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10/07/2017

Dernier hommage de Gérard Jean au compositeur Jacques Charpentier, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Charpentier-Légion d'honneur.jpg

Discours prononcé par Gérard Jean
aux funérailles 
de M. Jacques Charpentier

Cathédrale Saint-Michel
Cimetière de La Conte
Carcassonne - Mercredi 21 juin 2017

Logo rond Académie.jpg

Combien est grande la perte que subit le monde savant ! Combien sommes-nous affligés par le deuil de notre illustre collègue, dont la terre va nous dérober les restes !  Combien est immense et douloureuse l’émotion du cénacle universel, du chant et de la musique !

Le décès de Jacques Charpentier nous afflige plus encore ; car nous l’avons perdu, au moment même où l’assoupissement de sa maladie, qui lui enlevait peu à peu ses forces sans jamais atteindre sa lucidité ni sa claire intelligence,  nous avait rendu l’espoir.

Les dernières consolations terrestres, celles qui doivent nous être les plus chères à l’heure de la mort, lui furent accordées, car il a senti jusqu’à la fin l’amour de ses proches, car il a pu songer à son œuvre et la voir derrière lui, grande et féconde.

Je me souviens de cette cérémonie solennelle du 15 janvier 2016, au cours de laquelle il avait reçu la cravate de commandeur de la Légion d’honneur. Et ce jour là, il semblait étonné de ce qu’il y ait autant de monde dans la salle… qu’il puisse avoir autant d’amis !

La disparition du Maître survient quelques mois après le vibrant hommage rendu au musicien par la pianiste italienne Giusy Caruso, venue spécialement à Carcassonne pour interpréter du vivant de l’artiste son œuvre magistrale majeure : les 72 études karnatiques déclinées sur les 72 échelles possibles des 72 modes musicaux.

Jacques Georges Paul Charpentier naquit à Paris, le 18 octobre 1933, mais nous pouvons dire avec orgueil, que la ville de Carcassonne - sa patrie adoptive depuis un demi-siècle - l’a autant honoré que si elle l’eût compté au nombre de ses enfants !  

Jamais peut-être un seul homme ne sut autant de choses sur une science donnée… et ne les sut, mieux qu’un autre ! Rien n’avait échappé à sa prodigieuse mémoire, et dans ce dépôt bien ordonné, tout était classé avec méthode, avec clarté, avec tant de lumière en tout genre d’érudition.

Que dirai-je de son cœur ? Comment louer assez cette disposition à un attachement tendre et vif, qui le rendait si précieux à ses proches, si cher à ses amis ?

Pouvait-on s’entretenir avec lui, ou seulement le voir, sans être touché par cet air de modestie, par cette simplicité, par cette candeur, qui relevaient tant de qualités éminentes ?

Soit dans sa conversation, soit dans ses écrits, découvrit-on jamais - je ne dis pas le plus léger indice de prétention ou d’orgueil - mais l’apparence même du sentiment de sa supériorité, qui eut été si légitime, ou du moins si pardonnable chez un homme en effet si supérieur ?

C’est que la beauté de son âme profondément pieuse, sa croyance aux forces puissantes de la religion catholique, égalaient la droiture de sa raison et la profondeur de son esprit.

Tant de vertus ont trouvé leur récompense dans l’affection de Danielle, son épouse, à laquelle il lègue un éternel chagrin ; dans l’incommensurable dévouement de sa belle-sœur : Joëlle ; dans l’amour de Philippe son frère ; dans l’adoration de ses enfants : Anne, Odile, Éric ;  dans la tendresse sans mesure de ses petits-enfants et arrière-petits-enfants.

La mort d’un seul homme produit un vide immense dans les rangs de l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne. Quand est-il quand cette assemblée perd successivement l’épouse de Paul Detours, ancien titulaire du grand orgue de l’église de Montréal et Jacques Charpentier, ancien directeur de la musique, de l’art lyrique et de la danse au ministère de la Culture ?     

Personnellement, au nom des membre de l’ordre des Arts et Lettres que je représente, je vous adresse, à vous, mes respectueuses condoléances. Je suis incapable de vous apporter - je le sais bien - une consolation véritable, mais je peux vous dire que le souvenir de Jacques Charpentier restera bien vivant, fort d’admiration et de sympathie ; que son œuvre ne mourra pas, mais qu’elle fructifiera et perpétuera sa mémoire.

André Malraux affirmait que la musique seule pouvait parler de la mort ; nous ne sommes pas musiciens ; c’est dire s’il nous fut difficile de la côtoyer, afin de rendre hommage devant la porte de cette funeste demeure, à celui d’entre-nous qui avait fondé le Centre d’études des musiques grégoriennes à l’abbaye cistercienne de Sénanque. 

Maintenant Jacques, vénéré Maître, cher Collègue et Ami, il est temps de vous dire adieu et de citer Lamartine car « Le livre de la vie est le livre suprême qu’on ne peut ni fermer, ni rouvrir à son choix ; le passage attachant ne s’y lit pas deux fois, mais le feuillet fatal se tourne de lui-même ; on voudrait revenir à la page où l’on aime, et la page où l’on meurt est déjà sous vos doigts ». 

Adieu ! Adieu Jacques !

 Gérard JEAN
Officier de l'ordre des Arts et des Lettres
Carcassonne
Mercredi 21 juin 2017

27/11/2016

NOUVELLE ADRESSE POSTALE DE L'ACADEMIE DES ARTS ET DES SCIENCES DE CARCASSONNE

Important et Urgent

Les sociétaires, sympathisants, échangeurs et correspondants habituels de l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne sont informés que le courrier doit parvenir désormais à :

Académie des arts et des sciences de Carcassonne
Maison des Associations
Place des anciens Combattants d’Algérie et d’Afrique du Nord
11000   Carcassonne

L’adresse physique du siège social reste inchangée :
89, rue de Verdun - 11000 Carcassonne.

Les personnes qui auraient eu à subir les conséquences de retours abusifs de courriers imposés par LA POSTE, sans préavis ni concertation, sont invitées à renouveler aimablement leurs envois ou à nous aviser.

13/06/2016

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Carcassonne, une histoire de photographies, par Martial Andrieu.

Martial Andrieu dédicace
Carcassonne, une histoire de photographies
(1969-1995)
Samedi 18 juin 20162016.06.18 - Andrieu Martial.jpg
andrieu-martial@wanadoo.fr

19/01/2016

Remise de la cravate de commandeur de la Légion d'honneur au compositeur Jacques Charpentier, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne

Logo rond Académie.jpg
CARCASSONNE
HÔTEL DE LA CITE
Vendredi 15 janvier 2016
Cérémonie organisée par l'Académie des Arts et des Sciences de Carcassonne.
Sous la présidence de Gérard Jean.

