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02/01/2017

Marie-Noëlle Maynard, membre de droit de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, est élevée au rang de chevalier de la Légion d'honneur.

Journal Officiel de la République Française
1er janvier 2017
Décret du 30 décembre 2016
Ministère de la Culture

académie des arts et des sciences de carcassonne,maynard marie-noëlle colette,chevalier de la légion d'honneur,30 décembre 2016

Par décret du Président de la République en date du 30 décembre 2016, pris sur le rapport du Premier ministre et des ministres et visé pour son exécution par le grand chancelier de la Légion d'honneur, vu les déclarations du conseil de l'ordre portant que la présente promotion est faite en conformité des lois, décrets et règlements en vigueur, le conseil des ministres entendu,

 Marie-Noëlle Colette Maynard
Conservatrice en chef territoriale du patrimoine
Musée des Beaux-Arts de Carcassonne

académie des arts et des sciences de carcassonne,maynard marie-noëlle colette,chevalier de la légion d'honneur,30 décembre 2016

est promue, pour prendre rang à compter de la date de réception , au grade de chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur. 

académie des arts et des sciences de carcassonne,maynard marie-noëlle colette,chevalier de la légion d'honneur,30 décembre 2016

25/03/2016

Laurent Macé et Jean-Pierre Gea-Torres, lauréats du Prix des Arts et Sciences Joseph Poux.

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PRIX DES ARTS ET DES SCIENCES JOSEPH POUX
2015

PREMIER PRIX
Laurent Macé
Auctoritas et memoria. Représentations et pratiques sigillaires
au sein de la maison raymondine
(XXe-XIIIe siècles)

DEUXIEME PRIX
Jean-Pierre Gea-Torres
Le sang des Gléon
1830

Le jury du Prix des Arts et Sciences Joseph Poux a délibéré le mercredi 9 mars 2016, à dix heures, aux Archives départementales de l'Aude, sous la présidence de Madame Tamara Rivel.

19/01/2016

Remise de la cravate de commandeur de la Légion d'honneur au compositeur Jacques Charpentier, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne

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CARCASSONNE
HÔTEL DE LA CITE
Vendredi 15 janvier 2016
Cérémonie organisée par l'Académie des Arts et des Sciences de Carcassonne.
Sous la présidence de Gérard Jean.

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Allocution du président Gérard Jean.
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M. Jacques Charpentier, commandeur de la Légion d'honneur.
Mme Maryvonne de Saint Pulgent, commandeur de la Légion d'honneur.
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M. Jacques Charpentier, M. Jean-Marc Sabathé, préfet de l'Aude
Mme Maryvonne de Saint Pulgent.
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Clichés gracieusement offerts
par le photographe professionnel Alain Machelidon
machphot@yahoo.fr
06.08.31.80.51
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Photographie : Vitalis Roland /Ville de Carcassonne.2016.01.15 - Charpentier Jacques3 - Vitalis Roland.jpg
Photographie : Vitalis Roland /Ville de Carcassonne.2016.01.15 - Charpentier Jacques4 - Roger Garcia.jpg
Photographie : La Dépêche du Midi / Roger Garcia.
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Photographie : Martine Jean.

Discours de M. Gérard Jean
Président de l'Académie des Arts et des Sciences de Carcassonne

Madame la Conseillère d’État, Monsieur le Préfet,
Mesdames et Messieurs les Parlementaires,
Monsieur le Maire,
Mesdames et Messieurs les élus des Collectivités territoriales,
Chers Amis et Collègues,

De la musique avant toute chose
Et pour cela préfère l’impair,
Plus vague et plus soluble dans l’air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.

Ainsi s’exprimait Paul Verlaine, mais l’impair que je commets aujourd’hui dans l’ordonnancement de cette prestigieuse cérémonie n’est pas évasif, et bien au contraire, il imprègne l’air d’une formidable solennité qui vient peser sur les murailles séculaires de la Cité et se poser, sur les pages du livre d’Or de l’Hôtel, où l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne reçoit votre haute assemblée, accueillie dans les salons mis à notre disposition par Madame Christine Pujol, conseillère récem-ment élue d’une nouvelle grande région, certainement la plus belle de France !

L’ordre protocolaire de ce genre de jubilé est extrêmement strict et j’y déroge avec le bienveillant assentiment de Madame Maryvonne de Saint Pulgent et de Monsieur Jean-Marc Sabathé, représentants de l’État, venus apporter l’hommage du gouverne-ment et de la nation à l’un de ses plus brillants serviteurs.

Nonobstant l’ordre établi, il fallait bien que j’intervienne, comme la musique avant toute chose, pour vous dire combien je suis empreint par l’émotion. L’Académie est heureuse de vous recevoir si nombreux, venus de fort loin, et fière de ses invités, les vecteurs de la communication des âmes, puisqu’ils sont des sommités du monde de la musique.

L’Académie a eu l’insigne honneur - fait rarissime - d’avoir dans ses rangs deux Prix Nobel - de chimie et de physique - natifs de Carcassonne. Elle a vu éclore l’esprit et l’immense savoir de plusieurs de ses sociétaires, membres illustres du Collège ou de l’Institut de France, mais jamais elle n’avait eu à connaître le cérémonial de la remise de la cravate écarlate à l’un des siens : commandeur de la Légion d’honneur.

Jacques Charpentier,

La profonde amitié qui nous lie depuis de longue date ne m’autorise pas à user de votre seul prénom. Je vous dois déférence. Cette amitié, vous l’avez autorisée, vous l’avez entretenue, même lorsque vous avez eu connaissance de mon ignorance. Car en effet, la nature n’a pas voulu que je puisse entendre le son de vos instruments ; depuis l’enfance, mon oreille est restée sourde aux compositions musicales, aussi sublimes soient-elles, et cela, vous l’avez compris !

Maître, très cher Collègue,

Vous êtes né le 18 octobre 1933, à Paris - je n’invente rien - 10, rue Claude Debussy. Vous choisissez bien entendu de prendre pour épouse un professeur de chant - la cantatrice Danielle Vouaux - et de votre union, naîtront trois enfants : Anne, Odile et Éric.

Vous enseignerez au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, vous serez Inspecteur général de la Musique et vous deviendrez, de 1979 à 1981, Directeur de la musique, de l’art lyrique et de la danse, au ministère de la Culture.

Vous découvrez Carcassonne vers 1960, lors d’une tournée des Jeunesses musicales de France, au cours de laquelle vous accompagnez Cora Vaucaire et son groupe. Vous composez plus tard, à la demande de Jean Deschamps, fondateur et directeur du Festival de Carcassonne, des musiques de scène pour : Les mouches, de Jean-Paul Sartre ; Meurtre dans la cathédrale, de Thomas Eliot ; Danton, de Romain Roland ; Britannicus, de Racine.

Vous prenez assise chez nous, vous habitez ici, dans la Cité, et votre intérêt se porte sur le grand orgue de la basilique Saint-Nazaire et Saint-Celse, que vous contribuez à faire classer et restaurer.

Avec René Nelli, vous travaillez à la composition du premier opéra en langue d’oc : Béatris de Planissolas, qui sera créé en 1971 au festival d’Aix-en-Provence.

En 1996, à l’occasion de la commémoration du 900e anniversaire de la construction de notre ancienne cathédrale, vous composez l’œuvre : Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église, à la demande de l’association des Amis de l’Orgue.

Le 18 décembre 2011, vous recevez la médaille d’honneur de la Ville des mains de Jean-Claude Pérez, député-maire de Carcassonne, et le 11 janvier 2012, vous êtes admis comme sociétaire de l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Jacques Charpentier,

Vous avez connu les ors des ministères et des opéras, votre amour s’est porté sur la beauté naturelle de notre région, sur sa population, sur son histoire et sa culture, riches et mouvementées ; vous étiez déjà officier des Palmes Académiques, com-mandeur des Arts et des Lettres, commandeur dans l’Ordre National du Mérite. Par décret du Président de la République, en date du 3 avril 2015, vous avez été promu au rang de commandeur de la Légion d’honneur.

