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18/01/2016

Remise de la croix de chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres à Wilfrid Estève, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne

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Remise des insignes de chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres
à Monsieur Wilfrid Estève
académie des arts et des sciences de carcassonne,wilfrid estève,gérard jean,chevalier des arts et des lettres,mecredi 13 janvier 2016,assemblée générale
Fersen, Amédée Félix, chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres,
Gérard Jean, officier de l'ordre des Arts et des Lettres,
président de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne,
Wilfrid Estève, chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres,
Jean-Paul de Bernis, Chevalier de la Légion d'honneur, commandeur de l'ordre des Palmes Académiques, chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres,
Eva.
Photographie : Eric Sinatora, directeur du Graph.académie des arts et des sciences de carcassonne,wilfrid estève,gérard jean,chevalier des arts et des lettres,mecredi 13 janvier 2016,assemblée générale
Photographie : Eric Sinatora, directeur du Graph.académie des arts et des sciences de carcassonne,wilfrid estève,gérard jean,chevalier des arts et des lettres,mecredi 13 janvier 2016,assemblée générale
Photographie : Eric Sinatora, directeur du Graph.

CARCASSONNE
Auditorium

Mercredi 13 janvier 2016
Cérémonie organisée par l'Académie des Arts et des Sciences de Carcassonne.
Sous la présidence de Gérard Jean.

Wilfrid,
Très cher Collègue, 

Vous êtes né à Carcassonne, le 3 mars 1968. C’était un dimanche. La France connaîtra cette année là, un mouvement populaire d’une redoutable ampleur ; elle s’enflamme subitement et le 3 mai, les forces de police, appelées par le recteur Roche, font évacuer la Sorbonne occupée par des étudiants.

Vous habitez le quartier du Palais de Justice, lorsque vous devenez orphelin de votre père, René Estève, à l’âge de dix ans. Vos premières années s’annoncent cahotantes malgré l’affection de vos grands-parents de Caunes-Minervois, où vous passez une bonne partie de votre enfance.

Votre mère, Dominique Baudis, vous apporte le bonheur lorsqu’elle se remarie avec François Peyrot, qui est un vétérinaire très estimé de cette ville. Vous aurez en sa personne, le soutient qui vous faisait jusque là défaut.

Cet autre père, saura avec amour canaliser votre tempérament, paraît-il assez difficile, votre caractère, déjà forgé. Il mettra rapidement un terme à vos comédies d’adolescent et vous conduira sur les chemins de l’ambition, du travail et finalement de la réussite professionnelle !

Vous êtes réputé turbulent dans les cours de récréation des écoles de La Prade et de Jeanne d’Arc. Vous imposez le respect, et vous faites facilement le coup de poing nous a-t-on dit, au collège du Bastion, puis au lycée Paul Sabatier.

Nous accueillons aujourd’hui, pour cette cérémonie, vos deux enfants : Eva et Fersen, qui habitent Trèbes et sont scolarisés, l’un à Carcassonne, et l’autre à Lézignan.

C’est maintenant décidé, une vocation se fait jour ; à vingt-six ans vous serez photographe et vous obtiendrez en 1996, le Prix du Jeune reporter au Festival international d’Angers ! Votre carrière se déroulera principalement à Paris ; elle sera fulgurante, à la hauteur de vos réels talents. Vous devenez photojournaliste !

La photographie ouvre grandes, toutes les portes de l’existence. Celles des arts au premier chef, celles des sciences, celles des lettres et de la culture ; Ce peut-être un puissant vecteur de communication lorsqu’elle est portée sur les terrains de l’actualité. Elle est souvent ensanglantée, pathétique, tragique lorsqu’elle couvre les zones de tension d’Afrique, d’Europe et du Moyen-Orient, là où vous avez exercé votre métier de photojournaliste.

Vos œuvres de guerre et de paix, d’humanité et de misère, d’histoire et de poésie, de fictions et de merveilles s’exposent depuis longtemps un peu partout en France et ce n’est que justice, car bien souvent la puissance visuelle de l’art arrive à surpasser la passion de l’homme, aussi imprégnée soit-elle !

L’image est une forme d’écriture qui ne vous suffit pas, vous courtisez les belles lettres. Vous collaborez à la rédaction du Journal de la photographie ; vous donnez des pages illustrées à Libération, au Monde, à Paris-Match ; des articles aux prestigieux magazines comme Géo ou National Geographic. Votre nom figure sur des publications collectives qui ont pour titre : L’œil public, quinze ans d’histoires, Du photojournalisme à la photographie documentaire ou encore, le Photojournalisme, à la croisée des chemins.

