Carcassonne11
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

07/05/2014

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Patrimoines, Vallées des Cabardès, Cahier n° 8, sous la direction de Jean-Claude Capéra.

Patrimoines, Vallées des Cabardès
Cahier n° 8
2013

Patrimoines n° 8.jpg
Ouvrage disponible à la vente au siège de l'association
patrimoines.valleesdescabardes@voila.fr
Consultable à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

SOMMAIRE

Regards sur l'Association
Editorial : Quelques instants, par J.-C. Capéra
Du buc traditionnel vers la ruche moderne, par P. Agnel, J. Courrent
Notes de botanique pradelloise à propos d'un séneçon, par F. Maury
Céramique et vie quotidienne au Moyen Äge, par L. Cornet
Cabrespine, un castrum minier, par M.-E. Gardel, M.-C. Bailly-Maître
Le louvetier de Cabrespine, par D. et M.-L. Fabrié
La manufacture royale de Cuxac-Cabardès, par C. Marquié
Au dix-huitième siècle, les Castanier, par C. Marquié

De cascades en lavoirs, par N.-J. Pillet
Les fabriques de sandales à Ventenac-Cabardès, N. Subra
Dans la chapelle des Saptes : un marquis, par A. Saury
Une plante exploitée par l'homme, le genêt à Limousis, par S. Olivier
Les Escoussols (2ème partie), par M. Cau
Les livres d'or des instituteurs (2ème partie), par M. Perramond
La grande crue de l'Orbiel en 1930, par P. Agnel
Pollution atmosphérique et risques sanitaires en Cabardès, par H. Pujol
Douceur de miel, par J.-C. Capéra
Concours photo : L'eau en Cabardès, par J.-C Capéra
Lire les Cabardès, par M. Picarel, S. Capéra
Pour en savoir plus, par J.-C. Capéra 

23/12/2013

A toutes et à tous, joyeux Noël !

académie des arts et des sciences de carcassonne,joyeux noël,2013

28/11/2013

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : La vie... et après ? La science enquête, par Yves Lignon.

Yves Lignon
La vie... et après ?
La science enquête
2013
Le Papillon Rouge EditeurVie et après.jpg
Ouvrage disponible chez l'auteur et chez l'éditeur.
Consultable à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Des recherches effectuées dans le monde entier montrent que la question "Et s'il restait quelque chose de nous après la disparition de notre corps ?" est désormais scientifiquement incontournable. C'est l'objet de cet ouvrage, dans lequel Yves Lignon étudie rigoureusement et dans un langage restant toujours accessible, la possibilité d'une colntinuité de l'existence après la mort. A travers de nombreux témoignages inédits et bouleversants, recueillis au cours de sa longue carrière, cet homme de science médiatique explore cette zone étrange d'où certains reviennent persuadés qu'il existe un Au-delà !
Quelles sont les  preuves apportées ? Que valent les différentes pistes et théories proposées ? Pourquoi l'idée que tout se termine avec la mort peut-elle être contestée ? C'est à une captivante et incroyable enquête que nous entraîne l'auteur.

Maître de conférences honoraire au département Mathématiques de l'université de Toulouse-Le-Mirail, Yves Lignon s'intéresse depuis des décennies aux phénomènes dits paranormaux. Pour les étudier, il a fondé dès 1974 le laboratoire de Parapsychologie de Toulouse, organisme scientifique unique en France. Conférencier, homme de communication, Yves Lignon est en outre l'auteur de très nombreux ouvrages dédiés à l'enseignement et au paranormal.

13/08/2013

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : L'Aude en 200 questions, par Martial Andrieu.

L'Aude en 200 questions
Martial Andrieu
Editions Sutton
2013

Aude en 200 questions.jpgAude en 200 questions2.jpg
Ouvrage disponible aux Editions Sutton et dans toutes les bonnes librairies.
15 €
Ce livre est consultable à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Jean Girou, dans son itinéraire en terre d'Aude paru en 1936, semble avoir durablement marqué de son empreinte les voyages poétiques, ésotériques et épiques au sein de notre département. Loin de revendiquer un quelconque héritage, nous avons voulu d'une manière ludique accompagner nos futurs lecteurs et les guider vers l'indicible richesse de notre patrimoine historique, géologique, culinaire ou encore artistique.
Du Lauragais aux confins du massif des Corbières, les lumières et les hommes se forment et se déforment tel un kaléidoscope dont la mémoire de l'hérésie cathare semble être le catalyseur. Les "Bons hommes" à la robe de lin blanc hantent encore, tels des fantômes, les soirées au coin de l'âtre où tant de légendes sont nées.
Eh ! Visiteur estranger, soit le bienvenu mais n'oublie pas que les chants d'Occitanie rythment pour toujours le coeur des Audois. Ils sont fiers de ce qu'ils sont et, dans la communion des hommes libres, ils te réservent une place à leurs côtés.

