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19/01/2016

Remise de la cravate de commandeur de la Légion d'honneur au compositeur Jacques Charpentier, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne

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CARCASSONNE
HÔTEL DE LA CITE
Vendredi 15 janvier 2016
Cérémonie organisée par l'Académie des Arts et des Sciences de Carcassonne.
Sous la présidence de Gérard Jean.

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Allocution du président Gérard Jean.
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M. Jacques Charpentier, commandeur de la Légion d'honneur.
Mme Maryvonne de Saint Pulgent, commandeur de la Légion d'honneur.
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M. Jacques Charpentier, M. Jean-Marc Sabathé, préfet de l'Aude
Mme Maryvonne de Saint Pulgent.
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Clichés gracieusement offerts
par le photographe professionnel Alain Machelidon
machphot@yahoo.fr
06.08.31.80.51
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Photographie : Vitalis Roland /Ville de Carcassonne.2016.01.15 - Charpentier Jacques3 - Vitalis Roland.jpg
Photographie : Vitalis Roland /Ville de Carcassonne.2016.01.15 - Charpentier Jacques4 - Roger Garcia.jpg
Photographie : La Dépêche du Midi / Roger Garcia.
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Photographie : Martine Jean.

Discours de M. Gérard Jean
Président de l'Académie des Arts et des Sciences de Carcassonne

Madame la Conseillère d’État, Monsieur le Préfet,
Mesdames et Messieurs les Parlementaires,
Monsieur le Maire,
Mesdames et Messieurs les élus des Collectivités territoriales,
Chers Amis et Collègues,

De la musique avant toute chose
Et pour cela préfère l’impair,
Plus vague et plus soluble dans l’air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.

Ainsi s’exprimait Paul Verlaine, mais l’impair que je commets aujourd’hui dans l’ordonnancement de cette prestigieuse cérémonie n’est pas évasif, et bien au contraire, il imprègne l’air d’une formidable solennité qui vient peser sur les murailles séculaires de la Cité et se poser, sur les pages du livre d’Or de l’Hôtel, où l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne reçoit votre haute assemblée, accueillie dans les salons mis à notre disposition par Madame Christine Pujol, conseillère récem-ment élue d’une nouvelle grande région, certainement la plus belle de France !

L’ordre protocolaire de ce genre de jubilé est extrêmement strict et j’y déroge avec le bienveillant assentiment de Madame Maryvonne de Saint Pulgent et de Monsieur Jean-Marc Sabathé, représentants de l’État, venus apporter l’hommage du gouverne-ment et de la nation à l’un de ses plus brillants serviteurs.

Nonobstant l’ordre établi, il fallait bien que j’intervienne, comme la musique avant toute chose, pour vous dire combien je suis empreint par l’émotion. L’Académie est heureuse de vous recevoir si nombreux, venus de fort loin, et fière de ses invités, les vecteurs de la communication des âmes, puisqu’ils sont des sommités du monde de la musique.

L’Académie a eu l’insigne honneur - fait rarissime - d’avoir dans ses rangs deux Prix Nobel - de chimie et de physique - natifs de Carcassonne. Elle a vu éclore l’esprit et l’immense savoir de plusieurs de ses sociétaires, membres illustres du Collège ou de l’Institut de France, mais jamais elle n’avait eu à connaître le cérémonial de la remise de la cravate écarlate à l’un des siens : commandeur de la Légion d’honneur.

Jacques Charpentier,

La profonde amitié qui nous lie depuis de longue date ne m’autorise pas à user de votre seul prénom. Je vous dois déférence. Cette amitié, vous l’avez autorisée, vous l’avez entretenue, même lorsque vous avez eu connaissance de mon ignorance. Car en effet, la nature n’a pas voulu que je puisse entendre le son de vos instruments ; depuis l’enfance, mon oreille est restée sourde aux compositions musicales, aussi sublimes soient-elles, et cela, vous l’avez compris !