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Allocution du président Gérard Jean.
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M. Jacques Charpentier, commandeur de la Légion d'honneur.
Mme Maryvonne de Saint Pulgent, commandeur de la Légion d'honneur.
016 - Machelidon - Charpentier Jacques.jpg
M. Jacques Charpentier, M. Jean-Marc Sabathé, préfet de l'Aude
Mme Maryvonne de Saint Pulgent.
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Clichés gracieusement offerts
par le photographe professionnel Alain Machelidon
machphot@yahoo.fr
06.08.31.80.51
2016.01.15 - Charpentier Jacques1.jpg
Photographie : Vitalis Roland /Ville de Carcassonne.2016.01.15 - Charpentier Jacques3 - Vitalis Roland.jpg
Photographie : Vitalis Roland /Ville de Carcassonne.2016.01.15 - Charpentier Jacques4 - Roger Garcia.jpg
Photographie : La Dépêche du Midi / Roger Garcia.
2016.01.15 - Charpentier Jacques9 - Jean Gérard.jpg
Photographie : Martine Jean.

Discours de M. Gérard Jean
Président de l'Académie des Arts et des Sciences de Carcassonne

Madame la Conseillère d’État, Monsieur le Préfet,
Mesdames et Messieurs les Parlementaires,
Monsieur le Maire,
Mesdames et Messieurs les élus des Collectivités territoriales,
Chers Amis et Collègues,

De la musique avant toute chose
Et pour cela préfère l’impair,
Plus vague et plus soluble dans l’air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.

Ainsi s’exprimait Paul Verlaine, mais l’impair que je commets aujourd’hui dans l’ordonnancement de cette prestigieuse cérémonie n’est pas évasif, et bien au contraire, il imprègne l’air d’une formidable solennité qui vient peser sur les murailles séculaires de la Cité et se poser, sur les pages du livre d’Or de l’Hôtel, où l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne reçoit votre haute assemblée, accueillie dans les salons mis à notre disposition par Madame Christine Pujol, conseillère récem-ment élue d’une nouvelle grande région, certainement la plus belle de France !

L’ordre protocolaire de ce genre de jubilé est extrêmement strict et j’y déroge avec le bienveillant assentiment de Madame Maryvonne de Saint Pulgent et de Monsieur Jean-Marc Sabathé, représentants de l’État, venus apporter l’hommage du gouverne-ment et de la nation à l’un de ses plus brillants serviteurs.

Nonobstant l’ordre établi, il fallait bien que j’intervienne, comme la musique avant toute chose, pour vous dire combien je suis empreint par l’émotion. L’Académie est heureuse de vous recevoir si nombreux, venus de fort loin, et fière de ses invités, les vecteurs de la communication des âmes, puisqu’ils sont des sommités du monde de la musique.

L’Académie a eu l’insigne honneur - fait rarissime - d’avoir dans ses rangs deux Prix Nobel - de chimie et de physique - natifs de Carcassonne. Elle a vu éclore l’esprit et l’immense savoir de plusieurs de ses sociétaires, membres illustres du Collège ou de l’Institut de France, mais jamais elle n’avait eu à connaître le cérémonial de la remise de la cravate écarlate à l’un des siens : commandeur de la Légion d’honneur.

Jacques Charpentier,

La profonde amitié qui nous lie depuis de longue date ne m’autorise pas à user de votre seul prénom. Je vous dois déférence. Cette amitié, vous l’avez autorisée, vous l’avez entretenue, même lorsque vous avez eu connaissance de mon ignorance. Car en effet, la nature n’a pas voulu que je puisse entendre le son de vos instruments ; depuis l’enfance, mon oreille est restée sourde aux compositions musicales, aussi sublimes soient-elles, et cela, vous l’avez compris !

Maître, très cher Collègue,

Vous êtes né le 18 octobre 1933, à Paris - je n’invente rien - 10, rue Claude Debussy. Vous choisissez bien entendu de prendre pour épouse un professeur de chant - la cantatrice Danielle Vouaux - et de votre union, naîtront trois enfants : Anne, Odile et Éric.

Vous enseignerez au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, vous serez Inspecteur général de la Musique et vous deviendrez, de 1979 à 1981, Directeur de la musique, de l’art lyrique et de la danse, au ministère de la Culture.

Vous découvrez Carcassonne vers 1960, lors d’une tournée des Jeunesses musicales de France, au cours de laquelle vous accompagnez Cora Vaucaire et son groupe. Vous composez plus tard, à la demande de Jean Deschamps, fondateur et directeur du Festival de Carcassonne, des musiques de scène pour : Les mouches, de Jean-Paul Sartre ; Meurtre dans la cathédrale, de Thomas Eliot ; Danton, de Romain Roland ; Britannicus, de Racine.

Vous prenez assise chez nous, vous habitez ici, dans la Cité, et votre intérêt se porte sur le grand orgue de la basilique Saint-Nazaire et Saint-Celse, que vous contribuez à faire classer et restaurer.

Avec René Nelli, vous travaillez à la composition du premier opéra en langue d’oc : Béatris de Planissolas, qui sera créé en 1971 au festival d’Aix-en-Provence.

En 1996, à l’occasion de la commémoration du 900e anniversaire de la construction de notre ancienne cathédrale, vous composez l’œuvre : Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église, à la demande de l’association des Amis de l’Orgue.

Le 18 décembre 2011, vous recevez la médaille d’honneur de la Ville des mains de Jean-Claude Pérez, député-maire de Carcassonne, et le 11 janvier 2012, vous êtes admis comme sociétaire de l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Jacques Charpentier,

Vous avez connu les ors des ministères et des opéras, votre amour s’est porté sur la beauté naturelle de notre région, sur sa population, sur son histoire et sa culture, riches et mouvementées ; vous étiez déjà officier des Palmes Académiques, com-mandeur des Arts et des Lettres, commandeur dans l’Ordre National du Mérite. Par décret du Président de la République, en date du 3 avril 2015, vous avez été promu au rang de commandeur de la Légion d’honneur.

La République n’avait aucun autre présent à vous faire, elle était désemparée ! Mais l’idée lui est venue de s’adjoindre Monsieur le préfet Jean-Marc Sabathé, lui-même pianiste, organiste, issu du Conservatoire national de musique de Toulouse, ainsi que Madame Maryvonne de Saint Pulgent, membre correspondant de l’Académie des beaux-arts et Premier prix de piano au Conservatoire de Paris.

