrez en 1996, le Prix du Jeune reporter au Festival international d’Angers ! Votre carrière se déroulera principalement à Paris ; elle sera fulgurante, à la hauteur de vos réels talents. Vous devenez photojournaliste !

La photographie ouvre grandes, toutes les portes de l’existence. Celles des arts au premier chef, celles des sciences, celles des lettres et de la culture ; Ce peut-être un puissant vecteur de communication lorsqu’elle est portée sur les terrains de l’actualité. Elle est souvent ensanglantée, pathétique, tragique lorsqu’elle couvre les zones de tension d’Afrique, d’Europe et du Moyen-Orient, là où vous avez exercé votre métier de photojournaliste.

Vos œuvres de guerre et de paix, d’humanité et de misère, d’histoire et de poésie, de fictions et de merveilles s’exposent depuis longtemps un peu partout en France et ce n’est que justice, car bien souvent la puissance visuelle de l’art arrive à surpasser la passion de l’homme, aussi imprégnée soit-elle !

L’image est une forme d’écriture qui ne vous suffit pas, vous courtisez les belles lettres. Vous collaborez à la rédaction du Journal de la photographie ; vous donnez des pages illustrées à Libération, au Monde, à Paris-Match ; des articles aux prestigieux magazines comme Géo ou National Geographic. Votre nom figure sur des publications collectives qui ont pour titre : L’œil public, quinze ans d’histoires, Du photojournalisme à la photographie documentaire ou encore, le Photojournalisme, à la croisée des chemins.

Les sciences vous intéressent : ce qui n’est pas courant chez une personne versée professionnellement dans l’action et quelquefois dans la violence ; ce qui fait rarement ménage avec la sensibilité exacerbée d’un artiste. Vous maîtrisiez la prise de vue argentique ; et maintenant la photographie numérique !

Vous déjouez avec habileté le filet de la toile Internet, vous êtes élu en 2010 vice-président de l’Union des photographes professionnels et vous faites partie du comité de pilotage du prix Webjournalisme.

Wilfrid, le temps passe ! J’aimerais tant, avec tant de plaisir, exalter vos multiples compétences ! Que puis-je dire, encore et encore ! Après l’art, les lettres, les sciences et la communication, vous avez embrassé la culture et l’enseignement. Membre de l’observatoire du photojournalisme du ministère de la Culture, vous intervenez régulièrement aux facultés de Paris, de Perpignan, de Montpellier, aux Écoles supérieures de photographie et de journalisme ou à l’École des métiers de l’information.

Administrateur du Graf, vous associez la ville de Carcassonne à la création des diplômes délivrés par l’Université de Perpignan qui forme désormais grâce à votre expertise des spécialistes de la conception audiovisuelle, des écritures médiatiques, des photographes documentaires… et depuis 2014, des photojournalistes.

Homme d’action, citoyen engagé, producteur et réalisateur de renom, vous avez été pendant deux ans, vice-président de l’Union des photographes professionnels.

Essentiellement pour votre action, vos distinctions mérites et récompenses, vous avez été élevé au grade chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres, par arrêté du 17 juillet 2015.

Au nom des membres du Conseil des arts et des lettres de l’Aude, de l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne que je préside, je vous adresse très cher Collègue, ainsi qu’à votre père adoptif, votre famille, vos enfants Eva et Fersen, toutes mes félicitations.

Wilfrid Estève,

En vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, par Madame Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, nous vous faisons chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres.

Nous vous remettons l’insigne de cette prestigieuse décoration qui vient considérablement rehausser la valeur des nombreuses distinctions dont vous êtes déjà titulaire, en particulier, la mention spéciale en tant qu’auteur, du prix Nadar, pour : Photojournalisme, à la croisée des chemins.

Gérard Jean
Carcassonne, le mercredi 13 janvier 2016.

académie des arts et des sciences de carcassonne,wilfrid estève,gérard jean,chevalier des arts et des lettres,mecredi 13 janvier 2016,assemblée générale
Photographie : Eric Sinatora, directeur du Graph.académie des arts et des sciences de carcassonne,wilfrid estève,gérard jean,chevalier des arts et des lettres,mecredi 13 janvier 2016,assemblée générale
Photographie : Eric Sinatora, directeur du Graph.