Maître, très cher Collègue,

Vous êtes né le 18 octobre 1933, à Paris - je n’invente rien - 10, rue Claude Debussy. Vous choisissez bien entendu de prendre pour épouse un professeur de chant - la cantatrice Danielle Vouaux - et de votre union, naîtront trois enfants : Anne, Odile et Éric.

Vous enseignerez au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, vous serez Inspecteur général de la Musique et vous deviendrez, de 1979 à 1981, Directeur de la musique, de l’art lyrique et de la danse, au ministère de la Culture.

Vous découvrez Carcassonne vers 1960, lors d’une tournée des Jeunesses musicales de France, au cours de laquelle vous accompagnez Cora Vaucaire et son groupe. Vous composez plus tard, à la demande de Jean Deschamps, fondateur et directeur du Festival de Carcassonne, des musiques de scène pour : Les mouches, de Jean-Paul Sartre ; Meurtre dans la cathédrale, de Thomas Eliot ; Danton, de Romain Roland ; Britannicus, de Racine.

Vous prenez assise chez nous, vous habitez ici, dans la Cité, et votre intérêt se porte sur le grand orgue de la basilique Saint-Nazaire et Saint-Celse, que vous contribuez à faire classer et restaurer.

Avec René Nelli, vous travaillez à la composition du premier opéra en langue d’oc : Béatris de Planissolas, qui sera créé en 1971 au festival d’Aix-en-Provence.

En 1996, à l’occasion de la commémoration du 900e anniversaire de la construction de notre ancienne cathédrale, vous composez l’œuvre : Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église, à la demande de l’association des Amis de l’Orgue.

Le 18 décembre 2011, vous recevez la médaille d’honneur de la Ville des mains de Jean-Claude Pérez, député-maire de Carcassonne, et le 11 janvier 2012, vous êtes admis comme sociétaire de l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Jacques Charpentier,

Vous avez connu les ors des ministères et des opéras, votre amour s’est porté sur la beauté naturelle de notre région, sur sa population, sur son histoire et sa culture, riches et mouvementées ; vous étiez déjà officier des Palmes Académiques, com-mandeur des Arts et des Lettres, commandeur dans l’Ordre National du Mérite. Par décret du Président de la République, en date du 3 avril 2015, vous avez été promu au rang de commandeur de la Légion d’honneur.

La République n’avait aucun autre présent à vous faire, elle était désemparée ! Mais l’idée lui est venue de s’adjoindre Monsieur le préfet Jean-Marc Sabathé, lui-même pianiste, organiste, issu du Conservatoire national de musique de Toulouse, ainsi que Madame Maryvonne de Saint Pulgent, membre correspondant de l’Académie des beaux-arts et Premier prix de piano au Conservatoire de Paris.

Cher Ami,

Ces hauts fonctionnaires de l’État vont vous remettre l’insigne suprême de la reconnaissance, c’est toute la joie que j’en éprouve, ainsi que vos collègues de l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

Gérard JEAN
Hôtel de la Cité
Carcassonne
15 janvier 2016

Discours de Mme Maryvonne de Saint Pulgent
Conseillère d'Etat
Membre correspondant
de l'Académie des Beaux-Arts

Très cher Jacques Charpentier, 

Je suis particulièrement heureuse d’avoir été conviée à cette cérémonie qui se déroule dans votre ville de prédilection, Carcassonne, ce fleuron de notre patrimoine auquel vous êtes resté fidèle la plus grande partie de votre vie, quelles que furent, tout au long de votre parcours riche et bigarré, vos différentes missions en France ou à l’étranger.

Je suis flattée d’avoir ainsi l’occasion d’honorer le grand musicien que vous êtes, aux talents aussi multiples que les bras de la déesse indienne Khali : non seulement le compositeur fécond, auteur de plusieurs opéras, symphonies, concertos, quatuors, œuvres vocales, mais aussi le chef d’orchestre, le chef de chœurs, le pianiste, sans oublier le talentueux organiste. Fin 1954 vous êtes nommé organiste à Issy-les-Moulineaux avant de devenir celui de Saint-Nicolas du Chardonnet de 1974 à 1977.