Cher Ami,

Ces hauts fonctionnaires de l’État vont vous remettre l’insigne suprême de la reconnaissance, c’est toute la joie que j’en éprouve, ainsi que vos collègues de l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Gérard JEAN
Hôtel de la Cité
Carcassonne
15 janvier 2016

Discours de Mme Maryvonne de Saint Pulgent
Conseillère d'Etat
Membre correspondant
de l'Académie des Beaux-Arts

Très cher Jacques Charpentier, 

Je suis particulièrement heureuse d’avoir été conviée à cette cérémonie qui se déroule dans votre ville de prédilection, Carcassonne, ce fleuron de notre patrimoine auquel vous êtes resté fidèle la plus grande partie de votre vie, quelles que furent, tout au long de votre parcours riche et bigarré, vos différentes missions en France ou à l’étranger.

Je suis flattée d’avoir ainsi l’occasion d’honorer le grand musicien que vous êtes, aux talents aussi multiples que les bras de la déesse indienne Khali : non seulement le compositeur fécond, auteur de plusieurs opéras, symphonies, concertos, quatuors, œuvres vocales, mais aussi le chef d’orchestre, le chef de chœurs, le pianiste, sans oublier le talentueux organiste. Fin 1954 vous êtes nommé organiste à Issy-les-Moulineaux avant de devenir celui de Saint-Nicolas du Chardonnet de 1974 à 1977.

Avant d’entrer au CNSM en 1954, dans la classe d’analyse musicale d’Olivier Messiaen et celle de composition de Tony Aubin, votre parcours de jeune pianiste (qui correspond à la grande misère des jeunes musiciens de l’époque) va se révéler aussi original que savoureux qu’il s’agisse du contrat que vous obtenez au théâtre des Trois Baudets pour accompagner les chansonniers de l’époque (Francis Blanche, Pierre Dac, Pierre-Jean Vaillard…), ou vos intermèdes musicaux dans certains cinémas Gaumont de la capitale sans parler, en 1952 de vos prestations pianistiques au grand hôtel de Calcutta ; un séjour de 18 mois en Inde vous amènera à vous passionner pour la culture musicale de ce pays et à entamer peu après, à 24 ans, la composition de vos célèbres études karnatiques qui concilient l’acquis oriental des Indes et la culture musicale occidentale. Entre 1957 et 1984 vous composerez en effet vos 72 études karnatiques sur les 72 échelles possibles de 72 modes musicaux.

Esprit ouvert et curieux, vous avez toujours refusé de vous laisser enfermer dans une tour d’ivoire élitiste ou sectaire ; vous avez toujours eu le goût du partage avec le plus grand nombre comme l’indique dès l’aube des années 1960 votre militantisme au sein des Jeunesses Musicales de France (où vous participerez à plus de 200 manifestations) et vous resterez également votre vie durant, un ardent défenseur du dialogue des cultures ce qui vous vaudra en 2006 d’être nommé à la présidence du Comité National de la musique au sein de l’UNESCO, fonction qui réjouira votre âme de globe trotter.

Je tiens aussi - en tant que présidente du comité d’histoire du Ministère de la Culture -, à rendre un hommage particulier au grand serviteur de l’État que vous avez été dès 1966, date à laquelle le compositeur Marcel Landowski vous appela pour l’épauler comme inspecteur principal au sein du tout nouveau service de la musique au sein du Ministère des affaires culturelles. Vous veniez de recevoir alors cette année-là, à New York, le prestigieux prix de composition de la Fondation Koussevitsky.

À ses côtés comme aux côtés de son successeur Jean Maheu, qui vous nommera en 1975 inspecteur général, vous allez participer activement pendant plus de 10 ans à un véritable renouveau et au redressement spectaculaire de la vie et de la pratique musicale en France.

Parallèlement à partir de 1975, vous enseignez l’orchestration au Conservatoire de Paris et fondez à l’abbaye cistercienne de Sénanque le Centre d’études grégoriennes et de musiques traditionnelles comparées.

Il est donc tout naturel qu’en 1979, le nouveau ministre de la culture, Jean-Philippe Lecat (dont le Comité d’histoire s’est attaché récemment à réévaluer un bilan trop méconnu) vous nomme, vous l’homme aux multiples compétences, et qui avez participé à toutes les décisions importantes depuis 1966, Directeur de la Musique, de l’art lyrique et de la danse.

En deux ans seulement, et dans un contexte économique très contraint, vous réussirez (grâce notamment à l’appui direct du Premier Ministre d’alors : Raymond Barre) à obtenir une augmentation spectaculaire de vos moyens budgétaires. Je ne prendrai, faute de temps, que quelques exemples[1]. En 1978 le budget total de fonctionnement pour l’enseignement était de 62 830 000 F ; il passe en 1981 à 159 152 000 F représentant non plus 19 % du budget de la direction mais près de 30 %. Vous aurez aussi la joie d’inaugurer le second CNSM de France à Lyon dont vous confierez la direction à votre ami et collègue Pierre Cochereau. Dans le domaine de la diffusion, le budget affecté aux orchestres va tripler (mis à part ceux de l’Opéra et de la radio). Les formations conventionnées, elles, verront en 7 ans leur subvention doubler. Chacun se rappelle également l’effort consenti pour le budget de l’opéra de Paris qui passe de 87 500 000 F en 1974 à 209 000 000 F en 1980 justifié par un taux de fréquentation de 100 % et l’acquisition d’une notoriété internationale. Même la danse qui bénéficiait en 1974 de 4,9 millions de francs voit ses subventions dépasser en 1980, 12 millions de Francs. C’est aussi grâce à vous que notre prestigieux Orchestre de Paris pourra s’installer à la salle Pleyel.

Vous développerez également une action en faveur des musiques de tradition orale et en renouvelant la commission des orgues vous favoriserez la restauration et la construction de plusieurs de ces instruments.

Toujours proche du terrain et soucieux de renforcer les liens de votre direction avec les réalités régionales et les élus locaux, vous créez les premiers postes de délégués à la musique auprès des Drac et apportez un appui constant au développement des ADDM et des ADDIAM, ces associations lancées par Marcel Landowski afin d’entraîner les conseils généraux à favoriser par leur soutien financier le développement de la pratique musicale sur tout le territoire. Longtemps président de l’ADDIAM du Val-d’Oise, vous deviendrez par la suite président de la Fédération nationale des arts vivants et départements.

Vous apporterez enfin un soutien décisif au chant choral et aux musiques populaires ainsi qu’à notre répertoire musical national, soutien que vous n’avez jamais relâché. Je n’oublie pas qu’en janvier 1988 François Léotard vous confia (vous étiez alors directeur général de la musique de Nice) une mission sur les questions d’édition et de diffusion du répertoire musical national, y compris celui des musiques traditionnelles.