La République n’avait aucun autre présent à vous faire, elle était désemparée ! Mais l’idée lui est venue de s’adjoindre Monsieur le préfet Jean-Marc Sabathé, lui-même pianiste, organiste, issu du Conservatoire national de musique de Toulouse, ainsi que Madame Maryvonne de Saint Pulgent, membre correspondant de l’Académie des beaux-arts et Premier prix de piano au Conservatoire de Paris.

Cher Ami,

Ces hauts fonctionnaires de l’État vont vous remettre l’insigne suprême de la reconnaissance, c’est toute la joie que j’en éprouve, ainsi que vos collègues de l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Gérard JEAN
Hôtel de la Cité
Carcassonne
15 janvier 2016

Discours de Mme Maryvonne de Saint Pulgent
Conseillère d'Etat
Membre correspondant
de l'Académie des Beaux-Arts

Très cher Jacques Charpentier, 

Je suis particulièrement heureuse d’avoir été conviée à cette cérémonie qui se déroule dans votre ville de prédilection, Carcassonne, ce fleuron de notre patrimoine auquel vous êtes resté fidèle la plus grande partie de votre vie, quelles que furent, tout au long de votre parcours riche et bigarré, vos différentes missions en France ou à l’étranger.

Je suis flattée d’avoir ainsi l’occasion d’honorer le grand musicien que vous êtes, aux talents aussi multiples que les bras de la déesse indienne Khali : non seulement le compositeur fécond, auteur de plusieurs opéras, symphonies, concertos, quatuors, œuvres vocales, mais aussi le chef d’orchestre, le chef de chœurs, le pianiste, sans oublier le talentueux organiste. Fin 1954 vous êtes nommé organiste à Issy-les-Moulineaux avant de devenir celui de Saint-Nicolas du Chardonnet de 1974 à 1977.

Avant d’entrer au CNSM en 1954, dans la classe d’analyse musicale d’Olivier Messiaen et celle de composition de Tony Aubin, votre parcours de jeune pianiste (qui correspond à la grande misère des jeunes musiciens de l’époque) va se révéler aussi original que savoureux qu’il s’agisse du contrat que vous obtenez au théâtre des Trois Baudets pour accompagner les chansonniers de l’époque (Francis Blanche, Pierre Dac, Pierre-Jean Vaillard…), ou vos intermèdes musicaux dans certains cinémas Gaumont de la capitale sans parler, en 1952 de vos prestations pianistiques au grand hôtel de Calcutta ; un séjour de 18 mois en Inde vous amènera à vous passionner pour la culture musicale de ce pays et à entamer peu après, à 24 ans, la composition de vos célèbres études karnatiques qui concilient l’acquis oriental des Indes et la culture musicale occidentale. Entre 1957 et 1984 vous composerez en effet vos 72 études karnatiques sur les 72 échelles possibles de 72 modes musicaux.

Esprit ouvert et curieux, vous avez toujours refusé de vous laisser enfermer dans une tour d’ivoire élitiste ou sectaire ; vous avez toujours eu le goût du partage avec le plus grand nombre comme l’indique dès l’aube des années 1960 votre militantisme au sein des Jeunesses Musicales de France (où vous participerez à plus de 200 manifestations) et vous resterez également votre vie durant, un ardent défenseur du dialogue des cultures ce qui vous vaudra en 2006 d’être nommé à la présidence du Comité National de la musique au sein de l’UNESCO, fonction qui réjouira votre âme de globe trotter.

Je tiens aussi - en tant que présidente du comité d’histoire du Ministère de la Culture -, à rendre un hommage particulier au grand serviteur de l’État que vous avez été dès 1966, date à laquelle le compositeur Marcel Landowski vous appela pour l’épauler comme inspecteur principal au sein du tout nouveau service de la musique au sein du Ministère des affaires culturelles. Vous veniez de recevoir alors cette année-là, à New York, le prestigieux prix de composition de la Fondation Koussevitsky.

À ses côtés comme aux côtés de son successeur Jean Maheu, qui vous nommera en 1975 inspecteur général, vous allez participer activement pendant plus de 10 ans à un véritable renouveau et au redressement spectaculaire de la vie et de la pratique musicale en France.

Parallèlement à partir de 1975, vous enseignez l’orchestration au Conservatoire de Paris et fondez à l’abbaye cistercienne de Sénanque le Centre d’études grégoriennes et de musiques traditionnelles comparées.

Il est donc tout naturel qu’en 1979, le nouveau ministre de la culture, Jean-Philippe Lecat (dont le Comité d’histoire s’est attaché récemment à réévaluer un bilan trop méconnu) vous nomme, vous l’homme aux multiples compétences, et qui avez participé à toutes les décisions importantes depuis 1966, Directeur de la Musique, de l’art lyrique et de la danse.

En deux ans seulement, et dans un contexte économique très contraint, vous réussirez (grâce notamment à l’appui direct du Premier Ministre d’alors : Raymond Barre) à obtenir une augmentation spectaculaire de vos moyens budgétaires. Je ne prendrai, faute de temps, que quelques exemples[1]. En 1978 le budget total de fonctionnement pour l’enseignement était de 62 830 000 F ; il passe en 1981 à 159 152 000 F représentant non plus 19 % du budget de la direction mais près de 30 %. Vous aurez aussi la joie d’inaugurer le second CNSM de France à Lyon dont vous confierez la direction à votre ami et collègue Pierre Cochereau. Dans le domaine de la diffusion, le budget affecté aux orchestres va tripler (mis à part ceux de l’Opéra et de la radio). Les formations conventionnées, elles, verront en 7 ans leur subvention doubler. Chacun se rappelle également l’effort consenti pour le budget de l’opéra de Paris qui passe de 87 500 000 F en 1974 à 209 000 000 F en 1980 justifié par un taux de fréquentation de 100 % et l’acquisition d’une notoriété internationale. Même la danse qui bénéficiait en 1974 de 4,9 millions de francs voit ses subventions dépasser en 1980, 12 millions de Francs. C’est aussi grâce à vous que notre prestigieux Orchestre de Paris pourra s’installer à la salle Pleyel.

Vous développerez également une action en faveur des musiques de tradition orale et en renouvelant la commission des orgues vous favoriserez la restauration et la construction de plusieurs de ces instruments.

Toujours proche du terrain et soucieux de renforcer les liens de votre direction avec les réalités régionales et les élus locaux, vous créez les premiers postes de délégués à la musique auprès des Drac et apportez un appui constant au développement des ADDM et des ADDIAM, ces associations lancées par Marcel Landowski afin d’entraîner les conseils généraux à favoriser par leur soutien financier le développement de la pratique musicale sur tout le territoire. Longtemps président de l’ADDIAM du Val-d’Oise, vous deviendrez par la suite président de la Fédération nationale des arts vivants et départements.

Vous apporterez enfin un soutien décisif au chant choral et aux musiques populaires ainsi qu’à notre répertoire musical national, soutien que vous n’avez jamais relâché. Je n’oublie pas qu’en janvier 1988 François Léotard vous confia (vous étiez alors directeur général de la musique de Nice) une mission sur les questions d’édition et de diffusion du répertoire musical national, y compris celui des musiques traditionnelles.

Je me permettrai de terminer cette trop courte évocation de votre carrière si fertile et foisonnante en reprenant à mon compte - uns des termes utilisés par Olivier Messiaen dans la lettre qu’il adressa à André Malraux le 19 avril 1999 pour appuyer votre candidature :

« Jacques Charpentier est un musicien très averti, connaissant parfaitement son métier de compositeur et d’orchestrateur ; il est de plus un homme très cultivé et très honnête, tout prêt à défendre la musique moderne, la musique vivante et la musique tout court. C’est donc avec toute l’affection et toute l’estime dont je sus capable que je me permets d’appuyer la candidature de Jacques Charpentier.