08/11/2015

Info Culture : Cérémonie de la pose de la première pierre du Musée régional de Narbonne Antique.

Commission Archéologique et Littéraire de Narbonne
Fondatrice des musées de Narbonne
et de la collection lapidaire du musée Lamourguier.

Commission archéo.Narbonne1.jpg
Lundi 9 novembre 2015, à 17 heures 30
au théâtre de Narbonne

Séance académique solennelle
Hommage à la mémoire du professeur Georges Frêche,
président de la région
Languedoc-Roussillon (2004-2010),
initiateur du nouveau musée de la Narbonne Antique.

Présentation au public du projet définitif du musée et de la mise en valeur des collections, par Monsieur Ambroise Lassalle, conservateur.

A l'issue de la séance, un vin d'honneur sera servi au foyer du théâtre.

Mardi 10 novembre 2015, à 11 heures

Cérémonie de la pose de la première pierre
du Musée régional de Narbonne Antique
par Monsieur Damien Alary, président de la région Languedoc-Roussillon.

La création du musée Lamourguier

Tout au long du dix-neuvième siècle, l'augmentation de la population, la nouvelle prospérité économique et l'étouffement ressenti par les habitants à l'étroit et sans hygiène urbaine suffisante, faisaient prendre conscience des lourds inconvénients que l'enceinte de la ville, dès lors trop resserrée imposait aux narbonnais. Les murailles prestigieuses qui arboraient depuis la Renaissance les éléments antiques réemployés comme une parure de musée, étaient inévitablement promises à la disparition afin de libérer un fort besoin d'expansion et de constructions nouvelles. Les démarches insistantes des autorités de la Ville, relayées jusque devant la personne de l'empereur Napoléon III, aboutirent au déclassement de la place de Narbonne par le décret du 26 juin 1867.
C'est alors que dès les premiers coups de pioches, l'intervention de la Commission archéologique sera décisive et allait permettre de constituer l'une des collections lapidaires les plus importantes d'Europe.
Treize années de durée des démolitions vont correspondre dès lors à treize années de soucis et de luttes de la part de nos prédécesseurs : transports difficiles et urgents des blocs, endommagement des sculptures, luttes réitérées pour le droit d'utiliser et ainsi de sauver l'église de Lamouguier, recherches anxieuses de dépôts provisoires, indifférence de la part de beaucoup de nos concitoyens.
Le regretté René Caïrou, au terme de son ouvrage fondamental sur "Narbonne, vingt siècles de fortifications" leur rend un hommage mérité : "Je manquerais à mes devoirs de membre de la Commission archéologique de Narbonne, si j'omettais de signaler le rôle que cette dernière a joué durant les treize années qu'a duré la démolition des remparts. Sa vigilance a permis de sauver de la destruction ou de la disparition, les innombrables vestiges antiques qui s'y trouvaient encastrés : 2000 pièces gallo-romaines dont 550 inscriptions. Cette opération de sauvetage lui a valu l'un des trois prix annuels, accordés par le Ministère de l'instruction Publique de l'époque, aux Sociétés savantes dont les travaux avaient le plus aidé aux progrès de l'archéologie. En faisant de notre Musée lapidaire une des premières collections de la France et de l'étranger, la Commission archéologique de Narbonne a droit à notre reconnaissance".
L'initiative due au professeur Georges Frêche, président de notre Région, constitue une étape particulièrement remarquable dans l'histoire du patrimoine archéologique de Narbonne, et aura sans nul doute pour effet de ressusciter la renommée bien méritée de la première capitale des Gaules. La Commission archéologique lui exprimera sa profonde reconnaissance.

Jacques Michaud
Président de la Commission archéologique et littéraire de Narbonne. 