Je me permettrai de terminer cette trop courte évocation de votre carrière si fertile et foisonnante en reprenant à mon compte - uns des termes utilisés par Olivier Messiaen dans la lettre qu’il adressa à André Malraux le 19 avril 1999 pour appuyer votre candidature :

« Jacques Charpentier est un musicien très averti, connaissant parfaitement son métier de compositeur et d’orchestrateur ; il est de plus un homme très cultivé et très honnête, tout prêt à défendre la musique moderne, la musique vivante et la musique tout court. C’est donc avec toute l’affection et toute l’estime dont je sus capable que je me permets d’appuyer la candidature de Jacques Charpentier.

À mon tour très cher Jacques, avec toute l’estime et l’affection que je vous porte, j’ai l’honneur,

Au nom du Président de la République et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous faisons commandeur de la Légion d’honneur.

Maryvonne de Saint Pulgent
Carcassonne,
Hôtel de la Cité,
Vendredi 15 janvier 2016

 [1] . Pour avoir le détail de ces augmentations, se reporter à la communication faite par J. Charpentier, le 18 février 1981, à la séance de l’académie des Beaux-Arts (pages 10, 11, 12).

01/09/2015

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Claude Marquié dédicace son dernier ouvrage, Carcassonne, terre d'histoire.

Dédicace

Carcassonne, terre d’histoire, ouvrage récemment publié par les éditions Sutton, retrace la vie  de notre ville sous tous ses aspects de la Préhistoire au début du XXIe siècle. Ses 256 pages, remarquablement illustrées et rédigées dans un style très accessible, sont préfacées par Jean Guilaine selon lequel « Nul ne connaît mieux le passé de Carcassonne que Claude Marquié ». Ce dernier dédicacera son livre à la Maison de la Presse, rue Georges Clemenceau, samedi 5 septembre 2015, de 10 heures à 12 heures 30.

 

Editions Sutton
Collection Passé Simple
Claude Marquié
Carcassonne - Terre d'histoire
format : 165 x 235 mm, 256 pages, 26 €
Magnifiquement illustrée, cette rétrospective est indispensable
pour qui veut comprendre l'histoire de Carcassonne.
Marquié - Carcassonne - Terre d'histoire.jpgacadémie des arts et des sciences de carcassonne,claude marquié,carcassonne,terre d'histoire,éditions sutton,2015
Ouvrage disponible dans toutes les bonnes librairies.
Consultable à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.
claude.marquie@wanadoo.fr

 

Nul ne connaît mieux le passé de Carcassonne que Claude Marquié. Il en a exploré toutes les facettes avec une acuité particulière. La passion pour une ville conduit immanquablement à porter sur elle un regard embrassant la très longue durée. Claude Marquié relève donc ici un nouveau défi : tracer un aperçu à la fois complet et concis de l'histoire de Carcassonne, de ses plus lointaines origines au début du XXIe siècle. Il a réussi un pari d'autant plus difficile que le volume imposé de l'ouvrage rendait l'opération fort contraignante. Jean Guilaine, dans sa préface, résume très bien cette monographie sur Carcassonne et la démarche de son auteur.
Magnifiquement illustrée, cette rétrospective est indispensable pour qui veut comprendre l'histoire de Carcassonne dans son ensemble. Ne se limitant pas aux frontières de la Cité, Claude Marquié retrace le passé de la capitale de l'Aude dans un style très accessible.
Professeur agrégé, officier des Palmes académiques, Claude Marquié a réalisé de nombreuses recherches sur la région carcassonnaise qui l'ont conduit de bonne heure à la présidence de la Société d'études scientifiques de l'Aude.
L'industrie textile carcassonnaise au XVIIIe siècle, sa thèse, lui a valu, outre le titre de docteur en histoire, la remise du prix Urbain Gibert ; il a complété cette étude par de nombreuses publications portant sur d'autres domaines et d'autres périodes. 

 

12/07/2015

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Carcassonne, terre d'histoire, par Claude Marquié.

Editions Sutton
Collection Passé Simple
Claude Marquié
Carcassonne - Terre d'histoire
format : 165 x 235 mm, 256 pages, 26 €
Magnifiquement illustrée, cette rétrospective est indispensable
pour qui veut comprendre l'histoire de Carcassonne.
Marquié - Carcassonne - Terre d'histoire.jpgacadémie des arts et des sciences de carcassonne,claude marquié,carcassonne,terre d'histoire,éditions sutton,2015
Ouvrage disponible dans toutes les bonnes librairies.
Consultable à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.
claude.marquie@wanadoo.fr

Nul ne connaît mieux le passé de Carcassonne que Claude Marquié. Il en a exploré toutes les facettes avec une acuité particulière. La passion pour une ville conduit immanquablement à porter sur elle un regard embrassant la très longue durée. Claude Marquié relève donc ici un nouveau défi : tracer un aperçu à la fois complet et concis de l'histoire de Carcassonne, de ses plus lointaines origines au début du XXIe siècle. Il a réussi un pari d'autant plus difficile que le volume imposé de l'ouvrage rendait l'opération fort contraignante. Jean Guilaine, dans sa préface, résume très bien cette monographie sur Carcassonne et la démarche de son auteur.
Magnifiquement illustrée, cette rétrospective est indispensable pour qui veut comprendre l'histoire de Carcassonne dans son ensemble. Ne se limitant pas aux frontières de la Cité, Claude Marquié retrace le passé de la capitale de l'Aude dans un style très accessible.
Professeur agrégé, officier des Palmes académiques, Claude Marquié a réalisé de nombreuses recherches sur la région carcassonnaise qui l'ont conduit de bonne heure à la présidence de la Société d'études scientifiques de l'Aude.
L'industrie textile carcassonnaise au XVIIIe siècle, sa thèse, lui a valu, outre le titre de docteur en histoire, la remise du prix Urbain Gibert ; il a complété cette étude par de nombreuses publications portant sur d'autres domaines et d'autres périodes. 