À mon tour très cher Jacques, avec toute l’estime et l’affection que je vous porte, j’ai l’honneur,

Au nom du Président de la République et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous faisons commandeur de la Légion d’honneur.

Maryvonne de Saint Pulgent
Carcassonne,
Hôtel de la Cité,
Vendredi 15 janvier 2016

 [1] . Pour avoir le détail de ces augmentations, se reporter à la communication faite par J. Charpentier, le 18 février 1981, à la séance de l’académie des Beaux-Arts (pages 10, 11, 12).

18/01/2016

Remise de la croix de chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres à Wilfrid Estève, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne

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Remise des insignes de chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres
à Monsieur Wilfrid Estève
académie des arts et des sciences de carcassonne,wilfrid estève,gérard jean,chevalier des arts et des lettres,mecredi 13 janvier 2016,assemblée générale
Fersen, Amédée Félix, chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres,
Gérard Jean, officier de l'ordre des Arts et des Lettres,
président de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne,
Wilfrid Estève, chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres,
Jean-Paul de Bernis, Chevalier de la Légion d'honneur, commandeur de l'ordre des Palmes Académiques, chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres,
Eva.
Photographie : Eric Sinatora, directeur du Graph.académie des arts et des sciences de carcassonne,wilfrid estève,gérard jean,chevalier des arts et des lettres,mecredi 13 janvier 2016,assemblée générale
Photographie : Eric Sinatora, directeur du Graph.académie des arts et des sciences de carcassonne,wilfrid estève,gérard jean,chevalier des arts et des lettres,mecredi 13 janvier 2016,assemblée générale
Photographie : Eric Sinatora, directeur du Graph.

CARCASSONNE
Auditorium

Mercredi 13 janvier 2016
Cérémonie organisée par l'Académie des Arts et des Sciences de Carcassonne.
Sous la présidence de Gérard Jean.

Wilfrid,
Très cher Collègue, 

Vous êtes né à Carcassonne, le 3 mars 1968. C’était un dimanche. La France connaîtra cette année là, un mouvement populaire d’une redoutable ampleur ; elle s’enflamme subitement et le 3 mai, les forces de police, appelées par le recteur Roche, font évacuer la Sorbonne occupée par des étudiants.

Vous habitez le quartier du Palais de Justice, lorsque vous devenez orphelin de votre père, René Estève, à l’âge de dix ans. Vos premières années s’annoncent cahotantes malgré l’affection de vos grands-parents de Caunes-Minervois, où vous passez une bonne partie de votre enfance.

Votre mère, Dominique Baudis, vous apporte le bonheur lorsqu’elle se remarie avec François Peyrot, qui est un vétérinaire très estimé de cette ville. Vous aurez en sa personne, le soutient qui vous faisait jusque là défaut.

Cet autre père, saura avec amour canaliser votre tempérament, paraît-il assez difficile, votre caractère, déjà forgé. Il mettra rapidement un terme à vos comédies d’adolescent et vous conduira sur les chemins de l’ambition, du travail et finalement de la réussite professionnelle !

Vous êtes réputé turbulent dans les cours de récréation des écoles de La Prade et de Jeanne d’Arc. Vous imposez le respect, et vous faites facilement le coup de poing nous a-t-on dit, au collège du Bastion, puis au lycée Paul Sabatier.

Nous accueillons aujourd’hui, pour cette cérémonie, vos deux enfants : Eva et Fersen, qui habitent Trèbes et sont scolarisés, l’un à Carcassonne, et l’autre à Lézignan.

C’est maintenant décidé, une vocation se fait jour ; à vingt-six ans vous serez photographe et vous obtiendrez en 1996, le Prix du Jeune reporter au Festival international d’Angers ! Votre carrière se déroulera principalement à Paris ; elle sera fulgurante, à la hauteur de vos réels talents. Vous devenez photojournaliste !

La photographie ouvre grandes, toutes les portes de l’existence. Celles des arts au premier chef, celles des sciences, celles des lettres et de la culture ; Ce peut-être un puissant vecteur de communication lorsqu’elle est portée sur les terrains de l’actualité. Elle est souvent ensanglantée, pathétique, tragique lorsqu’elle couvre les zones de tension d’Afrique, d’Europe et du Moyen-Orient, là où vous avez exercé votre métier de photojournaliste.

Vos œuvres de guerre et de paix, d’humanité et de misère, d’histoire et de poésie, de fictions et de merveilles s’exposent depuis longtemps un peu partout en France et ce n’est que justice, car bien souvent la puissance visuelle de l’art arrive à surpasser la passion de l’homme, aussi imprégnée soit-elle !

L’image est une forme d’écriture qui ne vous suffit pas, vous courtisez les belles lettres. Vous collaborez à la rédaction du Journal de la photographie ; vous donnez des pages illustrées à Libération, au Monde, à Paris-Match ; des articles aux prestigieux magazines comme Géo ou National Geographic. Votre nom figure sur des publications collectives qui ont pour titre : L’œil public, quinze ans d’histoires, Du photojournalisme à la photographie documentaire ou encore, le Photojournalisme, à la croisée des chemins.

Les sciences vous intéressent : ce qui n’est pas courant chez une personne versée professionnellement dans l’action et quelquefois dans la violence ; ce qui fait rarement ménage avec la sensibilité exacerbée d’un artiste. Vous maîtrisiez la prise de vue argentique ; et maintenant la photographie numérique !

Vous déjouez avec habileté le filet de la toile Internet, vous êtes élu en 2010 vice-président de l’Union des photographes professionnels et vous faites partie du comité de pilotage du prix Webjournalisme.

Wilfrid, le temps passe ! J’aimerais tant, avec tant de plaisir, exalter vos multiples compétences ! Que puis-je dire, encore et encore ! Après l’art, les lettres, les sciences et la communication, vous avez embrassé la culture et l’enseignement. Membre de l’observatoire du photojournalisme du ministère de la Culture, vous intervenez régulièrement aux facultés de Paris, de Perpignan, de Montpellier, aux Écoles supérieures de photographie et de journalisme ou à l’École des métiers de l’information.

Administrateur du Graf, vous associez la ville de Carcassonne à la création des diplômes délivrés par l’Université de Perpignan qui forme désormais grâce à votre expertise des spécialistes de la conception audiovisuelle, des écritures médiatiques, des photographes documentaires… et depuis 2014, des photojournalistes.

Homme d’action, citoyen engagé, producteur et réalisateur de renom, vous avez été pendant deux ans, vice-président de l’Union des photographes professionnels.

Essentiellement pour votre action, vos distinctions mérites et récompenses, vous avez été élevé au grade chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres, par arrêté du 17 juillet 2015.

Au nom des membres du Conseil des arts et des lettres de l’Aude, de l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne que je préside, je vous adresse très cher Collègue, ainsi qu’à votre père adoptif, votre famille, vos enfants Eva et Fersen, toutes mes félicitations.

Wilfrid Estève,

En vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, par Madame Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, nous vous faisons chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres.

Nous vous remettons l’insigne de cette prestigieuse décoration qui vient considérablement rehausser la valeur des nombreuses distinctions dont vous êtes déjà titulaire, en particulier, la mention spéciale en tant qu’auteur, du prix Nadar, pour : Photojournalisme, à la croisée des chemins.

Gérard Jean
Carcassonne, le mercredi 13 janvier 2016.

académie des arts et des sciences de carcassonne,wilfrid estève,gérard jean,chevalier des arts et des lettres,mecredi 13 janvier 2016,assemblée générale
Photographie : Eric Sinatora, directeur du Graph.académie des arts et des sciences de carcassonne,wilfrid estève,gérard jean,chevalier des arts et des lettres,mecredi 13 janvier 2016,assemblée générale
Photographie : Eric Sinatora, directeur du Graph.