Les sciences vous intéressent : ce qui n’est pas courant chez une personne versée professionnellement dans l’action et quelquefois dans la violence ; ce qui fait rarement ménage avec la sensibilité exacerbée d’un artiste. Vous maîtrisiez la prise de vue argentique ; et maintenant la photographie numérique !

Vous déjouez avec habileté le filet de la toile Internet, vous êtes élu en 2010 vice-président de l’Union des photographes professionnels et vous faites partie du comité de pilotage du prix Webjournalisme.

Wilfrid, le temps passe ! J’aimerais tant, avec tant de plaisir, exalter vos multiples compétences ! Que puis-je dire, encore et encore ! Après l’art, les lettres, les sciences et la communication, vous avez embrassé la culture et l’enseignement. Membre de l’observatoire du photojournalisme du ministère de la Culture, vous intervenez régulièrement aux facultés de Paris, de Perpignan, de Montpellier, aux Écoles supérieures de photographie et de journalisme ou à l’École des métiers de l’information.

Administrateur du Graf, vous associez la ville de Carcassonne à la création des diplômes délivrés par l’Université de Perpignan qui forme désormais grâce à votre expertise des spécialistes de la conception audiovisuelle, des écritures médiatiques, des photographes documentaires… et depuis 2014, des photojournalistes.

Homme d’action, citoyen engagé, producteur et réalisateur de renom, vous avez été pendant deux ans, vice-président de l’Union des photographes professionnels.

Essentiellement pour votre action, vos distinctions mérites et récompenses, vous avez été élevé au grade chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres, par arrêté du 17 juillet 2015.

Au nom des membres du Conseil des arts et des lettres de l’Aude, de l’Académie des arts et des sciences de Carcassonne que je préside, je vous adresse très cher Collègue, ainsi qu’à votre père adoptif, votre famille, vos enfants Eva et Fersen, toutes mes félicitations.

Wilfrid Estève,

En vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, par Madame Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, nous vous faisons chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres.

Nous vous remettons l’insigne de cette prestigieuse décoration qui vient considérablement rehausser la valeur des nombreuses distinctions dont vous êtes déjà titulaire, en particulier, la mention spéciale en tant qu’auteur, du prix Nadar, pour : Photojournalisme, à la croisée des chemins.

Gérard Jean
Carcassonne, le mercredi 13 janvier 2016.

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Photographie : Eric Sinatora, directeur du Graph.académie des arts et des sciences de carcassonne,wilfrid estève,gérard jean,chevalier des arts et des lettres,mecredi 13 janvier 2016,assemblée générale
Photographie : Eric Sinatora, directeur du Graph.

21/12/2015

Remise de la croix de chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres, à Wilfrid Estève, sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne.

2016.01.13 - Invitation remise décoration - Estève Wilfrid.jpgEstève Wilfrid - Portrait.jpg
Wilfrid Estève

14/10/2015

Sept nouveaux sociétaires, admis au sein de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, au cours de la séance du mercredi 14 octobre 2015.

Au cours de la séance mensuelle du mercredi 14 octobre 2015, ont été reçus sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne, sur proposition de Mme Marie-Hélène Mélendez et de MM. Alain Pignon, Jean Esparbié, Jean-Louis Bonnet et Gérard Jean :

Monsieur Éric Lagarde, en activité professionnelle, cadre supérieur d’assurance, diplômé de l’Institut d’études politiques de Toulouse et titulaire d’une maîtrise d’histoire contemporaine obtenue à l’université de Toulouse-Le Mirail. Domicilié au Mans, dans la Sarthe, il est très attaché à la ville de Carcassonne où il revient régulièrement.

Monsieur Wilfrid Estève est originaire de Carcassonne. Toujours en activité professionnelle, il est photojournaliste et spécialiste des nouveaux médias. Il intervient dans divers établissements d’enseignement supérieur, notamment à l’École de journalisme de Sciences-Po. Vice-président de l’Union des photographes professionnels, il est référent pédagogique à l’université de Perpignan Via Domitia. C’est l’auteur d’un projet de formation universitaire conduit avec M. Éric Sinatora, directeur du Graph, sur le thème « Photojournalisme et écritures transmédias », dont le cursus se déroule à Carcassonne. En résidence à Paris, 65, boulevard Davout, Monsieur Wilfrid Estève vient d’être promu chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres. Cette prestigieuse décoration lui sera remise le 13 janvier 2016, au cours de notre prochaine assemblée générale.  

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M. Wilfrid Estève. 