12/06/2015

Info Culture : Colloque interdisciplinaire de l'Université d'été de l'Aude, avec la participation d'Henri Callat, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Université d'été de l'Aude
XXVII EME COLLOQUE INTERDISCIPLINAIRE DE CARCASSONNE
Organisé par l'Adreuc et l'Ufop
Association pour le Développement des Rencontres et des Echanges Universitaires et Culturels
Université Populaire de l'Ouest Audois
Collège de Varsovie - Boulevard de Varsovie à Carcassonne
Samedi 27 juin et dimanche 28 juin 20152015.06.27 - Colloque Adreuc.jpg
TEMPS DES FRATERNITES
Programme complet du colloque
Samedi 27 juin 2015
9 heures : Présentation du colloque, discours d'accueil
Henri Callat,
Sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne

9 heures 15 :
 Lucien Bordaux

Maître de conférences honoraire à l'Université Jean Jaurès de Toulouse-le-Mirail
"Aux sources d'une utopie : naissances anciennes de la fraternité"
Pause-café
10 heures 30 :
André Lannes

Professeur agrégé et docteur d'Etat en sciences physiques
Directeur de recherche au CNRS
"L'aventure cosmique du vivant : une fantaisie prodigieuse des fraternités quantiques qui structurent notre monde"
Repas (inscription obligatoire : 04.68.79.69.15)
14 heures 30 :
Thomas Dallery

Maître de conférences à l'Université du littoral Côte d'Opale de Dunkerque
"L'économie de la fraternité : produire entre frères" 
Pause
16 heures :
Serge Bourjea

Professeur émérite de l'Université de Montpellier
"... à l'est d'Eden (Genèse IV, 16)"
Pot de la Fraternité
Dimanche 28 juin 2015
9 heures 30 :
Serge Bonnery
Journaliste, écrivain
"La mort de Robespierre"
"La fraternité universelle en Franc-Maçonnerie".
10 heures 45 : Débat de clôture
Modératrice : B. Rouppert.

11/01/2015

L'historien Gauthier Langlois, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, rend hommage aux victimes du fanatisme, de la barbarie et aux défenseurs de l'humanisme.

Après le terrible attentat contre Charlie Hebdo, je voulais rédiger un article sur l’intolérance et le fanatisme religieux, à partir d’exemples pris dans l’Histoire du Languedoc. J’ai finalement choisi d'écrire, plutôt qu’un texte savant, un hommage aux victimes du fanatisme et de l’intolérance. Mais aussi un hommage à tous ceux qui défendent l’humanisme par leur crayon, leur plume, leurs actions. Il s’agit aussi de montrer que la barbarie et le fanatisme ne sont pas l’apanage d’une religion, d’une époque ou d’une région du monde. Mais que de tous temps et partout, des voix se sont élevées et s’élèvent pour condamner la barbarie et l’obscurantisme, et pour promouvoir l’humanisme et les droits de l’homme.
On trouvera dans le texte suivant, des références à des événements et des personnes bien connus, mais aussi des références à des événements qui se sont déroulés dans le Midi et qui n’ont pas une notoriété nationale ou internationale.  L’objectif est en effet de montrer que le combat pour l’humanisme concerne tout le monde et doit se dérouler à toutes les échelles, locale, nationale et internationale.

Gauthier Langlois.

 Langlois-Charlie.jpg
Un épisode de la Légende de Dame Carcas : la décapitation du roi Balaach pour blasphème. Dessin de Yigaël pour la bande dessinée Au fil des siècles - Histoire(s) de Carcassonne, d'après la fresque du XIIe siècle du château comtal.

Je suis Charlie

Je suis Charlie.
Je suis Socrate, empoisonné pour impiété parce que ma philosophie dérange.
Je suis Balaach, roi musulman de Carcassonne, décapité pour blasphème contre le Christ.
Je suis Béziers la cathare, la catholique, la juive et la musulmane, massacrée au nom de Dieu en 1209.
Je suis Trencavel, seigneur de Carcassonne, mort pour avoir refusé de livrer mes frères cathares à de fanatiques croisés.
Je suis ce juif de France, chassée de ma ville par le roi Philippe-le-Bel.
Je suis ce templier occitan, catalan ou parisien, emprisonné ou brûlé pour l’aveu d’un sacrilège arraché sous la torture.
Je suis Bélibaste, dernier bonhomme cathare, brûlé en 1321 pour ne pas avoir abjuré ma foi.
Je suis ce jeune protestant carcassonnais, lynché au XVIe siècle par une foule fanatique qui veut venger une profanation.
Je suis Fortuné Henry, journaliste audois condamné à trois mois de prison pour une caricature anticléricale par la justice de Napoléon III. 
Je suis ce journaliste, résistant, juif, tsigane, slave, témoin de Jéhovah, syndicaliste, communiste, handicapé, homosexuel, assassiné par les nazis pour mes idées, mon physique et mes origines.
Je suis ce militaire du 3e RPIMA de Carcassonne, agressé au nom d’Allah par un fanatique qui se prétend musulman.
Je suis tous ces innocents de Toulouse et Montauban ; de Paris, Montrouge et Vincennes ; d’Israël, de Syrie et d’Irak ; d’Algérie, de Tunisie et d’ailleurs, assassinés par des bourreaux qui se prétendent des martyrs.
Je suis Charlie.

JE SUIS CHARLIE

Je suis Chabert de Barbaira et j’accueille dans mon château de Quéribus les Bonnes-femmes et les Bonshommes cathares qui fuient l’Inquisition.
Je suis Voltaire et je dénonce l’exécution du protestant toulousain Calas.
Je suis Voltaire et je me bats pour sauver le jeune chevalier de la Barre qui a commis le « crime » de ne pas ôter son chapeau devant une procession religieuse.
Je suis ce prêtre audois, « Juste entre les nations », qui sauve des juifs de la barbarie nazie.
Je suis ces résistants musulmans qui cachent des juifs persécutés dans la mosquée de Paris.
Je suis Mohammed V, ce sultan du Maroc qui s’oppose à la législation antisémite de Vichy.
Je suis monseigneur Saliège, archevêque de Toulouse, qui demande à ses fidèles de sauver leurs frères juifs de la barbarie nazie.
Je suis un africain qui lutte contre la secte Boko Haram qui tue et viole au nom de Dieu.
Je suis Malala, jeune pakistanaise musulmane de 17 ans et je lutte pour l'éducation des femmes que refusent des talibans obscurantistes.
Je suis un militant d’Amnesty international et je me bats pour sauver une jeune chrétienne pakistanaise accusée de blasphème.
Je suis ce journaliste qui dénonce le génocide des Yézidis, des Kurdes, des chrétiens assyriens et des chiites de Syrie et d’Irak.
Je suis Dame Carcas, l’héroïne légendaire de Carcassonne, princesse musulmane résistante à la violence des Francs qui, après avoir ramené la paix, épouse par amour un chevalier chrétien.
Je suis tous ceux qui préfèrent l’amour à la haine.
Je suis Charlie. Je suis un homme. 

Gauthier Langlois,
Carcassonne le 10 janvier 2015.

 

http://paratge.wordpress.com/2015/01/10/je-suis-charlie-h...

Marche républicaine.jpg

10/01/2015

Solidarité, hommage, défense de la démocratie et de la liberté d'expression.