21/12/2015

Remise de la croix de chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres, à Wilfrid Estève, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

2016.01.13 - Invitation remise décoration - Estève Wilfrid.jpgEstève Wilfrid - Portrait.jpg
Wilfrid Estève

11/12/2015

Remise de la cravate de commandeur de l'ordre de la Légion d'honneur, au compositeur Jacques Charpentier.

Jacques Charpentier
Cérémonie de remise de la cravate
de commandeur de la Légion d'honneur.
Hôtel de la Cité
Vendredi 15 janvier 2016
16 heures 30
Confirmation et réservation écrite obligatoires.
Places strictement limitées.

academie.carcassonne@wanadoo.fr

Commandeur Légion d'honneur.jpg2016.01.15 - Charpentier Jacques1.jpg2016.01.15 - Charpentier Jacques2.jpgacadémie des arts et des sciences de carcassonne,jacques charpentier,francis meignan,gérard larrat,gérard jean,jean-marc sabathé,maryvonne de saint pulgent

Jacques Charpentier (à droite sur la photo) est l'un des grands organistes et compositeurs de notre pays. Il réside à Carcassonne depuis de nombreuses années. La cravate de commandeur de la Légion d'honneur lui sera remise le vendredi 15 janvier 2016, à 16 heures 30, dans les salons de l'Hôtel de la Cité à Carcassonne.
Sur cette photographie, datée de 1999, prise à l'Institut de France, pour son élévation au grade d'officier de la Légion d'honneur, on reconnait son épouse, la cantatrice Danielle Vouaux, le metteur en scène et comédien Jean Deschamps (1920-2007), l'ancien président de l'Association des Amis de la Ville et de la Cité de Carcassonne, Pierre Decaud (1924-2002), et l'actuel adjoint délégué à la Culture, Jean-Louis Bès.
Archives : Chroniques de Carcassonne.

22/11/2015

Le Professeur Albert Fert, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne est élevé à la dignité de Grand'Croix de l'Ordre National du Mérite.

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Journal officiel de la République Française
N° 0271 - 22 novembre 2015

Par décret du Président de la République en date du 20 novembre 2015, Monsieur Albert Louis François Fert, Prix Nobel de physique, Professeur émérite des universités, Membre de l'Académie des sciences, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, est élevé à la dignité de Grand'Croix de l'Ordre National du Mérite.
Il est commandeur de la Légion d'honneur et avait été élevé à la dignité de Grand Officier de l'Ordre national du Mérite, le 30 septembre 2008.

Ordre national du Mérite - Grand-croix.jpgacadémie des arts et des sciences de carcassonne,albert louis françois fert,grand'croix,ordre national du mérite,journal officiel,numéro 0271,22 novembre 2015

Sylvie Caucanas, directrice des Archives départementales de l'Aude est promue au rang de chevalier de l'Ordre National du Mérite.

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Journal officiel de la République Française
N° 0271 - 22 novembre 2015

Sur proposition du ministère de la Culture et de la Communication, par décret du Président de la République en date du 20 novembre 2015, Madame Sylvie Michèle Odette Caucanas, directrice des Archives départementales de l'Aude, sociétaire ès qualité de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, est promue au rang de chevalier de l'Ordre National du Mérite.
Madame Caucanas est officier de l'ordre des Arts et des Lettres depuis le 5 juillet 2011.

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10/09/2015

Gérard Jean reçoit la rosette d'officier de l'ordre des Arts et des Lettres.

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académie des arts et des sciences de carcassonne,fleur pellerin,arrêté du 17 juillet 2015,officier,ordre des arts et des lettres

Madame Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, nomme par arrêté en date du 17 juillet 2015, Gérard Jean, officier de l'ordre des Arts et des Lettres.

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Gérard Jean, président de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

06/09/2015

Le photojournaliste Wilfrid Estève, originaire de Carcassonne, est fait chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres.

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Arts et Lettres - Fond blanc.jpg

Par arrêté, en date du 17 juillet 2015, sur proposition de Mme Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, M. Wilfrid Estève est promu chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres. 

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Monsieur Wilfrid Estève, photojournaliste et producteur,
est notamment l'auteur d'un projet de formation universitaire
conduit avec M. Eric Sinatora, directeur du Graph,
sur le thème "Photojournalisme et écritures transmédias"
dont le cursus se déroule à Carcassonne.

Photojournaliste, spécialiste des nouveaux médias, enseignant, producteur, fondateur d'agences photo et d'un studio de création, la préoccupation de ce Carcassonnais hyperactif et multifacettes tourne autour de l'image et de son cœur: l'information.
Le photojournalisme en crise ? Wilfrid Estève ne supporte plus le rabâchage de cette antienne. «Et je ne suis pas optimiste hein ! ça fait sept ans qu'on a lancé Hans Lucas et ça marche bien. C'est du concret ça», dit-il en rythmant son propos du toc-toc de l'index sur la table du bar. Les baroudeurs de l'image et les agences baronnes qui prophétisent la fin de leurs métiers, criant misère et crise s'envasent eux-mêmes dans le bourbier. «Il n'y a jamais eu autant d'aides, de bourses, de prix pour l'image, de supports», s'enthousiasme-t-il. Oui, la révolution numérique bouleverse la donne, balaie les systèmes d'hier. Sur la forme. Pas sur le fond : «Le cœur du métier reste le même. C'est ce qu'il faut défendre : le contenu, l'angle, la vision d'auteur. Si ta série de photos n'est pas bonne, n'a rien à dire, le traitement n'y changera rien». Photojournaliste, photographe, enseignant, fondateur d'agences photos, producteur de webdocumentaires, défricheur de nouveaux regards, père de deux enfants : à 44 ans, ce Carcassonnais créatif qui a vécu et vit mille vies se définit multifacettes. Multifacettes rassemblées en «un». Ce «un» qui carbure irrémédiablement à l'info véhiculée par l'image. Laquelle peut à loisir, aujourd'hui, être augmentée, dépliée, nourrie de sons, habillée d'illustrations, modulée en fixe ou en mouvement. «Tu te rends compte des possibilités ? Comment tu peux creuser un sujet ?» et lui trouver une kyrielle de formes de la BD reportage, au documentaire TV, web ou cinoche, en passant par la presse magazine, les webs médias, le feuilleton radiophonique… Coordonner les énergies, organiser des équipes de professionnels autour d'un projet de reportage porté et réalisé par des journalistes, produire, décliner les formats et trouver les réseaux de diffusion adéquats : c'est là son activité de directeur artistique et éditorial du studio de création Hans Lucas. Pas question de brader la fabrication des sujets ou de lésiner sur les intervenants. «Tu ne vas pas demander au boucher de faire médecin ! Eh bien, l'info c'est pareil», rigole-t-il, persuadé qu'un contenu n'est jamais aussi pertinent que lorsqu'il est le fruit enrichi de compétences et regards divers, croisés et convergents, tous animés par la rigueur et la volonté d'informer.
Bingo ! En tant que producteur, il vient de rafler doublement la mise. Sur la forme avec le grand prix du jury du webTV festival de La Rochelle et sur le fond avec le prix Historia de l'inattendu pour la plateforme documentaire «La Nuit oubliée - 17 octobre 1961» qui lève le voile sur le massacre des Algériens à Paris par la police aux ordres du préfet Papon. «À La Rochelle, on a eu le prix devant les grosses locomotives comme Arte par exemple», glisse-t-il, un poil fiérot. Les prix… Sa page wikipédia regorge des récompenses qui jalonnent son parcours. Distinctions dont il parle sans vanité, sans une once revancharde et avec gratitude. Son besoin de reconnaissance, sa culture du doute, sa capacité à se remettre en question et à expérimenter étayent son trajet d'autodidacte qu'il ne masque pas, traînant un léger complexe. Rétrospectivement, celui qui a enseigné le photojournalisme à l'école des métiers de l'information (EMI) se dit qu'une bonne formation lui aurait facilité la tâche. Peut-être, peut-être pas. Sa passion pour le journalisme, sa pratique (ses pratiques), sa curiosité naturelle et son goût pour la pédagogie le poussent toujours à transmettre.
Il a couru la planète, couvert des conflits des Balkans à la Palestine, mais «il n'a pas pris la grosse tête», dit de lui Éric Sinatora, du GRAPh. Wilfrid Estève y a fait ses armes. Non pas de photographe mais d'assistant œuvrant au bon fonctionnement interne de l'asso. Gosse, il a su qu'il serait journaliste photographe : «Une évidence». Il se rappelle avoir baigné dans un univers d'images, déjà aux confins : son père, dessinateur industriel, dirigeait une boîte de grutier. Il avait 10 ans quand il est mort. Il loupe trois fois son bac. Collégien, il se fait virer du Bastion, atterrit à Chénier. «L'école, c'était pas mon truc ! La hiérarchie non plus… C'est toujours le cas !», se marre-t-il. Il passe par la case saisonnier à la Cité et l'aventure du filmage sur les plages de Gruissan. «C'est extrêmement formateur : tout dépend de ta façon d'aborder les gens pour faire tes photos, de ce que tu es à ce moment-là, de ta capacité ensuite à vendre ton sujet. Sur un terrain de guerre, c'est la même chose !», résume avec humour et modestie le bonhomme.
En 1994, foin du ronron carcassonnais interrompu par l'unique alternative culturelle que représentent alors le Rex et le Colisée : il met le cap sur Paris. Enchaîne avec une formation en photojournalisme durant quatre mois à l'EMI. Dans la décennie qui suit, bosse en indépendant pour une vingtaine de rédactions différentes, dont «Libération», «Paris Match», «National Geographic». Voilà trois ans qu'il a levé le pied sur ces collaborations-là pour investir à fond le champ audiovisuel, toujours à l'affût d'une bonne histoire à raconter, en incorrigible journaliste qu'il est.