Monsieur Charles Camberoque, est né le 22 novembre 1950 à Carcassonne où il revient souvent, dans la maison familiale de la rue Antoine Marty. Fils de Yvonne et de Jean, le peintre que nous avons tous connu et apprécié, il a été formé à l’Institut français de la photographie, à Paris. Il s’intéresse fortement aux cultures des peuples du pourtour méditerranéen ainsi qu’à celles de pays étrangers, dont la Chine. Il travaille pour plusieurs magazines et pour des maisons d’édition. Il enseigne son art à l’Université, à Paris, à Montpellier et à l’École supérieure des beaux-arts Montpellier-Méditerranée-Métropole. On doit à Charles Camberoque de nombreuses expositions, des films, l’écriture et la publication d’albums photographiques comme : La Fête en Languedoc, Els Mallorquins, Chiens de chasse des Baléares, L’Instant d’après, Pézenas, etc. Dans son dernier livre : Le Circuit oublié, il raconte les nombreuses péripéties politico-sportives du Circuit de Salvaza, ou entre 1931 et 1935, avaient lieu des courses de vitesse à moto. Nous retrouverons Charles Camberoque au Musée des beaux-arts de Carcassonne, puisqu’il présentera : « La bataille mise en scène », une superbe exposition photographique, du 30 octobre 2015, au 24 janvier 2016.  

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M. Charles Camberoque. 

Madame Martine Bastoul, née le 13 novembre 1960, employée technique, domiciliée dans l’Aude, à Pennautier, 5, avenue Raymond Courrière. 

Monsieur Jean-Jacques Venant, fonctionnaire de police retraité, membre du Centre régional archéologique du haut Minervois, à Olonzac, domicilié dans l’Aude, 18, rue du Barry d’Amont, à La Redorte.

Monsieur Jean-Pierre Marrot, né le 20 novembre 1941, frigoriste, actuellement retraité, domicilié 5, rue Ambroise Paré, à Carcassonne.

Monsieur Georges Espuna, en activité, kinésithérapeute-ostéopathe, domicilié dans l’Aude, à Narbonne, 3, Allée des Pins. Georges Espuna est titulaire des orgues de l’église Saint-Sébastien et co-titulaire des orgues de la cathédrale Saint-Just et Saint-Pasteur de Narbonne avec Monsieur André Domenjo, jusqu’en 1972. Il fonde et préside en 1983, l’Orchestre philharmonique de Narbonne. En 1992, il obtient un prix de clarinette du Conservatoire national de Perpignan avec mention et félicitations du jury ; il concourt à une création mondiale pour clarinette et grand orgue. En 2010, il rejoint les rangs de l’Harmonie républicaine de Coursan et en 2012, il participe à la création de l’orchestre d’harmonie de Nissan-les-Ensérune dont il est le clarinette solo. Depuis cinquante ans, Georges Espuna, clarinettiste et organiste de renom, œuvre au service de diverses associations musicales où il a été à la fois dirigeant et interprète.   

 

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Pièces Ornementales pour clarinette en ut et grand orgue.
Georges Espuna à la clarinette.

06/09/2015

Le photojournaliste Wilfrid Estève, originaire de Carcassonne, est fait chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres.

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Par arrêté, en date du 17 juillet 2015, sur proposition de Mme Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, M. Wilfrid Estève est promu chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres. 

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Monsieur Wilfrid Estève, photojournaliste et producteur,
est notamment l'auteur d'un projet de formation universitaire
conduit avec M. Eric Sinatora, directeur du Graph,
sur le thème "Photojournalisme et écritures transmédias"
dont le cursus se déroule à Carcassonne.