03/05/2013

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Carcassonne en 100 dates, par Claude Marquié.

CARCASSONNE EN 100 DATES
Claude Marquié
Editions Alan Sutton
130 pages - 2013
L'auteur dédicacera son ouvrage, le samedi 4 mai 2013,
à 14 heures,
chez Cultura, à Carcassonne.

Les ouvrages traitant de l’histoire carcassonnaise dans son ensemble sont peu nombreux et ceux étudiant une période précise souvent trop spécialisés pour le profane. Aussi, cernner une date précise s’apparente à un parcours du combattant ou à une devinette.

Prenons deux exemples : à quand remontent les tout premiers débuts de notre ville ? Quelle est l’année qui vit l’équipe de France de rugby à XIII, animée par les quatre « mousquetaires canaris » se couvrit de gloire en Australie ?

Inversement, demander à quel évènement correspondent le 6 novembre 1355, le 31 mai 1810, le 27 mai 1918, le 22 octobre 2005… peut donner lieu à un jeu de quizz aussi savant qu’instructif.

Le petit livre de Claude Marquié, intitulé « Carcassonne en 100 dates » s‘efforce de combler ces lacunes à l’aide de textes courts illustrés de photographies. Les exemples ci-dessus montrent qu’il ne s’agit pas  de repères uniquement politiques, mais d’évènements concernant la vie économique et sociale (l’industrie textile, le rôle du chemin d fer) la religion( le collège des  Jésuites) les arts (J. Gamelin, les hôtels de la Bastide, Paul Lacombe) les sciences (Paul Sabatier), les lettres (Joé Bousquet, René Nelli) …

Cet ouvrage, réalisé par les éditions Alan Sutton, est disponible en librairie au prix  de 11 euros.

Carcassonne en 100 dates1.jpgCarcassonne en 100 dates2.jpgOuvrage consultable à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.
Disponible en librairies, aux éditions Alan Sutton.

 Avant-propos

Le XIXe siècle, qui a établi les méthodes essentielles de l’histoire en qualité de discipline scientifique, l’a conçue, surtout après la défaite de 1870-1871, comme devant renforcer le sentiment national. Il en a résulté une chronologie fondée sur l’étude des divers régimes qu’a connus la France, les guerres qu’elle a menées, les biographies des principaux acteurs de son passé, si bien que la notion de « date » fut assimilée à l’histoire politique.

Or, depuis 1920 et L’École des Annales, la recherche historique a été élargie à des domaines variés : société, économie, religion, culture, mentalités… Les dates retenues dans le présent ouvrage se doivent par conséquent d’intégrer cette conception élargie, qui dépasse largement le champ politique.

C’est ainsi que l’étude des hôtels construits dans Carcassonne entre le XVIe et le XVIIIe siècle ne peut se concevoir sans être rapportée aux divers groupes sociaux qui les ont réalisés, lesquels, selon les époques, se succèdent à la tête de la ville : nobles, magistrats, évêques et chefs d’entreprise du textile.

Le lecteur ne doit donc pas s’étonner que soient ici abordés des thèmes très divers, ceux-ci relevant parfois de la « longue durée » historique : ils sont repérés soit par un évènement, soit par une date approximative quand le phénomène étudié s’étend sur plusieurs années, voire plusieurs décennies.

Enfin, le même lecteur pourra s’inquiéter de la brièveté (voulue) de chaque chronique, mais aussi de l’absence de certains repères qu’il juge importants, mais, en-dehors d’oublis involontaires, chacun doit prendre conscience que l’histoire de Carcassonne s’étend sur plus de 6 000 ans et qu’il n’est guère possible de recenser absolument tous les événements qui l’ont jalonnée.

11 juin 1096
Le pape Urbain II et Saint-Nazaire

Connu pour avoir propagé la réforme grégorienne et prêché la première croisade à travers la France, le pape Urbain II séjourna cinq jours à Carcassonne où il était arrivé le 11 juin 1096. Il y célébra la messe, fit un sermon… et bénit les pierres du chantier de la nouvelle cathédrale, placée sous le vocable des saints Nazaire et Celse. Le contexte financier devait être favorable à cette importante réalisation, puisqu’en 1067 le vicomte avait encaissé du comte de Barcelone 5 000 onces d’or pour le prix de la cession au Catalan de ses droits sur le Carcassès et le Razès.