Céline Samperez-Bedos
La Dépêche du Midi
Edition du 23 septembre 2012

22/04/2015

REMISE DU PRIX DES ARTS ET SCIENCES JOSEPH POUX 2014, AU CONSEIL DEPARTEMENTAL DE L'AUDE.

 2015.04.21 - Prix Joseph Poux.jpg
Les lauréats et les nouveaux conseillers départementaux réunis
pour la remise du Prix des Arts et Sciences Joseph Poux 2014.
Photographie : Gérard Jean

Prix des Arts et Sciences Joseph Poux
Année 2014

Jean-Louis Escudier
Premier Prix - 2500 €

Sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne
Thèse de doctorat en Histoire

"Contribution à l'Histoire des rapports économiques de genre.
Application à la viticulture française (1850-2010)".

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Jean-Louis Escudier - 1er prix des Arts et Sciences Joseph Poux
Sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.
Photographie : Gérard Jean

L'histoire des femmes est un domaine de recherches relativement récent, qui ne s'est véritablement imposé que dans les années 1970. La thèse que Monsieur Jean-Louis Escudier consacre à l'histoire des rapports économiques de genre (dans le domaine de la viticulture) est un travail scientifique en tout point remarquable et contribue largement à renouveler l'approche que nous pouvons avoir du travail féminin et du statut social et économique de la femme dans le milieu agricole.
S'appuyant sur des sources documentaires de diverses natures (comptabilités d'exploitation viticoles ; archives judiciaires, administratives et syndicales ; publications professionnelles ; témoignages de viticultrices, etc.), M. Escudier s'est efforcé de croiser l'évolution du rapport salarial avec les transformations des rapports économiques de genre. Dans un premier temps (de 1850 à 1914), on assiste à la construction historique de la partition sexuée des tâches viticoles, de l'emploi intermittent et de la rémunération des ouvrières viticoles au demi-salaire des ouvriers. Entre 1914 et 1945, l'instauration d'un enseignement ménager, loin d'être un facteur de formation professionnelle, conduit au repli des femmes sur la sphère domestique ; quant à leur salaire, il reste toujours inférieur de 50 % à celui des hommes. Depuis 1945, la nouvelle norme salariale (salaire féminin à 80 % du salaire masculin), la généralisation des conventions collectives agricoles, l'accès plein et entier des jeunes filles à l'enseignement technique modifient peu à peu la donne. L'évolution du statut de la viticultrice s'inscrit inévitablement dans l'évolution du corps social.
En conférant ce prix à Monsieur Jean-Louis Escudier, le Conseil départemental de l'Aude récompense un ouvrage de grande qualité qui nous permet d'appréhender l'histoire de la viticulture sous un éclairage nouveau mais ouvre également des perspectives bien plus larges, nous invitant à aborder l'étude de notre société sous l'angle des rapports de genre. Souhaitons qu'une publication rapide permette au plus grand nombre d'avoir accès à cette étude.

 Lucas Fabre
Deuxième Prix (ex aequo) - 500 €
Sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne
Master 2 d'études médiévales
"L'entourage des vicomtes Trencavel au XXe siècle".

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Lucas Fabre - 2e prix ex-aequo des Arts et Sciences Joseph Poux
Sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.
Photographie : Gérard Jean

Les vicomtes Trencavel sont assurément l'un des lignages les plus importants du Midi de la France aux XIe-XIIe siècles. Maîtres des six vicomtés d'Albi, Nïmes, Béziers, Agde, Carcassonne et Razès, ils sont des acteurs majeurs de la politique méridionale jusqu'à la croisade albigeoise qui voit leur chute en 1209. Par l'intermédiaire de leurs vassaux, ils contrôlent un vaste réseau de castra (châteaux), disposant ainsi de pouvoirs étendus (fidélités, services féodaux, justices, etc.). C'est à l'étude de ce réseau que M. Fabre a consacré son mémoire de master 2, choisissant d'analyser les différentes composantes de l'entourage des vicomtes.
Ce mémoire, d'une incontestable qualité scientifique, mérite pleinement le deuxième prix ex-aequo qui lui est décerné aujourd'hui. A partir de l'édition qu'Hélène Débax a faite du cartulaire des Trencavel et de ses 585 actes, auxquels se sont rajoutés 430 actes provenant de différents cartulaires dont les vicomtes sont les commanditaires, M. Fabre a fait l'étude prosopographique de l'entourage des vicomtes, constituant une base de données aisément exploitable.
Le travail de recherche intelligemment mené par Monsieur Lucas Fabre nous permet désormais de mieux connaître la composition de ce réseau méridional, constitué surtout de membres de la petite et moyenne aristocratie et caractérisée par l'absence d'ecclésiastiques en son sein. Il était légitime que le Conseil départemental récompense ce mémoire et on ne peut que se réjouir de ce que de jeunes chercheurs fassent progresser, par leurs travaux universitaires, notre connaissance des pays d'Aude.

 Julie Grassin-Delyle
Deuxième Prix (ex aequo) - 500 €
Sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne
Master 2 d'histoire de l'art
"Donner corps aux dévotions.
Le patrimoine sculpté des églises de Limoux
aux XVIIe et XVIIIe siècles.
 

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 - 2e prix ex-aequo des Arts et Sciences Joseph Poux
Sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.
Photographie : La Dépêche du Midi

 Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, les églises de Limoux connaissent un renouveau architectural et ornemental : elles se dotent alors de superbes retables baroques qui sont l'objet de l'étude de Madame Grassin-Delyle récompensée aujourd'hui par le Conseil départemental.
Reposant sur une importante recherche documentaire et une analyse détaillée de ce patrimoine sculpé (depuis le commanditaire de l'oeuvre jusqu'à l'identification des artistes sollicités), le mémoire de master 2 présenté par Madame Grassin-Delyle est un travail d'une grande qualité scientifique, qui s'intéresse tout autant aux circonstances historiques qui sont à l'origine de ces retables qu'aux pratiques artistiques dont ces oeuvres témoignent.
Réalisés pour la plupart après le concile de Trente (1545-1563) dans un contexte religieux marqué par la réforme de l'Eglise catholique, les retables ont été conçus pour répondre à de nouvelles nécessités liturgiques et éduquer les fidèles. Qu'il s'agisse de donner à voir le corps des saints afin de favoriser la prière et les dévotions ou d'utiliser des matériaux nobles (marbre, ors et dorures) en rapport avec la splendeur et la magnificence divines, tout est mis en oeuvre pour glorifier la parole de Dieu et provoquer chez le fidèle l'émotion et le saisissement.
En conférant à Madame Grassin-Delyle le deuxième prix ex-aequo, le Conseil départemental distingue une étude d'un réel mérite qui ne se contente pas de dresser un catalogue raisonné des retables limouxins mais a su mettre en évidence l'originalité et la qualité de la production artistique de ces paroisses rurales, malheureusement trop souvent méconnue.

