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14/11/2012

Huit nouveaux sociétaires, admis au sein de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Au cours de la séance mensuelle du mercredi 14 novembre 2012, ont été reçus sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne : 

Monsieur Albert Rieux, directeur de la Poste, retraité, ancien sociétaire de l’Académie des arts et des sciences, domicilié à Carcassonne.

Madame Marie-Françoise Carles, enseignante, professeur de Lettres classiques, fille de notre estimé et regretté collègue Jean Carles, domiciliée à Carcassonne.

Mademoiselle Julie Grassin-Delyle, étudiante en Master II : Histoire de l’Art et Patrimoine, chercheur à l’université du Mirail à Toulouse, auteur du mémoire : l’art baroque dans les églises limouxines et les villages alentours, en résidence à Beauzelle, dans la Haute-Garonne.

Monsieur Gérard Hardy, militaire retraité, gestionnaire de patrimoines, membre du Comité économique et social de l’Aude, membre du Comité départemental de l’Aude de l’éducation nationale, domicilié à Palaja. 

Monsieur Michel Planchons, ingénieur en propriété intellectuelle et industrielle, retraité, domicilié à Carcassonne.

Madame Frédérique Planchons, enseignante, retraitée de l’Éducation nationale, domiciliée à Carcassonne.

Monsieur Jean-Luc Roux, inspecteur des Finances publiques, conseiller municipal et conseiller communautaire, ancien président de l’association des Amis de l’abbaye de Saint-Hilaire, domicilié à Carcassonne.

Monsieur l’abbé Gilles Séménou, prêtre, enseignant au séminaire de Toulouse, auteur du remarquable ouvrage : Monsieur d’Alet, Nicolas Pavillon (1597-1677) - Un évêque janséniste en pays cathare, domicilié à Limoux.

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Mademoiselle Julie Grassin-Delyle.

12/11/2012

Communication de M. André Bonnery, du mercredi 14 novembre 2012.

Architecture et liturgie : l'église abbatiale d'Alet
André Bonney
Docteur d'Etat en Histoire
Président de la Société historique de Trèbes
Sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne
Chercheur associé à l'Université hébraïque de Jérusalem.

L'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, Gérard Jean, son président, vous invitent à honorer de votre présence la communication publique, libre et gratuite, qui sera donnée le mercredi 11 novembre 2012, à 17 heures, par Monsieur André Bonnery, Docteur d'Etat en Histoire, président de la Société d'études historiques de Trèbes, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, dans la salle habituelle des séances, à l'Auditorium - chapelle de l'ancien collège des Jésuites - rue des Etudes à Carcassonne.

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Architecture et liturgie : l'église abbatiale d'Alet. Ce sujet a été choisi pour rappeler qu'il y a douze siècles exactement, peu de temps après le décès de son père le comte Guilhem, survenu le 6 mai 812, le comte Bera fonda une abbaye dans son vicus d'Alet. L'église qui sera le sujet de cette conférence, n'est pas celle voulue par Bera pour son monastère dédiée à Sainte-Marie, mais la basilique romane qui lui a succédé, dont les ruines imposantes subsistent toujours au coeur de l'ancien évêché. Le conférencier prend parti pour l'identification de Bera avec le comte du même nom qui participa, aux côtés de son père, le comte Guilhem, à la prise de Barcelone sur les Arabes, en 801, dans les armées de Louis, fils de Charlemagne, jeune roi d'Aquitaine, dont il fut régent. A la suite de cet exploit, Béra fut nommé comte de Barcelone et, probablement de quelques autres terres, dont le Razès.
L'abbatiale romane d'Alet, fut édifiée pour favoriser la vénération de la relique de la vraie croix, dont la présence à Alet, avant la première croisade, peut vraisemblablement s'expliquer par un don de Guilhem à son fils. Ainsi, Bera aurait doté son monastère du Razès de cette relique insigne, comme Guilhem l'avait fait pour sa fondation de Gellone, à la suite d'un don de Charlemagne. A la fin du onzième siècle, les moines bénédictins d'Alet édifièrent un temple grandiose, comme ceux de Conques l'avaient fait pour les restes de la martyre Sainte-Foy, ceux de Gellone pour un autre fragment de la vraie croix, et ceux de Caunes pour les reliques des quatre martyrs récemment "inventés".
L'abbatiale d'Alet présente une nef dont le plan est inspiré de celui des grandes églises de pèlerinage des chemins de Compostelle. L'abside, par contre est traitée comme une évocation de l'Anastasis. L'ensemble, nef abside, reprend peut-être le concept de la Dalbade toulousaine reconstruite au onzième siècle, mais on doit le rapprocher du plan de la basilique du Saint-Sépulcre de Jérusalem relevée par les croisés au douzième siècle. Quant à la remarquable décoration sculptée de l'abbatiale, elle présente de nombreuses analogies avec celle des églises paléochrétiennes syriennes, ainsi qu'avec nombre d'églises romanes de Terre-Sainte.
La conférence d'André Bonnery, chercheur associé à l'Université hébraïque de Jérusalem, propose un regard nouveau sur l'un des églises romanes les plus remarquables du département de l'Aude.
 

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Photographies : Gérard Jean.