Il faut croire que les travaux continuèrent après le départ du pape, mais l’église fut achevée seulement en 1150. Il reste de cette époque la nef centrale, caractéristique du style roman, avec ses 17 m de haut et ses six travées couvertes par un berceau en arc brisé, flanquée de collatéraux voutés en plein cintre.

Les doubleaux prennent appui une fois sur deux sur des piles carrées qui alternent avec d’imposantes colonnes cylindriques, tandis que les chapiteaux ont pour motif dominant des végétaux, notamment des feuilles de fougère.

Cette nef romane n’a pas connu de grandes modifications par la suite, et la restauration du XIXe siècle l’a peu concernée, Viollet-le-Duc estimant en 1844 : « Il n’y a rien à y toucher ». Il en alla autrement pour l’extérieur de l’édifice, puisque l’architecte mit en place une façade occidentale intégrant un clocher de son goût, tandis qu’il reconstruisait le portail roman du collatéral nord.

Cependant, la plus grande modification date du XIIIe siècle, quand toute la partie orientale disparut au bénéfice d’un chevet gothique.

1623 

Le collège des Jésuites

L’enseignement secondaire, qui apparaît seulement au XVIe siècle, correspond à une demande des classes dirigeantes, de l’Eglise et de la royauté ; la compagnie de Jésus joue un rôle déterminant dans la mise au point de son contenu comme de sa pédagogie.

Grâce aux efforts des évêques de la Contre-réforme et des consuls, les jésuites s’installent en 1623 dans une ancienne école située rue Aimé Ramond, en face de l’actuelle Maison des Jeunes. Ils entreprennent à partir de 1640 des travaux considérables pour transformer l’îlot dans lequel ils se trouvent, la superficie qu’ils occupent passant de 1 500 m² à 3 000 m².

Les « bons pères » font notamment construire le bâtiment à deux étages, bien visible aujourd’hui à partir de la rue des Etudes, qui comprenait quatre classes voûtées surmontées à chaque niveau de quatre chambres, mais aussi une église brillamment inaugurée en 1667. Cette belle réalisation, surmontée d’une « tour mirande » octogonale, avec son plafond à caissons, ses carreaux vernissés et son retable en marbre de Caunes, est très caractéristique de la période baroque que connaît alors la France. Restaurée il y a quelques années, elle accueille désormais concerts et conférences.

Dès 1668, le collège compte 180 élèves, dont 40 pensionnaires, et au XVIIIe siècle s’ajoutent la monumentale porte de la rue des Etudes ainsi que diverses classes qui, le long de la rue Littré, abritent un temps le séminaire.

Au total, l’enseignement fut dispensé en ces lieux durant plus de trois siècles : un collège communal succéda aux jésuites, puis en 1853 fut créé le lycée qui l’engloba et construisit de nouveaux bâtiments, jusqu’à sa fermeture en 1962.

1901

Paul Lacombe à l’Institut

L’héritage de son père, industriel, président de la chambre de commerce et de la Caisse d’épargne, permit à Paul Lacombe (1837-1927) de recevoir une solide formation musicale, puis de se livrer à la pratique de son art sans connaître de problème matériel majeur.

Admirateur de Georges Bizet, avec lequel il entretint une correspondance régulière, il rencontra à Paris les plus grands musiciens du XIXe siècle, qu’il s’agisse de Charles Gounod, Vincent d’Indy, Emmanuel Chabrier, Gabriel Fauré, et surtout Jules Massenet. Co-fondateur en 1871 de la Société Nationale de Musique dans laquelle il commença à faire entendre ses œuvres, son talent fut suffisamment reconnu pour que ses pièces pleines d’élégance et de charme soient jouées aux concerts Colonne et aux concerts Lamoureux, ainsi que lors des Expositions universelles de 1878, 1889 et 1900.

Elu en 1901 à l’Institut (académie des Beaux-arts) sous le parrainage de Camille Saint-Saëns, dans la section des non résidents, il reçut l’année suivante les insignes de chevalier de la Légion d’honneur.

Malgré cette incontestable renommée, Paul Lacombe refusa de s’installer à Paris, préférant demeurer tout au long de son existence à Carcassonne ou dans sa propriété de « La Forge », à Montolieu, ce qui nuisit incontestablement à sa célébrité.

A son décès, le 5 juin 1927, un comité se constitua à l’initiative du brasseur Frédéric Lauth pour ériger un monument à sa mémoire. Il fut inauguré deux ans plus tard grâce à une souscription publique complétée par l’aide de l’Etat, du conseil général et de la municipalité, cette conjonction montrant la popularité du musicien dans sa ville.