Françoise Merle d'Aubigné
Master 2 d'études médiévales
"La vie quotidienne dans le bourg monastique
de Lagrasse (Aude), au travers des registres du notaire
Nicolas Calidis (1391-1411)". 

Paulette Barbe
Sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne
Master 1 - Géographie et Aménagement
"Vulnérabilité du territoire face au risque inondation
et incidences financières de la crue du Tourrenc
Luc-sur-Orbieu, 22 octobre 2012".

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Jean-Noël Lloze - Conseiller départemental
Vice-président de la Commission Epanouissement et Qualité de Vie
Délégué à la Culture.

06/04/2015

LE COMPOSITEUR DE MUSIQUE JACQUES CHARPENTIER, SOCIETAIRE DE L'ACADEMIE DES ARTS ET DES SCIENCES DE CARCASSONNE, EST PROMU COMMANDEUR DE LA LEGION D'HONNEUR.

académie des arts et des sciences de carcassonne,jacques charpentier,commandeur de la légion d'honneur,décret du 3 avril 2015académie des arts et des sciences de carcassonne,jacques charpentier,commandeur de la légion d'honneur,décret du 3 avril 2015

CULTURE ET COMMUNICATION
JORF N° 0081, DU 5 AVRIL 2015
PAGE 6287

DECRET DU 3 AVRIL 2015
PORTANT NOMINATION

Par décret du Président de la République en date du 3 avril 2015, pris sur le rapport du Premier ministre et des ministres et visé pour son exécution par le grand chancelier de l'ordre national de la Légion d'honneur, vu les déclarations du conseil de l'ordre portant que les présentes promotions sont faites en conformité des lois, décrets et règlements en vigueur, le conseil des ministres entendu, sont promus, pour prendre rang à compter de la date de réception dans leur grade :

MINISTERE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION
AU GRADE DE COMMANDEUR

MONSIEUR JACQUES GEORGES PAUL CHARPENTIER
Compositeur de musique
(officier depuis le 17 février 1999)

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Charpentier [Jacques Georges Paul]. Né à Paris, le 18 octobre 1933. Fils de Georges Charpentier, gérant de société, et de Paulette Genillier, secrétaire. Marié le 28 juillet 1953 à Danielle Vouaux, cantatrice et professeur, 1er prix de chant et 1er prix d’opéra comique au Conservatoire national supérieur de musique.

Jacques Charpentier commence ses études musicales (piano, solfège, histoire de la musique), le 18 octobre 1938 avec Maria Boutiller-Cérati, puis il étudie l’écriture musicale avec Janine Rueff en 1948. Après un séjour aux Indes (1953 - 1954), il devient organiste titulaire de l’église Saint-Benoît à Issy-les-Moulineaux (1954). Admis comme élève au Conservatoire national supérieur de musique, dans les classes de composition (Tony Aubin) et de philosophie de la musique (Olivier Messiaen), il obtient un 1er prix dans chacune d’entre elles (1956 - 1958). Conférencier et pianiste aux Jeunesses musicales de France (1959), il est nommé par André Malraux, inspecteur principal de la Musique au moment de la création de la Direction de la musique au ministère des Affaires culturelles (1966). Jacques Charpentier fonde le concours international d’orgues de Chartres, dont il est vice-président (1972) ; le festival international des Milelli en Corse, qu’il préside (1972). Chargé de cours au Conservatoire national supérieur de musique de Paris (1974) ; il est organiste titulaire du grand orgue de Saint-Nicolas-du-Chardonnet à Paris (1974 - 1977) ; inspecteur général de la Musique au secrétariat d’état à la Culture (1975) ; président fondateur du Centre national d’études du grégorien et des musiques traditionnelles méditerranéennes, abbaye de Sénanque (1975) ; membre du comité de lecture de Radio-France ; membre des jurys de concours internationaux et du Conservatoire national supérieur de musique de Paris ; membre de l’Académie du disque (1976) ; président-fondateur de l’Association départementale d’information et d’actions musicales dans le Val-d’Oise, Adiam 95 (1976), puis président d’honneur (2010) ; membre du conseil d’administration de l’Établissement public du parc de la Villette (1979 - 1981) ; nommé par Jean Philippe Lecat, directeur de la Musique, de l’Art lyrique et de la Danse au ministère de la Culture et de la Communication (1979 - 1981) ; il est directeur de la Musique de la ville de Nice et professeur de composition et de civilisations musicales au Conservatoire national de région (1982 - 1989) ; président de l’Association des élèves et anciens élèves des conservatoires nationaux supérieurs de musique, de danse et d’art dramatique (1987) ; président de l’Association pour le développement populaire de l’art lyrique, Palais Bercy (1993) ; président de la Cité de la Musique de la ville de Marseille (1997) ; président du Royaume de la Musique (1997) ; président-fondateur de la Fédération nationale des structures départementales de développement des arts vivants, arts du temps et départements (2003) ; président du Comité national de la musique, section française du Comité international de la musique de l’Unesco (2004). Jacques Charpentier est commandeur de la Légion d’honneur ; commandeur dans l’Ordre national du Mérite ; commandeur des Arts et des Lettres ; officier des Palmes académiques.

Jacques Charpentier découvre Carcassonne vers 1960, lors d’une tournée des Jeunesses musicales de France, au cours de laquelle il accompagne Cora Vaucaire et son groupe. Il compose plus tard, à la demande de Jean Deschamps, fondateur et directeur du Festival de Carcassonne, des musiques de scène pour : Les mouches, de Jean-Paul Sartre ; Meurtre dans la cathédrale, de T.-S. Eliot ; Danton, de Romain Roland ; Britannicus, de Racine. Avec sa famille, il s’installe dans la Cité et s’éprend de la beauté naturelle de la région, de sa population, de son histoire, de sa culture, riches et mouvementées. Il découvre le grand orgue de la basilique Saint-Nazaire et Saint-Celse qu’il contribue à faire classer et restaurer. Avec René Nelli, il travaille à la composition du premier opéra en langue d’oc : Béatris de Planissolas, qui sera créé en 1971 au festival d’Aix-en-Provence. À l’occasion de la commémoration du 900e anniversaire de la pose de la première pierre de la basilique, il compose l’œuvre Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon église, à la demande de l’association des Amis de l’orgue (1996). Le 18 décembre 2011, il reçoit la médaille d’honneur de la ville des mains de Jean-Claude Pérez, député-maire, et le 11 janvier 2011, il est admis comme sociétaire de l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne. Gérard Jean.

œuvres. Les 72 Études Karnatiques (1957 - 1985) ; Lalita (1961) ; Messe pour tous les temps (1964) ; Prélude pour la Genèse (1966) ; Shiva Nataraja, 3e symphonie (1968) ; Béatris, (1971) ; Brasil, 4e symphonie (1973) ; Livre d’orgue (1973) ; Symphonie n° 5 : Et l’imaginaire se mit à danser (1977) ; Et le jour vint, in memoriam Berthe Bodat (1977) ; Te Deum (1978) ; Symphonie n° 6 avec orgue (1979) ; Manque de chance, opéra d’enfants, d’après un conte de Pierre Gripari (création, Acropolis à Nice, 1984) ; la Messe de Chartres, crée pour le millième anniversaire de Saint-Fulbert (2006).