Avant d’entrer au CNSM en 1954, dans la classe d’analyse musicale d’Olivier Messiaen et celle de composition de Tony Aubin, votre parcours de jeune pianiste (qui correspond à la grande misère des jeunes musiciens de l’époque) va se révéler aussi original que savoureux qu’il s’agisse du contrat que vous obtenez au théâtre des Trois Baudets pour accompagner les chansonniers de l’époque (Francis Blanche, Pierre Dac, Pierre-Jean Vaillard…), ou vos intermèdes musicaux dans certains cinémas Gaumont de la capitale sans parler, en 1952 de vos prestations pianistiques au grand hôtel de Calcutta ; un séjour de 18 mois en Inde vous amènera à vous passionner pour la culture musicale de ce pays et à entamer peu après, à 24 ans, la composition de vos célèbres études karnatiques qui concilient l’acquis oriental des Indes et la culture musicale occidentale. Entre 1957 et 1984 vous composerez en effet vos 72 études karnatiques sur les 72 échelles possibles de 72 modes musicaux.

Esprit ouvert et curieux, vous avez toujours refusé de vous laisser enfermer dans une tour d’ivoire élitiste ou sectaire ; vous avez toujours eu le goût du partage avec le plus grand nombre comme l’indique dès l’aube des années 1960 votre militantisme au sein des Jeunesses Musicales de France (où vous participerez à plus de 200 manifestations) et vous resterez également votre vie durant, un ardent défenseur du dialogue des cultures ce qui vous vaudra en 2006 d’être nommé à la présidence du Comité National de la musique au sein de l’UNESCO, fonction qui réjouira votre âme de globe trotter.

Je tiens aussi - en tant que présidente du comité d’histoire du Ministère de la Culture -, à rendre un hommage particulier au grand serviteur de l’État que vous avez été dès 1966, date à laquelle le compositeur Marcel Landowski vous appela pour l’épauler comme inspecteur principal au sein du tout nouveau service de la musique au sein du Ministère des affaires culturelles. Vous veniez de recevoir alors cette année-là, à New York, le prestigieux prix de composition de la Fondation Koussevitsky.

À ses côtés comme aux côtés de son successeur Jean Maheu, qui vous nommera en 1975 inspecteur général, vous allez participer activement pendant plus de 10 ans à un véritable renouveau et au redressement spectaculaire de la vie et de la pratique musicale en France.

Parallèlement à partir de 1975, vous enseignez l’orchestration au Conservatoire de Paris et fondez à l’abbaye cistercienne de Sénanque le Centre d’études grégoriennes et de musiques traditionnelles comparées.

Il est donc tout naturel qu’en 1979, le nouveau ministre de la culture, Jean-Philippe Lecat (dont le Comité d’histoire s’est attaché récemment à réévaluer un bilan trop méconnu) vous nomme, vous l’homme aux multiples compétences, et qui avez participé à toutes les décisions importantes depuis 1966, Directeur de la Musique, de l’art lyrique et de la danse.

En deux ans seulement, et dans un contexte économique très contraint, vous réussirez (grâce notamment à l’appui direct du Premier Ministre d’alors : Raymond Barre) à obtenir une augmentation spectaculaire de vos moyens budgétaires. Je ne prendrai, faute de temps, que quelques exemples[1]. En 1978 le budget total de fonctionnement pour l’enseignement était de 62 830 000 F ; il passe en 1981 à 159 152 000 F représentant non plus 19 % du budget de la direction mais près de 30 %. Vous aurez aussi la joie d’inaugurer le second CNSM de France à Lyon dont vous confierez la direction à votre ami et collègue Pierre Cochereau. Dans le domaine de la diffusion, le budget affecté aux orchestres va tripler (mis à part ceux de l’Opéra et de la radio). Les formations conventionnées, elles, verront en 7 ans leur subvention doubler. Chacun se rappelle également l’effort consenti pour le budget de l’opéra de Paris qui passe de 87 500 000 F en 1974 à 209 000 000 F en 1980 justifié par un taux de fréquentation de 100 % et l’acquisition d’une notoriété internationale. Même la danse qui bénéficiait en 1974 de 4,9 millions de francs voit ses subventions dépasser en 1980, 12 millions de Francs. C’est aussi grâce à vous que notre prestigieux Orchestre de Paris pourra s’installer à la salle Pleyel.