Dimanche 11 janvier 2015,
à 15 heures,
une marche blanche républicaine sera organisée à Carcassonne. Le rassemblement débutera au Portail des Jacobins. Le défilé se rendra ensuite vers la Cité où une minute de silence sera observée sur le Prado.

Charlie.jpg

02/10/2014

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Ladislas Levavasseur, Chirurgien-major de Napoléon 1er, par Martial Andrieu.

Ladislas Levavasseur
Chirurgien-major de Napoléon 1er
Musique et Patrimoine
Martial Andrieu
121 pages
Format : 15 x 21
17 € + 3,50 € de frais de port
Andrieu-Levavasseur1.jpgAndrieu-Levavasseur2.jpg
Ouvrage consultable à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.
Disponible :
Chez l'auteur : Martial Andrieu - 5, rue de la Brégère - 87100  Limoges.
Librairie Breithaupt-Cariven - 37, rue Courtejaire - 11000  Carcassonne.
Maison de la Presse - 76, rue Clémenceau - 11000  Carcassonne.

Les mémoires romanesques mais authentiques de Ladislas Levavasseur, chirurgien-major de Napoléon 1er, sont disponibles dans les librairies de Carcassonnaises ! Cet éminent praticien qui exerça également ses fonctions à l'Hôtel-Dieu de Carcassonne après la destitution de l'Empereur, fut le grand-père maternel du compositeur Paul Lacombe. Il naquit à Cambrai en 1781, puis vint s'établir à Carcassonne après avoir épousé une jeune fille de Trausse-Minervois. Il mourut en 1864, quatre années seulement après avoir dicté ses mémoires de guerre à son petit-fils Léon Levavasseur ; il est inhumé au cimetière Saint-Michel de Carcassonne. Dans son récit, il évoque avec force détails les campagnes auxquelles il participa comme l'expédition de Saint-Domingue, les campagnes d'Egypte, d'Italie et d'Espagne. Martial Andrieu.

20/09/2014

Info Culture : Exposition, Carcassonne, villes médiévales.

Carcassonne,villes médiévales.jpg
Carcassonne, villes médiévales

Gérard Larrat
Maire de la Ville de Carcassonne
Président du Syndicat mixte du Grand Site de la Cité de Carcassonne

Philippe Bélaval
Président du Centre des monuments nationaux

Michel Cornuet
Président du Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et d'Environnement
de l'Aude

ont le plaisir de vous convier à l'exposition
"Carcassonne, ville médiévales"
à compter du samedi 20 septembre 2014
à la chapelle des Dominicaines, 17, rue de Verdun à Carcassonne. carcassonne,villes médiévales,gérard larrat,philippe bélaval,michel cornuet,chapelle des dominicainesPhotographie : Journal L'Indépendant - Carcassonne - Nathalie Amen Vals.

L'exposition intitulée « Carcassonne, villes médiévales » dont le vernissage aura lieu vendredi soir à 18 h 30 à la chapelle des Dominicaines à Carcassonne a été présentée ce lundi matin.
Une exposition grand public, que l'on pourra découvrir jusqu'au 31 août 2015 et qui propose une illustration de l’évolution de la ville au Moyen-Age, cette période clef au cours de laquelle la ville s’est dédoublée, Cité-Bastide. Un événement porté par plusieurs partenaires de la Ville au centre des monuments nationaux en passant par le syndicat mixte de l'opération Grand Site et qui s'inscrit dans la continuité de celle sur Viollet-le-Duc [Trait pour trait], visible jusqu'à la fin du mois.
Amancio Requena, responsable du secteur cultuel au CNM et commissaire de l’exposition évoque « Carcassonne aux deux villes médiévales » et  « une lecture unifiée de l’ensemble dédiée au plus grand public.» Un comité scientifique a planché sur cette exposition qui fait merveilleusement le lien entre la Cité et la Bastide. Un illustrateur, François Brosse a réalisé cinq grands formats pour restituer les métamorphoses de la ville de 400 à 1462.
Un zoom sur le dédoublement de la Ville qui aide à comprendre ce qu’elle est aujourd’hui. Une dizaine d’autres panneaux apporteront les informations historiques sur ce bouleversement survenu au XIIIe autour de la volonté de Louis IX et de la charte du 21 janvier 1247 qui autorise les Carcassonnais à fonder une ville nouvelle.

Journal L'Indépendant
Edition du 15 septembre 2014
 carcassonne,villes médiévales,gérard larrat,philippe bélaval,michel cornuet,chapelle des dominicainesPhotographie : Jean-Paul Gourmandin - Ambition Carcassonne.

Intervention de Mme Isabelle Chésa,
première adjointe.

Monsieur Requena du Centre des monuments nationaux, commissaire de l’exposition,
Monsieur Renaud Baurès directeur du CAUE,
Madame Any Barthès conseillère municipale déléguée au patrimoine,
Mesdames Messieurs les élus,
Mesdames Messieurs,
Chers Amis,

Je souhaiterai en préambule excuser Monsieur le Maire qui n’a pu être parmi nous.
J’ai l’honneur ce soir d’inaugurer l’exposition « Carcassonne, Villes Médiévales » et de vous inviter au voyage à travers l’histoire de nos deux villes. La Cité et la Bastide construites à l’époque médiévale, d’Est en Ouest, en hauteur et bords d’Aude, deux pôles historiques qui témoignent d’une histoire forte et mouvementée inscrite dans le temps.
Cette polarité fait néanmoins partie d’un destin commun : notre territoire de vie. Il y a peu de temps, nous avons inauguré à la Cité, l’exposition sur Viollet-le- Duc à l’occasion du bicentenaire de sa naissance. Cet architecte de renom à qui l’on doit la restauration de la Cité de Carcassonne inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1997.
Aujourd’hui, dans le cadre de la commémoration des 800 ans de la naissance de Louis IX, dit Saint-Louis, nous rendons hommage à l’héritage qu’il nous a laissé et pour lequel nous avons des devoirs : la plus grande bastide d’Europe crée dès 1247 à situation géométrique, de l’autre côté de l’Aude et qui accueille aujourd’hui la vie de la plupart de nos Carcassonnais.
Cette bastide, riche d’histoire et de patrimoine est restée trop longtemps dans l’ombre des remparts de la Cité, tant visitée, tant aimée au niveau international.
Cette exposition, retrace l’évolution de la ville au fil des siècles, dans un souci de reconnaissance de ses deux entités, comme appartenant à une identité commune composée de richesses architecturales, urbaines, paysagères, de mémoires à valoriser, à refaire vivre dans une dynamique contemporaine. Interpréter le patrimoine, c’est le faire vivre avec et pour les carcassonnais et le faire partager aux visiteurs. Nous voulons que les carcassonnais renouent avec « Leurs Carcassonnes », leurs héritages, pour une ville rééquilibrée dans sa liaison Cité/Bastide et dans ses fonctions : sociales, patrimoniales, urbaines, économiques, paysagères.
Je tiens à remercier les partenaires de cette exposition : le Cmn ; le Caue ; les Archives départementales ; François Brosse, pour les illustrations ; Michel Aliaga, pour la scénographie ; Véronique Boniol, pour le graphisme ; le Garae ; particulièrement Madame Sylvie Sagne,ethno-sociologue ; l’Amicale laïque et le travail remarquable de Marie-Elise Gardel, fidèle à notre Ville ; l’Ogs ; le Service patrimoine de la Ville.
Cette exposition de qualité sera présentée sur une longue période, jusqu’au 31 août 2015. Elle marque le lancement de projets d’envergure destinés à faire de nos pôles historiques un seul territoire de vie et de développement.
Je vous remercie de votre attention. 