 

Dictionnaire encyclopédique de l'Aude. 

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Photographies : Académie des arts et des sciences de Carcassonne
Gérard Jean.

Jacques Charpentier est élevé au grade de commandeur dans l'ordre national de la Légion d'honneur.

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Jacques Charpentier dans ses appartements qui dominent la place Carnot à Carcassonne.
Photographie : La Dépêche du Midi - Archives

Le compositeur carcassonnais Jacques Charpentier, par décret du président de la République a été élevé au grade de commandeur de la Légion d'Honneur de la promotion de Pâques par la ministre de la Culture et de la Communication, Fleur Pellerin.

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Celui qui fut Inspecteur général de la Musique sous André Malraux avait déjà élevé à la dignité d'officier en 1999. Jacques Charpentier était par ailleurs déjà commandeur de l'Ordre National du Mérite depuis 2006.

Né en 1933 à Paris, il s'est établi à Carcassonne pour se rapprocher d'un grand ami, Jean-Deschamps.

Il présente un CV impressionnant qui force le respect… et justifie largement cette consécration qui lui a été annoncée par téléphone, hier matin, par le député Jean-Claude Pérez après lecture du journal officiel de la République Française.

Jacques Charpentier a composé dans sa carrière quelque 150 œuvres, des opéras essentiellement, il fut professeur de composition et d'orchestration au conservatoire national supérieur de musique, il a créé et dirigé de très nombreux festivals et fait partie du cercle fermé des plus grands organistes de France, sachant qu'il est aussi pianiste et multi-instrumentiste. Pour parachever le tableau, Jacques Charpentier est un monument de Savoirs de tous ordres, un homme intransigeant tant dans l'humanisme que dans la critique. Au plus haut de l'état, en l'élevant au rang de Commandeur, le plus haut de la Légion d'Honneur, sa stature exceptionnelle est reconnue. C'est un honneur pour Carcassonne.

Journal La Dépêche du Midi
Edition du lundi 6 avril 2015.

06/02/2015

Trois sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, se distinguent au Prix des Arts et Sciences Joseph Poux 2014 : Jean-Louis Escudier, obtient le Premier Prix ; Lucas Fabre et Julie Grassin-Delyle, le Deuxième Prix (ex aequo).

Prix des Arts et Sciences Joseph Poux
Année 2014

Jean-Louis Escudier
Premier Prix - 2500 €

Sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne
Thèse de doctorat en Histoire

"Contribution à l'Histoire des rapports économiques de genre.
Application à la viticulture française (1850-2010)".

Lucas Fabre
Deuxième Prix (ex aequo) - 500 €
Sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne
Master 2 d'études médiévales
"L'entourage des vicomtes Trencavel au XXe siècle".

Julie Grassin-Delyle
Deuxième Prix (ex aequo) - 500 €
Sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne
Master 2 d'histoire de l'art
"Donner corps aux dévotions.
Le patrimoine sculpté des églises de Limoux
aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Françoise Merle d'Aubigné
Master 2 d'études médiévales
"La vie quotidienne dans le bourg monastique
de Lagrasse (Aude), au travers des registres du notaire
Nicolas Calidis (1391-1411)". 

Paulette Barbe
Master 1 - Géographie et Aménagement
"Vulnérabilité du territoire face au risque inondation
et incidences financières de la crue du Tourrenc
Luc-sur-Orbieu, 22 octobre 2012".

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Julie Grassin-Delyle - Photographie : La Dépêche du Midi.

11/12/2014

Remise de décoration civique au lycéen Julien Llamas.

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Photographie : Journal L'Indépendant - Claude Boyer
Edition de Carcassonne, 10 décembre 2014.

Remise de décoration

Médaille du Bien et du Mérite à Julien Llamas

 

Julien,

Cher Ami,

Voyez-vous Julien ! À votre âge, à dix-sept ans, bien plus jeune même, une fille ou un garçon peut accomplir un acte de civisme vis-à-vis de la collectivité.

Ce peut être un élan spontané de courage, irréfléchi et souvent téméraire, lorsque l’on plonge par exemple dans les eaux glaciales du canal, pour en retirer au péril de sa vie, l’enfant turbulent qui vient d’échapper aux soins pourtant attentifs de sa mère.

Au contraire, l’acte de civisme peut être moins dangereux ; il est alors consciemment volontaire et préventif. C’est celui qui consiste à interdire à un nouvel élève de la classe de sixième, le jeu du foulard. C’est affronter la franche rigolade imbécile de ses camarades, pour lui expliquer qu’il ne reverra plus jamais ses parents, s’il persiste à se laisser étrangler pour connaître les douces sensations de la perte de conscience, celles qui ne pardonnent pas, celles qui font mourir pas asphyxie !

Vous auriez pu Julien, tout aussi bien empêcher votre copain de respirer le gaz d’un aérosol ; lui déconseiller de fumer ; dénoncer l’usage de la drogue dans quelques endroits de votre lycée ; signaler un conducteur ivre. C’est également cela, avoir l’esprit civique !  

Vous n’avez pas atteint l’âge majeur. L’âge qui paraît-il, permet d’être plus fort que tout. Vous êtes né le 4 mars 1997 à Narbonne. Vous êtes élève en classe de première au lycée Paul Sabatier de Carcassonne. L’année prochaine vous passerez avec succès, nous en sommes certains, les épreuves du baccalauréat littéraire.

Vous occupez vos loisirs en rendant service à la collectivité. Je remarque en vous une fibre introuvable et précieuse, celle du bénévolat associatif. Vous aimez l’informatique, les moyens modernes de communication, les réseaux sociaux, les projets audiovisuels que vous construisez pour la Ville de Carcassonne avec la Maison des jeunes et de la Culture.

Le mois dernier, le jeudi 6 novembre 2014, vous avez fait preuve d’un remarquable esprit citoyen, rare à votre âge, en manifestant un grand intérêt pour la préservation du patrimoine écrit de l’ancien lycée impérial de Carcassonne.

Lorsque vous avez alerté notre collègue Martial Andrieu, vous aviez déjà conscience de l’importance des documents qui avaient été placés par la direction de votre lycée, dans une benne de décharge publique. Vous avez préservé la confidentialité de certaines fiches contemporaines nominatives ;  vous nous avez permis, par votre heureuse initiative, d’alerter les services des Archives départementales de l’Aude, et ce faisant, vous avez sauvé de la destruction, par centaines, des pièces anciennes authentifiées, datant pour certaines du dix-neuvième siècle.

Les historiens de l’ancien lycée impérial de Carcassonne vous expriment leur reconnaissance. Les Archives départementales de l’Aude conserveront finalement pour les siècles et les siècles à venir, près de 80 % des feuillets et des registres qui allaient être détruits. L’Académie des arts et des sciences a surtout voulu sensibiliser une nouvelle fois l’opinion publique ; elle vous remercie, vous accueille et vous décore.

Julien Llamas,

En vertu des prérogatives qui nous ont été conférées, nous vous décernons un diplôme et la médaille civique du Bien et du Mérite, pour avoir défendu la culture et vous être dévoué de façon exemplaire au bénéfice de la collectivité. 

Gérard JEAN
2014.12.10

08/12/2014

Mercredi 10 décembre 2014, à 17 heures, remise de la médaille civique du Bien et du Mérite au lycéen Julien Llamas.

Llamas Julien.jpg

11/11/2014

Gérard Jean, président de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, remettra le mercredi 10 décembre 2014, la médaille civique du Bien et du Mérite au lycéen Julien Llamas.