21/05/2015

Info-Culture : Grande soirée de gala, rétrospective de cinquante ans de danse, avec Françoise Bouichet-Sawas, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Commémoration du cinquantenaire
du centre chorégraphique
Françoise Bouichet-Sawas
Sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne

Vendredi 22 mai 2015, à 20 heures 30
Carcassonne
Sawas-Cinquantenaire.jpg2015.05.24 - Anniversaire Bouichet-Sawas.jpg
Commémoration du cinquantième anniversaire
du Centre chorégraphique Françoise Bouichet-Sawas.

04/09/2014

Réceptions, communications publiques, visite de M. Gérard Larrat, maire de Carcassonne, à l'Académie des arts et des sciences.

Académie des Arts et des Sciences
de Carcassonne

Fondée en 1836
Logo Académie.jpg

Programme de la rentrée académique
Invitation

Mercredi 10 septembre 2014

Auditorium - Ancienne chapelle du collège des Jésuites

16, rue des Études à Carcassonne.

17 h. Gérard Jean - Président

Ouverture de la séance de reprise de l’année académique.

Présentation de M. Edward de Lumley, administrateur des remparts et de la Cité de Carcassonne, à quelques heures de son départ pour Moscou.

Remise du diplôme de sociétaire de l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne à M. Edward de Lumley.

17 h. 15 - 18 h. Edward de Lumley

Adieu aux Collègues et aux Carcassonnais.

Intervention sur le thème

« Saint-Pétersbourg, capitale culturelle et artistique de la Russie »

18 h. - 18 h. 45 - Aude Viguier

Communication publique avec insertion dans les Mémoires de l’Académie :

« Exemple d’une sauveté dans l’Aude, Leuc et Villefloure.

L’église Sainte-Foy de Licairac - L’église Saint-Etienne de Casals ».

18 h. 45 - 19 h. Gérard Larrat

Présence de M. le Maire de Carcassonne.

Remise du diplôme de président-né de l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne à M. Gérard Larrat.

Remise du Dictionnaire encyclopédique de l’Aude.

19 h. Professeur Henry de Lumley

Discours informel du Professeur Henry de Lumley, Membre de l’Institut.

Remise du diplôme de membre honoraire au Professeur Henry de Lumley.

12/08/2011

De Francis Falcou... à Jean Guilaine : Du Collège classique de Castelnaudary à l'Institut de France.

Le 16 septembre 1959, le Collège Classique de la place Blaise d'Auriol à Castelnaudary, vit arriver, au volant de sa 4 ch Renault, un jeune enseignant chargé de compléter le service d'Histoire et géographie, avec le grade de professeur-adjoint : il se nommait Jean Guilaine.
Il allait y rester deux ans, au terme desquels, abandonnant l'enseignement secondaire traditionnel, il entra au CNRS, à l'âge de 25 ans ; la presse locale et nationale ont eu l'occasion d'évoquer longuement son éminente carrière toutes les fois qu'il a connu une nouvelle nomination et publié des ouvrages faisant autorité, en plus de 40 ans d'activités ; Fernand Braudel n'a-t-il pas dit de lui : "Jean Guilaine est l'un des Princes de la recherche historique Française".
Après son élection au Collège de France, en février 1995, il vient d'être admis à l'Institut.
En raison d'une amitié née ici, il y a 50 ans, je me plais, après lui avoir renouvelé mes compliments, à souligner qu'il n'a jamais oublié, ni "la lenga mairala", ni son Aude natale quand d'autres se rengorgeraient ; il faudra que le public Parisien s'habitue à l'accent du Midi, m'écrivait-il, quand il prenait possession de sa chaire, au Collège de France.
Il n'a pas non plus oublié le Castelnaudary de ses débuts d'enseignant puisqu'il a accepté, en dépit de lourdes obligations, de venir donner une magistrale conférence, le 16 novembre 2000 : "Guerre et violence dans la préhistoire".
Après le Conventionnel Lakanal, l'Inspecteur Général Plandé ou encore le philosophe René Nelli, l'Académicien Jean Guilaine, figurera dans la liste des éminents professeurs qui ont débuté leur carrière à notre cher et vieux Collège.

Francis Falcou.