carcassonne,villes médiévales,gérard larrat,philippe bélaval,michel cornuet,chapelle des dominicainesAu premier plan, M. Amancio Requena,
au second plan, Mme Isabelle Chésa, M. Jean-Louis Bès.
Photographie : Jean-Paul Gourmandin - Ambition Carcassonne.

Cette exposition, inaugurée hier par Isabelle Chésa, première adjointe au Maire, chargée de l’urbanisme et du patrimoine, en présence de nombreuses personnalités politiques et scientifiques de la ville, se propose de restituer la cohérence historique de la ville et de son territoire, en illustrant un moment clé de l’identité urbaine de Carcassonne.

Elle ouvre ses portes la veille du déroulement des Journées européennes du Patrimoine.

Magnifiquement illustrée et commentée, elle trace l’acte de naissance de « la Bastide » ; elle est à visiter sans modération.

La chapelle des dominicaines étaient très fréquentée hier soir pour participer à cet événement et pour écouter le discours inaugural de la première adjointe, et celui de Amancio Requena, commissaire de cette exposition. Amancio Requena, dans son intervention parle d’un travail qui a été rendu possible grâce à la conjonction du savoir et des savoir-faire. « Le comité scientifique composé de plusieurs personnalités, parmi lesquelles Marie-Élise Gardel, archéologue ; Sylvie Caucanas, directrice des Archives départementales ; Sylvie Sagnes, ethnologue au Cnrs ; Guy Rancoule, archéologue  ;  Jean-Claude Capera, géologue ; Caroline de Barrau, docteur en histoire, Jean-Louis Gasc, chargé d’action culturelle, a mis à jour des connaissances qui facilitent l’interprétation du dédoublement de la ville». Cette exposition, ouverte jusqu’au 31 août 2015, sera un point de départ sur le dépliant du parcours patrimonial dans la ville en cours d’élaboration et qui sera proposé au public dès la fin de l’année ».

18/09/2014

CARCASSONNE, LA CITE DANS L'HISTOIRE.

CARCASSONNE
La Cité dans l'Histoire

Jean Blanc
Sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne
Claude-Marie Robion
Philippe Satgé  

Cité dans l'histoire.jpg

13/05/2014

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Carcassonne, une histoire de photographies (1851-1937), par Martial Andrieu.

Martial Andrieu
Musique et Patrimoine
Carcassonne, une histoire de photographies (1851-1937)
Préface de Claude Marquié
122 pages - 20 €

Andrieu Martial1.jpgacadémie des arts et des sciences de carcassonne,martial andrieu,musique et patrimoine,carcassonne,une histoire de photographies,1851-1937,claude marquiéAndrieu Martial3.jpg
Ouvrage en vente dans les librairies de Carcassonne.
Disponible chez l'auteur : andrieu-martial@Wanadoo.fr
Consultable à la bibliothèque de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Ce livre de 122 pages est illustré de plus de 100 photographies inédites tirées de plaques de verre, photos albuminées, négatifs... Il relate l'histoire de la photographie à Carcassonne depuis l'ère des pionniers jusqu'aux années 1920 à travers les studios et les amateurs éclairés. L'ouvrage indique leurs noms, leurs adresses et leurs spécialités ; il peut-être utile aux généalogistes.

05/04/2014

Info Culture : Vernissage de l'exposition "Marie Petiet (1854-1893), être femme peintre au dix-neuvième siècle".

Le Musée Petiet
a le plaisir de vous convier au vernissage de l'exposition :
Marie Petiet (1854-1893)
Etre femme peintre au dix-neuvième siècle.Musée Petiet - Vernissage.jpgMusée Petiet - Vernissage2.jpg

Cette exposition se tiendra au Musée Petiet de Limoux, du 1er avril 2014 au 20 juin 2014. Réalisée en partenariat avec le musée des Beaux-Arts de Carcassonne, elle sera présentée du 4 juillet au 27 septembre 2014.

Musée Petiet
Promenade du Tivoli - 11300 - Limoux
Tél. 09.63.68.34.54
musee.petiet@orange.fr

15/11/2012

Communication de Monsieur André Bonnery.

Mercredi 14 novembre 2012 à 17 heures
Auditorium - Chapelle des Jésuites
Communication de Monsieur André Bonnery
Docteur d'Etat en Histoire
Chercheur associé à l'Université hébraïque de Jérusalem
Président de la Société d'études historiques de Trèbes
Sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de CarcassonneDSCN6018.jpgDevant Un auditoire attentif et passionné ...DSCN6029.jpgAndré André Bonnery
présente les résultats de ses recherches sur l'église abbatiale d'AletSans titre.JPGA à partir d'une hypothèse confortée tout au long du développement :
la présence à Alet d'un morceau de la Croix du Christ, bien avant les croisades.Sans titre001.JPG
L'architecture particulière d'Alet rappelle avec ses colonnes cylindriques et polygonales, celle de l'église Saint-Nazaire-et-Celse à Carcassonne, Sainte-Foix à Conques, Saint-Sernin à Toulouse.
La partie centrale, faite pour circuler autour de la relique, 
fait penser au  temple de Salomon à Jérusalem. 