Bien et Mérite.jpgAu cours de la séance mensuelle publique du mercredi 10 décembre 2014, le président de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne remettra la médaille civique du Bien et du Mérite, au jeune lycéen Julien Llamas, élève en première au lycée Paul Sabatier à Carcassonne.
Cet étudiant qui oeuvre dans le bénévolat à la Maison des jeunes et de la culture, s'est particulièrement distingué le jeudi 6 novembre 2014, en faisant preuve d'un remarquable esprit citoyen, rare à son âge, et en manifestant un grand intérêt pour la préservation du patrimoine écrit de l'ancien lycée impérial de Carcassonne.
Julien Llamas a préservé la confidentialité de certains documents, a permis par son heureuse initiative de signaler et d'empêcher en partie la destruction sauvage d'archives nominatives anciennes et récentes authentifiées, datant pour certaines du dix-neuvième siècle. Nous présentons d'ores et déjà nos félicitations au futur récipiendaire, ainsi qu'à notre collègue Martial Andrieu, toujours au fait des tristes exactions et condamnables  destructions qui nous bouleversent.

17/08/2014

Paul Detours, organiste de la collégiale de Montréal, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, reçoit la médaille d'or diocésaine.

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Paul Detours, au centre, entouré de Philippe Lefebvre et de Mgr Alain Planet,
évêque de Carcassonne et Narbonne.

Photographie : La Dépêche du Midi.

PAUL DETOURS, 50 ANS DE PASSION POUR L'ORGUE DE MONTREAL !

D'abord il y eut ce concert, le 29e offert par Philippe Lefebvre et ses invités vendredi soir en la collégiale de Montréal. Un concert exceptionnel. «Le plus fascinant de tous ceux que nous avons eu la chance d'écouter avec cet instrument magique, confie un habitué. Et pourtant les précédents étaient déjà formidables». Un peu comme si les organistes, le public et le gigantesque buffet de l'instrument voulaient rendre hommage à un monument de l'orgue : Paul Detours. Un musicien hors du commun qui reçut ce soir-là, des mains de l'évêque de Carcassonne, Mgr Planet, la médaille d'or diocésaine. Plus qu'une reconnaissance, une forme de béatification pour Paul Detours qui a tenu le clavier de la collégiale durant plus de 50 ans et qui reste encore fidèle au poste tous les dimanches.
Digne représentant d'une dynastie, il a succédé à son père, comme le rappelait l'abbé Garrouste dans son discours d'introduction. C'est à Paris, où il menait de brillantes études de piano, que Paul Detours va rencontrer l'immense organiste et compositeur Marcel Dupré, titulaire du grand orgue de Saint-Sulpice, un ami de son père. Dès lors, l'orgue fut pour lui une révélation. Il rencontrera plus tard, un autre immense talent de l'orgue, Pierre Cocherau, titulaire du clavier de Notre-Dame de Paris. Entre les deux hommes va naître une belle histoire d'amitié, qui constituera le point de départ du renouveau de l'instrument Montréalais.

Un des plus beaux orgues de France.

Paul Detours va fonder en compagnie d'amis le comité des orgues de la collégiale de Montréal. Avec le soutien de la municipalité de l'époque, sous l'impulsion du maire Jean Loubet, également président du comité pour rénover cet instrument, il va initier en 1970 un travail qui a fait de l'orgue de la collégiale l'un des plus beaux de France, qui ne cesse de fasciner les mélomanes.
Pendant plus de 20 ans, Pierre Cochereau, qui habitait alors dans le village, va donner des concerts pour faire connaître l'excellence de cet instrument. Il confiera ensuite le flambeau à son successeur, à Notre-Dame et par là-même à la collégiale, Philippe Lefèbvre, qui continue l'œuvre de son prédécesseur.
Paul Detours quant à lui, dans toute sa modestie mais avec son immense talent, continue à donner une voix à ce magnifique instrument tous les dimanches. Unanimement apprécié pour sa modestie et ses qualités humaines, devant son clavier caché par le buffet historique de l'orgue il continue à faire vibrer cet instrument qui donne une note solennelle à chaque office. Son talent d'artiste mais aussi ses capacités de fédérateur ont permis de contribuer au rayonnement de cette pièce exceptionnelle du patrimoine local.
Paul Detours vit une passion exceptionnelle pour l'orgue et en particulier celui de la collégiale de Montréal, dont il a fait l'un des plus en vue de l'Hexagone.

La Dépêche du Midi
Edition du 11 août 2014
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05/04/2014

Edward de Lumley, administrateur du Château et des Remparts de la Cité de Carcassonne, fait chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres.

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Centre des Monuments Nationaux.

Arts et Lettres.jpgPar arrêté en date du 16 janvier 2014 portant nomination et promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres, signé par Mme Aurélie Filippetti, M. Edward de Lumley, administrateur du Château et des Remparts de la Cité de Carcassonne, est élevé au rang de chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres.

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04/04/2014

Félicitations à Rachel Hüwel, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, élevée au grade de Docteur en Histoire de l'Art.

 Rachel Hüwel, Docteur en Histoire de l'Art.

Notre collègue émérite Rachel Hüwel, élevée au grade de Docteur en Histoire de l'Art, a soutenu publiquement sa thèse le 20 janvier 2014, à l'Université de Paris-Ouest-Nanterre-La Défense. Elle a obtenu la mention très honorable avec les félicitations unanimes du jury pour une "Nouvelle approche iconologique de l'œuvre de Max Ernst à partir du tournant de la Grande Guerre".
La Grande Guerre est l’axe autour duquel s’articule la thèse qui comprend 7 volumes de 3835 pages. La fouille minutieuse du substrat langagier des images de l’artiste a mis au jour des strates sémantiques calquées sur le vocabulaire visuel et textuel de la Grande Guerre, en particulier le langage argotique des tranchées. Le nouvel angle d’approche permet la compréhension d’un langage polysémique et d’une imagerie hallucinatoire à l’effet surréalisant. L’amitié avec Joë Bousquet, le mutilé de guerre, frappé par une balle allemande le 27 mai 1918, le soir de l’attaque du chemin des Dames dans laquelle Max Ernst est impliqué, ravivera sans cesse la douloureuse mémoire de l’ancien artilleur. Les deux frères d’armes entretiendront une intense correspondance.
Le corpus proprement dit de la thèse se déroule en trois parties comprenant en deux temps l’approche herméneutique et dans un troisième temps une étude de cas avec la genèse du livre illustré par Max Ernst de Joë Bousquet Partition qui comprenait une version anglaise portant le titre Fullscore. La thèse interroge le moment du « retour » puis la manière dont se met en place le « grand récit » de l’artiste allant de la leçon de choses aux visions d’apocalypse ; l’analyse nous ouvre les pages d’un important glossaire qui nous dévoile les arborescences scéniques à partir d’un matériau inédit conséquent. Un troisième pan est consacré au livre jamais paru de Partition de Joë Bousquet illustré par Max Ernst et à sa version écourtée qui contient l’ex-libris de l’artiste, ainsi qu´à la lecture des idéogrammes que sont les collages de l´artiste pour l´ouvrage à partir de sources inédites. La documentation en annexe propose dans les volumes 3/4/5 un catalogue complet du matériau initial prélevé par Max Ernst pour ses retouches, collages et collages peints, dans les volumes 6/7 le parcours croisé de Joë Bousquet et Max Ernst sous forme de chronique de 1891 à 1950, ainsi qu’un inventaire actualisé de la collection d’œuvres d’art de Joë Bousquet dans laquelle Max Ernst tient la plus grande place. On trouvera entre autres dans les sources, indexés par ordre chronologique, la bibliographie de Joë Bousquet et le corpus de sa correspondance incluant l’échange épistolaire avec Max Ernst dont le courrier autographe de Joë Bousquet à Max Ernst provenant de Dorothea Tanning, la veuve de Max Ernst, déposé dans les archives de l´auteur.
 

académie des arts et des sciences de carcassonne,soutenance de thèse,20 janvier 2014,doctorat en histoire de l'art
Rachel Hüwel relisant sa thèse de doctorat à son retour de l'imprimerie.