Vous développerez également une action en faveur des musiques de tradition orale et en renouvelant la commission des orgues vous favoriserez la restauration et la construction de plusieurs de ces instruments.

Toujours proche du terrain et soucieux de renforcer les liens de votre direction avec les réalités régionales et les élus locaux, vous créez les premiers postes de délégués à la musique auprès des Drac et apportez un appui constant au développement des ADDM et des ADDIAM, ces associations lancées par Marcel Landowski afin d’entraîner les conseils généraux à favoriser par leur soutien financier le développement de la pratique musicale sur tout le territoire. Longtemps président de l’ADDIAM du Val-d’Oise, vous deviendrez par la suite président de la Fédération nationale des arts vivants et départements.

Vous apporterez enfin un soutien décisif au chant choral et aux musiques populaires ainsi qu’à notre répertoire musical national, soutien que vous n’avez jamais relâché. Je n’oublie pas qu’en janvier 1988 François Léotard vous confia (vous étiez alors directeur général de la musique de Nice) une mission sur les questions d’édition et de diffusion du répertoire musical national, y compris celui des musiques traditionnelles.

Je me permettrai de terminer cette trop courte évocation de votre carrière si fertile et foisonnante en reprenant à mon compte - uns des termes utilisés par Olivier Messiaen dans la lettre qu’il adressa à André Malraux le 19 avril 1999 pour appuyer votre candidature :

« Jacques Charpentier est un musicien très averti, connaissant parfaitement son métier de compositeur et d’orchestrateur ; il est de plus un homme très cultivé et très honnête, tout prêt à défendre la musique moderne, la musique vivante et la musique tout court. C’est donc avec toute l’affection et toute l’estime dont je sus capable que je me permets d’appuyer la candidature de Jacques Charpentier.

À mon tour très cher Jacques, avec toute l’estime et l’affection que je vous porte, j’ai l’honneur,

Au nom du Président de la République et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous faisons commandeur de la Légion d’honneur.

Maryvonne de Saint Pulgent
Carcassonne,
Hôtel de la Cité,
Vendredi 15 janvier 2016

 [1] . Pour avoir le détail de ces augmentations, se reporter à la communication faite par J. Charpentier, le 18 février 1981, à la séance de l’académie des Beaux-Arts (pages 10, 11, 12).

06/04/2015

LE COMPOSITEUR DE MUSIQUE JACQUES CHARPENTIER, SOCIETAIRE DE L'ACADEMIE DES ARTS ET DES SCIENCES DE CARCASSONNE, EST PROMU COMMANDEUR DE LA LEGION D'HONNEUR.

académie des arts et des sciences de carcassonne,jacques charpentier,commandeur de la légion d'honneur,décret du 3 avril 2015académie des arts et des sciences de carcassonne,jacques charpentier,commandeur de la légion d'honneur,décret du 3 avril 2015

CULTURE ET COMMUNICATION
JORF N° 0081, DU 5 AVRIL 2015
PAGE 6287

DECRET DU 3 AVRIL 2015
PORTANT NOMINATION

Par décret du Président de la République en date du 3 avril 2015, pris sur le rapport du Premier ministre et des ministres et visé pour son exécution par le grand chancelier de l'ordre national de la Légion d'honneur, vu les déclarations du conseil de l'ordre portant que les présentes promotions sont faites en conformité des lois, décrets et règlements en vigueur, le conseil des ministres entendu, sont promus, pour prendre rang à compter de la date de réception dans leur grade :

MINISTERE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION
AU GRADE DE COMMANDEUR

MONSIEUR JACQUES GEORGES PAUL CHARPENTIER
Compositeur de musique
(officier depuis le 17 février 1999)

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Charpentier [Jacques Georges Paul]. Né à Paris, le 18 octobre 1933. Fils de Georges Charpentier, gérant de société, et de Paulette Genillier, secrétaire. Marié le 28 juillet 1953 à Danielle Vouaux, cantatrice et professeur, 1er prix de chant et 1er prix d’opéra comique au Conservatoire national supérieur de musique.