16/03/2012

Mercredi 14 mars 2012

Communication de l'abbé Jean Cazaux

"L'orfèvrerie à Carcassonne

du XIVe siècle au début du XIXe siècle (1801)"

DSCN4102.jpgCopie de DSCN4109.jpg

Devant un auditoire nombreux et attentif, l'abbé Jean Cazaux nous présente diverses pièces d'orfèvrerie civiles ou sacrées, réalisées par les divers orfèvres qui se sont succédés au cours de cette période, parmi lesquels :
       - Raymond CHARRIER, né en 1609
       - Antoine dit Hannibal VIGUIER (1620-1684)
       - Henri BRIET (vers 1670-1709)
       - Jean SIBRA 
       - Jean-François LAMBERT (1676-1736)
       - Jean-Jacques CAILHOT
       - la famille ARIBAUD : 
           Jean (1687-1773), Jean-Pierre I (1719-ap.1774),
           Philippe (1736-1803), Jean-Pierre II (1758-1839).
       - Etienne-Siffren MARREL (1769-1780)
       - Joseph MERCADIER (1753-1786)

A cette époque, Carcassonne était une ville riche qui abritait les échoppes de 6 à 8 maîtres orfèvres.

Ci-dessous quelques spécimens parmi ceux que nous a présentés l'abbé Jean CAZAUX.

gobelet en argent.jpg

 

 

 

 

poinçon Carcassonne.jpg

 

 

 

 

 





Gobelet en argent
première moitié du XIVe siècle
avec poinçon de Carcassonne

 

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 Statuette reliquaire XVe siècle Saint-Martin de Limoux 

 

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   Custode de la Basilique Saint-Nazaire 
et poinçon de Raymond Charrier

 

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Calice d'Antoine Viguier
Labastide Esparbairenque

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Ciboire d'Henri Briet
Saint-Julia de Bec

 

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Bougeoir à main de Jean Sibra
conservé au Métropolitan Muséum de New-York

 

     

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        Cuillère à sucre de Philippe Aribaud

 

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       Attelets de Philippe Aribaud    

 

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 Salières de Jean Aribaud

 

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Cafetière de Jean-Pierre II Aribaud
ancienne collection Coste-Reboulh

                                                            

             

08/12/2011

Les sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient : Carcassonne, tome III, de Martial Andrieu.

Les trésors du passé sont souvent oubliés dans une vieille malle poussiéreuse rangée au fond d'un grenier. Cette malle, Martial Andrieu l'a délicatement ouverte et a choisi de rassembler dans cet ouvrage les plus belles photographies illustrant la vie d'autrefois : un album de souvenirs carcassonnais qui met en lumière les fêtes de quartier, les tournages de films, les bals populaires, les vieux commerces, les clubs sportifs. Autant de moments, d'endroits qui font Carcassonne et enrichissent son histoire et celle de ses habitants. Nul doute que plus d'un se reconnaîtra sur ces clichés, retrouvera des lieux du passé et prendra plaisir à évoquer avec son entourage ces moments parfois oubliés.

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Ouvrage disponible, en vente chez l'auteur et dans toutes les bonnes librairies.

16/05/2011

Sortie décentralisée à Castelnaudary, du samedi 14 mai 2011.

A l'invitation de M. Francis Falcou, l'Académie des arts et des sciences s'est rendue à Castelnaudary le 14 mai 2011, pour une journée riche en découvertes.

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IMG_1535.JPGIMG_1538 copie_modifié-1 copie.jpg

Le groupe de vingt cinq personnes franchit la porte Monseigneur de Langle, membre bienfaiteur, qui en 1783 lègue ses biens à l'hôpital pour construire le bâtiment qui abritera au rez-de-chaussée l'a-pohicairerie, l'aumônerie, l'écurie et à l'étage, un pensionnat pour les enfants des mariniers du Canal dirigé par une communauté de religieuses de Nevers. L'Apothicairerie installée en 1786, sauvée grâce à la persévérance de Francis Falcou, a été classée en 1993-94. Elle renferme 226 pots classés en 1911, dont 122 Moustiers (31 chevrettes polychromes à bec et 91 pots canon monochromes), 64 pots Empire et 40 pots non identifiés ; un cartouche extrait de la Bible, passage de l'Ecclé-siaste ; un mortier en bronze pesant 70 kg et son pilon de 7 kg ; une ca-libreuse à suppositoires. Les boiseries à cannelures sont de style Louis XVI.

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NOTRE%20DAME%20D%20ELA%20PITIE%20CASTELNAUDARY.jpgNotre visite dans le quartier Saint Antoine se poursuivit par la visite de la Chapelle Notre Dame de la Pitié, joyau de l'art baroque. Construite sur le lieu même où la statuette fut découverte à une époque indéterminée, sur requête du sieur Dega en 1517. Restaurée au XVIIIe siècle, elle se pare de magnifiques panneaux en bois dorés, ainsi que du retable en marbre de Caunes.  Devenue bien national à la Révolution, elle est achetée par 30 habitants du quartier qui la conservent en l'état. La statue de la Vierge, les lambris et le retable sont classés monument historique en 1911. 

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Mais écoutons à présent notre campanier Claude Seyte, qui du haut du clocher de la collégiale Saint-Michel a joué une aubade, créant la surprise au coeur de la cité chaurienne. 

Après un bon cassoulet et malgré quelques gouttes de pluie,
la balade s'est poursuivie l'après-midi au bord du Canal du Midi

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 Luce et Francis Teisseire nous ont présenté les constructions architecturales du Canal, du Pont Neuf à l'écluse Saint-Roch.

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Francis Falcou a évoqué une vieille corporation du Canal, aujourd'hui disparue :
les Cordiers de Saint Roch,
dont l'un des derniers représentants n'était autre que son arrière grand-père.

Nous adressons un grand merci à M. Francis Falcou,
pour nous avoir fait partager avec passion, son amour de l'histoire locale chaurienne.

13/05/2011

Communication de Monsieur Arnaud Ramière de Fortanier, du jeudi 12 mai 2011.

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Monsieur Arnaud Ramière de Fortanier nous présente une communication sur la Cavalcade des Gascons de Paris, à Agen, à Toulouse, à Carcassonne et jusque dans les Gorges du Tarn au mois d'août 1898 ; une pleïade d'hommes politiques, d'artistes, issus du Midi toulousain, bien décidés à réveiller la France du Sud que l'on confond alors trop souvent avec la Provence.

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Photographies : Christiane Clergue

08/05/2011

Communication de M. Arnaud Ramière de Fortanier, du jeudi 12 mai 2011, à 17 heures.

Monsieur Arnaud Ramière de Fortanier, Inspecteur général honoraire des Archives de France, président de l'Association du souvenir de Ferdinand de Lesseps et du canal de Suez, membre de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, donnera une communication publique, libre et gratuite, dans la salle habituelle des séances - 89, rue de Verdun à Carcassonne - le jeudi 12 mai 2011, à 17 heures, sur :

Le 14 août 1898 à Carcassonne. La cavalcade et les fêtes historiques pour les Gascons de Paris.

Invitation communication Ramière - 2011.05.12.jpg