Photojournaliste, spécialiste des nouveaux médias, enseignant, producteur, fondateur d'agences photo et d'un studio de création, la préoccupation de ce Carcassonnais hyperactif et multifacettes tourne autour de l'image et de son cœur: l'information.
Le photojournalisme en crise ? Wilfrid Estève ne supporte plus le rabâchage de cette antienne. «Et je ne suis pas optimiste hein ! ça fait sept ans qu'on a lancé Hans Lucas et ça marche bien. C'est du concret ça», dit-il en rythmant son propos du toc-toc de l'index sur la table du bar. Les baroudeurs de l'image et les agences baronnes qui prophétisent la fin de leurs métiers, criant misère et crise s'envasent eux-mêmes dans le bourbier. «Il n'y a jamais eu autant d'aides, de bourses, de prix pour l'image, de supports», s'enthousiasme-t-il. Oui, la révolution numérique bouleverse la donne, balaie les systèmes d'hier. Sur la forme. Pas sur le fond : «Le cœur du métier reste le même. C'est ce qu'il faut défendre : le contenu, l'angle, la vision d'auteur. Si ta série de photos n'est pas bonne, n'a rien à dire, le traitement n'y changera rien». Photojournaliste, photographe, enseignant, fondateur d'agences photos, producteur de webdocumentaires, défricheur de nouveaux regards, père de deux enfants : à 44 ans, ce Carcassonnais créatif qui a vécu et vit mille vies se définit multifacettes. Multifacettes rassemblées en «un». Ce «un» qui carbure irrémédiablement à l'info véhiculée par l'image. Laquelle peut à loisir, aujourd'hui, être augmentée, dépliée, nourrie de sons, habillée d'illustrations, modulée en fixe ou en mouvement. «Tu te rends compte des possibilités ? Comment tu peux creuser un sujet ?» et lui trouver une kyrielle de formes de la BD reportage, au documentaire TV, web ou cinoche, en passant par la presse magazine, les webs médias, le feuilleton radiophonique… Coordonner les énergies, organiser des équipes de professionnels autour d'un projet de reportage porté et réalisé par des journalistes, produire, décliner les formats et trouver les réseaux de diffusion adéquats : c'est là son activité de directeur artistique et éditorial du studio de création Hans Lucas. Pas question de brader la fabrication des sujets ou de lésiner sur les intervenants. «Tu ne vas pas demander au boucher de faire médecin ! Eh bien, l'info c'est pareil», rigole-t-il, persuadé qu'un contenu n'est jamais aussi pertinent que lorsqu'il est le fruit enrichi de compétences et regards divers, croisés et convergents, tous animés par la rigueur et la volonté d'informer.
Bingo ! En tant que producteur, il vient de rafler doublement la mise. Sur la forme avec le grand prix du jury du webTV festival de La Rochelle et sur le fond avec le prix Historia de l'inattendu pour la plateforme documentaire «La Nuit oubliée - 17 octobre 1961» qui lève le voile sur le massacre des Algériens à Paris par la police aux ordres du préfet Papon. «À La Rochelle, on a eu le prix devant les grosses locomotives comme Arte par exemple», glisse-t-il, un poil fiérot. Les prix… Sa page wikipédia regorge des récompenses qui jalonnent son parcours. Distinctions dont il parle sans vanité, sans une once revancharde et avec gratitude. Son besoin de reconnaissance, sa culture du doute, sa capacité à se remettre en question et à expérimenter étayent son trajet d'autodidacte qu'il ne masque pas, traînant un léger complexe. Rétrospectivement, celui qui a enseigné le photojournalisme à l'école des métiers de l'information (EMI) se dit qu'une bonne formation lui aurait facilité la tâche. Peut-être, peut-être pas. Sa passion pour le journalisme, sa pratique (ses pratiques), sa curiosité naturelle et son goût pour la pédagogie le poussent toujours à transmettre.
Il a couru la planète, couvert des conflits des Balkans à la Palestine, mais «il n'a pas pris la grosse tête», dit de lui Éric Sinatora, du GRAPh. Wilfrid Estève y a fait ses armes. Non pas de photographe mais d'assistant œuvrant au bon fonctionnement interne de l'asso. Gosse, il a su qu'il serait journaliste photographe : «Une évidence». Il se rappelle avoir baigné dans un univers d'images, déjà aux confins : son père, dessinateur industriel, dirigeait une boîte de grutier. Il avait 10 ans quand il est mort. Il loupe trois fois son bac. Collégien, il se fait virer du Bastion, atterrit à Chénier. «L'école, c'était pas mon truc ! La hiérarchie non plus… C'est toujours le cas !», se marre-t-il. Il passe par la case saisonnier à la Cité et l'aventure du filmage sur les plages de Gruissan. «C'est extrêmement formateur : tout dépend de ta façon d'aborder les gens pour faire tes photos, de ce que tu es à ce moment-là, de ta capacité ensuite à vendre ton sujet. Sur un terrain de guerre, c'est la même chose !», résume avec humour et modestie le bonhomme.
En 1994, foin du ronron carcassonnais interrompu par l'unique alternative culturelle que représentent alors le Rex et le Colisée : il met le cap sur Paris. Enchaîne avec une formation en photojournalisme durant quatre mois à l'EMI. Dans la décennie qui suit, bosse en indépendant pour une vingtaine de rédactions différentes, dont «Libération», «Paris Match», «National Geographic». Voilà trois ans qu'il a levé le pied sur ces collaborations-là pour investir à fond le champ audiovisuel, toujours à l'affût d'une bonne histoire à raconter, en incorrigible journaliste qu'il est.

Céline Samperez-Bedos
La Dépêche du Midi
Edition du 23 septembre 2012