Jacques Charpentier commence ses études musicales (piano, solfège, histoire de la musique), le 18 octobre 1938 avec Maria Boutiller-Cérati, puis il étudie l’écriture musicale avec Janine Rueff en 1948. Après un séjour aux Indes (1953 - 1954), il devient organiste titulaire de l’église Saint-Benoît à Issy-les-Moulineaux (1954). Admis comme élève au Conservatoire national supérieur de musique, dans les classes de composition (Tony Aubin) et de philosophie de la musique (Olivier Messiaen), il obtient un 1er prix dans chacune d’entre elles (1956 - 1958). Conférencier et pianiste aux Jeunesses musicales de France (1959), il est nommé par André Malraux, inspecteur principal de la Musique au moment de la création de la Direction de la musique au ministère des Affaires culturelles (1966). Jacques Charpentier fonde le concours international d’orgues de Chartres, dont il est vice-président (1972) ; le festival international des Milelli en Corse, qu’il préside (1972). Chargé de cours au Conservatoire national supérieur de musique de Paris (1974) ; il est organiste titulaire du grand orgue de Saint-Nicolas-du-Chardonnet à Paris (1974 - 1977) ; inspecteur général de la Musique au secrétariat d’état à la Culture (1975) ; président fondateur du Centre national d’études du grégorien et des musiques traditionnelles méditerranéennes, abbaye de Sénanque (1975) ; membre du comité de lecture de Radio-France ; membre des jurys de concours internationaux et du Conservatoire national supérieur de musique de Paris ; membre de l’Académie du disque (1976) ; président-fondateur de l’Association départementale d’information et d’actions musicales dans le Val-d’Oise, Adiam 95 (1976), puis président d’honneur (2010) ; membre du conseil d’administration de l’Établissement public du parc de la Villette (1979 - 1981) ; nommé par Jean Philippe Lecat, directeur de la Musique, de l’Art lyrique et de la Danse au ministère de la Culture et de la Communication (1979 - 1981) ; il est directeur de la Musique de la ville de Nice et professeur de composition et de civilisations musicales au Conservatoire national de région (1982 - 1989) ; président de l’Association des élèves et anciens élèves des conservatoires nationaux supérieurs de musique, de danse et d’art dramatique (1987) ; président de l’Association pour le développement populaire de l’art lyrique, Palais Bercy (1993) ; président de la Cité de la Musique de la ville de Marseille (1997) ; président du Royaume de la Musique (1997) ; président-fondateur de la Fédération nationale des structures départementales de développement des arts vivants, arts du temps et départements (2003) ; président du Comité national de la musique, section française du Comité international de la musique de l’Unesco (2004). Jacques Charpentier est commandeur de la Légion d’honneur ; commandeur dans l’Ordre national du Mérite ; commandeur des Arts et des Lettres ; officier des Palmes académiques.

Jacques Charpentier découvre Carcassonne vers 1960, lors d’une tournée des Jeunesses musicales de France, au cours de laquelle il accompagne Cora Vaucaire et son groupe. Il compose plus tard, à la demande de Jean Deschamps, fondateur et directeur du Festival de Carcassonne, des musiques de scène pour : Les mouches, de Jean-Paul Sartre ; Meurtre dans la cathédrale, de T.-S. Eliot ; Danton, de Romain Roland ; Britannicus, de Racine. Avec sa famille, il s’installe dans la Cité et s’éprend de la beauté naturelle de la région, de sa population, de son histoire, de sa culture, riches et mouvementées. Il découvre le grand orgue de la basilique Saint-Nazaire et Saint-Celse qu’il contribue à faire classer et restaurer. Avec René Nelli, il travaille à la composition du premier opéra en langue d’oc : Béatris de Planissolas, qui sera créé en 1971 au festival d’Aix-en-Provence. À l’occasion de la commémoration du 900e anniversaire de la pose de la première pierre de la basilique, il compose l’œuvre Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon église, à la demande de l’association des Amis de l’orgue (1996). Le 18 décembre 2011, il reçoit la médaille d’honneur de la ville des mains de Jean-Claude Pérez, député-maire, et le 11 janvier 2011, il est admis comme sociétaire de l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne. Gérard Jean.

œuvres. Les 72 Études Karnatiques (1957 - 1985) ; Lalita (1961) ; Messe pour tous les temps (1964) ; Prélude pour la Genèse (1966) ; Shiva Nataraja, 3e symphonie (1968) ; Béatris, (1971) ; Brasil, 4e symphonie (1973) ; Livre d’orgue (1973) ; Symphonie n° 5 : Et l’imaginaire se mit à danser (1977) ; Et le jour vint, in memoriam Berthe Bodat (1977) ; Te Deum (1978) ; Symphonie n° 6 avec orgue (1979) ; Manque de chance, opéra d’enfants, d’après un conte de Pierre Gripari (création, Acropolis à Nice, 1984) ; la Messe de Chartres, crée pour le millième anniversaire de Saint-Fulbert (2006).

 

Dictionnaire encyclopédique de l'Aude. 

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Photographies : Académie des arts et des sciences de Carcassonne
Gérard Jean.

Jacques Charpentier est élevé au grade de commandeur dans l'ordre national de la Légion d'honneur.

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Jacques Charpentier dans ses appartements qui dominent la place Carnot à Carcassonne.
Photographie : La Dépêche du Midi - Archives

Le compositeur carcassonnais Jacques Charpentier, par décret du président de la République a été élevé au grade de commandeur de la Légion d'Honneur de la promotion de Pâques par la ministre de la Culture et de la Communication, Fleur Pellerin.

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Celui qui fut Inspecteur général de la Musique sous André Malraux avait déjà élevé à la dignité d'officier en 1999. Jacques Charpentier était par ailleurs déjà commandeur de l'Ordre National du Mérite depuis 2006.

Né en 1933 à Paris, il s'est établi à Carcassonne pour se rapprocher d'un grand ami, Jean-Deschamps.

Il présente un CV impressionnant qui force le respect… et justifie largement cette consécration qui lui a été annoncée par téléphone, hier matin, par le député Jean-Claude Pérez après lecture du journal officiel de la République Française.

Jacques Charpentier a composé dans sa carrière quelque 150 œuvres, des opéras essentiellement, il fut professeur de composition et d'orchestration au conservatoire national supérieur de musique, il a créé et dirigé de très nombreux festivals et fait partie du cercle fermé des plus grands organistes de France, sachant qu'il est aussi pianiste et multi-instrumentiste. Pour parachever le tableau, Jacques Charpentier est un monument de Savoirs de tous ordres, un homme intransigeant tant dans l'humanisme que dans la critique. Au plus haut de l'état, en l'élevant au rang de Commandeur, le plus haut de la Légion d'Honneur, sa stature exceptionnelle est reconnue. C'est un honneur pour Carcassonne.

Journal La Dépêche du Midi
Edition du lundi 6 avril 2015.

08/04/2012

Notre compatriote Albert Fert, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, élevé à la dignité de commandeur de la Légion d'honneur.

Commandeur Fert.jpgPar décret publié au Journal officiel de la République française, en date du 8 avril 2012, le Carcassonnais Albert Fert, prix Nobel de physique, professeur émérite des universités, membre de l'Institut et de l'Académie des Sciences, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, est élevé à la dignité de commandeur de la Légion d'honneur. Il serait peut-être temps que la ville de Carcassonne contribue enfin à la postérité de son enfant parmi les plus illustres en donnant le nom de ce grand homme de la science à l'un de ses collèges ou à l'une de ses avenues ! 

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